La sélection de Amandine


Les ignorants : récit d’une initiation croisée, Étienne Davodeau

éditions Futuropolis
267 pages
24.50 €
IGNORANTS9782754803823,0-1250759.jpgDécouvrez en bande dessinée le monde du vin. Pour écrire Les ignorants, Étienne Davodeau est allé travailler avec Richard dans ses caves et dans ses vignes. De la taille à la mise en bouteille, vous saurez tout sur l’art de faire un bon vin. Un très beau livre sur la passion et l’engagement dans son travail, qui vous donnera envie de déguster une bonne bouteille en compagnie d’une grande BD.

Les ignorants : récit d’une initiation croisée, Etienne Davodeau

éditions Futuropolis
267 pages
24,50 €

Ignorants,0-1250759.jpgQuelle que soit l’histoire dans laquelle il nous plonge, Etienne Davodeau sait captiver son lecteur. Pour écrire Les ignorants, il est allé travailler avec Richard dans ses caves et dans ses vignes. En retour il l’a initié au monde de la bande-dessinée. Il en ressort un très beau livre sur la passion et l’engagement dans son travail, un livre qui donne envie de déguster une bonne bouteille en compagnie d’une grande BD.

La belle amour humaine, Lyonel Trouillot

éditions Actes Sud
169 pages
17 €
Trouillot,0-1241819.jpg« Dans un petit village côtier d’une île des Caraïbes, Anaïse, une jeune Occidentale est venue, sur les traces d’un père qu’elle a à peine connu, éclaircir l’énigme aux allures de règlement de comptes qui fonde son roman familial. Au fil de récits qu’elle recueille et qui, chacun à leur manière, posent une question essentielle : « Quel usage faut-il faire de sa présence au monde », se déploie, de la confrontation au partage, une cartographie de la fraternité nécessaire des vivants face aux appétits féroces de ceux qui tiennent pour acquis que le monde leur appartient. »

« La langue de Lyonel Trouillot est à la fois nerveuse et poétique, faite de douceur, de beauté et d’indocilité. Quant à sa réflexion, elle a une portée politique et philosophique. Mais rien n’est jamais morcelé ; aucune des facettes de cette écriture n’avance séparée. Sans doute parce que Lyonel Trouillot est vivant, tout simplement. Et sa langue, sa pensée avec lui, forcément. »
« La belle amour humaine est un voyage au coeur de l’humain. Il nous révèle ce qui est nécessaire à l’homme (aller vers l’autre, l’écouter, le comprendre). On en ressort grandi. Et heureux que ce caillou qu’est Haïti porte encore de si beaux fruits. » (www.lacauselitteraire.fr).

Trop n’est pas assez, Ulli Lust, traduit de l’allemand par Jörg Stickan

éditions ça et là
26,00 Euros
trop.jpgÀ l’été 84, deux jeunes punkettes autrichiennes décident de partir en Italie, sans papiers, sans argent, avec juste ce qu’elles ont sur le dos et un sac de couchage pour deux. Trop n’est pas assez est le récit autobiographique de ce voyage initiatique qui commence de manière bucolique et se transforme progressivement en enfer. Ulli Lust nous offre un récit sans complaisance et parfois cru mais tout à fait passionnant.

Akissi, volume 2, Super-héros en plâtre, textes de Marguerite Abouet, illustrations Mathieu Sapin

éditions Gallimard
9,90 Euros
akissi.jpgBonne nouvelle ! Aya de Yopougon a une « petite soeur ». Marguerite Aboué a créé Akissi.
Une petite peste certes, mais tellement drôle et pleine d’imagination… surtout en matière de bêtises.

Origine, Diana Abu-Jaber, traduit de l’anglais par Edith Ochs

éditions Points
8,00 Euros
origine.jpgOrigine est le premier roman traduit en français de Diana Abu-Jaber, on l’espère suivi de nombreux autres. Roman noir, glacial sur la quête d’identité.
Préparez vous à une «belle insomnie».

La nuit la plus longue, James Lee Burke, traduit de l’anglais par Christophe Mercier

éditions Rivages
22,00 Euros
nuit.jpgAprès le passage de Katrina, Dave Robicheaux est envoyé en renfort à la Nouvelle-Orléans. James Lee Burke place son personnage au coeur de l’apocalypse : la désorganisation a permis l’explosion de toutes les formes de violence, la société civilisée a régressé au stade d’une jungle primitive où rôdent les prédateurs.

« Les Mohamed, mémoires d’immigrés », Jérôme Ruillier

éditions sarbacane
287 pages
25,00 Euros
mohamed-jerome-ruillier-editions-sarbacane-L-VRutYM.jpegVoici une adaptation en bande-dessinée du travail de Yamina Benguigui, « Mémoires d’immigrés : l’héritage maghrébin », paru en 1997 chez Albin Michel. De manière très pédagogique et accessible, Jérôme Ruillier nous livre le témoignage des pères, des mères puis des enfants arrivés du Maghreb pour travailler en France et qui ont vécu dans des conditions effroyables pendant de trop nombreuses années. Ce livre, qui pose la question de l’intégration, est à mettre entre toutes les mains.

Didier Nordon

Jeudi 12 mai

18 h 30

La Machine à Lire
8, place du Parlement
Droite amoureuse.jpg
Avec toujours autant d’humour, Didier Nordon joue avec la science, les mathématiques et les mots… La librairie La Machine à Lire vous propose de l’écouter lire « La droite amoureuse du cercle » publié aux éditions Hermann et « À contre-idées » publié aux éditions Belin.

« Le dernier stade de la soif » Frederick Exley, traduit de l’américain par Philippe Aronson et Jérôme Schmidt

éditions Monsieur Toussaint Louverture
445 pages
23,50 Euros
Dernier_Stade_Livre.jpgClassique aux États-Unis, mais totalement inconnu en France, le « Dernier stade de la soif » est un roman magistral paré d’une superbe couverture. Fred Exley s’y dépeint comme un inadapté à toute forme de vie sociale, condamné à n’être qu’un supporter quand il se rêvait champion adulé par les foules. Avec un humour ravageur, il dresse le portrait d’une Amérique qui prône des valeurs vides de sens et aussi le sien, un alcoolique, un fou qui s’entraîne dans une chute perpétuelle. Un très grand plaisir de lecture.

« Spooner », Pete Dexter, traduit de l’anglais (États-unis) par Olivier Deparis

éditions de l’Olivier
557 pages
24,00 Euros
Spooner.gif« Spooner » est un de ces romans dont on aimerait qu’il ne finisse jamais. Dès le début, la vie de Spooner est placée sous de mauvais augures. Son père et son grand-père meurent quelques jours avant sa naissance et au terme d’un accouchement épique de 53 heures, Spooner met le nez dehors vivant tandis que Clifford, son jumeau, qui restera à jamais le préféré, est mort-né. À partir de là, Spooner est voué à semer le chaos autour de lui et cela bien malgré lui. De son enfance où, surnommé le Vandale, il pisse dans les chaussures de ses voisins, à l’âge adulte où il est presque laissé pour mort dans un quartier mal famé de Philadelphie, en passant par ses années de lycée et ses « exploits » au base-ball, Pete Dexter dresse un portrait fascinant de son personnage. Entre farce et tragique, entre éclats de rire et larme qui pointe à l’œil, ce livre est aussi le récit de la relation entre Spooner et son beau-père Calmer dont la mission semble être de réparer les torts de cette tornade. Une histoire d’amour filial très forte mais jamais formulée. Enfin dernier conseil : n’omettez pas de lire les onze pages de remerciements qui sont décidément pleines d’humour…

Virginie Lydie

Jeudi 17 mars

18 h 30

La Machine à Lire
8, place du Parlement

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La librairie la Machine à Lire reçoit Virginie Lydie, auteur de « Traversée interdite ! : les harragas face à l’Europe forteresse » (publié aux éditions le Passager clandestin) pour réfléchir à la situation de ces hommes « qui brûlent… les frontières, leurs papiers, leur passé… parfois même leur vie » et qui « se terrent en Europe sous le nom de clandestins ».
Le débat sera animé par Jean-Claude Guicheney, président de la section de Bordeaux de la Ligue des droits de l’Homme.

« Quatre sœurs », tome 1 : Enid, Malika Ferdjoukh et Cati Baur

Édition Delcourt

144 pages
14,95 Euros

ENID.jpgOrphelines depuis peu, les sœurs Verdelaine se débrouillent comme elles peuvent. La Vill’Hervé, manoir en bord de mer se déglingue de partout, une tempête s’annonce mais rien n’entrave la bonne humeur des cinq sœurs. Rien ? Sauf peut-être ces cris dans la nuit qui laissent penser à Enid que le manoir est hanté. Sauf peut-être aussi la jeune Colombe venue passer quelques jours à la Vill’Hervé.
Adaptation de la série des « Quatre sœurs » de Malika Ferdjoukh, cet album, aux illustrations finement réalisées, séduira les amateurs de la série et aussi ceux qui la découvrent.

« Trop n’est pas assez » Ulli Lust

26,00 €
éditions Ça et là

ULLI LUST.jpgÀ l’été 84, deux jeunes punkettes autrichiennes décident de partir en Italie sans passeport, sans argent, avec juste les vêtements qu’elles ont sur le dos et un sac de couchage pour deux. « Trop n’est pas assez » est le récit autobiographique de ce voyage initiatique qui commence de manière bucolique par la traversée des Alpes et se transforme progressivement en enfer. Entre belles rencontres et comportements machistes, entre débrouillardise et vraies galères, Ulli Lust nous offre un récit sans complaisance et parfois cru mais tellement passionnant que nous lui souhaitons de remporter un prix au prochain festival d’Angoulême.

La Machine à Lire vous présente ses meilleurs voeux pour cette nouvelle année.

Antoine Brethomé, responsable des Prêtres-Ouvriers de France, ainsi que plusieurs prêtres ouvriers de la région

Lundi 20 Décembre

à 20 h 30

Église de la Trinité au Grand Parc
35 Place de l’Europe
33000 BORDEAUX

Tram C Arrêt Grand Parc

Une conférence-débat aura lieu à l’occasion de la sortie du livre les « Invisibles » de Joël Peyrou et Gérard Mordillat qui nous révèle le quotidien, le travail et la spiritualité des Prêtres-Ouvriers.
Extrait de la 4eme de couverture:
Invisibles. Ces ouvriers du jour et de la nuit.
Ceux des ateliers, des usines, des centres de tri, des garages, des chantiers.
L’air du temps voudrait qu’ils se taisent et disparaissent en silence.
Ils sont pourtant là.
A leur poste. Menuisier, facteur, maçon, métallo…
On les a oubliés.

Un pays à l’aube, Dennis LEHANE

Rivages Noir
10,50 Euros

paysaube.jpg
Si vous n’avez pas lu une « Histoire populaire des Etats-Unis » d’Howard Zinn et si vous avez raté son adaptation en BD, rattrapez-vous avec « Un pays à l’aube ». Le roman se passe à Boston, comme toujours avec Lehane qui sait parfaitement évoquer cette ville et son atmosphère.
Après la Grande Guerre, les soldats rentrent chez eux, les Noirs ont occupé leur poste pour participer à l’effort de guerre, la situation économique est catastrophique et la peur des Bolchéviques monte tandis que les syndicats s’organisent et réclament des conditions de travail décentes. Dans cette atmosphère de révolte sociale, d’attentats orchestrés par les anarchistes et de revendications des Noirs Américains pour obtenir des droits élémentaires (l’influence du W.E.B Du Bois est perceptible), nous sommes invités à suivre le destin de trois personnages. Babe Ruth, le joueur de base-ball de génie, au sommet de sa gloire, Luther Laurence, jeune Noir qui a fui le Sud après avoir tué un homme et Danny Coughlin, l’Irlandais, fils d’un capitaine de police et progressivement conquis par leurs idées.
Roman social, saga familiale, roman noir aussi, ce « Pays avant l’aube » est simplement magistral.

« Paul a un travail d’été » « Paul en appartement », « Paul à la pêche », « Paul à Québec », Michel RABAGLATI

Éd. Pastèque.

Respectivement: 19, 16, 22, et 20 Euros

Paul---Qu-bec.jpegCet été, Valentine, Béatrice et moi vous emmenons à Québec pour rencontrer Michel Rabagliati, figure incontournable du neuvième art québécois, qui met en scène des épisodes extraordinairement ordinaires de la vie de Paul.
Parce que nous n’avons pas réussi à faire un choix, nous vous proposons quatre albums:
« Paul a un travail d’été » nous parle de dominer ses angoisses et ses peurs, de s’épanouir au contact de jeunes filles en difficulté et de vie en collectivité.
« Paul en appartement » introduit le personnage de Lucie et relate une première expérience de vie à deux.
« Paul à Québec » aborde le déclin et la mort d’un proche tout en suscitant beaucoup d’espoir grâce à l’amour qui règne entre les membres de la famille et aide à dépasser la tragédie.
Il est difficile d’expliquer le plaisir suscité par la lecture de ces albums. Les dessins, d’une simplicité et d’une finesse incroyables mettent en valeur toutes les facettes des personnages. Michel Rabagliati est aussi un formidable conteur et possède l’art de traiter avec tact de sujets difficiles. Mélangez le tout avec le subtil langage québécois et envolez-vous…

« La descente de Pégase », James LEE BURKE

Éd. Rivages

21,50 Euros

descentepagase.jpgLa dramatique marée noire qui frappe la Louisiane depuis quelques semaines m’a donné envie de découvrir l’oeuvre de James Lee Burke qui y a passé la moitié de sa vie et en a fait un personnage à part entière de ses polars.
Nous voici donc à New Ibéria où une jeune fille qui joue au casino avec des billets marqués à l’encre rouge renvoie Dave Robicheaux face à son passé d’alcoolique et d’homme violent. Les mystères se multiplient: un vagabond surnommé l’Homme Crustacé est retrouvé mort sur une route déserte. Une femme victime d’un viol collectif semble s’être suicidée…
Au fil des enquêtes Dave Robicheaux s’insurge devant le fossé qui se creuse entre les richissimes mafieux qui ont mis en place un système de corruption dans toute la Louisiane lié au casino et les laissés-pour-compte qui, victimes des ouragans et de la mondialisation ont tout perdu. Il vieillit et voit disparaître la culture et le mode de vie cajuns au profit d’une société où seul l’argent compte.
Un polar brillamment mené et totalement désenchanté.

« Le lanceur de dés et autres poèmes », Mahmoud DARWICH

Actes Sud
21 Euros

darwich.jpgUn mois avant sa mort, le 9 août 2008, Mahmoud Darwich publiait « Le lanceur de dés », son dernier poème sous forme de testament. À sa lecture, nous éprouvons avec force l’épreuve de la mort et l’humilité du poète qui revient sur sa vie
« Je n’étais pour rien dans ce que je fus »,
sur l’inspiration poétique
« Je n’ai pour rôle dans le poème
que d’optempérer à sa cadence. »
Le recueil se veut aussi engagé. Darwich refuse de voir son pays effacé de la carte du monde:
« Notre pays est le coeur de la carte,
son coeur troué comme la pièce d’une piastre
au marché des ferronniers ».
ou se met à la place de ce jeune garçon, Muhammadd, mort dans les bras de son père, sous les tirs israéliens
« Muhammad se niche dans le giron de son père,
oiseau apeuré par l’enfer du ciel:
Protège-moi de l’envol, père,
car mes ailes sont encore petites pour le vent…
et la lumière est noire. »
S’ajoutent à ces poèmes les photos d’Ernest Pignon-Ernest qui témoignent de la présence indispensable du poète en collant son effigie sur des murs chargés de symbole.

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