Les rencontres de fevrier 2012




Stefan Merrill Block

Mercredi 1er février

18h30

9782226190628m.jpgAutour de son roman Histoire de l’oubli (éditions Albin Michel).
« Il n’y a pas à dire, les auteurs américains sont vraiment doués quand il s’agit de construire et de raconter une histoire, et quand on sait que ce jeune auteur-là n’a que 26 ans, on peut bien admettre que son premier roman tient du prodige.
Une construction alternative comme il faut, du tragique et de l’humour, une fable étrange qui se mêle à l’ensemble et sert de passerelle, du romanesque fantasque, du drôle et du sérieux, c’est un roman ambitieux qui tient toutes ses promesses.
Écrire sur une variante de la maladie d’Alzheimer qui touche précocement les membres d’une famille, en remonter le fil historique et en élaborer une histoire parfois aussi sérieuse que fantaisiste, voilà qui a de quoi vous souffler quand vous avez un tel résultat entre les mains… Prodigieux, vraiment. » (Les jardins d’Hélène)

Rencontre organisée en collaboration avec l’université Michel de Montaigne – Bordeaux III, animée par Bernard Duché, traduction assurée par Pascale Antolin.

Diane Meur

Jeudi 2 février

18h30

dianemeur.jpg
Pour son roman Les Villes de la plaine publié aux éditions Sabine Wespieser
« Certains romans provoquent en nous une véritable jubilation : ainsi de ces Villes de la plaine de Diane Meur. […]
Le roman se déploie comme une enquête sur les origines d’une civilisation, une réflexion sur les religions (on pense à Moïse, Jésus ou Mahomet, sans qu’ils soient nommés), les mythes qui les fondent et les maintiennent artificiellement en vie au détriment de la vérité historique, une satire des puissants et de leurs sbires, une mise en scène des conflits qui animent une société, une intrigue sentimentale (entre Ordjéneb et la veuve Djili, une charmante blanchisseuse), un roman d’initiation, un récit de guerre. La destruction de Sir viendra du reste de la cité rivale, Hénab, où règne une liberté de façade. Mais Sir s’écroule surtout sous le poids de ses propres rigidités.
Parabole, parodie, roman d’aventures et conte malicieux, Les Villes de la plaine enchaînent avec beaucoup d’habileté, sans jamais nous perdre ou nous ennuyer, les péripéties de plusieurs intrigues, avec une quarantaine de personnages aux noms exotiques. Certains paraissent presque empruntés à la bande dessinée ; d’autres, comme le jeune montagnard et son maître, possèdent l’épaisseur de véritables héros et nous touchent par leur humanité. […]
Après La Vie de Mardochée de Löwenfels écrite par lui-même et Les Vivants et les Ombres, Diane Meur confirme, avec Les Villes de la plaine, son souffle et son originalité de romancière. » (Évelyne Bloch-Dano, Magazine littéraire, septembre 2011).

Rencontre animée par Jacques Abeille.

André Stern

Vendredi 3 février

18h30

stern.jpg

Autour de son ouvrage : « …Et je ne suis jamais allé à l’école » (éditions Actes-Sud).

Né à Paris en 1971, André Stern apprend la guitare dès l’âge de quatre ans, auprès d’un vieux guitariste de flamenco, Antonio Fenoy.
À partir d’une exploration approfondie de l’histoire de la musique, du répertoire classique et du répertoire flamenco originel, André Stern développe une technique de jeu et de création personnelle.
Fils du chercheur et pédagogue Arno Stern, André Stern a grandi en dehors de toute scolarisation.
« Ce livre, qui raconte l’histoire d’une enfance heureuse, comble une lacune : jusqu’ici, personne ne savait ce qu’il advient d’un enfant qui, profondément enraciné dans notre société et sa modernité, grandit loin de toute scolarisation, sans stress, sans compétition, sans programme préétabli ni référence à une quelconque moyenne.
Combler cette lacune permet de tordre le cou à certaines idées reçues. Grandir loin de l’école ne conduit pas fatalement à devenir un sauvage analphabète, asocial et incompétent ; les moyens d’accéder au savoir et à la réussite sont nombreux et inattendus… »

La rencontre sera animée par Isabelle Fauquet.

La revue Feuilleton

Mardi 7 février

18h30

feuilleton2.jpg
Ce trimestriel de 256 pages, dans le sillage des revues XXI et Usbek & Rica, propose des grands reportages étrangers traduits (issus de Vanity Fair, du New Yorker, etc.) et des nouvelles littéraires inédites. Le magazine est piloté par Adrien Bosc (fondateur et directeur de la publication) et Gérard Berréby (rédacteur en chef, par ailleurs directeur des éditions Allia) et est publié par les éditions du Sous-sol.

Table ronde autour de l’article « Cary in The Sky With Diamonds » avec Gérard Berréby, Camille Lavaud, illustratrice, et Annelyse Perrier, traductrice.

Rémi Checchetto

Mercredi 8 février

18h30

Checchetto.jpgAutour de son livre L’Homme et cetera (éditions Espaces 34).

Depuis 10 ans Rémi Checchetto écrit en compagnie avec des metteurs en scène, des comédiens, des musiciens (Thierry Robin, Olivier Messager, Chris Martineau), des photographes (Patricia Arminjon, Vincent Monthiers), des danseurs (Anna Fayard), des plasticiens (Les Lucie Lom), des éditeurs (Script, Cuisine de l’immédiat)…
Parmi ses textes publiés : Un Terrain de vagues (éditions Réseau de conduite, 2000), Portes (Script éditions, 2003), P’tit déj’ (éditions de l’attente/Cuisine de l’immédiat, 2003), Confiotes (éditions de l’Attente, 2005), Une Disparition et tout et tout (éditions de l’Attente, 2006), King du ring (éditions Espaces 34, 2010), Kong melencholia (éditions Espaces 34, 2011).

Rencontre co-organisée avec l’association Permanences de la Littérature et animée par Marie-Laure Picot.

Hommage à Sergio Guagliardi

Jeudi 9 février

18h30

Guagliardi.jpgHommage joyeux à la mémoire de Sergio Guagliardi à l’occasion de la sortie de Là, etc. (éditions L’Harmattan).

Sergio nous a quitté en 2002. Écrivain et dramaturge, il a été le compagnon de route de nombreux metteurs en scène bordelais (entre autres Jean Pierre Nercam et Gilbert Tiberghien) mais aussi un membre actif du « Passant ordinaire ».
Là etc. propose plusieurs courts récits de rencontres entre l’auteur et ses grands maîtres (Beckett, Eschyle, La Fontaine, Dante, Diderot etc.).
« C’est pour ça que j’ai pris la parole. Pas pour envahir ta vie, pour laver la mienne. Ce sont des histoires pour demain, à mon futur antérieur ».

Organisée par la Compagnie Théâtre des Tafurs, la rencontre sera animée par tous ses amis.

Jeanne Benameur

Vendredi 10 février

20h00

Benameur_Jeanne.jpgC’est à une soirée particulière que nous vous invitons.
Jeanne Benameur, que nous avons reçue avec Philippe Lacadée pour une rencontre croisée, revient partager avec nous sa réflexion sur le rapport qu’entretiennent le corps et les mots dans son travail, depuis Les Demeurées (Gallimard Folio) jusqu’à Notre nom est une île, texte poétique paru aux éditions Bruno Doucey.
Au gré de la rencontre, les œuvres de l’auteure seront revisitées : Les Reliques (Actes Sud Babel), Présent ? (Gallimard Folio), Laver les ombres (Actes Sud) ou Les insurrections singulières (Actes Sud).
Elle nous fera aussi la confiance de partager son travail en chantier Profanes, (roman à paraître  chez Actes sud) par une lecture d’extraits.
Sera présent aussi à cette rencontre le sculpteur Rémi Polack avec qui depuis quelques mois elle travaille, le lien se tissant entre statuettes de bronze, lithographies et écriture. Certaines des œuvres  de ce travail à deux voix seront exposées à la librairie à cette occasion du 10 au 25 février.

Philippe Lacadée l’interrogera et mènera la discussion.

Les Géo-Mardis d’ADES

Mardi 14 février

18h30

ayral.jpgAvec Sylvie Ayral, pour son ouvrage La fabrique des garçons, sanctions et genre au collège (Presses Universitaires de France).

Sylvie Ayral a été institutrice en milieu rural pendant quinze ans. Professeur agrégée, docteur en sciences de l’éducation (université de Bordeaux), elle est membre de l’Observatoire international de la violence à l’école.
« La grande majorité (80 des élèves punis au collège sont des garçons. Comment expliquer ce chiffre en contradiction avec le discours égalitaire officiel ? Pourquoi n’attire-t-il pas l’attention des équipes éducatives ?
Ce livre propose d’interroger la sanction à la lumière du genre. Il montre l’effet pervers des punitions qui consacrent les garçons dans une identité masculine stéréotypée et renforcent les comportements qu’elles prétendent corriger : le défi, la transgression, les conduites sexistes, homophobes et violentes.
L’ouvrage, explore toutes les facettes de cette hypothèse en interrogeant les règlements intérieurs, les registres de sanctions et en donnant la parole aux élèves et aux adultes. Il nous présente les dessous de ces rapports de sexe qui forment la trame sensible ou violente de la vie quotidienne au collège.
Aux antipodes de la tolérance zéro et du tout répressif, l’auteur plaide pour une éducation non sexiste, une mixité non ségrégative et la formation des enseignants au genre. Ces propositions apparaissent comme une urgence si l’on veut enrayer la violence scolaire. »

« Son livre est une bombe. En ce sens qu’il met à plat l’échec du fonctionnement éducatif et pédagogique des collèges, face à la montée de la violence, aux excès comportementaux des élèves. » (Isabelle Castera, Sud-Ouest)

La rencontre est organisée dans le cadre des Géo-Mardis d’ADES et sera animée par Djemila Zeneidi

Francette Lazard et René Piquet

Mercredi 15 février

18h30

lazard-piquet.jpg
Pour leur ouvrage Les Vérités du matin ; regards croisés sur un engagement (éditions de l’Atelier).

« Deux éminents dirigeants communistes nous font revivre cinquante années de vie au sein du Parti mais n’empruntent aucun sentier battu. Pas de nostalgie, ni de règlements de compte d’apparatchiks mais un voyage parfois jusqu’à l’intime, entre passé et présent, qui ravive le désir d’engagement.
Dans une période où leur parti ne cesse de décliner, ils font le constat, citant le dirigeant communiste italien Enrico Berlinguer, que la force propulsive du communisme et celle de la social-démocratie ont désormais cessé d’agir. Comment hériter de ce siècle de combats sociaux pour que le peuple soit un acteur de l’histoire sans chercher à reproduire des modèles usés ? »

Débat animé par Vincent Taconet et Dominique Belougne.

Philippe Souleau

Jeudi 16 février

18h30

vichy.jpg
Pour l’ouvrage Vichy en Aquitaine (éditions de l’Atelier) qu’il a co-dirigé avec Jean-Pierre Koscielniak.
Philippe Souleau prépare une thèse sur Bordeaux dans les années troubles 1938-1947, sous la direction de Denis Peschanski. Il est l’auteur de La ligne de démarcation en Gironde : Occupation, Résistance et société, 1940-1944 (Fanlac, 2003) et de nombreux articles.

« Comment fut perçu et vécu le régime de Vichy ? La population française s’est-elle ralliée massivement à la Révolution nationale ? Comment se sont mises en place l’idéologie et l’organisation pétainistes dans divers secteurs de la société ? Ont-elles vraiment réussi à emporter l’adhésion de l’opinion ? Pour la première fois à l’échelle d’une région, trente chercheurs entreprennent dans cet ouvrage de répondre à ces questions en focalisant leurs regards et leurs analyses sur l’Aquitaine… »

Débat animé par Gérard Boulanger.

Thierry Discepolo

Vendredi 17 février

18h00

discepolo.jpgThierry Discepolo est le directeur des éditions Agone, où il vient de publier La trahison des éditeurs.

« L’édition est la grande absente des analyses du rôle de l’industrie des relations publiques dans l’ « éternel combat pour le contrôle des esprits ».
Pourtant, comme les autres médias, l’édition est depuis longtemps aux mains de grands groupes, souvent les mêmes. Et elle remplit la même fonction dans le maintien de l’ordre idéologique. Suivant la même logique de croissance par acquisition qui prépare la suivante, les grands éditeurs perpétuent l’existence d’un type d’acteur qui, du seul fait de sa taille et de son mode d’organisation, forge un monde social et économique face auquel les idées de changement ne pèsent pas grand-chose.
La distinction artificielle entre « groupes de communication » et « groupes éditoriaux » occulte le rôle de ces entreprises dans une société à caractère de masse : transformer les lecteurs en consommateurs et limiter la capacité d’agir du plus grand nombre. Écrit par un éditeur, ce livre propose à la fois une antilégende de l’édition et les bases d’une réflexion sur les responsabilités sociales et politiques de tout métier. »

Rencontre co-organisée avec le Pôle des métiers du livre (IUT Michel de Montaigne) et animée par Georges Monti.

Gilbert Achcar

Mardi 21 février

18h00

achcar.jpg
Autour de son livre Les Arabes et la Shoah, la guerre israélo-arabe des récits (éditions Sindbad).

« L’historien franco-libanais Gilbert Achcar s’est lancé dans l’entreprise titanesque de réexaminer avec rigueur les positionnements arabes face à la tragédie vécue par les Juifs. Avec certes le souci de réfuter les visions essentialisantes de l’Islam et des Arabes, mais sans aucune complaisance pour la stupidité du négationnisme que profèrent les islamistes ou ceux qui croient défendre les Palestiniens.
L’examen couvre le XXe siècle jusqu’à nos jours, puisque les attitudes actuelles s’enracinent largement dans la diversité des positionnements durant l’entre-deux-guerres. Confrontés au double défi de la tutelle britannique et de la colonisation sioniste en Palestine, sur fond de montée du nazisme en Europe, les nationalistes arabes se répartissent sur l’ensemble du spectre idéologique (démocrates, conservateurs, panislamistes, marxistes…).
Sa démonstration d’une grande subtilité est une contribution majeure au débat et s’adresse aussi bien aux défenseurs d’Israël qu’aux avocats de la cause arabe et palestinienne. Il incite en particulier ces derniers à reconnaître la Shoah et son importance dans la conscience juive s’ils veulent pouvoir faire entendre leur propre souffrance. » (Thierry Brésillon, Alternatives Internationales).

Débat animé par Michel Cahen.

Carole Timsit

Mercredi 22 février

18h30

Carole Timsit dédicacera son ouvrage Libourne, une ville ; de Robert Boulin à Gilbert Mitterrand (éditions L’Harmattan) à la librairie à partir de 18h30.

Thierry Hoquet

Jeudi 23 février

18h30

cyborg.jpg
Autour de son ouvrage Cyborg philosophie, penser contre les dualismes (éditions du Seuil)

Thierry Hoquet, maître de conférences en philosophie à l’université Paris Ouest Nanterre, est notamment l’auteur de Darwin contre Darwin (Seuil, 2009) et de La Virilité (Larousse, 2009).

« Cyborg hante la culture contemporaine, au cinéma (Robocop, Terminator) ou dans les mangas. Il s’incarne dans les sportifs dopés, dans les prothèses médicales et dans les fantasmes d’ « humanité augmentée », voire immortelle. Mais Cyborg est aussi et surtout une figure philosophique.
À partir d’une lecture personnelle des travaux de Georges Canguilhem et de Donna Haraway, Thierry Hoquet explore l’énigme de cette figure : Cyborg est-il un instrument susceptible de nous conduire vers une humanité libérée des dualismes, colombe platonicienne rêvant d’un ciel sans air où elle pourrait voler plus librement ? Ou marque-t-il au contraire notre asservissement à un système technique de contrôle et d’oppression, incarnation d’une humanité perdue dans le cliquetis mécanique de l’acier ? »

Rencontre animée par Patrick Rödel.

   Les archives


  • février 2012
  • janvier 2012
  • décembre 2011
  • novembre 2011
  • octobre 2011
  • septembre 2011
  • juin 2011
  • mai 2011
  • avril 2011
  • mars 2011
  • février 2011
  • janvier 2011


  • ?