La sélection de Vincent


Les oreilles du loup, Antonio Ungar, traduit de l’espagnol (Colombie) par Robert Amutio

éditions Points
145 pages
6 €
oreilles-loup.jpgLes jours sombres et les jours clairs. Deux parties d’un livre, deux moments de la vie du narrateur, un enfant. Ce dernier nous plonge dans son univers onirique où malgré sa vision et ses descriptions inventives, imagées, on devine le drame familial puis la reconstruction. Une rêverie baroque, magique, violente et douce à la fois.

Des trains à travers la plaine : 4 voyages dans l’univers Bashung, Marie Cosnay, Jérôme Lafargue, Claude Chambard, Éric Pessan

éditions Atelier in8
18 €
TRAINSTRAVERS9782362240157,0-1246682.jpgAlain Bashung, quatre auteurs, quatre nouvelles. Marie Cosnay, Jérôme Lafargue, Claude Chambard et Éric Pessan nous proposent quatre reprises littéraires, et se plongent dans l’univers de ce grand de la musique, avec succès.

Le grand partout, William T. Vollmann, traduit de l’anglais (États-Unis) par Clément Baude

éditions Actes Sud
179 pages
22 €
VOLLMANN9782742799428,0-1241951.jpgVollmann nous embarque avec son ami Steve Jones en direction du grand partout. Il nous raconte ses voyages en train de marchandise et nous fait découvrir un monde où les hobos s’opposent aux « citoyens », un monde où l’on « resquille » en tentant d’échapper aux « bourins ». On prend des risques avec lui, on attend des heures au « triage », on part vers l’ouest croyant partir vers l’est, mais au final en lisant ce livre on se croit en pleine traversée des États-Unis et on n’a qu’une envie, trouver un train, monter dedans, se cacher et aller là où il nous porte, vers le grand partout.

Le Grand Partout, William T. Vollmann, traduit de l’anglais (États-Unis) par Clément Baude

éditions Actes Sud
179 pages
22 €
grand-partout.jpgVollmann nous embarque avec son ami Steve Jones en direction du grand partout. Pour cela il nous raconte ses voyages en train de marchandise et nous fait découvrir un monde où les hobos s’opposent aux « citoyens », un monde où l’on « resquille » en tentant d’échapper aux « bourins ». On prend des risques avec lui, on attend des heures au « triage », on part vers l’ouest croyant partir vers l’est, mais au final en lisant ce livre on se croit en pleine traversée des États-Unis et on n’a qu’une envie, trouver un train, monter dedans, se cacher et aller là où il nous porte, vers le grand partout.

Myrha Tonic, Dominique Dupart

éditions Léo Scheer
141 pages
16.50 €
myrha.jpgRue Myrha, la Goutte d’or, Château rouge, quartier des Orgues. Loin des clichés et des discours populistes, Dominique Dupart construit son roman comme une plongée dans ces quartiers populaires de Paris. Porté par une langue vivante, musicale, ce livre décrit la violence, la drogue, les descentes de police mais montre aussi les relations amicales et amoureuses, des rues animées, une vie sans cesse en mouvement. Certainement un des romans les plus audacieux et original de la rentrée littéraire.

Jour de chance, Philippe Adam

éditions Verticales
170 pages
16.5 €
Philippe Adam.gif« Ils jouent. De temps en temps ils gagnent, le plus souvent ils perdent. Et puis vient cette fois où les chiffres tombent, le gros lot, la chance avec tout au bout des millions, des dizaines et des centaines de millions, et alors là, c’est sûr, depuis le temps qu’ils en rêvent, on espère que pour eux la vie va changer. »

« Sur un ton décalé, Philippe Adam offre un sixième roman cynique mais très drôle, loufoque mais saisissant de réalisme. Avec une écriture vagabonde, l’auteur livre probablement son meilleur roman, avec ce style toujours aussi incisif, ces formules redoutables et un humour ravageur. Une satire formidable de notre société angoissée, dans laquelle l’argent est considéré comme l’unique protection. Un formidable travail d’analyse et un grand plaisir de lecture. » (www.livres.fluctuat.net).

Poème, Roger Giroux

éditions Théatre Typographique, 18,00 Euros

Journal d’un Poème, Roger Giroux

éditions Éric Pesty, 24,00 Euros

poeme.jpg
poeme1.jpgL’été, un moment idéal pour se faire lecteur de poésie et découvrir Roger Giroux. Vous pouvez ainsi lire son Journal d’un Poème qui vient d’être publié par Éric Pesty ainsi que Poème édité au Théâtre Typographique en 2007. Deux livres complémentaires et essentiels marqués par une poésie du silence.

2666, Roberto Bolaño, traduit de l’espagnol par Robert Amutio

éditions Folio
13,50 Euros
2666.jpg2666 décrit la lente, violente et tragique déambulation de Roberto Bolaño et constitue l’occasion d’une émouvante et superbe méditation sur le mal, la mort et l’histoire.

Mémoires d’un avaleur de sabres, Daniel P. Mannix, traduit de l’anglais par Jeanne Toulouse et Nicolas Vidalenc

éditions les Fondeurs de Briques
21,00 Euros
mémoire.jpgPassionné par la magie depuis son enfance, le jeune Dan Mannix rejoint une étonnante troupe de forains qui sillonne les États-Unis. Il rêve d’apprendre les techniques de ces artistes de l’étrange et de percer à jour les secrets de leur répertoire. En quelques mois, l’apprenti forain devient tour à tour cracheur de feu, avaleur de sabres, fakir, spécialiste de l’évasion et télépathe.

Palabres, Urbano Moacir Espedite, traduit du portugnol par Béatrice Cournut et Nicolas Tainturier

éditions Attila
18,00 Euros
Palabres'Lorsqu’une bande de bras-cassés composée d’une brute de l’armée mussolinienne, d’une prostituée toxicomane et d’un jeune homme nommé Hirsute décide de traverser l’Atlantique pour partir à la recherche d’un peuple nomade appelé les Farugios et dont toute la civilisation est basée sur le «Sacrato Verbo», il en sort un roman d’aventure loufoque où le récit d’une révolution côtoie un questionnement sur le pouvoir du langage !

Pain et tempête, Stefano Benni, traduit de l’italien par Marguerite Pozzoli

éditions Actes Sud
22,00 Euros
pain.jpgLa lutte acharnée d’un carré d’irréductibles d’un petit village italien (le plus souvent accoudés au comptoir du mythique Bar Sport) contre des promoteurs immobiliers cyniques et une municipalité cupide. Pain et tempête est de ces livres dont il faut de temps en temps interrompre la lecture pour cause de fou rire incontrôlé.

L’angoisse de la première phrase, Bernard Quiriny

éditions Points
6,00 Euros
angoisse.jpgPour Bernard Quiriny, le monde est sens dessus dessous. Il pleut des philosophes, les écrivains commencent leurs livres par la deuxième phrase, les passe murailles s’échappent de leur prison de pierre et les villes se déplacent toutes seules. Un vaste méli-mélo insolite et poétique qui provoque l’enchantement.

Du lundi matin au samedi soir quatre fois par jour y passent, Hélène Briscoe

éditions du Tigre
6,00 Euros
lundi.gifHélène Briscoe a interviewé des personnes qui parlent d’elles et de leur travail, pour la plupart, rencontrées au hasard, dans la rue, et qui ont accepté de passer plusieurs heures devant un micro. Ce ne sont pas des vies singulières que ce livre cherche à sauver, mais un peu de vie tout court, avec une force et une présence que bien des romans pourraient lui envier.

N’avez-vous pas froid, Hélène Bessette

éditions Léo Scheer
17,00 Euros
bessette.jpgL’auteur nous confie la correspondance d’un homme qui se sépare de sa femme. Une fois de plus l’écriture d’Hélène Bessette creuse son sillon avec une force et une précision remarquables.

Ward : Ier-IIe siècle, Frédéric Werst

éditions du Seuil
22,00 Euros
ward.jpgL’incroyable projet de Frédéric Werst qui invente l’anthologie des œuvres d’un peuple imaginaire. Un livre fou pour un plaisir de lecture qui confine à la jubilation.

« Tarnac, un acte préparatoire », Jean-Marie Gleize

Editions Du Seuil
167 pages
18,00 Euros
tarnac.jpg17 chapitres, 4 photographies, 1 index et 2 pages d’éléments choronologiques pour naviguer de page en page entre récit intime des origines, déambulation historique autour du village de Tarnac et redescription littéraire d’un évènement politique. Entre vocabulaire de l’antiterrorisme, reprenant comme il le dit les mots à l’ennemi, et documents personnels, Jean-Marie Gleize « construit des cabanes », pense une idée de la communauté. Ligne après ligne il s’attache à son projet, « renverser de proche en proche tous les obstacles/ faire de chaque page un poste de tir ».

« Palabres », Urbano Moacir Espedite, traduit du portugnol par Béatrice Cournut et Nicolas Tainturier

éditions Attila
247 pages
18,00 Euros
9782917084298_1_75.jpgLorsqu’une bande de bras-cassés composée d’une brute de l’armée mussolinienne, d’une prostituée toxicomane et d’un jeune homme nommé Hirsute décide de traverser l’Atlantique pour partir à la recherche d’un peuple nomade appelé les Farugios et dont toute la civilisation est basée sur le « Sacrato Verbo », il en sort un roman d’aventure loufoque où le récit d’une révolution côtoie un questionnement sur le pouvoir du langage !

« Côme », Srdjan Valjarevic

éditions Actes Sud
263 pages
21,80 Euros
couv-come.jpgLe lac de Côme, une invitation de la fondation Rockefeller, un cadre idyllique, tout pourrait sembler parfait pour le narrateur, jeune écrivain serbe. Mais alors qu’il a obtenu une bourse pour cela, il n’a aucune envie d’écrire. Les autres pensionnaires, universitaires riches et célèbres pour la plupart, sont à des années lumières de son quotidien et il ne sait pas bien ce qu’il fait là. De déjeuner en dîner, se soûlant méticuleusement, marchant parfois, fuyant tant qu’il le peut les mondanités, il va sans le vouloir faire de ce séjour un moment à part dans sa vie jusqu’à espérer que cela ne s’arrête jamais. À travers les rencontres du narrateur, seul pensionnaire à fréquenter régulièrement les habitants du village en contrebas, c’est une vision forte et juste des rapports de classes qui se dessine dans ce roman.

« L’affiche de poésie 1990 2010″, Didier Vergnaud

éditions Le Bleu du ciel
200 pages
40,00 Euros
affiche-poesie.jpg« Mettre la poésie debout » a dit Bernard Heidsieck. La mettre debout, la mettre dans la rue, dans l’espace public, c’est cela « L’affiche, revue murale de poésie ». Pendant vingt ans, de 1990 à 2010, les éditions le Bleu du ciel ont proposé à cent auteurs et plasticiens de croiser leur univers pour investir abribus et panneaux publicitaires et installer la poésie et l’art contemporain là où on ne les attend pas. Un an après la publication de la dernière des 69 affiches, ce livre retrace cette aventure à travers des critiques, des témoignages et bien sûr la reproduction de l’ensembles des affiches publiées.

« L’homme-alphabet », Richard Grossman, traduit de l’anglais (États-Unis) par Heloïse Esquié

éditions le Cherche Midi
485 pages
21,00 Euros
hom-alp.jpgLe livre tire son titre du surnom de son personnage central, Clyde Wayne Franklin, au corps entièrement tatoué de lettres. Après avoir passé vingt ans de sa vie en prison pour le meurtre de ses parents et être devenu un poète majeur, Clyde se retrouve à Washington à la recherche de sa petite amie Barbie mystérieusement disparue. Il s’enfonce dans une enquête où il ne maîtrise rien, où lui et nous ne savons plus très bien qui le manipule et dans quel but. Entre polar et roman psychologique ce livre frappe par son incroyable liberté. L’enquête alterne avec le récit halluciné de son enfance douloureuse et les interrogations de ses voix intérieures donnant au final un roman riche, profond et puissant.

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