Afghanistan - notre sélection de lectures

  • Mahmud Nasimi a quitté l'Afghanistan en 2013 laissant derrière lui un pays en guerre, son pays. Il vit en France depuis 2017. La vie de " réfugié " aurait pu briser cet homme qui avait tout perdu. Mais la découverte de la langue française qu'il a apprise et sa passion pour la littérature française lui ont permis de se reconstruire au fil des phrases qui construisent ce récit. Un récit profondément touchant où s'entremêlent le passé heureux et le présent douloureux.
    Mahmud, réfugié à Paris, a trouvé grâce à la littérature son nouveau chemin de vie.

  • en Afghanistan

    Stewart-R

    Depuis le 11 septembre 2001, nous avons beaucoup entendu parler de l'Afghanistan mais que savons-nous vraiment de ce pays ? De sa culture et de ses habitants ?
    C'est à une véritable découverte que nous invite Rory Stewart qui, après la chute des talibans, entreprend de traverser le pays à pied en suivant l'itinéraire qu'a emprunté cinq siècles auparavant Babur, l'empereur qui allait fonder la dynastie moghole en Inde.
    Ce voyage difficile n'est possible que grâce à sa connaissance du pays, des dialectes persans et de l'Islam.
    Au long du chemin, il rencontre des héros et des voyous, des anciens et des enfants-soldats, des talibans et des Occidentaux. Il découvre parfois des villages rayés de la carte ou des endroits qui semblent tout droit sortis du passé...
    Tour à tour surprenant, tragique, émouvant et même drôle, ce livre nous révèle une réalité que nous ne soupçonnions pas, un pays qui se définit encore aujourd'hui par la tradition et l'allégeance. C'est aussi le portrait d'un peuple meurtri par les guerres successives et isolé du reste du monde. On comprend encore mieux pourquoi la situation est si difficile aujourd'hui dans ce pays et pourquoi elle est appelée à le rester...

  • Dans les ruines brûlantes de la cité millénaire de Kaboul, la mort rôde, un turban noir autour du crâne. Ici, une lapidation de femme, là des exécutions publiques, les Taliban veillent. La joie et le rire sont suspects. Atiq, le courageux moudjahid reconverti en geôlier, traîne sa peine. Le goût de vivre a également abandonné Mohsen, qui rêvait de modernité. Son épouse Zunaira, avocate, plus belle que le ciel, est désormais condamnée à l'obscurité grillagée du tchadri. Alors Kaboul, que la folie guette, n'a plus d'autres histoires à offrir que des tragédies. Le printemps des hirondelles semble bien loin encore.

    « Un cri déchirant au coeur de la nuit de l'obscurantisme. » Alexandra Lemasson - Le Magazine littéraire

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  • les porteurs d'eau

    Atiq Rahimi

    L'action du roman se concentre en une seule journée : le 11 mars 2001. Ce jour-là, les Talibans détruisent les deux Bouddhas de Bâmiyan, en Afghanistan. Au petit matin, à Paris, Tom décide de quitter sa femme Rina qui dort près de lui. Tom est afghan, représentant de commerce, exilé en France. Il souffre de paramnésie, la sensation obsédante de déjà-vu ou déjà-vécu. Il doit se rendre à Amsterdam, où il a rendez-vous avec sa maîtresse, une mystérieuse Nuria.
    Mais quand il arrive, elle a disparu. Au même moment, à Kaboul, un autre couple se réveille. Yûsef se lève pour remplir sa tâche quotidienne de porteur d'eau. Il risque sinon la colère des Talibans et 97 coups de fouet sur le dos. En partant travailler, il s'arrache à la contemplation de Shirine, la femme de son frère en exil. Ce jour-là, Tom et Yûsef vont chacun faire une rencontre qui marquera leur vie.
    Dans ce roman d'amour, les contes et la sagesse d'autrefois se mêlent à la cruauté de l'histoire contemporaine. Deux destins parallèles, tragiques et bouleversants, qui sans jamais se croiser, livrent un grand récit polyphonique sur l'exil, la mémoire, l'amour et la liberté.

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  • Cet ouvrage décrit l'expérience que les pays arabes ont faite de l'ère du pétrole depuis les premiers forçats de l'industrie jusqu'aux hérauts de la modernité post-pétrolière, en partant des analyses que ces hommes ont livrées sur l'expérience de leurs propres sociétés. En donnant la priorité aux sources arabes, il retrace le versant surprenant de l'histoire de l'énergie du monde contemporain.

    L'après-pétrole est désormais un mot d'ordre dans les pays arabes. Dans le nouvel orientalisme que les pays du Golfe offrent à leurs touristes, les Mille et une nuits sont conjuguées à la modernité numérique mais l'or noir est relégué à l'arrière-plan. Au début du xxi e siècle, la transition économique est pourtant particulièrement difficile pour les pays arabes tant elle implique un changement radical du modèle de société. En un peu plus de deux générations, ces tardvenus du pétrole ont vécu au cours de la seconde moitié du xx e siècle une transformation sans équivalent dans le reste du monde, passant de l'opulence à l'austérité et de l'enthousiasme au désenchantement. Fondement d'un panarabisme volontiers révolutionnaire avant d'être le pilier d'États autoritaires, moteur de l'industrialisation des économies et de leur dépendance économique, exploité sans scrupules par l'État islamique, le pétrole a façonné le monde arabe et conditionné les rapports que nous entretenons avec lui.

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  • De ses engagements étudiants pendant les « années de poudre » aux voyages en Afghanistan, en passant par la Turquie, l'Iran, le Pakistan ou le Yémen, jusqu'à ses fonctions « officielles » en Asie centrale et sa consécration scientifique, Olivier Roy revient ici sur son parcours surprenant.

    Au-delà d'un récit vivant et coloré, les événements deviennent prétextes à de multiples observations, inédites et stimulantes pour l'intelligence de notre situation actuelle. Elles prolongent ainsi la réflexion originale d'Olivier Roy sur ses objets de prédilection : l'islam politique, l'« invention des nations » postsoviétiques, le rapport du chercheur aux États qui le consultent et, plus largement, le devenir des cultures, des religions et de la laïcité dans les soubresauts de la mondialisation.

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  • Une base américaine de la province de Kandahar en Afghanistan. Au loin, on distingue la silhouette d'une femme enveloppée dans sa burqa. Elle est descendue de la montagne en fauteuil roulant, puisque ses jambes ont été arrachées. Elle vient réclamer le corps de son frère, un chef tribal pachtoun abattu lors d'une offensive lancée contre les Américains.
    L'état-major reste méfiant : s'agit-il d'une soeur endeuillée, d'une kamikaze, d'une envoyée des talibans, d'un terroriste travesti en femme ou d'une tentative de diversion?
    Sans jamais prendre parti, l'auteur donne la parole aux différents protagonistes - la jeune femme, l'interprète, le médecin, et plusieurs officiers ou soldats. Il nous permet ainsi de faire l'expérience d'un conflit cruel et absurde, en en révélant toute la complexité. Chaque personnage, quel que soit son camp, est non seulement doté d'une voix, mais également d'un visage, d'une personnalité qui lui est propre.
    Une Antigone à Kandahar revisite certains grands thèmes de la tragédie grecque tout en s'interrogeant sur les dommages collatéraux de la guerre, l'idéalisme, les valeurs occidentales. Magnifique et magistral.

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  • Il fut un temps où, de la Chine et de l'Inde à la Grèce, à l'Egypte et à Rome, les relations étaient constantes : échanges de marchandises, contacts d'idées, de philosophies et de religions.
    Les régions formant l'actuel Afghanistan se situaient au confluent de ces courants d'échanges. L'Afghanistan, carrefour de civilisations, labouré par les rencontres et les invasions successives, a vu naître sur son sol une diversité incroyable d'oeuvres d'art aujourd'hui dispersées de par le vaste monde. C'est cette tradition millénaire que les tâlebân prétendirent abolir en mars 2001.
    Il fut un temps, celui des impérialismes à la fin du XIXe siècle, où l'Afghanistan naquit des rivalités entre la Perse, les Britanniques et les Russes.
    Ses frontières sont artificielles : arbitrairement délimitées, elles ne correspondent à aucune réalité géographique ni ethnique. On ne saurait parler d'une " nation " afghane , pourtant un Etat s'est construit et ses populations dans l'ensemble de leur diversité manifestent l'envie de vivre ensemble. Fragile, mais réel, le consensus afghan a été brisé par le coup d'Etat communiste d'avril 1978.
    Aujourd'hui, après un quart de siècle de tragédies, l'Afghanistan existe-t-il encore ?.

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  • pukhtu ; secundo

    Doa

    Le terme pukhtu renvoie aux valeurs fondamentales du peuple pachtoune, l'honneur personnel - ghairat - et celui des siens, de sa tribu - izzat. Dire d'un homme qu'il n'a pas de pukhtu est une injure mortelle. Pukhtu est l'histoire d'un père qui, comme tous les pères, craint de se voir privé de ses enfants par la folie de son époque. Non, plutôt celle d'une jeune femme que le remords et la culpabilité abîment. Ou peut-être celle d'un fils, éloigné de sa famille par la force du destin. À moins qu'il ne s'agisse de celle d'un homme cherchant à redonner un sens à sa vie. Elle se passe en Asie centrale, en Afrique, en Amérique du Nord, en Europe, et raconte des guerres ouvertes et sanglantes, des conflits plus secrets, contre la terreur, le trafic de drogue, et des combats intimes, avec soi-même, pour rester debout et survivre. C'est une histoire de maintenant, à l'ombre du monde et pourtant terriblernent dans le monde. Elle met en scène des citoyens clandestins.

    Pukhtu Secundo complète et conclut le diptyque commencé avec Pukhtu Primo.

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  • pukhtu ; primo

    Doa

    Le terme pukhtu renvoie aux valeurs fondamentales du peuple pachtoune, l'honneur personnel - ghairat - et celui des siens, de sa tribu - izzat. Dire d'un homme qu'il n'a pas de pukhtu est une injure mortelle. Pukhtu est l'histoire d'un père qui, comme tous les pères, craint de se voir privé de ses enfants par la folie de son époque. Non, plutôt d'une jeune femme que le remords et la culpabilité abîment. Ou peut-être d'un fils, éloigné de sa famille par la force du destin. À moins qu'il ne s'agisse de celle d'un homme cherchant à redonner un sens à sa vie. Elle se passe en Asie centrale, en Afrique, en Amérique du Nord, en Europe et raconte des guerres ouvertes et sanglantes, des conflits plus secrets, contre la terreur, le trafic de drogue, et des combats intimes, avec soi-même, pour rester debout et survivre. C'est une histoire de maintenant, à l'ombre du monde et pourtant terriblement dans le monde. Elle met en scène des citoyens clandestins.

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  • Parvana a onze ans et n'a jamais connu son pays autrement qu'en guerre. Une guerre de cauchemar qui interdit aux femmes de sortir non voilées ou sans l'escorte d'un homme, père ou mari. Assez grande pour être soumise à ces interdits, Parvana doit pourtant trouver une façon de les contourner. Car depuis que les talibans ont emprisonné son père, c'est sur elle seule que repose la survie de la famille...

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  • Dans les années 70 à Kaboul, le petit Amir, fils d'un riche commerçant pachtoun, partage son enfance avec son serviteur Hassan, jeune chiite condamné par sa race à exécuter les tâches les plus viles. Liés par une indéfectible passion pour les cerfs-volants, les garçons grandissent heureux dans une cité ouverte et accueillante. Ni la différence de leur condition ni les railleries des camarades n'entament leur amitié. Jusqu'au jour où Amir commet la pire des lâchetés...
    Été 2001. Réfugié depuis plusieurs années aux États-Unis, Amir reçoit un appel du Pakistan. « Il existe un moyen de te racheter », lui annonce la voix au bout du fil. Mais ce moyen passe par une plongée au coeur de l'Afghanistan des talibans... et de son propre passé.



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  • º Asne Seierstad Le Libraire de Kaboul ºAsne Seierstad a vécu le printemps qui suivit la défaite des taliban chez Sultan Khan, libraire à Kaboul. Elle nous fait partager, dans ce récit très vivant et toujours respectueux, la vie quotidienne des épouses, enfants, frères et soeurs d'une famille où chaque destin est riche d'émotion et dont le chef incontestable est Sultan, l'amoureux des livres.
    « Quand les communistes sont arrivés, raconte-t-il, ils ont brûlé tous mes livres, après il y a eu les moudjahidin, trop occupés à se battre entre eux pour se soucier de moi, mais une fois le régime des taliban installé, mes livres étaient de nouveau condamnés au bûcher. » A travers cette chronique saisissante, c'est un Afgha-nistan aux mille facettes que l'on découvre, un pays en ruine et en pleine renaissance où un peuple tente timidement de se défaire du passé dans l'espoir d'une vie meilleure.
    º Asne Seierstad raconte en détail la vie quotidienne de cette famille de Kaboul. Passionnant témoignage d'une femme qui a de la sympathie pour les Khan et pour l'Afghanistan, mais dont le ßegme nordique est mis à rude épreuve devant une réalité souvent insupportable qui humilie et détruit.
    Bernard Pivot, Le Journal du Dimanche.

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  • Dans «Les Cercueils de zinc», Svetlana Alexievitch avait osé violer en 1989 un des derniers tabous de l'ex-URSS : elle dénonçait le mythe de la guerre d'Afghanistan, des guerriers libérateurs. La vérité n'est jamais bonne à dire, «Les Cercueils de zinc» valut à son auteur un procès pour "calomnie". Reste que sans ce livre on ne saurait rien de la guerre des Soviétiques en Afghanistan ni, vues de l'intérieur, des dernières années de l'URSS. Un témoignage capital du Prix Nobel de littérature 2015, dans une édition revue par l'auteur.

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  • Un groupe de jeunes militaires danois se porte volontaire pour l'Afghanistan dans le cadre de la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS), la coalition internationale opérant sous l'égide de l'OTAN. Pendant ce temps-là, dans la province de Helmand, ces hommes et ces femmes végètent d'abord dans une drôle de guerre à laquelle ils ne comprennent rien avant de sombrer dans un indescriptible cauchemar duquel ils ne veulent plus que sortir. Roman de la perte totale des repères, La Première Pierre est un roman d'aujourd'hui, d'hommes et de femmes qui s'égarent ici et ailleurs, de leurs amitiés, de leur fuite et de leur désespoir dans un monde devenu illisible à en mourir. Porté par une langue simple et factuelle, à la frontière du reportage, le texte de Carsten Jensen utilise les codes du roman d'aventure et du thriller pour réactualiser à la fois le récit d'une impossible guerre juste et le mythe du Grand Jeu. Autrement dit, entre André Malraux et Rudyard Kipling.

  • Cinquième tome des reportages de Joseph Kessel, Le Jeu du roi, 1956, nous fait découvrir les richesses de la culture afghane. Dans cette série de reportages, Joseph Kessel évoque avec tendresse les personnages et les rites qui l'ont marqué. Il nous donne aussi les clefs de l'un de ses plus célèbres romans, Les Cavaliers et nous entraîne dans un passionnant voyage à travers ce pays.

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  • Cet ouvrage d'introduction et de réflexion sur l'Afghanistan invite à la (re)découverte du pays à travers son histoire, sa société, sa politique, son économie, sa culture. Il offre une vision synthétique qui permet de mieux comprendre l'actualité immédiate.
    Synthèse à jour en 5 chapitres :
    - Histoire et géographie ;
    - Peuples et société ;
    - Pouvoir et politique ;
    - Economie et développement ;
    - Education et culture.

  • Ethnologue au musée de l'Homme, Bernard Dupaigne arpente l'Afghanistan depuis plus de cinquante ans. Il a connu le pays avant l'occupation soviétique, mais aussi pendant et après. Il a vu la guerre des Américains comme celle des Français. Il a participé à des missions humanitaires. Et il a tenu des carnets de voyage. Il y raconte, au jour le jour, les rencontres qu'il a faites et les aventures, souvent cocasses, mais aussi parfois dramatiques, qui lui sont arrivées.Au delà des anecdotes révélatrices de la vie réelle des Afghans, ces carnets regorgent de connaissances, et ses leçons pourraient être utilement méditées aux Affaires étrangères, dans les écoles de guerre et celles de sciences politiques, ainsi que par les donateurs internationaux. Des milliards de dollars déversés sur l'Afghanistan depuis des décennies, des immenses efforts consentis, il ne reste rien : ni industries, ni ressources, et l'agriculture n'a pas progressé. L'insécurité est partout, la corruption omniprésente, comme le commerce de l'opium. Les jeunes n'ont plus d'avenir et ne rêvent que de s'exiler. « Nous sommes partis d'Afghanistan, explique Bernard Dupaigne, mais qu'avions-nous été y faire ? Tous ces morts, les 89 soldats français tués, tous ces blessés à vie, pour finalement quoi ? »

  • Quand les talibans prirent le contrôle de la vallée du Swat, au Pakistan, une toute jeune fille éleva la voix. Refusant l'ignorance à laquelle la condamnait le fanatisme, Malala Yousafzaï résolut de se battre pour continuer d'aller à l'école. Son courage faillit lui coûter la vie : en octobre 2012, à 15 ans, elle est grièvement blessée d'une balle dans la tête. Cet attentat censé la faire taire l'a au contraire confortée dans son engagement en faveur de l'éducation des filles dans son pays et, au-delà, des millions d'enfants non scolarisés de par le monde. Ce livre est le récit bouleversant d'une famille exilée à cause du terrorisme, de parents courageux qui, dans une société où les garçons sont rois, ont manifesté un amour immense à leur fille et l'ont encouragée à s'instruire, à écrire, à dénoncer l'insoutenable et à exiger, pour toutes et tous, l'accès au savoir.

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  • Massoud, le rebelle assassiné Nouv.

    Figure de proue de la lutte contre les fondamentalistes, le commandant Massoud a été assassiné lors d'une opération-suicide en Afghanistan, l'avant-veille des attentats du 11 septembre 2001. Qui était véritablement le célèbre combattant ? Un simple résistant ? Un seigneur de la paix ? Un militant des droits humains dans un Orient ravagé par le fanatisme ? Un poète féru de vers persans et français perdu dans la guerre ? Vingt ans après sa mort, Olivier Weber, qui l'avait longuement rencontré et avait côtoyé ses partisans pendant une vingtaine d'années de voyages en Afghanistan, revient sur son message de paix et de concorde entre les peuples.
    Olivier Weber est écrivain-voyageur et grand reporter. Prix Joseph-Kessel, Prix Albert-Londres, Prix de l'Aventure, Prix du Livre européen et méditerranéen, il a couvert de nombreux conflits, de l'Afghanistan à l'Irak et à la Syrie, qui lui ont inspiré des récits de voyage, des romans ou des essais.

  • Abandonnés par la France, l'histoire des tarjuman (traducteur, en langue dari) vient réveiller un sentiment amer, en écho avec tous les supplétifs laissés sans protection dans l'histoire des guerres de notre pays.

    En effet, la France a employé en Afghanistan quelques huit cents traducteurs, chauffeurs, physionomistes, manutentionnaires et logisticiens pour les épauler dans leurs missions. Colonne vertébrale de la stratégie visant à gagner les coeurs et les esprits, ils se sont mués en véritables soldats, engagés aux côtés de nos troupes par conviction, dans l'espoir d'un autre avenir pour leur pays. Mais, suite au retrait de nos forces à compter de 2012, la France a refusé d'accorder un visa à la majorité d'entre eux...

    Tous deux intimement marqués par les précédentes "trahisons" françaises, deux journalistes, Brice Andlauer et Quentin Müller, ont décidé d'aller enquêter sur le terrain. Ils en sont revenus avec un livre dénonciateur, "Tarjuman, enquête sur une trahison française" (éditions Bayard).

    Avec cette bande dessinée, ils veulent donner corps à trois des tarjuman qu'ils ont rencontrés et mettre en scène leur chemin de vie pour mieux dénoncer le refus qui a été initialement opposé à leur demande de protection.

  • Le Retour d'un Roi est l'histoire magistrale de la première guerre d'Afghanistan.
    Au printemps de 1839, les Britanniques ont envahi l'Afghanistan pour la première fois. En pénétrant dans le pays, les Britanniques n'ont rencontré que peu de résistance en face. Mais après deux ans d'occupation, le peuple afghan s'est montré plus farouche : lançant l'appel au djihad, il a précipité le pays dans une rébellion violente. La première guerre anglo-afghane s'est achevée sur la plus grande humiliation militaire que la Grande-Bretagne ait connue au XIXe siècle : toute une armée de la nation qui est alors la plus puissante du monde se voit mettre en déroute par des tribus mal équipées.
    William Dalrymple nous raconte cette guerre à travers la vie d'inoubliables personnages de chaque camp, et révélant pour la première fois des comptes rendus afghans du conflit, datant de l'époque. À travers cette retentissante déconfiture de l'Empire britannique, voici une parabole puissante du choc des cultures, de la folie et de l'orgueil des puissances coloniales.

    « Une histoire peuplée de tant de méchants, de voleurs, de politiciens, d'aventuriers, d'espions, d'assassins et de héros : voilà qui serait une aubaine pour n'importe quel écrivain. Mais aucun ne s'en sortirait aussi brillamment que William Dalrymple dans ce passionnant Retour d'un Roi... En lisant ce livre, vous serez maintes fois frappé par les extraordinaires similitudes que l'auteur fait apparaître entre cette première campagne afghane et celles du XXe siècle, jusqu'à aujourd'hui. » James Delingpole, Mail on Sunday.

  • la guerre par le droit : les tribunaux taliban en Afghanistan Nouv.

    Et si les Taliban, aux capacités militaires et technologiques bien inférieures à celles des armées occidentales, avaient gagné la guerre par le droit?? Tandis que la coalition internationale a mis sur pied un système juridique inadapté et miné par la corruption, les Taliban ont installé des centaines de tribunaux dans les campagnes?: en insistant sur le respect des procédures, l'impartialité des juges et l'application des verdicts, ce système de justice s'est imposé comme une des rares sources de prévisibilité dans le quotidien des Afghans.

    «Le tribunal des Taliban est pour tous, mais le tribunal du gouvernement est seulement pour les gens riches», confie un habitant de la province du Wardak. De quelles manières les Taliban ont-ils gagné la confiance de la population?? Comment sont-ils parvenus à se mettre en position de réguler les rapports sociaux?? Et avec quelles conséquences pour la société afghane??

    Nourrie par un travail de terrain au long cours dans différentes provinces en Afghanistan, cette enquête offre de nouvelles perspectives sur un pays en guerre depuis quatre décennies et propose une réflexion novatrice sur la place du droit dans les guerres civiles.

  • Bystrov arrive en Afghanistan en 1983, où la guerre avec l'URSS fait rage, alors qu'il a 19 ans. Fait prisonnier par les moudjahidines, persuadé qu'il va mourir, il gagnera la confiance du commandant Massoud jusqu'à devenir son garde du corps. Il repartira en 1995 en Russie, mais s'en voudra toujours d'avoir abandonné Massoud, victime d'un attentat à la veille des attentats du 11 septembre.

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