Le Monde du travail

Regards sur le monde du travail depuis l'usine jusqu'à Amazon

  • Thierry Metz, manoeuvre mais aussi écrivain et poète, a consacré ses heures de liberté à l'écriture. En 1990, pendant six mois, alors qu'il travaillait à la réhabilitation d'une usine, il a consigné sa vie quotidienne au coeur de ce Journal d'un manoeuvre, d'une poésie brute, splendide, émouvante.

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  • «Au fil des heures et des jours le besoin d'écrire s'incruste tenace comme une arête dans la gorge Non le glauque de l'usine Mais sa paradoxale beauté».

    Ouvrier intérimaire, Joseph embauche jour après jour dans les usines de poissons et les abattoirs bretons. Le bruit, les rêves confisqués dans la répétition de rituels épuisants, la souffrance du corps s'accumulent inéluctablement comme le travail à la ligne. Ce qui le sauve, ce sont l'amour et les souvenirs de son autre vie, baignée de culture et de littérature.
    Par la magie d'une écriture drôle, coléreuse, fraternelle, l'existence ouvrière devient alors une odyssée où Ulysse combat des carcasses de boeuf et des tonnes de bulots comme autant de cyclopes.

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  • Ils sont au coeur de notre économie de l'urgence, qui sont-ils ?
    Ce sont des errants perpétuels. On les voit en file sur les autoroutes et les nationales, stationnés sur les aires de repos, on les double sur les autoroutes. Les routiers, aux commandes de leurs poids lourds, font partie du paysage. Souvent on les considère comme des pollueurs, des gêneurs, voire de potentiels tueurs. Mais que sait-on d'eux ? De leurs conditions de travail et de leur vie sur les routes ?
    C'est pourtant sur eux que repose la pression d'un monde impatient qui veut tout, tout de suite et n'admet plus le moindre retard. Maillons indispensables de la logistique, ils sont de plus en plus pressurisés par l'économie numérisée et les exigences des consommateurs. Les routiers sont les soutiers de la mondialisation, de ce système qui s'emballe.
    Le journaliste Jean-Claude Raspiengeas s'est embarqué avec eux, dans leurs 44 tonnes. Il s'est glissé dans leur cabine. Il a partagé leur quotidien pour comprendre cette vie de solitaire. Il raconte tout un monde : depuis le bitume, les entrepôts, les restos routiers, à l'ancienne, ouverts 24h sur 24, jusqu'à leur habitacle, qu'ils ne quittent guère. Il revient sur l'histoire, analyse les enjeux écologiques et économiques et projette l'avenir.

  • Jeune veuve de guerre, Irene Sandle quitte Wellington en 1952 avec sa petite fille, Jessie, pour travailler dans les champs de tabac. Mais le nouveau départ tourne au cauchemar quand elle épouse l'inquiétant gérant de l'exploitation, Jock Pawson, une décision tragique qui pèsera sur toute sa descendance.

    Dans cette éblouissante saga, les femmes, fortes et attachantes, menant de front combats intimes et politiques, donnent matière à d'inoubliables portraits.

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  • C'est l'histoire d'une radio pirate qui défie le pouvoir : il y a quarante ans, Lorraine Coeur d'Acier posait, pour toujours, un jalon essentiel dans l'histoire des luttes et des radios libres. Une radio populaire qui libère la parole d'une population tout entière.

    Lorraine Coeur d'Acier ? Le 12 décembre 1978, sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing, est annoncé le plan Davignon qui va liquider la sidérurgie dans le bassin lorrain.
    Début mars 1979 débarquent à Longwy les journalistes Marcel Trillat et Jacques Dupont : à l'instigation de la CGT, les deux journalistes vont animer des mois durant ce qui allait devenir une radio à nulle autre pareille, une radio de lutte, une radio illégale défiant le pouvoir giscardien, mais aussi une radio « libre », au sens plein de ce terme. Une radio ouverte à tous. « Y compris aux gauchistes et à la droite ? », s'étrangle Eugène. C'est juré, il n'y mettra jamais les pieds. Camille, à rebours de son père, la fréquentera chaque jour, et pas seulement pour la belle voix de Mathilde...

  • Loin des idées reçues, cet ouvrage sans équivalent raconte et explore « le siècle ouvrier ». Faisant la part belle aux témoignages, l'auteur trace les contours du quotidien ouvrier : travail, engagements, combats, mais aussi vie de famille, logements, loisirs. Il inscrit l'histoire de ces hommes et ces femmes dans un siècle scandé par les crises, du Front populaire à Mai 1968, en passant par les deux guerres mondiales et la crise des années 1930.
    Balayant bien des clichés - comme les liens indéfectibles entre partis de gauche et classe ouvrière - et investissant d'autres thèmes - les femmes, les immigrés, la « centralité » ouvrière -, cette synthèse novatrice nous livre les clés pour saisir la force et la complexité d'un monde qui incarne le XXe siècle français dans son aspiration à la solidarité comme dans sa récente déstabilisation.

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  • Les Misérables

    Eric Salch

    • Glenat
    • 19 Mai 2021

    La périgourdine n'arrangera pas leurs misères... On ne va pas vous réexpliquer Les Misérables de Victor Hugo. On connaît tous les histoires de ses personnages. Celle du pauvre bougre Jean Valjean qui un jour vola un pain, se fit mettre au bagne pendant 19 ans et toute sa vie tenta de racheter ses pêchés. Celle de la petite Cosette, orpheline et élevée par les raclures de Thénardier. Celle de cet indécrottable adorateur du livre des lois qu'est Javert, défenseur obstiné de la justice.
    Celle de Marius, jeune intellectuel bohème et amoureux de Cosette. Celle de Gavroche, archétype du joyeux gamin des rues parisien... Tout ça, on le sait déjà plus ou moins, mais ce qu'on ne connait pas, ce que jamais on n'aurait pu imaginer, c'est la version des faits par Eric Salch. Drôle et tragique, aidé d'une poésie fiévreuse et souillée bien à lui, Eric Salch livre une vision personnelle et décalée des Misérables.
    Si le récit suit parfaitement la narration de l'oeuvre originale et que la pertinence de son propos reste indéniable, Eric Salch grossit les traits, ajoute anachronismes et absurdités pour ainsi nous faire rire du drame et du terrible de cette sublime tragédie romanesque.

  • Nous vivons une époque dangereuse pour la démocratie, une époque qui creuse les écarts entre gagnants et perdants. En cause, l'idéal de la méritocratie qui, généralement associé au fonctionnement régulier des institutions démocratiques, à l'autonomie et à la liberté des citoyens, et à une certaine forme de justice sociale, apparaît fondamentalement vicié et in fine inégalitaire, conduisant les sociétés occidentales à une véritable « tyrannie du mérite ». La conséquence est un mélange de colère et de frustration qui a alimenté les protestations populistes et la polarisation extrême - le Brexit au Royaume-Uni, comme l'élection de Donald Trump aux États-Unis, était un verdict sans appel, qui traduit les inquiétudes, les frustrations et l'exaspération suscitées par des décennies d'inégalité croissante, et une mondialisation qui ne profite qu'aux élites tout en donnant aux citoyens ordinaires le sentiment d'être démunis.
    Face aux écueils d'une méritocratie qui engendre excès d'orgueil et humiliation, Michael J. Sandel rappelle qu'il est plus que jamais nécessaire de revoir notre position vis-à-vis du succès et de l'échec, en prenant davantage en compte la part de chance qui intervient dans toutes les affaires humaines et en prônant une éthique de l'humilité plus favorable au bien commun.
    Après l'immense succès de Justice, Michael J. Sandel, professeur renommé de philosophie politique à l'Université de Harvard, examine avec force les maux et les nouveaux défis auxquels se trouvent confrontées nos sociétés actuelles.

  • Le chemin

    Miguel Delibes

    • Verdier
    • 1 Octobre 1994
  • Vous ne le saviez peut-être pas mais avant d'être un célèbre auteur de bandes dessinées, le jeune étudiant Guy Delisle a travaillé trois étés dans une usine à papier. A partir de cette expérience de jeunesse, il dresse un portrait drôle et tendre du monde du travail et questionne les relations qu'il entretient avec son père, lui-même salarié dans l'usine.

  • Photographe de la FSA dans les années 30, Walker Evans fit de son oeuvre le témoin dépouillé et rigoureux de la société américaine et de sa dérive industrielle.

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  • La scierie

    Anonyme

    Le lendemain matin, je me lève à cinq heures trente, je pars à six heures quinze vers Huisseau. On est en septembre, le jour se lève à peine. Je vois des quantités de lapins dans le parc de Chambord. J'arrive à la scierie en avance. Tout est sombre sous le hangar. J'ai dans mes sacoches ma gamelle qui contient mon repas de midi. Le chauffeur bourre la chaudière et fait monter la pression. Je m'approche du four et je me chauffe. Il est sept heures moins dix. Tout le monde arrive tout à coup et se rassemble autour du four. Garnier arrive bouffi, il n'a pas fini de s'habiller, il sort du lit, il ne mange pas le matin. Après de brèves politesses, à sept heures moins cinq, il gueule : - Allez, graissez !

  • « La génération actuelle de révolutionnaires du management considère l'éthos artisanal comme un obstacle à éliminer. On lui préfère de loin l'exemple du consultant en gestion, vibrionnant d'une tâche à l'autre et fier de ne posséder aucune expertise spécifique. Tout comme le consommateur idéal, le consultant en gestion projette une image de liberté triomphante au regard de laquelle les métiers manuels passent volontiers pour misérables et étriqués. Imaginez à côté le plombier accroupi sous l'évier, la raie des fesses à l'air. » Matthew B. Crawford était un brillant universitaire, bien payé pour travailler dans un think tank à Washington. Au bout de quelques mois, déprimé, il démissionne pour ouvrir. un atelier de réparation de motos. À partir du récit de son étonnante reconversion, il livre dans cet ouvrage intelligent et drôle une réflexion particulièrement fine sur le sens et la valeur du travail dans les sociétés occidentales.
    Mêlant anecdotes, récit, et réflexions philosophiques et sociologiques, il montre que ce « travail intellectuel », dont on nous rebat les oreilles, se révèle pauvre et déresponsabilisant. À l'inverse, il restitue l'expérience de ceux qui, comme lui, s'emploient à fabriquer ou réparer des objets - dans un monde où l'on ne sait plus qu'acheter, jeter et remplacer. Le travail manuel peut même se révéler beaucoup plus captivant d'un point de vue intellectuel que tous les nouveaux emplois de l'« économie du savoir ».

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  • Sherri mène sa vie au jour le jour, au rythme de ses rencontres, au milieu des vapeurs d'alcool et de l'excitation des hommes, dans les boîtes où elle fait du strip-tease. Mais, à 36 ans, elle est bien décidée à « s'extirper de la pénombre des bars et à conquérir la lumière du jour ». La vie l'oblige brutalement à tourner la page : elle vient de tuer son amant et, même si elle était soûle, même si le type était une brute, il vaut mieux se faire oublier. Lorsqu'elle tombe en arrêt devant le « Miami Purity », un pressing qui recherche une employée, Sherri se dit que c'est un clin d'oeil du destin. En franchissant le seuil du magasin, elle ne sait pas encore qu'elle va plonger dans un univers de folie, de perversité et de cruauté. Dans la chaleur étouffante, le tintamarre des machines et l'odeur écoeurante des solvants, la vie de Sherri va prendre un tour franchement noir... « «Miami Purity», c'est de la littérature chauffée à blanc. » (James Ellroy)

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  • Culture du pauvre

    Richard Hoggart

    • Minuit
    • 1 Octobre 1970

    Protestation élevée, au nom de l'objectivité, contre les poncifs aristocratiques ou populistes qui s'interposent entre les classes populaires et ses observateurs, nécessairement intellectuels ou bourgeois, the uses of literacy relève aussi de l'autobiographie, sinon de l'auto-analyse.
    Mais, grâce à une attention clinique aux nuances de la vie quotidienne, l'auteur réussit à tirer de son expérience d'intellectuel issu des classes populaires tout ce que l'ethonologue averti sait tirer d'un bon " informateur ". sans nier les changements que les moyens modernes de communication ont déterminés dans la culture des classes populaires, richard hoggart essaie d'en prendre la juste mesure en faisant voir que la réception d'un message culturel ne saurait être dissociée des conditions sociales oú elle s'accomplit.
    Il se donne ainsi les moyens de comprendre tout ce que la consommation culturelle doit à l'éthos de classe des consommateurs : le mythe du " conditionnement des masses " peut alors céder la place à l'analyse de l'adhésion à éclipses ou de l'attention oblique, conçues comme dispositions spécifiques des classes populaires portées par la logique de leur situation à trouver dans le cynisme narquois et une grande capacité d'indifférence leur meilleure protection contre le monde des " autres ", son autorité et ses sollicitations.

  • Le 1er mai 1891, malgré les interdictions patronales, les ouvriers grévistes ont décidé de défiler dans la cité textile de Fourmies (Nord), pour réclamer la journée de huit heures. La veille, affolés, les industriels des filatures ont sommé le maire de la ville, Auguste Bernier - lui-même directeur d'une usine - d'exiger du préfet l'envoi de la troupe.

    Deux régiments d'infanterie de ligne, les 84e et 145e, cantonnés tout près à Avesnes-sur-Helpe et à Maubeuge, se mettent en position sur la place centrale de Fourmies, bordée par l'église, la mairie et la maison d'arrêt.
    En fin de journée, une foule revendicative déboule sur la place, un officier ordonne aux soldats de tirer... Neuf personnes meurent. Elles deviendront les martyrs de la cause socialiste naissante.

    En virtuose, Alex W. Inker, entraîne le lecteur au plus près des personnages, le plongeant en apnée au coeur des événements aux côtés de :
    Maria, la jeune et belle ouvrière aux cheveux de feu.
    Kléber, le jeune porte-drapeau amoureux de Louise.
    Louise, l'ouvrière gouailleuse.
    Émile, le gamin innocent pêcheur de grenouilles, Gavroche bravache et frondeur.
    Un soldat, l'idéaliste qui ne tirera pas et n'épaulera même pas son fusil Lebel.
    Un vieux soldat, le salaud qui achèvera les blessés à la baïonnette.

  • Olivier Twist (1838) est un feuilleton criminel d'une noirceur concentrée.
    Un angélique orphelin échappe aux sévices que les institutions charitables de l'Angleterre victorienne réservent aux enfants abandonnés pour tomber dans les plus fangeux cloaques des bas-fonds londoniens. L'apprentissage précoce du vice et du crime y est de règle pour échapper à la misère et à la faim. On n'oubliera guère, après les avoir croisés, ni l'abominable Bumble ni le ténébreux Fagin, cette saisissante préfiguration des gibiers de bagne qui hanteront les Misérables de Victor Hugo.
    Créations de l'imaginaire ? Ombres portées des terreurs et des cauchemars de l'enfance ? Peut-être. Toujours est-il que les contemporains y virent le reflet de la Réalité.
    « Il n'y a pas tant de différence entre ce noir tableau de l'enfance et le tableau de l'usine par Karl Marx », remarque d'ailleurs Alain.
    Et Dickens de préciser sa pensée :
    « Je voudrais, que quelque philosophe bien nourri, chez qui la bonne chère n'engendre que de la bile, de ces philanthropes au sang glacé, au c½ur de fer, eût pu voir Olivier Twist se jeter sur ces restes dont le chien n'avait pas voulu, et contempler l'affreuse avidité avec laquelle il déchirait et avalait les morceaux. Il n'y a qu'une chose que je préférerais, à cela, ce serait de voir le philosophe faire le même repas et avec le même plaisir.
    Il faut s'en souvenir à chaque page en découvrant Les Aventures d'Oliver Twist.

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  • Thomas, Mehdi et Louise se connaissent depuis l'enfance.

    À cette époque, Les Verrières étaient un terrain de jeux inépuisable. Aujourd'hui, ils ont grandi, leur quartier s'est délabré et, le temps d'un été, l'usine devient le centre de leurs vies.

    L'usine, où leurs pères ont trimé pendant tant d'années et où Thomas et Mehdi viennent d'être engagés.

    L'usine, au centre de la thèse que Louise prépare sur les ouvriers frontaliers, entre France et Suisse.

    Ces enfants des classes populaires aspiraient à une vie meilleure. Ils se retrouvent dans un monde aseptisé plus violent encore que celui de leurs parents. Là, il n'y a plus d'ouvriers, mais des opérateurs, et les machines brillent d'une étrange beauté.

    Grande fresque sur la puissance et la fragilité de l'héritage social, Thomas Flahaut écrit le roman d'une génération, avec ses rêves, ses espoirs, ses désillusions.

  • Nous les côtoyons tous les jours. Souvent ils sont ivres et peinent à mendier. Ils sentent mauvais, vocifèrent et font un peu peur. Nos regards se détournent. Qui sont ces marginaux au visage ravagé ? Ce sont les clochards. Fous d'exclusion. Fous de pauvreté. Fous d'alcool. Et victimes surtout. De la société et de ses lois. Du marché du travail et de ses contraintes. Mais au-delà, c'est contre la vie même qu'ils se révoltent. Hallucinés, ivres, malades, c'est un autre et impossible ailleurs dont ils s'obstinent à rêver furieusement. Patrick Declerck, psychanalyste et ethnologue, a suivi la population des clochards de Paris durant plus de quinze ans : dans la rue, dans les gares, dans les centres d'hébergement, au Centre d'accueil et de soins hospitaliers de Nanterre, au Samu social. En 1986, dans le cadre de Médecins du Monde, il a ouvert la première consultation d'écoute destinée aux SDF en France.

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  • Erwan est ouvrier dans un abattoir près d'Angers. Il travaille aux frigos de ressuage, dans un froid mordant, au rythme des carcasses qui s'entrechoquent sur les rails. Une vie à la chaîne parmi tant d'autres, vouées à alimenter la grande distribution en barquettes et brochettes. Répétition des tâches, des gestes et des discussions, cadence qui ne cesse d'accélérer... Pour échapper à son quotidien, Erwan songe à sa jeunesse, passée dans un lotissement en périphérie de la ville, à son histoire d'amour avec Laëtitia, saisonnière à l'abattoir, mais aussi à ses angoisses, ravivées par ses souvenirs. Et qui le conduiront à commettre l'irréparable.

    Jusqu'à la bête est le récit d'un basculement, mais également un roman engagé faisant résonner des voix qu'on entend peu en littérature.

  • Ness, Ferdinand, Sander et Zéno sont Pâles et leur avenir a été tracé par les Bleus. Ces derniers sont l'élite de la Nation, une caste décidant de tout, possédant tous les avantages et dirigeant le pays sans aucune opposition. Les Pâles n'ont pas d'autres choix que d'obéir et occuper sagement la place que les Bleus leur ont réservée : la pire. La refuser c'est se condamner et c'est le choix que vont faire Ness et ses amis. Un choix qui les amènera à découvrir les pires et les plus beaux secrets de leur société.

  • Plutôt que de réfléchir de manière abstraite à  la réduction de la pauvreté dans les pays en voie de développement, Esther Duflo évalue concrètement et localement l'efficacité des programmes qui y sont menés.
    Pour ce faire, elle utilise une méthode fondée sur des expériences « randomisées » : sur le modèle des essais cliniques en usage en médecine, elle compare des localités ou des régions qui ont bénéficié d'une action spécifique (par exemple la construction d'une école) à  celles qui n'en ont pas bénéficié. En confrontant les groupes tests avec les groupes témoins, on peut repérer ce qui fonctionne et ce qui échoue. Ces deux ouvrages rendent compte des résultats de plusieurs dizaines d'expériences réalisées in vivo au sujet des écoles au Kenya, des commissariats en Inde, de la distribution de moustiquaires en Afrique, du microcrédit, des aides au développement agricole, etc. Le premier volume porte sur ce que les économistes appellent le « capital humain » (la promotion de la santé, l'investissement dans l'éducation, la formation des hommes), le deuxième sur les institutions (la lutte contre la corruption, l'élaboration d'une meilleure gouvernance, l'organisation des marchés).

  • Au cours des dix dernières années, une nouvelle approche de l'étude du développement économique et de la pauvreté a émergé : l'approche expérimentale. Les politiques de lutte contre la pauvreté sont testées lors d'expériences pilotes menées avec la rigueur des essais cliniques. Idées nouvelles et solutions anciennes sont évaluées sur le terrain, ce qui permet d'identifier les politiques efficaces et celles qui ne le sont pas. Ce faisant, nous améliorons notre compréhension des processus fondamentaux qui sont à l'origine de la persistance de la pauvreté. Avec la méthode expérimentale, la science et la lutte contre la pauvreté se renforcent mutuellement.

  • "Un homme est mort à la Filature, devant sa machine, le bras arraché, la mâchoire fracassée.
    Accident du travail ? Règlement de comptes ? Rivalité amoureuse ?
    Personne n'est capable de le dire.C'est tout juste si la direction de l'usine autorise ses camarades à prononcer son prénom. Son nom, il n'en est pas question.
    Autour du cadavre d'Axel T., 24 ans, les intérêts et les convictions s'affrontent.
    Dans le camp des ouvriers, on pressent la vérité. Le patron veut imposer la sienne.
    L'inspecteur du travail Mickiewicz s'acharne à la débusquer. Opiniâtrement.Aidé par Justin, un jeune mécanicien idéaliste. Autour de l'usine, la Grande Guerre se profile, le vieux monde s'inquiète.Des hommes vont disparaître, mais c'est aussi le XIXe siècle, le travail des enfants et quelques injustices qui sont appelés à mourir..."

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