Coups de coeur

  • être sans destin

    Imre Kertész

    De son arrestation, à Budapest, à la libération du camp, un adolescent a vécu le cauchemar d'un temps arrêté et répétitif, victime tant de l'horreur concentrationnaire que de l'instinct de survie qui lui fi t composer avec l'inacceptable. Parole inaudible avant que ce livre ne la vienne proférer dans toute sa force et ne pose la question de savoir ce qu'il advient, quand l'homme est privé de tout destin, de son humanité.
    Imre Kertész ne veut ni témoigner ni penser son expérience mais recréer le monde des camps, au fi l d'une impitoyable reconstitution immédiate dont la fi ction pouvait seule supporter le poids de douleur. Cette oeuvre dont l'élaboration a requis un inimaginable travail de distanciation et de mémoire dérangera tout autant ceux qui refusent encore de voir en face le fonctionnement du totalitarisme que ceux qui entretiennent le mythe d'un univers concentrationnaire manichéen.

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  • En 30 ans, le petit singe Marcel n'a cessé de nous démontrer que, quel que soit le monde dans lequel nous vivons, quelles que soient les situations que nous subissons, nous portons en nous la force d'être singuliers et fiers de nous.
    Marcel reste combatif devant les épreuves - il n'a jamais peur d'affronter ses fragilités et finit par s'affirmer dans son individualité.
    Tant pis pour le conformisme !

    Cette anthologie inédite regroupe ses 5 aventures :
    Marcel la mauviette, Marcel et Hugo, Marcel le champion, Marcel le magicien et Marcel et le nuage.

  • Comment lui faire comprendre que c'est elle ?

    Rucheng est en 3e2, c'est la classe avec l'option beaux-arts. À part le dessin et les cartes à collectionner, il n'est intéressé que par une chose : attirer l'attention de Yun. Une élève brillante qui, en plus d'être assez mignonne, maîtrise parfaitement le dessin et les couleurs.
    Rucheng aime bien Yun. Elle est douce et talentueuse. Mais il se demande parfois s'il ne se passe pas quelque chose entre elle et le beau gosse de la classe, Wen Jun. Il faut dire qu'il a tout pour plaire : il est grand, ses parents sont riches et lui rapportent tous les gadgets dernier cri du Japon, il est bon en sport et il arrive même à se débrouiller en dessin. Tous les trois voudraient d'ailleurs pouvoir entrer à l'Académie des beaux-arts l'année prochaine. Les places sont limitées et il faudra redoubler d'efforts. Mais même en se donnant à fond, on ne peut empêcher les coups du sort. La vie est faite d'aléas, de hasard, tout arrive et parfois le talent et le travail ne suffisent pas pour réaliser ses rêves.

    Décrivant le quotidien simple et doux-amer d'un jeune garçon chinois des années 1990, ce roman graphique coloré de près de 600 pages se dévore avec la fraîcheur de l'adolescence qu'il dépeint.

  • Au royaume des formes, ça ne tourne pas rond : la Reine et le Roi exigent un successeur aux angles bien droits. Mais par un étrange malheur, ils font des enfants tout en rondeurs... Parviendront-ils à mettre au monde le beau polygone qui accèdera au trône ? Un conte épique et romantique, dans un curieux royaume où la géométrie fait de la poésie.

  • 2021, frontières fermées ? Voyage en terre indienne avec Lamouret !

    Bangalore n'a pas le charme désuet de Calcutta ni la folie épicée de Bombay, ou encore la grandeur historique de New Delhi. Mais dans les rues de Bangalore, on trouve de tout : des fruits et des légumes, du thé et des cigarettes, des cireurs de chaussures et parfois même des coiffeurs. La télévision s'y regarde au travers des vitrines des restaurants et le linge sale s'y lave en famille. Certains y dorment, d'autres y fument, boivent ou urinent contre les murs. Des serviteurs y promènent des chiens obèses et les jupes des filles raccourcissent, tandis que le corps des mères s'épaissit.

    Enfin, à Bangalore, on trouve aussi un dessinateur français, qui traîne dans les rues et tente de dessiner ce qui le séduit dans cette Babylone moderne.

  • Ils sont nés dans un couple royal sans enfant, grâce à l'aide d'une inventrice et d'une sorcière. Chaque jour, le robot de bois doit réveiller, avec une formule secrète, sa soeur la princesse qui se transforme en bûche dès qu'elle s'endort. Un matin, il oublie et une servante jette la bûche par la fenêtre. Pour retrouver sa soeur et rattraper sa bêtise, le vaillant petit robot est prêt à traverser la terre entière jusqu'au Pôle Nord, et même à donner sa vie...

  • Delphine Perret raconte un été qu'un enfant passe avec sa mère, dans la maison de ses grands-parents. Un été parmi d'autres, qui n'a finalement rien d'exceptionnel mais qui, grâce au talent de l'autrice illustratrice et à cette éternelle capacité d'émerveillement de l'enfance, devient « le plus bel été du monde ». Un album universel sur la transmission, l'apprentissage et la complicité de ce temps partagé entre enfant et adulte. Mère et fils partagent ensemble des moments fugaces, drôles ou tendres, d'une infinie simplicité et beauté, dans lesquels tous les enfants se reconnaîtront. Cet album raconte ni plus ni moins toutes ces saisons qu'il faudra à un enfant pour s'inscrire dans le monde, trouver sa place dans sa famille et dans la nature.

  • Introverti.es mode d'emploi est un guide de survie révolutionnaire à l'usage des discrets, des timides, des réservées, des rêveurs, des silencieuses, des solitaires, des secrètes, des renfermés, des cérébrales... Mais c'est aussi un manuel à destination des extravertis qui souhaitent "apprivoiser" un introverti.e Quizz, questionnaire de personnalité, conseils plus ou moins farfelus, grandes vérités scientifiques (mais nous n'en sommes pas tout à fait sûrs), enfin un ouvrage de référence, totalement décalé et drôle, sur l'introverti.e qui existe en chacun de nous!

  • René.e aux bois dormants

    Elène Usdin

    René n'est à sa place nulle part. Ni dans l'appartement qu'il partage seul avec sa mère, femme absente, aux manières froides ; ni avec les autres enfants de son école ; ni dans cette ville canadienne trop grande.
    Hypersensible, sauvage, il est sujet aux évanouissements durant lesquels il voyage dans des mondes fantasmagoriques. Au cours de l'un d'eux, il part à la recherche de son lapin qui s'est enfui.
    René bascule alors dans un monde peuplé de créatures aussi terrifiantes que bienveillantes.
    Sorcière sensuelle et cannibale en souffrance, ogre mangeur de lumière, créatures sans mémoire ou géant au coeur simple côtoient René, qui lui-même se métamorphose au gré des rencontres. Il devient Renée, fleur, chatte, arbre... Et revisite les mythes fondateurs des Premières Nations, peuples autochtones canadiens.
    Mais, où s'arrête le rêve ? Et qui rêve véritablement ?
    René, petit garçon à la recherche de son lapin ? René, homme au crépuscule de sa vie, à la recherche de ses blessures enfouies ?
    Ou encore Judith, sa fille, à qui René révélera la terrible histoire de son enfance volée et de sa véritable identité par l'intermédiaire du rêve ?

  • Un trop humain virus

    Jean-Luc Nancy

    • Bayard
    • 14 Octobre 2020

    L'Europe, depuis 1945, avait exporté ses guerres. Elle importe aujourd'hui une épidémie qui sème la confusion. Le coronavirus, produit de la mondialisation, déclenche une mécanique de forces techniques, économiques, dominatrices et du même coup remet en question le modèle de croissance. Cette crise sanitaire provient de nos conditions de vie, d'alimentation et d'intoxication. Ce qui était « divin » est devenu humain - trop humain comme dit Nietzsche. La loupe virale grossit les traits de nos contradictions et de nos limites. C'est un principe de réel qui cogne à notre porte. La mort, que nous avions exportée avec les guerres, elle que nous pensions confinée à quelques autres virus et aux cancers, la voilà qui nous guette au coin de la rue. Nous nous découvrons humains, mais sûrement ni surhumains ni transhumains. Trop humains ? Ou bien ne faut-il pas comprendre qu'on ne peut jamais l'être trop ? Une puissante et salutaire réflexion du plus grand philosophe français.

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  • La mort de Bernard Stiegler nous a frappés parce qu'elle était complétement imprévue. Mais c'est le contraire qui a lieu : par son imprévisibilité, sa mort ouvre une remobilisation, au sens où il doit s'agir de « produire à nouveau du mouvement ». Loin de s'atomiser dans la mort, Bernard nous y appelle, nous exhortant à comprendre et à éprouver qu'il est temps d'ex-ister hors d'un humanisme de l'homme supposé accompli et égal à lui-même C'est ainsi qu'est né ce petit livre : nous voici onze réunis par l'amitié pour Bernard, c'est-à-dire aussi l'amitié de Bernard pour chacune et chacun de nous. Son don pour l'amitié et de l'amitié n'était une qualité personnelle que parce qu'il était aussi en lui, à travers lui, un don de la pensée, c'est-à-dire de l'expérience de l'illimité.
    Aussi sommes-nous réunis ici de manière tout empirique, par des hasards en partie indépendants de nos rapports respectifs à Bernard Stiegler. Nous formons un « nous » par accident selon sa formule pour dire comment il était devenu philosophe. Le seul motif initial a été de lui consacrer un témoignage dans la maison d'édition et dans l'une des collections - « la Philosophie en effet » - où avait commencé la publication de ses oeuvres (et en particulier de La Technique et le Temps). Cet ouvrage est donc aléatoire au sens exact et non « pseudo-aléatoire [car] provenant d'un calcul numérique » Et dans son aléa il espère être contributif comme il aimait à dire.
    Jean-Luc Nancy.

  • Wonder landes

    Labruffe Alexandre

    De retour dans la forêt des Landes suite à l'incarcération de son frère aîné, rattrapé par ses souvenirs d'enfance, harcelé par les SMS & SOS du détenu, bouleversé par l'agonie du père, cerné par les huissiers, Alexandre Labruffe oscille entre stupeur et parano, non-dits et délires. Via cette généalogie du désordre, ponctuée de moments burlesques ou de phases paniques, il brise le miroir, parle à ses fantômes.

    Un coup de coeur d'Hélène

    Un coup de coeur d'Hélène

  • Figure majeure de l'art de l'affiche et de l'illustration contemporaine, Laurent Durieux est devenu en peu de temps une signature reconnue par de grands artistes et des cinéastes tels Francis Ford Coppola ou Steven Spielberg.

    Inspiré par les travaux d'Antonio Petruccelli et d'Ernst Hamlin Baker, par le rétrofuturisme et le 7e art, il trace depuis plus de dix ans une oeuvre unique et reconnaissable entre mille. Contenant une sélection choisie de son travail - ses posters les plus célèbres comme certaines oeuvres non retenues et montrées ici pour la première fois -, agrémenté de nombreux textes et d'un entretien inédit, cet ouvrage de collection offre à découvrir un univers pictural fantastique et hors du temps.

    Bienvenue dans le monde de Laurent Durieux.

    « Le très beau travail de Laurent Durieux élève l'art de l'affiche à un haut niveau. Les images, qui sont exécutées remarquablement, expriment des idées et des thèmes du film qu'il a choisi d'un nouvel éclairage. Ses images racontent beaucoup de choses sans mots et font partie de la merveilleuse tradition de l'art de l'illustration.» FRANCIS FORD COPPOLA, réalisateur « Le travail de Laurent nous permet de redécouvrir des classiques d'une façon totalement différente. J'attends toujours avec impatience la sortie de ses nouveaux posters, et j'aimerais tellement avoir plus de place sur mes murs pour en afficher davantage.» BOB GALE, scénariste et producteur « Travailler avec Laurent sur la bande-originale d'Oldboy m'a rendu certain d'une chose : il n'est pas seulement l'un des meilleurs illustrateurs du moment, c'est d'abord un véritable artiste. Ce qu'il a créé pour Oldboy est profondément subliminal. C'est comme regarder un film à travers une image unique, laquelle contient une beauté infinie et inoubliable.» NICOLAS WINDING REFN, réalisateur

  • Dans la chaleur de l'été 2019, Rosa Maria Unda Souki devrait être plongée dans les préparatifs de son exposition à venir. Recluse au Couvent des Récollets, entre vertiges du doute et farouche détermination, elle tarde à rédiger le texte destiné au catalogue, à penser l'agencement des tableaux - toujours en cours d'acheminement depuis le Brésil.
    Dans l'attente, elle retrace ce qui l'a menée là. Comment elle a consacré cinq ans à la figure emblématique de Frida Kahlo en peignant sa célèbre Maison bleue, constituant une oeuvre picturale d'une richesse saisissante. En quête d'elle-même, Rosa Maria renoue avec une Frida intime, comme si les clés pour se retrouver elle-même étaient aussi celles qui permettent de comprendre Frida. Rosa Maria investit les espaces, présents et passés : l'atelier où elle réside à Paris, le lieu de cette exposition en cours, mais aussi la maison de sa propre enfance à Guama, au Venezuela. Elle cherche à rendre l'écho des voix, celle de son père disparu, celle du pays dont elle s'est exilée, celle de Frida.

    Dans un dialogue permanent, superbement illustré de dessins au graphite et des tableaux originaux de l'auteure, Ce que Frida m'a donné nous invite à un troublant voyage, à la fois très personnel et universel, au coeur même du processus créatif, de la construction de la mémoire et de la réconciliation avec soi-même.

  • Furies

    Julie Ruocco

    Les destins d'une jeune archéologue, dévoyée en trafiquante d'antiquités, et d'un pompier syrien, devenu fossoyeur, se heurtent à l'expérience de la guerre. Entre ce qu'elle déterre et ce qu'il ensevelit, il y a l'histoire d'un peuple qui se lève et qui a cru dans sa révolution. Variation contemporaine des "Oresties", un premier roman au verbe poétique et puissant, qui aborde avec intelligence les désenchantements de l'histoire et "le courage des renaissances". Un hommage salutaire aux femmes qui ont fait les révolutions arabes.

  • Les prières

    Marco Lodoli

    Les Prières réunit trois romans inédits en français : Le Fleuve, Paolina, Proviseur.
    Dans Le Fleuve, Alessandro erre la nuit à la recherche de l'homme qui a sauvé son fils de la noyade. Paolina chemine seule dans la ville à la recherche des trois hommes avec qui elle a fait l'amour. Elle a quinze ans, trois roses à la main données par une Tsigane, et elle a jusqu'au soir pour savoir si elle gardera ou non l'enfant qu'elle porte. Dans un triste lycée de banlieue, un proviseur, qui s'est rêvé écrivain, se retranche dans son bureau avec deux otages et son fusil de chasse. Chacun des protagonistes de cette nouvelle trilogie romaine prie pour que change le cours de son existence. Ils ont tous le dos au mur, « à la recherche de quelque chose de plus grand qu'eux », écrit Lodoli dans sa préface à l'édition française. Dans l'impasse, ils n'ont rien sinon leur extrême « pauvreté » qui les protège et les sauve. L'important, c'est le chemin parcouru, jalonné de rencontres édifiantes, grotesques, drôles, généreuses, nécessaires. On ira à la fête des vieux enfants, on sauvera une vie dans la nuit, on croisera une lignée de cartomanciennes, un musicien punk, un escrimeur, un orphelin africain, un Dieu pas très catholique au téléphone, des prostitué(e)s, un sanglier blessé, des amours perdus.

    Un coup de coeur d'Hélène .

    Un coup  de coeur d'Hélène .

  • Quand il n'est pas sur un ring à boxer, Max Le Corre est chauffeur pour le maire de la ville. Il est surtout le père de Laura qui, du haut de ses vingt ans, a décidé de revenir vivre avec lui. Alors Max se dit que ce serait une bonne idée si le maire pouvait l'aider à trouver un logement.

    Un coup de coeur de Pamela et Cécile

    Un coup de coeur de Pamela et Cécile.

  • Le blizzard fait rage en Alaska.

    Au coeur de la tempête, un jeune garçon disparaît. Il n'aura fallu que quelques secondes, le temps de refaire ses lacets, pour que Bess lâche la main de l'enfant et le perde de vue. Elle se lance à sa recherche, suivie de près par les rares habitants de ce bout du monde. Une course effrénée contre la mort s'engage alors, où la destinée de chacun, face aux éléments, se dévoile.

    Avec ce huis clos en pleine nature, Marie Vingtras, d'une écriture incisive, s'attache à l'intimité de ses personnages et, tout en finesse, révèle les tourments de leur âme.

    Un coup de coeur d'Hélène et Pamela.

    Un coup de coeur d'Hélène et Pamela.

  • Syrie.
    Un vieil homme rame à bord d'une barque, seul au milieu d'une immense étendue d'eau. En dessous de lui, sa maison d'enfance, engloutie par le lac el-Assad, né de la construction du barrage de Tabqa, en 1973.
    Fermant les yeux sur la guerre qui gronde, muni d'un masque et d'un tuba, il plonge - et c'est sa vie entière qu'il revoit, ses enfants au temps où ils n'étaient pas encore partis se battre, Sarah, sa femme folle amoureuse de poésie, la prison, son premier amour, sa soif de liberté.

    Un coup de coeur d'Hélène

    Un coup de coeur d'Hélène

  • Lorsqu'elle reçoit un message lui annonçant qu'on a retrouvé sa mère, disparue trente ans plus tôt, Magdalena n'hésite pas. Elle prend la route pour le Sud-Ouest, vers la maison éclusière dont on lui a donné l'adresse, en bordure de canal.
    Comédienne réputée, elle a vécu toutes ces années sans rien savoir d'Apollonia. Magdalena a incarné des personnages afin de ne pas sombrer, de survivre à l'absence. Dès lors que les retrouvailles avec sa mère approchent, elle est à nu, dépouillée, ouverte à tous les possibles.
    Revenir à toi, c'est son voyage vers Apollonia. Un voyage intérieur aussi, vers son enfance, son père, ses grands-parents, ses amours. Un voyage charnel, parenthèse furtive et tendre avec un jeune homme de la région. Lentement se dévoile un secret ancien et douloureux, une omission tacitement transmise.
    Revenir à toi, c'est aussi un hommage à Antigone et aux grands mythes littéraires qui nous façonnent. Magdalena a donné vie à des personnages, elle est devenue leur porte-voix. Devant Apollonia, si lointaine et si fragile, sa voix intérieure se fait enfin entendre, inquiète mais déterminée à percer l'énigme de son existence.
    En l'espace de quelques jours, dans cette maison délaissée, Magdalena suit un magnifique chemin de réconciliation avec l'autre et avec elle-même. Vie rêvée et vie vécue ne font désormais qu'une.

    Un coup de coeur de Cécile

    Un coup de coeur de Cécile

  • Ma grand-mère a beau se transformer en personnage de roman, elle a néanmoins traversé les aventures que je lui prête. Les faits sont là. Le reste est en mon pouvoir, je me glisse dans le coeur de Mime qui se soigne avec les mots. Les femmes de ma famille sont infirmières ou institutrices, elles ont foi en l'utilité de leur métier. Éducation et santé : les deux ressources d'un pays qui va de Dunkerque à Tamanrasset.

    1925. Dans l'écho joyeux des Années folles, Mime et Marius sont jeunes et amoureux. Ils ont tout pour être heureux. Très vite, Henri vient au monde, puis Simone. Lorsque la petite fille meurt brutalement, le couple est terrassé. La douleur hantera Mime toute son existence. Mais en dépit du chagrin, elle avancera coûte que coûte, traversant les années quarante, les aléas de son mariage, les rêves entrevus, et cette guerre mondiale qui jusqu'en Algérie saccage, épuise, affame.
    Fresque des années trente aux années cinquante, le roman de Sophie Avon raconte une Algérie lumineuse et l'itinéraire d'une femme forte, figure émouvante d'une mythologie familiale.

    Un coup de coeur de Cécile

    Un coup de coeur de Cécile

  • Bien qu'il s'agisse d'une histoire à part entière, nous retrouvons Winona Cole, la jeune orpheline indienne lakota du roman Des jours sans fin, et sa vie dans la petite ville de Paris, Tennessee, quelques années après la guerre de Sécession.
    Winona grandit au sein d'un foyer peu ordinaire, dans une ferme à l'ouest du Tennessee, élevée par John Cole, son père adoptif, et son compagnon d'armes, Thomas McNulty. Cette drôle de petite famille tente de joindre les deux bouts dans la ferme de Lige Magan avec l'aide de deux esclaves affranchis, Tennyson Bouguereau et sa soeur Rosalee. Ils s'efforcent de garder à distance la brutalité du monde et leurs souvenirs du passé. Mais l'État du Tennessee est toujours déchiré par le cruel héritage de la guerre civile, et quand Winona puis Tennyson sont violemment attaqués par des inconnus, le colonel Purton décide de rassembler la population pour les disperser.
    Magnifiquement écrit, vibrant de l'esprit impérieux d'une jeune fille au seuil de l'âge adulte, Des milliers de lunes est un roman sur l'identité et la mémoire, une sublime histoire d'amour et de rédemption.

    Un coup de coeur d'Hélène

    Un coup de coeur d'Hélène

  • « Publier signifie mettre un livre dans les librairies. Et le vendre pour que les autres le lisent. Alors je serai écrivaine et vous serez mes lecteurs. C'est fou. C'est le plus fou qui m'est arrivé dans ma prostituée de vie. » Marga, Nati, Patricia et Angels vivent ensemble dans un appartement d'un quartier populaire de Barcelone. Pour ces cousines « en déficience intellectuelle », comme l'administration les qualifie, chaque jour apporte son lot de condescendance et d'infantilisation. Féministe, désinhibée et férue de danse, Nati s'attire souvent des ennuis. Patri n'a qu'une crainte, se faire virer de l'appartement et perdre son indépendance, tandis que Marga cherche à squatter un autre habitat pour être libre d'aimer qui elle veut. Angels observe le tout et se lance dans le récit de leur vie à quatre en lecture facile.
    Ce livre, aussi audacieux dans sa structure que dans son propos, est une charge féroce et drolatique contre le machisme, contre l'oppression, contre l'injustice. C'est aussi un roman qui célèbre le corps et la sexualité, le désir, la dignité de celles et ceux qui sont marqués par les stigmates de la « différence » et le pouvoir révolutionnaire du langage.

    Un coup de coeur de Paméla

    Un coup de coeur de Paméla

  • En 2018, Diégane Latyr Faye, jeune écrivain sénégalais, découvre à Paris un livre mythique, paru en 1938 : Le labyrinthe de l'inhumain. On a perdu la trace de son auteur, qualifié en son temps de « Rimbaud nègre », depuis le scandale que déclencha la parution de son texte. Diégane s'engage alors, fasciné, sur la piste du mystérieux T.C. Elimane, se confrontant aux grandes tragédies que sont le colonialisme ou la Shoah. Du Sénégal à la France en passant par l'Argentine, quelle vérité l'attend au centre de ce labyrinthe ?

    Sans jamais perdre le fil de cette quête qui l'accapare, Diégane, à Paris, fréquente un groupe de jeunes auteurs africains : tous s'observent, discutent, boivent, font beaucoup l'amour, et s'interrogent sur la nécessité de la création à partir de l'exil. Il va surtout s'attacher à deux femmes : la sulfureuse Siga, détentrice de secrets, et la fugace photojournaliste Aïda...

    D'une perpétuelle inventivité, La plus secrète mémoire des hommes est un roman étourdissant, dominé par l'exigence du choix entre l'écriture et la vie, ou encore par le désir de dépasser la question du face-à-face entre Afrique et Occident. Il est surtout un chant d'amour à la littérature et à son pouvoir intemporel.

    Un coup de coeur d'Olivier

    Un coup de coeur d'Olivier

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