Les mers perdues, Les jardins statuaires, Jacques ABEILLE
Éditions Attila
Respectivement 23,00 et 24,00 Euros
Deux parutions de textes de Jacques Abeille, illustrés par le fameux Schuiten, double réjouissance causée par la jeune maison Attila.
Les jardins statuaires (réédition du premier volet du Cycle des contrées) est tout à la fois un récit d’aventures, un conte initiatique et philosophique halluciné et hallucinant qui nous plonge dans un pays où on cultive… des statues.
Les mers perdues est un roman graphique né de la rencontre de Schuiten avec ce texte et des échanges qui ont suivi entre l’auteur et l’illustrateur.
La portée de ces textes, leur densité, la beauté des formes tant littéraire que graphique, l’histoire qui accompagne la publication de ces merveilles éditoriales justifient largement votre déplacement jusqu’à nous, afin que nous puissions vous en parler sans économie de mots.
En bonus, vous aurez peut-être la chance de croiser la silhouette de l’auteur déguisé en fidèle client.



Le colonel Rymar, membre de l’armée portugaise suit le roi du Portugal en fuite vers le Brésil. Contre toute attente, celui-ci est missionné non pas pour se battre, mais pour veiller sur les instruments de musique de la cour. Ce va t-en guerre humilié d’être réduit à s’occuper de musique (art qu’il exècre) découvre de mauvaise grâce le nouveau monde.
Deux textes épuisés de Ryszard Kapuscinski sont à nouveau disponibles chez Flammarion. Le « Négus » nous livre le récit de la chute de l’Empereur d’Éthiopie et le « Shah » les dernières semaines du règne du Shah d’Iran.
Sissi Hankshaw est dotée d’une excentricité : la taille de ses pouces excède largement la moyenne. Elle décide d’en user et devient la plus grande auto-stoppeuse des États-Unis.


Cette encyclo dresse les portraits, avec une certaine drôlerie, de toute une galerie d’insoumis qui ont combattu pour une vision de la société qui leur semblait plus juste. Ce livre donne l’occasion de rappeler à nos jeunes lecteurs qu’Akhenaton n’est pas un rappeur marseillais, qu’il y a eu aussi des femmes révolutionnaires, que l’on peut faire acte d’insoumission en passant par l’art… En espérant que ce cadeau provoquera des vocations?
Toujours décalés, merveilleusement illustrés ces « Contes de banlieue lointaine » montrent le quotidien à travers une lorgnette qui le rend poétique, possiblement libre, absurde. Shaun Tan joue délicatement avec la mise en pages et crée un espace de lecture entre l’image et le texte provoquant la rêverie, stimulant l’imagination au-delà du point final de chaque conte. Un bijou de livre.
Emily Gravett s’attèle avec bonheur et tendresse à la théorie mathématique de Fibonnacci. Qu’est-ce que ça donne, du point de vue du lapin et seulement du lapin, un couple de lapins qui engendre deux bébés lapins, qui eux-mêmes donnent naissance à une paire de lapinots…etc.. et ce, sans pouvoir sortir de leur enclot. Vous lirez la réponse, au fil des mois dans « Le problème avec les lapins ».
Bienvenue chez les Maliniers, famille bordelaise à la façade bien respectable. Jean Forton décortique
Michaël Christofferson décrit comment les intellectuels de gauche au cours des années 70 établissent un lien entre l’idéologie communiste et révolutionnaire et le totalitarisme; la publication de « L’Archipel du Goulag » d’Alexandre Soljenitsyne en étant le preuve irréfutable. Ce mouvement antitotalitaire qui engendre un processus de discrédit du PC légitime au passage une inclination à droite d’intellectuels communistes repentis et participe à faciliter la victoire du PS en 1981.
La satisfaction d’avoir déniché la perle rare, le plaisir de rencontrer un texte, l’engouement pour un auteur, l’envie de faire du prosélytisme à tout crin c’est surtout ça qui nous fait lever le rideau de nos librairies tous les matins. 