"Au nom de la loi, je vous libère"

Pour accompagner la projection à l'Utopia de ce documentaire le jeudi 18 novembre prochain, retrouvez une sélection bibliographique autour de la détention.

  • Les portes se referment sur l'auteur pour quatre années. Primo délinquant réduit à un numéro d'écrou, il lui faudra vivre la surpopulation, la crasse, les violences, l'infantilisation, l'arbitraire. Les mois passent, les faits sont relatés sur le vif, y compris lors du procès d'assises traitant du plus gros braquage réalisé en Aquitaine au cours des vingt dernière années. Ce texte rapporte l'amour d'un fils, d'un père, d'un homme, placé dans ce contexte dévastateur.

  • Ces dix-neuf textes sont écrits du fond d'une geôle. Poignants et remarquablement maîtrisés, ces allers-retours entre réflexions et sensations expriment le quotidien morne du prisonnier, écartelé entre le bilan de sa vie et de ses actions, et le vide glacial d'un avenir absent. Mais petit à petit le courage lui revient, et malgré des conditions désespérantes il se remet à écrire. Un livre de résistance exemplaire.

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  • Notre solitude

    Yannick Haenel

    Yannick Haenel raconte : " J'ai en effet assisté au procès des attentats de janvier 2015, qui s'est tenu de septembre à décembre 2020. Cet événement a bouleversé mes façons de sentir et de penser car j'y ai vu, chaque jour, les ténèbres et la lumière s'affronter concrètement à travers les paroles échangées à l'audience. Après avoir tenu la chronique quotidienne de ce procès sur le site de Charlie Hebdo, j'ai ainsi éprouvé la nécessité de revenir sur cette expérience aussi intime que douloureuse. Je raconte les nuits d'écriture, mon engagement avec Charlie, mon amitié avec Riss, Coco, Sigolène Vinson et Simon Fieschi. Je raconte l'obsession des crimes, l'impact des attentats qui ont eu lieu pendant le procès, la mort de Samuel Paty. Je raconte l'épuisement et la fragilité, la beauté des survivants, la lumière qu'il y a dans la parole. Toutes ces questions forment la matière d'un récit qui relève à mes yeux de l'aventure intérieure et de l'acte politique."

  • A l'heure où de plus en plus de voix s'élèvent contre le principe de prescription, Marie Dosé, pénaliste réputée, remet les pendules à l'heure : principe fondamental garant de l'état de droit, la prescription demeure le plus sûr rempart contre le basculement de notre société dans la tyrannie de l'individu.
    Décriée de toutes parts, la prescription est désormais perçue comme un outil d'impunité permettant aux criminels d'échapper à leur responsabilité et, de ce fait, comme une injure faite à la douleur des victimes. Ignorant l'inéluctable dépérissement des preuves, les récentes réformes qui visent à allonger les délais de prescription ou à retarder le point de départ de ces délais ont rendu certains crimes de nature sexuelle quasi-imprescriptibles, au risque de voir se multiplier les décisions de classement sans suite, les relaxes et les acquittements.
    A travers l'évocation d'affaires judiciaires au fil des décennies, Éloge de la prescription vient au secours de ce principe fondamental qui demeure le rempart le plus sûr contre l'arbitraire et la vengeance éternelle.
    Parce qu'elle sert les intérêts de la société tout entière en interdisant à l'homme mortel de conserver une haine immortelle, ainsi que l'écrivait Homère, la prescription n'a jamais été aussi indispensable à une société qui, devenue dangereusement « hypermnésique », répugne à prendre en considération les vertus du temps.

  • Robert Badinter L'Abolition « Ce livre est le récit de ma longue lutte contre la peine de mort. Il commence au jour de l'exécution de Claude Buffet et de Roger Bontems, le 24 novembre 1972, et s'achève avec le vote de l'abolition, le 30 septembre 1981.
    Depuis lors, l'abolition s'est étendue à la majorité des Etats dans le monde. Elle est désormais la loi de l'Europe entière. Elle marque un progrès irréversible de l'humanité sur ses peurs, ses angoisses, sa violence.
    A considérer cependant les exécutions pratiquées aux Etats-Unis, en Chine, en Iran et dans de nombreux autres pays, le combat contre la peine de mort est loin d'être achevé. Puisse l'évocation de ce qui advint en France servir la grande cause de l'abolition universelle.» Robert Badinter

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  • Soixante-dix ans de combats, de passion et d'engagement au service de la justice et de la cause des femmes. Et toujours la volonté de transmettre aux nouvelles générations le flambeau de la révolte. Parce que l'égalité entre hommes et femmes est loin d'être acquise. Et parce que naître femme reste une malédiction dans la plupart des pays du monde.
    Avec son amie Annick Cojean, la célèbre avocate revient sur les épisodes marquants de son parcours rebelle : son enfance en Tunisie dans une famille juive modeste ; son refus d'un destin assigné par son genre et son rêve de devenir avocate ; sa défense indéfectible des militants des indépendances tunisienne et algérienne soumis à la torture ; son association, Choisir la cause des femmes ; et, bien sûr, ses combats pour le droit à l'avortement, la répression du viol, la parité.

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  • Les murs de Fresnes

    Henri Calet

    De retour à Paris à la Libération, Henri Calet intègre, dès novembre 1944, la rédaction du journal Combat où il est chargé de décrire, dans des chroniques pleines d'humour et de tendresse, la réalité de l'après-guerre. Les Résistants de l'intérieur, les prisonniers revenant d'Allemagne, les soldats alliés, les réfugiés étrangers, les déportés, les enfants et la population anonyme sont les personnages de ces textes, dont la plupart ont été rassemblés dans Contre l'oubli. Avec l'humanité qui le caractérise, Calet raconte l'âpreté d'un quotidien marqué par les divisions, les rationnements, la xénophobie et la précarité sociale.
    C'est en qualité de journaliste que Calet se rend, le 24 avril 1945, dans la prison de Fresnes afin d'y procéder au relevé des graffiti laissés par les prisonniers, résistants et militaires alliés, victimes de la répression nazie. S'il parcourt quelques cellules parmi le millier que compte l'établissement, c'est principalement sur la base du fichier mis en place par le Ministère des prisonniers de guerre et déportés qu'il rédige l'article « Ce que racontent les murs de Fresnes ». Publié dans le supplément magazine de Combat daté du 28-29 avril 1945, il annonce déjà la structure du livre à venir. Achevé en juillet 1945, Les Murs de Fresnes paraît en novembre aux Éditions des Quatre Vents. Ni livre d'historien, ni document d'archives à proprement parler, Calet élabore Les Murs de Fresnes comme « on érige un monument en souvenir ». L'écrivain s'efface derrière les écrits des détenus, simples indications, égrainage de dates et de noms, qu'il accompagne de commentaires pudiques. Sa présence discrète s'affirme néanmoins dans l'architecture de ce « monument » composé de dix-sept chapitres, agrémentés de quinze photographies et de dix fac-similés, qui délimitent un itinéraire précis.

  • Pourquoi les Cahiers de prison d'Antonio Gramsci sont-ils si souvent cités et pourtant toujours si peu lus? La cause est-elle à chercher dans leur caractère fragmenté et volumineux à la fois? Tient-elle à l'oubli des références qui sont celles de la culture de Gramsci? Se comprend-elle par le peu de connaissance que nous avons de la vie de cet intellectuel engagé dans les combats de son temps? S'explique-t-elle par un message philosophique et politique aujourd'hui moins audible? Peut-être... mais il semble avant tout que l'oeuvre majeure de Gramsci pâtisse de la surimposition des interprétations aux dépens de la lecture directe des textes.L'objectif de cette anthologie est de remédier à cette difficulté en permettant une saisie plus facile, plus immédiate et surtout la plus complète de la pensée gramscienne affranchie des gloses qui l'entourent et qui parfois la dénaturent ainsi que des réductions à quelques formules répétées à l'envi.

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