La Machine à Lire au salon Lire en Poche de Gradignan

Retrouvez un stand La Machine à Lire au salon du livre de poche de Gradignan, Lire en Poche, qui se tient cette année du vendredi 8 au dimanche 10 octobre. Nous représenterons les collections poches de plusieurs éditeurs : Folio, Folio Policier, Verdier, Minuit, La Table Ronde, La Petite Vermillon, Bourgois, Agullo, Le Tripode. Plusieurs auteurs seront présents sur notre stand pour des dédicaces : Emmanuelle Bayamack-Tam, Caryl Férey, Carole Fives, Yan Lespoux, Guillaume Meurice, Marie Nimier, Frédéric Paulin et Jean-Christophe Rufin.

  • Les flammes de Pierre Nouv.

    « Rémy et Laure partageaient le sommet de Croisse-Baulet et, si modeste qu'il fût, il faisait pour eux de cet instant un moment inoubliable.
    Rémy connaissait trop la force de cette communion pour y mêler les gestes minuscules de l'amour. Il sentait que son désir était partagé, que cette émotion avait la valeur d'une étreinte et que Laure, pas plus que lui, ne pourrait l'oublier. Tout devait garder son ampleur, sa grâce. Les petites effusions, les maladroites caresses humaines, dans ces décors de lumière, d'espace et de vent, sont dérisoires et même insupportables. Il fallait laisser l'esprit se mouvoir sans contraintes. Le regard était suffisant pour exprimer l'émoi et celui de Laure parlait sans ambiguïté.
    Ils retirèrent les peaux de phoque des skis, réglèrent les fixations pour la descente et raccourcirent les bâtons. Puis, sans se hâter, l'esprit plein d'un moment qu'il était inutile de faire durer tant il était saturé d'infini, ils s'élancèrent dans la pente. »

  • Montagnes humaines : entretiens avec Fabrice Lardreau Nouv.

    «L'amitié est renforcée par la pratique de la haute montagne, qui crée des liens immédiats, développe une vision commune du monde. Il s'instaure entre les grimpeurs ce que j'appelle une intimité du vertical.»Depuis sa découverte des sommets, en Suisse pendant son enfance, Jean-Christophe Rufin (originaire des plaines du Berry) nourrit une fascination profonde pour la montagne. Amoureux notamment des Dolomites, du massif du Mont-Blanc ou des Aravis, il a toujours associé sa pratique de l'alpinisme aux notions de plaisir et de partage.Attaché à une montagne humaine, il entrevoit la haute altitude comme une terre de dépouillement révélant la vérité des êtres.Cette simplicité, cette économie de moyen rejoignent sa pratique de l'écriture, qui entretient de nombreuses correspondances avec celle de l'alpinisme:sur la paroi comme dans un livre, on progresse de prise en prise, pour mener le lecteur, comme un compagnon de cordée, le plus loin et le plus haut possible...

  • Gênes, juillet 2001.
    Les chefs d'État des huit pays les plus riches de la planète se retrouvent lors du G8. Face à eux, en marge du sommet, 500 000 personnes se sont rassemblées pour refuser l'ordre mondial qui doit se dessiner à l'abri des grilles de la zone rouge. Parmi les contestataires, Wag et Nathalie sont venus de France grossir les rangs du mouvement altermondialiste. Militants d'extrême-gauche, ils ont l'habitude des manifs houleuses et se croient prêts à affronter les forces de l'ordre. Mais la répression policière qui va se déchaîner pendant trois jours dans les rues de la Superbe est d'une brutalité inédite, attisée en coulisses par les manipulations du pouvoir italien. Et de certains responsables français qui jouent aux apprentis-sorciers.
    Entre les journalistes encombrants, les manoeuvres de deux agents de la DST, et leurs propres tiraillements, Wag et Nathalie vont se perdre dans un maelstrom de violence. Il y aura des affrontements, des tabassages, des actes de torture, des trahisons et tant de vies brisées qui ne marqueront jamais l'Histoire. Qui se souvient de l'école Diaz ? Qui se souvient de la caserne de Bolzaneto ? Qui se souvient encore de Carlo Giuliani ?
    De ces journées où ils auront vu l'innocence et la jeunesse anéanties dans le silence, ils reviendront à jamais transformés. Comme la plupart des militants qui tentèrent, à Gênes, de s'opposer à une forme sauvage de capitalisme.

  • Algérie, 1992. Après l'annulation des élections remportées par le Front islamique du salut, une poignée de généraux, les « janviéristes », ont pris le pouvoir. L'état d'urgence est déclaré, les islamistes pourchassés ont pris les armes. Le pays sombre dans une violence sans précédent...
    Tedj Benlazar, agent de la DGSE, suit de près les agissements du tout-puissant Département du renseignement militaire, le sinistre DRS qui tire toutes sortes de ficelles dans l'ombre. Alors qu'il assiste à l'interrogatoire musclé d'un terroriste, Tedj apprend l'existence de camps de concentration où les islamistes seraient parqués dans des conditions inhumaines. En fouinant plus avant, il met au jour des liens contre-nature entre le DRS et les combattants du GIA. Quel jeu jouent donc les services secrets avec les terroristes ? Les massacres quotidiens sont-ils l'oeuvre des uns ou des autres ? Ou d'une instrumentalisation diabolique des seconds par les premiers ?
    Benlazar acquiert la certitude que les généraux sont prêts à tout pour se maintenir au pouvoir. Et la dernière phase de leur plan va commencer : exporter le chaos par-delà la Méditerranée, pour forcer la France à soutenir leur croisade anti-terroriste. Tedj parviendra-t-il à réunir assez de preuves pour convaincre sa hiérarchie avant que l'horreur ne s'invite à Paris ?
    Avec ce premier tome, Frédéric Paulin plonge le lecteur au coeur de la décennie noire qui ravagea l'Algérie et préfigura une nouvelle ère de terreur inaugurée par les attentats du 11 septembre.

  • « L'espérance de vie de l'amour, c'est huit ans. Pour la haine, comptez plutôt vingt. La seule chose qui dure toujours, c'est l'enfance quand elle s'est mal passée. » Années 1980. Karel grandit avec son frère et sa soeur dans la cité Artaud, à Marseille. Tous trois rêvent d'un autre destin, loin de leur enfance dévastée par la pauvreté et la cruauté du père. En proie à des pulsions violentes, Karel craint de lui ressembler. Et si, comme lui, il abîmait ceux qui l'approchent de trop près ? Un jour, leur père est retrouvé mort, assassiné. Qui a commis ce meurtre salvateur ?

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  • À Maputo, capitale du Mozambique, aucun client n'ose s'aventurer à l'hôtel dos Camaroes. Le patron est un vieux Français odieux, connu pour son goût du whisky. Quand il est retrouvé mort dans sa piscine, la police soupçonne arbitrairement une des trois femmes qui gravitaient autour de lui. Aurel Timescu, consul à l'ambassade de France, décide de s'en mêler. Calamiteux diplomate, il se révèle un redoutable enquêteur lorsqu'il pressent une injustice. Il va plonger dans le climat trouble de ces passions africaines. Et nous faire découvrir un des grands drames écologiques de la planète...

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  • Triboulet fut le difforme et volubile bouffon de Louis XII et François Ier. À travers sa vie de frasques et de facéties, il testa chaque instant les limites de sa liberté. Jusqu'à... la blague de trop.
    Le pouvoir tolère-t-il vraiment le rire ? Lorsqu'elle est permise par un roi, l'irrévérence fait-elle révérence ?
    L'ascension et la chute de Triboulet, racontée par un bouffon du XXIe siècle.

  • Les confidences

    Marie Nimier

    « Pour moi, une confidence, c'est une histoire que l'on garde pour soi parce qu'elle concerne tout le monde. Si elle ne concernait pas tout le monde, on n'aurait pas besoin de la garder pour soi. » Dans un appartement meublé de deux chaises, une table et un immense philodendron, Marie Nimier recueille, les yeux bandés, des confidences. Un à un, les volontaires se livrent anonymement à de troublants aveux, souvent pour la première fois. Remords, regrets, culpabilité, mais aussi désirs, rêves et fantasmes se dévoilent. Jusqu'à ce qu'un jour, Marie perde pied. Celle que son père surnommait enfant la Reine du Silence prend finalement la parole. La dernière confidence sera la sienne.

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  • Presqu'îles

    Yan Lespoux

    Un coin secret de champignons. Un tracteur en boîte de nuit. Une vierge phosphorescente. Un concert fantôme. Des chemins de sable qui serpentent entre les pins jusqu'à l'océan.
    L'envie de partir et le besoin de rester...
    Presqu'îles, ce sont des tranches de vie saisies au vol, tour à tour tragiques ou cocasses qui, à travers les portraits de personnages attachés de gré ou de force à un lieu, les landes du Médoc, parlent de la vie telle qu'elle est, que ce soit là ou ailleurs. Au fur et à mesure que ces textes courts se répondent et s'assemblent, un monde prend forme. Celui de celles et de ceux dont on ne parle pas forcément, que l'on ne voit pas toujours.
    /> Sans pathos, au plus près de son sujet, Yan Lespoux dessine un archipel de solitudes qui touche à l'universel.

  • Au lendemain d'un ouragan arctique, le cadavre d'un éleveur de rennes émerge des décombres d'un immeuble, arraché par le vent.
    Flic taciturne originaire d'Irkoutsk, Boris se trouve chargé d'identifier le corps. Une enquête sur une affaire de corruption l'a mené droit à un juge et à son supérieur, elle aurait aussi bien pu l'entraîner dans sa tombe. Il doit sa mutation à trois cents kilomètres au nord du cercle polaire à sa bonne étoile...
    L'autopsie du vieux Nenets, cet éleveur nomade qui n'avait sans doute rien à faire à Norilsk, révèle un meurtre. Et l'enquête de Boris prend un tour bien plus capricieux.
    Parce qu'à Norilsk, tout le monde se surveille et la corruption est généralisée.
    Caryl Férey nous immerge dans un nouveau territoire...
    Caryl Férey a trouvé en Sibérie un matériau à sa mesure, un territoire, une histoire, des peuples qui ne l'ont plus abandonné depuis.
    Nous croisons dans son sillage une jeunesse confrontée à son passé et ses passions. Car on ne vit pas impunément sur les terres de cet ancien Goulag où l'homosexualité et la poésie valent sédition, peuvent amener en prison, voire pire.

  • Paz

    Caryl Férey

    Un vieux requin de la politique. Un ancien officier des forces spéciales désormais chef de la police de Bogotá.
    Un combattant des FARC qui a déposé les armes. Un père, deux fils, une tragédie familiale sur fond de guérilla colombienne.

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  • Térébenthine

    Carole Fives

    « Certains, ou plutôt devrais-je dire certaines, se sont étonnées du peu d'artistes femmes citées dans notre programme d'histoire de l'art. Je leur ai donné carte blanche aujourd'hui. Mesdemoiselles, c'est à vous ! » Térébenthine met en scène les débuts dans la vie d'une jeune étudiante qui s'inscrit aux Beaux-Arts avec l'ambition de devenir peintre. Elle rencontre Luc et Lucie qui partagent le même rêve. Ils vont former ensemble le groupe des Térébenthines. C'est dans un sous-sol de l'École qu'il se réunissent, travaillent, discutent. Et où naissent des sentiments entre Luc et la narratrice. Mais, en France, à la fin des années 90-début des années 2000, la peinture est considérée comme morte. Aux Beaux-Arts, les profs découragent les vocations, les galeries n'exposent plus de peinture. Le Conceptuel est l'unique voie.
    Les trois amis vont en faire amèrement l'expérience pendant leurs trois années d'apprentissage. Ils sont cassés, humiliés et découragés. Sortis des Beaux-Arts, aucun d'eux ne sera peintre. Lucie renonce pour être enseignante. Luc vit de petits boulots, malgré un talent immense. La narratrice a, quant à elle, retourné ses toiles contre le mur pour tenter l'écriture. La peinture semble bel et bien morte et enterrée. Et pourtant... Carole Fives signe avec Térébenthine un livre extrêmement émouvant qui jette un regard féministe et critique sur l'art et la société. C'est aussi une quête sentimentale portée par des dialogues d'un grand réalisme, alternés avec un monologue intérieur intense.

  • « Une jeune fille se tient au milieu du chemin. Blouson et short en jean, sans ourlet le short, un peu court pour la saison, découvrant des jambes nues que le chien flaire avec insistance. Sa voix est grave, légèrement poudrée. - Je cherche, dit-elle, le Palais des Orties. » Quelque part en France, une campagne modeste, un peu défigurée. Au fond d'une vallée, à quelques kilomètres d'un village, des hangars recouverts de tôles mangées par la rouille, une ferme où tout serait à reconstruire. Autour, des champs d'orties.
    Nora et Simon vivent là avec leurs deux enfants. Ce n'est au départ ni un choix ni un rêve. Ils gagnent leur vie avec une plante que tout le monde arrache. L'ambiance est gaie, plutôt. On se serre les coudes. On est loin du bon vieux temps, avec sa trayeuse, ses odeurs de corne roussie et son hachoir à manivelle. Loin des exploitations à grande échelle, loin de l'agriculture bio et raisonnée. C'est la débrouille. Et puis, un jour, arrive une jeune fille avec son sac à dos. Frederica. Fred fait du woofing. Contre le gîte et le couvert, elle offre ses bras. Le Palais des Orties est un roman d'amour et de métamorphoses, le récit d'une passion brûlante entre deux femmes.

  • Tenir jusqu'à l'aube

    Carole Fives

    Une jeune mère célibataire s'occupe de son fils de deux ans. Du matin au soir, sans crèche, sans famille à proximité, sans budget pour une baby-sitter, elle vit avec lui une relation fusionnelle. En quête de soutien, la mère parcourt parfois des forums de discussions, mais ce qu'elle y lit - les injonctions sociales, les témoignages d'autres « mères solo », drôles ou désespérants - la renvoie à sa propre impuissance. Alors pour échapper à l'étouffement, elle s'absente et déambule dans la ville la nuit, à quelques mètres de l'appartement d'abord, puis un peu plus loin, chaque fois un peu plus longtemps. Un désir irrépressible de liberté où guettent la culpabilité et l'inquiétude. Comme la chèvre de Monsieur Seguin, elle tire sur la corde, mais pour combien de temps encore ?On retrouve ici l'écriture vive et le regard aiguisé de Carole Fives, fine portraitiste de la famille contemporaine.

  • Cosme

    Guillaume Meurice

    Cosme ou l'histoire d'un fils d'immigrés espagnols, agrégé de rien, pas même bachelier, qui découvre le Graal de la poésie française :
    Le sens caché du mythique poème de Rimbaud, Voyelles.  Guillaume Meurice a choisi de raconter l'histoire de cet ami régisseur et nous invite à le suivre, de son enfance dans les rues de Biarritz à cette quête poétique dans son minuscule appartement parisien, en passant par la délinquance des banlieues chaudes de la capitale, un service militaire à décrypter des messages secrets ; le tout entrecoupé d'heures interminables dans différents clubs d'échecs. Cosme, c'est aussi l'amitié chevillée au corps au gré des rencontres, et la passion des mots qu'il dévore dans ses lectures ou qu'il travaille pour sculpter d'improbables sonnets. Une vie entre passions partagées et infinie solitude. Le récit d'un homme libre. Poète. Voyant ?

  • Arcadie

    Emmanuelle Bayamack-Tam

    Farah, 14 ans, et ses parents ont trouvé refuge dans une communauté libertaire, la « Liberty House », qui rassemble des gens inadaptés au monde extérieur. Farah pense être une fille, mais découvre vite qu'elle n'a pas tous les attributs attendus. Ayant grandi auprès d'une grand-mère naturiste, une mère allergique aux ondes et un père au charisme inexistant, tous trois incapables de l'élever, l'adolescente s'épanouit dans ce drôle de paradis au milieu des arbres et des bêtes. Elle y observe les adultes mettre tant bien que mal en pratique leurs beaux principes : décroissance, antispécisme, naturisme, tolérance, amour libre et pour tous, y compris les disgraciés. Mais cet éden est établi à la frontière franco-italienne, dans une zone blanche sillonnée par les migrants. Et si Farah s'initie à l'amour avec Arcady, le chef spirituel et enchanteur de ce familistère, elle va également découvrir la lâcheté et la trahison, par ceux qui les prêchent, des valeurs auxquelles elle croyait.Un grand roman doux et cruel, à l'humour décapant, sur l'innocence et le monde contemporain.

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  • Forts de leurs études brillantes, de leur famille convenable et convenue, de leur beauté radieuse et de leur maîtrise du surf, Thadée et Zachée ont cru que l'été serait sans fin. Que la vie se passerait à chevaucher les vagues, entre jaillissements d'embruns et poudroiements de lumière. Mais un grave accident va priver Thadée de l'existence heureuse à laquelle il semblait voué, et tout faire basculer.Alternant les points de vue, Rebecca Lighieri restitue avec une grande vraisemblance l'atmosphère du surf dans un thriller intense et terrifiant. Elle s'acharne avec une joyeuse cruauté à démonter les mensonges, les conventions sociales et les simagrées qui se jouent au coeur de cette tragédie familiale.

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