La sélection de Valentine


Jardins sucrés , scénario de Lewis Trondheim, dessins de Fabrice Parme

éditions Delcourt
128 pages
11,95 €
Dans le monde merveilleux des Jardins sucrés, chaque enfant possède son doudou vivant. Un conte de fée ? Pas si simple. Entre amour et chamailleries, il règne le plus souvent une joyeuse zizanie. Les doudous ressemblent un peu à la famille, on les aime mais on ne les a pas toujours choisis. Une bande dessinée pour tous à partir de 9 ans.

Hitler, Shigeru Mizuki, traduit du japonais par Yukari Maeda et Patrick Honnoré

éditions Cornélius
304 pages
25,00 €
« Claire et didactique, cette biographie déroule les étapes d’une catastrophe implacable, rythmée par le bruit des bottes. Si elle reproduit parfois la légende hitlérienne, noire ou dorée, elle évite de diaboliser son sujet qui demeure humain, trop humain. Terré dans son bunker, l’artiste frustré meurt dans l’écroulement de son œuvre, le Reich de mille ans. Il n’est plus qu’un cadavre anonyme parmi des millions d’autres. » (Manga News)

Habibi, Craig Thompson, traduit de l’anglais (États-Unis) par Anne-Julia et Walter

éditions Casterman
672 pages
24,95 €
« Deux destinées, celles de Dodola et de Zam, qui ne cessent d’être séparées puis réunies jusqu’à se confondre en une seule à travers ce grand récit dépaysant, rythmé par la poésie du Coran et la finesse de la calligraphie arabe.

Pèlerinages : fondements, caractéristiques et lieux, Alberto Pelissero, Nicoletta Celli, Fabrizio Vecoli, Gabriele Mandel

éditions Hazan
336 pages
27,00 €
Découvrez les fondements d’une pratique ancestrale et ses usages dans l’Hindouisme, le Bouddhisme, le Christianisme et l’Islam. Un ouvrage précieux pour qui s’intéresse aux quêtes spirituelles individuelles et collectives du monde entier.

Évolution, textes Jean-Baptiste de Panafieu, photographies Patrick Gries

éditions Xavier Barral
423 pages
35,00 €
Un volume d’histoire naturelle déroutant à la croisée du catalogue d’exposition et du cabinet de curiosités. Les textes sur l’évolution des espèces sont richement illustrés par des photographies de squelettes sur fond noir qui mettent en lumière avec délicatesse la complexité et la fragilité du vivant.

Théorie des maisons : l’habitation, la surprise, Benoît Goetz

éditions Verdier
224 pages
13,20 €
« Rien n’est moins simple que de dire en quoi consiste au juste une maison. Socrate le demandait déjà, il n’est pas sûr que nous ayons vraiment avancé depuis. Bien plus que des constructions composées de murs, de portes et de fenêtres, les maisons sont constituées de nos gestes, nos postures, nos déplacements, de toutes nos manières de les habiter. Cet « habiter », souligne Benoit Goetz, est en fait l’envers de la ville, ce qu’on ne peut en voir, et qui pourtant en délimite l’espace le plus décisif. Avant d’être question d’urbanisme, l’architecture serait donc affaire d’idées, de concepts et d’affects. » (Roger Pol-Droit, Le Monde)

Soil, Atsushi Kaneko

Ankama
228 pages
8,55 €
soil,0-1148673.jpgQue se passe-t-il à Soil Newtown ? Une cascade d’évènements étranges pleut sur la charmante banlieue depuis la disparition d’une famille bien sous tous rapport. Une série qui n’est pas sans nous rappeler Twin Peaks.

Le Livre Blanc de Rafael Horzon, Rafael Horzon, traduit de l’allemand par Jörg Stickan et Sacha Zilberfarb

éditions Attila
256 pages
15 €
L’autobiographie factice et facétieuse d’un génie allemand méconnu au sommet de son art : l’entreprenariat ! A Paris, Berlin, Nice et même aux États-Unis (il ne se refuse décidemment rien), voici les aventures rocambolesques de Rafael Horzon, le plus grand poète du libéralisme.

Le désert et sa semence, Jorge Barón Biza, traduit de l’espagnol (Argentine) par Denis et Robert Amutio

éditions Attila
317 pages
21 €
DESERT84f3dd2d5dd5ca2b80a15277ef235e92-150x150.gifJorge Barón Biza, fils des deux grandes figures intellectuelles Clotilde Sabatini et de Raul Barón Biza, signe un roman autobiographique d’une grande finesse.

Argentine, 1964. Eligia et Aron mettent fin à une longue relation aussi violente que passionnée. Des années d’amour et d’affrontements ont épuisé le couple qui fait acte de divorce en présence de leur fils d’une vingtaine d’années, Mario et de plusieurs avocats. Dans un ultime geste de folie, Aron jette du vitriol sur le visage de sa femme avant de se donner la mort, scellant à jamais cette séparation douloureuse. Commence alors la reconstruction d’Eligia soutenue par Mario depuis Buenos Aires jusqu’à Milan. Contre toute attente, le roman se centre sur le développement psychologique de Mario qui évolue cahin-caha dans une atmosphère baroque où le caractère décalé des personnages, de l’architecture et des situations occulte de manière surprenante l’indicible.

« Le désert et sa semence se lit autant comme un roman autobiographique aux relents oedipiens que comme un ouvrage politique. » (www.laccoudoir.com).

Les villes de la plaine, Diane Meur

éditions Sabine Wespieser
372 pages
23 €
MEUR67699786.jpg« Dans une civilisation antique imaginaire, mais qui éveille en nous un curieux sentiment de familiarité, le scribe Asral se voit chargé de produire une copie neuve des lois. Grâce aux questions naïves de son garde Ordjéneb, il s’avise bientôt que la langue sacrée qu’il transcrit est vieillie et que la vraie fidélité à l’esprit du texte consisterait à le reformuler, afin qu’il soit à nouveau compris tel qu’il avait été pensé quatre ou cinq siècles plus tôt.
Peu à peu, cependant, le doute s’installe. Qui était Anouher, législateur mythique dont on a presque fait un dieu ? Ces lois qui soumettent à un contrôle de chaque instant la vie publique, les relations privées et jusqu’au corps des femmes, sont-elles toutes de sa main ? Et Asral a-t-il plus de chances de le savoir un jour que de se faire aimer de Djinnet, un jeune chanteur du faubourg des vanniers ?

C’est tout le talent de Diane Meur que de nous faire réfléchir aux grandes questions de la religion et de nos systèmes politiques par le biais de ce récit haletant, où souffle un vent de liberté jubilatoire et contagieux.
Entre drame et satire, roman d’amour et fable rationaliste un peu folle, se trouve ici campé un univers qu’on quitte à regret, et qui ne dépaysera pas trop les lecteurs de La Vie de Mardochée et des Vivants et les Ombres. »

Le bleu est une couleur chaude, Julie Maroh

éditions Glenat
14,99 Euros
bleu.jpgClémentine rencontre Emma, une fille aux cheveux bleus qui lui fait découvrir toutes les facettes du désir et va lui permettre d’affronter enfin le regard des autres. Triste parfois mais toujours passionné, le parcours de ces deux jeunes filles se découvre avec plaisir. Un premier album à la fois engagé et intime sur l’homosexualité.

Debout l’humanité, Osamu Tezuka, traduit du japonais par Jacques Lalloz, Rodolphe Massé

éditions FLBLB
18,00 Euros
debout.jpgDans son laboratoire, un savant fou invente un troisième sexe. Ni mâle, ni femelle, ces créatures nées dans des éprouvettes et par millions, sont naturellement dociles et obéissantes et sont utilisées à des fins serviles (objets sexuels, chair à canon). Une BD toujours drôle qui a l’art de revisiter les grandes questions du XXe siècle.

La révolte, Pierandrea Amato, traduit de l’italien par Luca Salza

Nouvelles éditions Lignes
14,00 Euros
révolte.gifEn partie suscitée par les émeutes survenues dans les banlieues françaises en novembre 2005, la réflexion que mène Amato se donne pour ambition de «saisir ce qui fait la valeur d’une révolte à ce point extrême que les mots lui font défaut». La révolte n’est pas, comme on le considère généralement, une forme violente d’antipolitique, mais elle constitue au contraire la sédimentation d’un événement politique capable de provoquer la rupture des formes qui nous gouvernent.

Entretiens avec Sartre, John Gerassi, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Adrienne Boutang et Baptiste Touverey

éditions Grasset
23,00 Euros
Sartre.jpgSérie d’entretiens menés entre 1970 et 1974 par John Gerassi, fils d’un ami du philosophe.
Sur le ton d’une conversation amicale qui devait à l’origine constituer la biographie du philosophe, Sartre se révèle sous un jour inédit et parfois émouvant. Il aborde de nombreux sujets: la guerre et la collaboration, la drogue, les souvenirs d’enfance, les engagements…

Dino Egger, Éric Chevillard

Les Editions De Minuit
14,00 Euros
dino.jpgEt si Dino Egger avait existé ? Modeste et effacé, Albert Moindre rêve des grandes choses qu’il aurait pu faire et des nouveaux horizons qu’il aurait pu ouvrir. Avec Dino Egger, Éric Chevillard montre qu’il est capable de tout !

« And now you can go », Vendela Vida

éditions Vintage Book
193 pages pages
14,90 Euros
Vida.jpgDans ce roman paru en 2004, Vendela Vida exploite de manière surprenante la notion d’agression. Ellis, jeune étudiante de 21 ans, se promène dans Central Park lorsqu’un homme lui pointe un révolver sur la tempe, prétextant qu’il souhaite mourir mais ne peut se résoudre à partir seul. Elle était présente et fut simplement choisie. Finallement, l’homme renonce puis disparaît. L’incident fugace ne s’apparente à aucune forme de violence physique ou morale reconnue. Les séquelles n’en sont pas moindres. Incomprise, sans soutien de son entourage, Ellis se bat pour sa reconstruction intime.

« Journals », Keith Haring

Penguin
420 pages
20,80 Euros
journals.jpgL’introduction de ce livre précise : « Il est évident, d’après les notes laissées par Keith Haring dans son journal, qu’il s’attendait à ce que d’autres le lisent ». Le lecteur parviendra à la même conclusion. Rien ne semble avoir été écrit dans un seul but cathartique, n’ayant de sens que pour l’auteur. Keith Haring a délibérément choisi d’utiliser ses journaux « intimes » comme média pour exprimer son art et, à travers celui-ci, son rapport au monde. Il écrit : « This is my message. The medium is unimportant. It is art as I know it. It is life as I know it. ». Le support n’a pas d’importance, seul le message compte. Photographies et reproductions d’œuvres enrichissent le propos et ouvrent sur d’autres pistes. L’écriture est simple, comme le dessin, et le sentiment d’insoumission puissant. Un témoignage passionnant, loin de ne s’adresser qu’aux amateurs d’art.

« The Book of Other People », sous la direction de Zadie Smith

Penguin
14,90 Euros
Book.jpg« The Book of Other People » est une étrange compilation orchestrée par Zadie Smith. De la littérature à la bande dessinée, ils sont plusieurs (et pas des moindres) à avoir collaboré au projet. Qui sont ces « ils » ? Daniel Clowes, Chris Ware, Posy Simmonds, Nick Hornby, J.S. Foer etc. Curiosité piquée. Et quel est donc ce « projet » ? Créer un recueil de nouvelles aux airs de clichés instantanés. Un auteur et clic ! un portrait. Toutes ces formes d’écriture si particulières apposent formidablement leurs marques sur l’identité de chaque personnage. Ainsi, Frank n’a rien en commun avec Gordon qui ne ressemble pas plus à Lélé que Magda à Rhoda mais tous sont à connaître. Un ouvrage qui propose différents niveaux de difficulté de lecture.

« Blonde platine », Adrian Tomine

éditions Delcourt
136 pages
16,50 Euros
blonde_platine (1).JPGAdrian Tomine use d’une grande finesse pour nous parler de l’isolement à travers quatre portraits d’américains moyens. Ils ont en commun un rapport difficile avec les autres leur renvoyant un reflet peu flatteur de leur personne. Pourtant, même à l’abri derrière la porte de leur appartement, le soulagement n’est pas total car rôdent le désœuvrement et l’angoisse. Pris entre la peur de l’impasse et celle du changement, ces « loosers » en quête d’estime d’eux-mêmes développent des comportements extrêmes ou des petites manies presque pathologiques qu’on ne se lasse pas d’observer.

« Comme une odeur de muscles, contes de village », Fred Pellerin

éditions Le passager clandestin
150 pages
23,00 Euros
comme_odeur_muscles.JPGParce que se faire du bien passe en partie par le rire autant se délecter de ce petit bijou d’humour québécois ! Fred Pellerin, jeune conteur originaire de la Mauricie, nous confie les mœurs les plus burlesques de son village désormais célèbre outre-atlantique : Saint-Elie-de-Caxton. Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, le CD du spectacle joint à l’ouvrage nous fait redoubler de rire à grand coup d’accent et d’expressions succulentes. Régalez-vous !

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