La maison d'édition Arkhé fête ses 10 ans !

Des écrits qui éclairent sur les grands enjeux de demain.

  • le portrait du diable

    Daniel Arasse

    • Arkhe
    • 22 Avril 2021

    Prince des Ténèbres, Porteur de Lumière ou Roi des Enfer, le Diable a autant de noms que de visages. Mais où est passé le monstre aux yeux exorbités, aux cornes d'ébène et à la gueule pestilentielle, la Bête vers qui convergent toutes les déchéances et les déviances du genre humain ?
    Grâce à une lecture brillante des textes et des images de la Renaissance et du Moyen Âge, Daniel Arasse décrit l'irrésistible essor du Diable et révèle comment la culture humaniste a combattu cette ténébreuse créature médiévale pour la reléguer au rang de superstition.
    Pourtant, aujourd'hui, comme hier, Satan continue de hanter l'esprit des hommes. Mais depuis, nous lui avons prêté notre visage, nos habitudes, il est devenu une métaphore du « mal » qui ronge le coeur de l'humanité.

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  • Surf trip, shaper, hang ten, tube, stoked :
    Vous maîtrisez peut-être le vocabulaire du surf, mais saviez-vous que rien ne prédestinait le he'e nalu, une coutume ancestrale d'Hawaï, à devenir un phénomène d'ampleur mondiale ? De la découverte des îles du Pacifique par le capitaine Cook à l'annexion de l'archipel par les États-Unis, les obstacles à son ascension furent nombreux et souvent dramatiques : guerres fratricides, épidémies mortelles et missionnaires brutaux ont bien failli faire sombrer l'art de la glisse dans l'oubli, en même temps que la culture hawaïenne. Jérémy Lemarié retrace de manière inédite cette aventure extraordinaire, qui commence avec l'arrivée des premiers Polynésiens sur l'archipel et la naissance des premiers royaumes.

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  • Si vous croyez que l'Amérique a été découverte en 1492 par Christophe Colomb, détrompez-vous. Les Scandinaves ont peuplé l'Islande dès les années 870. De là, ils ont colonisé le Groenland et débarqué sur les côtes sauvages de Terre-Neuve ou les rivages isolés du Labrador, de l'autre côté de l'océan. Ils sont alors les premiers découvreurs du Nouveau Monde, le tout avant l'an mille. Des étonnantes richesses de l'Islande à la chute des colonies glaciales du Groenland, Régis Boyer nous livre le récit extraordinaire d'une histoire oubliée, celle d'une prodigieuse migration des peuples du Nord vers l'Ouest.
    En compagnie d'Adam de Brême, d'Eiríkr le Rouge ou de Leifr Eiríksson, ce livre nous entraîne au coeur des mystères de la découverte du Vinland : "Cette île, au-delà de laquelle il n'y a dans l'Océan plus aucune terre habitable. Et où tout est recouvert de glaces infranchissables et de ténèbres infinies".

  • Comment maniait-on une épée longue ?
    Porter une armure permettait-il de conserver la liberté de ses mouvements ? Les duels étaient-ils toujours sanglants ? Pour trancher dans le vif des idées reçues, Daniel Jaquet nous emmène à la découverte de l'éventail des pratiques martiales du monde médiéval. Il faut dire que l'art de la lutte ou du maniement de la hache n'était pas réservé aux seuls chevaliers :
    Bourgeois, étudiants, ou artisans s'entraînaient également au combat. Le duel judiciaire, lui, se pratiquait entre hommes de toutes conditions... et impliquait parfois des combats entre les deux sexes.
    Laissez-vous surprendre par les récits de ces combattants et de leurs motivations : ils bouleversent ce que l'on croyait savoir de la chevalerie et de l'art du combat au Moyen Âge.

  • C'est un fait : nous sommes devenus des loques humaines, incapables de faire autre chose que de « scroller » une quantité invraisemblable de contenu par jour. Des loques aux habitudes de « nouveaux riches » à grand renfort de chauffeurs privés, cuisiniers personnels, cinéma à la demande et appartements luxueux, des habitués de la commodité qui ont tout à portée de doigt, maintenant, tout de suite.
    En nous facilitant la vie, quelques entreprises technologiques ont généré d'énormes fortunes pour un très petit nombre de personnes. Cette poignée d'entrepreneurs technophiles affiche pour mission de créer un « impact » sur cette terre : ils veulent « bâtir l'avenir de la mobilité », « redéfinir les frontières de l'humain », « connecter la planète »... Avec, in fine, ce fameux « monde meilleur », leitmotiv principal d'un nouveau culte qui nous promet bonheur, paix, justice et vie éternelle, non pas au paradis dans un futur lointain, mais bien sur terre, ici, et maintenant.

  • Sommes-nous condamnés à vivre dans des bulles et à déserter la réalité ? Fuite dans des mondes imaginaires, apologie de la vie domestique, explosion du marché du "bien-être" , bulles de filtres et pensée magique. Chaque jour, nous déployons un véritable arsenal de protections psychiques et physiques pour nous mettre à distance d'un monde qui nous oppresse : bienvenue dans la civilisation du cocon ! Un nouveau monde de l'entre-soi, sous perfusion de bien-être, en passe de nous transformer, petit à petit, en êtres hypersensibles et ne supportant plus le moindre frottement avec la réalité.
    Comment sommes-nous passés d'un idéal de la vie "intense" à celui d'un quotidien "subi" que nous préférons fuir, bien à l'abri derrière nos forteresses de coussins ? Et surtout, ces bulles sont-elles en train de remplacer, dans nos principales préoccupations, un safe-space commun qui semble aujourd'hui nous échapper : notre planète et celles et ceux qui l'habitent avec nous ? Ce livre invite à prendre conscience de ce repli généralisé et à éclater ces bulles de confort où l'on commence à suffoquer.

  • Vous n'avez jamais eu l'idée d'une nouvelle technologie révolutionnaire, ni développé de grands projets artistiques ? Vous pensez que Léonard de Vinci, Thomas Edison ou Archimède ne sont pas de la même espèce que vous ? Rassurez-vous ! La créativité s'invite dans le quotidien de chaque être humain. De l'éducation de nos enfants à l'accommodation des restes de notre frigo, nous sommes sans cesse en train d'inventer et de créer.
    Et en plus, ça se travaille... Mais comment ? Développer sa créativité, c'est d'abord comprendre ce qui se passe en nous : Comment faisons-nous pour avoir de nouvelles idées ? Quelles sortes de stratégies mettons-nous en place, au quotidien, souvent sans nous en rendre compte ? Les sciences cognitives, qui étudient le fonctionnement de notre pensée, peuvent nous aider à décrypter ces schémas. C'est aussi questionner notre mode de vie.
    Pouvons-nous encore prendre le temps de penser alors que notre attention est captée en permanence ? Comment envisager des solutions innovantes à nos problèmes quand nous travaillons toujours dans l'urgence ? Ce livre invite à faire connaissance avec sa créativité pour mieux la développer. Au-delà des dogmes et des méthodes miracles, remplissez vous-même votre propre baignoire d'Archimède.

  • Ce livre se veut l'archéologie d'un mépris, celui de la femme et de la féminité, tel qu'il s'exprime en Europe depuis la haute Antiquité. Il ne porte pas simplement sur la femme en tant que telle, mais sur le terrible constat qui s'impose quant aux regards péjoratifs portés sur les femmes et la féminité. Ces regards sont ceux des hommes, parfois interiorisés par des femmes ; ils sont puissamment ancrés dans les mentalités par le langage, les théories, les images, les croyances et le droit.
    Ainsi, les vecteurs de la misogynie sont extrêmement divers : poètes, mythographes, artistes, médecins, philosophes, enseignants, médias, mais aussi hommes d'Eglise, politiques et juristes. Comme toute archéologie, ce livre définit un terrain de fouilles, l'Europe, et nous entraîne dans un voyage autour des textes, de l'antiquité au XXe siècle. On y découvre que la misogynie s'exprime au travers de thèmes transmis et ressassés de génération en génération, et profondément ancrés dans notre culture et dans notre vie quotidienne.
    Comment comprendre la misogynie ? Procède-t-elle uniquement de cette culture enracinée au plus profond de nous ? Est-elle partie intégrante de la masculinité ? D'une virilité façonnée par le modèle patriarcal ? Le déclin de ce dernier serait-il susceptible d'entraîner la fin d'une misogynie que l'on pensait indétrônable ?

  • Pouvait-on changer de genre au Moyen Âge ?
    Être sainte et se faire passer pour moine ? Changer d'habits comme d'identité durant cette période dominée par la chrétienté ? Pour faire taire les idées reçues, Clovis Maillet démontre que les expériences de transidentité n'ont pas l'apanage de la modernité. Que le combat pour l'émancipation peut même passer par la réappropriation des figures de l'histoire. Ainsi l'héritage de Jeanne d'Arc est-il disputé à la droite nationaliste par les militants queer libertaires qui la considèrent, depuis la fin du XXe siècle, comme une guerrière transgenre.
    Une héroïne, qui comme d'autres, a refusé d'être identifié au sexe qui lui a été assigné à la naissance.

  • Qu'ils soient humbles ou illustres, l'histoire romaine regorge de voyageurs ayant parcouru les immenses routes impériales. L'empereur Hadrien est probablement le plus célèbre d'entre eux. L'essentiel de son règne s'accomplit loin de Rome, des rives de la Méditerranée jusqu'aux confins de l'Empire. Savants et lettrés, mercenaires ou simples citoyens des quatre coins du monde : le voyage est propice aux rencontres en tous genre. Au fil de son périple, les villes s'embellissent et les défenses de l'Empire se consolident sous la protection des dieux.
    Ce voyage sur les pas d'Hadrien nous permet d'embrasser l'immensité et la vie quotidienne d'un Empire à son apogée, en même temps qu'il nous donne à voir le génie politique et la sensibilité esthétique d'un homme exceptionnel.

  • Tube, wax, shaper, beachbreak : vous maîtrisez peut-être le vocabulaire du surf, mais saviez-vous que rien ne prédestinait le he'e nalu, cette coutume ancestrale de l'archipel des Hawai'i, à devenir un phénomène d'ampleur mondiale.
    De la découverte des îles du Pacifique par le capitaine Cook à l'annexion d'Hawaï par les États-Unis, les obstacles à son expansion furent nombreux et souvent dramatiques :
    Guerres fratricides, épidémies mortelles, missionnaires brutaux et économie capitaliste sans scrupule ont bien failli faire sombrer le surf dans l'oubli.
    Jérémie Lemarié retrace pour la première fois cette aventure, qui commence avec la formation des premiers royaumes de l'archipel. Vous découvrirez qu'au-delà du surf, notre amour pour l'océan, le culte du corps, les rituels de baignade et de soins sont autant d'héritages issus de cette pratique.
    De Mark Twain à King Kelly, en passant par le Capitaine Cook, Duke Kahanamoku et jusqu'aux plages de Hossegor : une philosophie est née, avec ses légendes, ses héros, ses révolutions technologiques... et sa recherche éperdue de liberté. La culture surf a enfin son histoire !

  • Quand il prend la tête de l'hôpital psychiatrique de Gorizia, aux débuts des années 1960, Franco Basaglia constate que l'institution, lieu d'exclusion social, réduit la "folie" à des paramètres purement médico-biologiques, et tend à chosifier radicalement le patient: de sujet, il devient objet, de "personne à comprendre", il devient "problème à gérer".
    Exproprié du sens de sa souffrance comme de sa parole, le patient, réduit au statut de "danger pour lui-même et la société", n'est plus soigné, mais simplement parqué. Franco Basaglia, en un geste inédit et révolutionnaire, décide alors de rompre avec la structure asilaire. Son asile psychiatrique n'est plus un espace fermé, mais ouvert. Les patients peuvent librement en sortir, les proches librement les visiter.
    Des assemblées générales, quotidiennes et non obligatoires, réunissent psychiatres, personnels soignants et patients, et permettent de fixer démocratiquement les règles de la vie communautaire.

  • le portrait du diable

    Daniel Arasse

    • Arkhe
    • 21 Janvier 2010

    Un cardinal qui n'aimait pas le Jugement Dernier de Michel-Ange fut bien puni par le peintre, qui fit son portrait en Lucifer.
    L'anecdote est savoureuse et instructive, mais elle ne montre pas seulement l'indépendance d'esprit du plus grand artiste de la Renaissance. Pour Daniel Arasse, elle est révélatrice d'une évolution culturelle majeure : la disparition de la figure du Diable dans la peinture. Grâce à un examen précis et inventif des textes religieux et des images de la fin du Moyen Age et de la Renaissance, il décrit ici l'émergence de l'image du Diable, son utilisation et son essor, dans le cadre de pratiques dévotionnelles où les images se doivent d'être efficaces.
    Puis il montre comment la culture humaniste a rendu caduque cette figure médiévale, et l'a reléguée au rang de superstition. Désormais, le Diable n'est plus l'Autre de l'homme, le Diable est en l'homme.

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