Notre sélection - Eté 2020

Pour cet été 2020, nous avons sélectionné pour vous des lectures  variées et dépaysantes.

 

N'hésitez pas à pousser les portes de la librairie pour faire votre choix parmi nos propositions, ou à les découvrir en ligne.

  • Écrites au cours des quarante dernières années, les 76 nouvelles qui composent Le Roman noir de l'Histoire retracent, par la fiction documentée, les soubresauts de plus d'un siècle et demi d'histoire contemporaine française.
    Classées selon l'ordre chronologique de l'action, de 1855 à 2030, elles décrivent une trajectoire surprenante prenant naissance sur l'île anglo-normande d'exil d'un poète, pour s'achever sur une orbite interstellaire encombrée des déchets de la conquête spatiale.
    Les onze chapitres qui rythment le recueil épousent les grands mouvements du temps, les utopies de la Commune, le fracas de la chute des empires, les refus d'obéir, les solidarités, la soif de justice, l'espoir toujours recommencé mais aussi les enfermements, les trahisons, les rêves foudroyés, les mots qui ne parviennent plus à dire ce qui est...
    Les personnages qui peuplent cette histoire ne sont pas ceux dont les manuels ont retenu le nom, ceux dont les statues attirent les pigeons sur nos places.
    Manifestant mulhousien de 1912, déserteur de 1917, sportif de 1936, contrebandier espagnol de 1938, boxeur juif de 1941, Gitan belge en exode, môme analphabète indigène, Kanak rejeté, prostituée aveuglée, sidérurgiste bafoué, prolote amnésique, vendeuse de roses meurtrière, réfugié calaisien, ils ne sont rien.
    Et comme dit la chanson, ils sont tout.

  • À Genève, en 1989, Svetlana, une ambitieuse cadre bancaire, rencontre Aldo, un prof de tennis vaguement gigolo. Ils s'aiment mais veulent plus, plus d'argent, plus de pouvoir, plus de reconnaissance. Alors qu'ils préparent minutieusement le casse qui devrait changer leur vie, ils n'imaginent pas être les marionnettes de plus gros, plus malins, plus féroces qu'eux. On ne joue pas impunément avec l'argent des puissants. Et pour les requins de la finance internationale, l'amour n'est pas une valeur refuge. Aldo et Svetlana n'avaient aucune chance.
    Joseph Incardona signe ici son livre le plus ambitieux. Vaste comédie humaine tout à la fois roman noir et grand roman d'amour. Une prouesse.

  • Ténèbre

    Kawczak Paul

    Un matin de septembre 1890, un géomètre belge, mandaté par son Roi pour démanteler l'Afrique, quitte Léopoldville vers le Nord. Avec l'autorité des étoiles et quelques instruments savants, Pierre Claes a pour mission de matérialiser, à même les terres sauvages, le tracé exact de ce que l'Europe nomme alors le « progrès ». À bord du Fleur de Bruges, glissant sur le fleuve Congo, l'accompagnent des travailleurs bantous et Xi Xiao, un maître tatoueur chinois, bourreau spécialisé dans l'art de la découpe humaine. Celui-ci décèle l'avenir en toute chose : Xi Xiao sait quelle oeuvre d'abomination est la colonisation, et il sait qu'il aimera le géomètre d'amour. Ténèbre est l'histoire d'une mutilation.

    Kawczak présente un incroyable roman d'aventure traversé d'érotisme, un opéra de désir et de douleur tout empreint de réalisme magique, qui du Nord de l'Europe au coeur de l'Afrique coule comme une larme de sang sur la face de l'Histoire.

  • Il est des hommes est un roman noir, au sens où il ambitionne de dire quelque chose du monde social, de sa dureté, de sa folie, de sa barbarie. Un roman qui se confronte aux forces du mal, qui raconte l'enfance dévastée, l'injustice, le sida, la drogue, la violence dans une cité de Marseille entre les années 80 et 2000.
    Le narrateur, Karel, est un garçon des quartiers Nord. Il grandit dans la cité Antonin Artaud, cité fictive adossée au massif de l'Etoile et flanquée d'un bidonville, « le passage 50 », habité par des gitans sédentarisés. Karel vit avec sa soeur Hendricka et son petit frère Mohand, infirme. Ils essaient de survivre à leur enfance, entre maltraitance, toxicomanie, pauvreté des parents, et indifférence des institutions.
    Le roman s'ouvre sur l'assassinat de leur père. Les trois enfants vont s'inventer chacun un destin. Karel s'interroge : « Qui a tué mon père ? » Et fantasme sur la vie qu'il aurait pu mener s'il était né sous une bonne étoile, s'il avait eu des parents moins déviants et moins maltraitants. Il se demande s'il n'a pas été contaminé par la violence, s'il n'est pas dépositaire d'un héritage à la fois tragique et minable, qui l'amènerait à abîmer les gens comme son père l'a fait. Il veille sur son petit frère et voit sa soeur réussir une carrière au cinéma.
    C'est aussi le roman de Marseille, d'avant le MUCEM et d'avant la disparition du marché de la Plaine, qui constitue la géographie sentimentale du livre. Et c'est une plongée romanesque dans toute une culture populaire dont l'auteure saisit l'énergie et les émotions à travers les chansons de l'époque, de Céline Dion à Michael Jackson, en passant par IAM , Cheb Hasni, Richard Cocciante ou Elton John.

  • Croire aux fauves

    Nastassja Martin

    « Ce jour-là, le 25 août 2015, l'événement n'est pas : un ours attaque une anthropologue française quelque part dans les montagnes du Kamtchatka. L'événement est : un ours et une femme se rencontrent et les frontières entre les mondes implosent. Les limites physiques entre un humain et une bête, en se confrontant, ouvrent des failles sur leurs corps et dans leurs têtes. C'est aussi le temps du mythe qui rejoint la réalité ; le jadis qui rejoint l'actuel ; le rêve qui rejoint l'incarné. » Croire aux fauves est le récit d'un corps-à-corps entre un ours et une anthropologue au Kamtchatka. Et comme Nastassja Martin le souligne immédiatement, c'est une blessure et une renaissance, dont elle sortira en partie défigurée, mais surtout transfigurée. La singularité de son point de vue a toujours tenu à son engagement avec les peuples étudiés - les Gwich'in de l'Alaska puis les Évènes d Kamtchatka -, engagement si total qu'il a parfois aboli les distances soi-disant objectives et soulevé en elle des interrogations vertigineuses.
    Ainsi, avec cet ours, s'est-elle confrontée à une figure essentielle des mythologies locales, « l'âme sauvage », comme si cette bête fauve était le point de collision entre savoirs scientifiques et implication animiste.
    Outre ce motif initial, elle relate les nombreuses opérations subies en Russie à l'hôpital de Petropavlosk, puis en France à La Salpêtrière ou au CHU de Grenoble. Au cours d'une énième hospitalisation, de nouvelles menaces surviennent, une maladie nosocomiale puis un risque de tuberculose. Face à ces sombres perspectives, la rescapée décide de retourner sur les lieux du « baiser de l'ours ». Et c'est dans ce refuge d'une inquiétante familiarité qu'elle approfondit les questionnements qui l'ont assaillie depuis des mois, les met au diapason d'une pleine Nature habitée par des croyances ancestrales et des solidarités élémentaires, mais aussi à l'épreuve des préjugés de certains habitants envers la « miedka » qu'elle est devenue, mi-femme mifauve.
    Ultime stigmatisation qui va nourrir son désir de pousser plus loin encore sa méditation anthropologique.

  • C'est en 1947 que Jean Meckert publie Nous avons les mains rouges.
    Quatre mois avant Sartre, il s'attaque à la Résistance et à l'épuration qui a accompagné la Libération.
    De quoi parle ce roman noir et puissant ? Laurent Lavalette est embauché dans la scierie de d'Essartaut, un veuf qui vit dans les montagnes avec ses deux filles et un homme à tout faire, Armand.
    Laurent apprend vite que le patriarche est à la tête d'un réseau de résistants qui n'a pas déposé les armes et qui, régulièrement, organise des expéditions pour punir ceux qui se sont enrichis durant la guerre tandis que d'autres se battaient. Malgré les réticences de Laurent à s'engager dans des mesures expéditives, il prête cependant parfois main forte.
    Pour ses partisans qui n'ont pas mesuré leurs efforts durant la Guerre, la Libération a un goût amer, elle ne tient pas ses promesses d'égalité, de justice et de grand chambardement. Toutefois cette lutte sanguinaire laisse Laurent perplexe : « Laurent se demanda un moment en quoi cette doctrine différait du fascisme contre lequel ces résistants avaient combattu. » Comme dans la plupart des romans de Meckert mais aussi dans ceux qu'il écrira plus tard pour la Série Noire sous le pseudonyme d'Amila, le protagoniste de Nous avons les mains rouges est cet homme droit mais seul, réfractaire aux embrigadements de tout genre.
    Passionnant document sur un moment d'Histoire trouble et peu visité, ce roman est dans le même mouvement profondément humain.
    Présenté par Stéfanie Delestré et Hervé Delouche

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  • Gerard élève seul ses trois garçons depuis que leur mère les a quittés sans laisser d'adresse, se contentant d'envoyer des cartes postales depuis l'Italie pour les anniversaires et Noël. Klaas et Kees, les jumeaux de seize ans et leur petit frère Gerson - sans oublier le chien, Daan - vivent néanmoins dans une maisonnée plutôt joyeuse où Gerard s'efforce de faire bonne figure.
    Un dimanche matin ordinaire où ils sont invités chez les grands-parents, leur vie bascule. Sur une route de campagne traversant des vergers où fleurissent des arbres fruitiers, une voiture s'encastre dans celle de Gerard, le choc est violent. Si les jumeaux et le père s'en tirent avec des blessures légères, il en sera tout autrement pour Gerson. Il est plongé dans le coma et au réveil, il comprend qu'il a perdu la vue. Aidé par Harald, infirmier dévoué, l'adolescent tente d'apprivoiser sa nouvelle vie, alors que les jumeaux et leur père essaient également de faire face, mais le retour à la maison est douloureux malgré le soutien de Jan et Anna, les grands-parents des enfants. Gerson s'enferme dans sa douleur et sa colère, refuse d'accepter toute aide et de se projeter dans un quelconque avenir. Plus personne ne sait comment le soutenir. Gerard presse son fils de prendre des décisions quant à son futur, sans résultat. Lorsque l'été arrive, tous savent que les choses ne pourront pas continuer ainsi à la rentrée. Le séjour prévu dans la paisible maison des grands-parents au bord d'un lac apparaît alors à tous comme la possibilité d'un nouveau départ...
    Gerbrand Bakker est un maître incontesté dans l'art de saisir l'essentiel avec peu de mots. Son écriture impressionne par sa concision, sa justesse et surtout, par l'absence absolue de tout pathos. Racontée pour l'essentiel par ses frères, l'histoire de ce jeune garçon qui ne parvient pas à accepter de vivre dans le noir n'en devient que plus déchirante.

  • Depuis la parution posthume de son roman « total », 2666, Roberto Bolaño est considéré comme une figure majeure de la fiction contemporaine. La publication de ses oeuvres complètes vient confirmer le statut déjà acquis de son vivant avec, notamment, Les Détectives sauvages et La Littérature nazie en Amérique.

    Tout au long de sa vie, Roberto Bolaño n'a cessé de se considérer, avant tout, comme un poète. Ce premier tome, qui comporte un grand nombre d'inédits, montre le rôle capital joué par la poésie dans sa vie et ses écrits.

    Oeuvres complètes I.
    Poèmes (dont inédits).
    Amuleto (roman).
    Appels téléphoniques et autres histoires (nouvelles).
    Étoile distante (roman).

    Traduit de l'espagnol (Chili) par Robert Amutio et Jean-Marie Saint-Lu.
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  • Monsieur Pain.

    Conseils d'un disciple de Morrison à un fanatique de Joyce.

    L'Esprit de la science-fiction (inédit).

    La Littérature nazie en Amérique.

    Des putains meurtrières.

    Les Déboires du vrai policier (inédit).

    Traduit de l'espagnol (Chili) par Robert Amutio et Jean-Marie Saint-Lu.

  • Lettres d'Italie

    Karel Capek

    En avril 1923, Karel Capek démissionne du poste de dramaturge qu'il occupait depuis octobre 1921 au Théâtre municipal de Vinohrady et part aussitôt en vacances en Italie pour se refaire une santé. Son séjour dure près de huit semaines. On est au tout début de l'ère fasciste et c'est son premier voyage en Italie. Durant son périple, Capek adresse à son journal quinze lettres, qui sont publiées en feuilleton, au fur et à mesure. Sur la base de celles-ci, il produira ce recueil de Lettres italiennes, savoureux, drôle et pénétrant.
    Le périple de Capek est avant tout urbain, Venise, Padoue et Ferrare, Ravenne et Saint-Marin, Florence, Sienne et Orvieto, Rome, Palerme, Taormina, Gênes et Milan, Vérone, Bolzano, sans compter les étapes intermédiaires évoquées en passant (Rimini, Bologne, Pérouse, Arezzo, Pise, Mantoue) et les nécropoles souterraines (Pompéi, Ostie) mais il est très loin d'offrir une liste de beautés ou de curiosités. En voyageant librement et en s'intéressant plus aux enfants qui jouent dans une cour qu'aux monuments historiques d'intérêt capital, Capek fait le choix d'un voyage personnel et joyeux où il cède volontiers à la description d'ambiances et d'anecdotes, non sans se départir de sa facécie. Ainsi de Rome il dira : « Si je fais cet exposé pseudo-historique, c'est pour ne pas avoir honte de dire que Rome dans l'ensemble ne me plaît pas. Ni le Forum romanum, ni l'horrible ruine de briques du Palatin, ni rien d'autre n'ont suscité en moi de sentiments sacrés ».

  • Hannah, Cate et Lissa sont jeunes, impétueuses, inséparables. Dans le Londres des années 90 en pleine mutation, elles vivent ensemble et partagent leurs points de vue sur l'art, l'activisme, l'amour et leur avenir, qu'elles envisagent avec gourmandise. Le vent de rébellion qui souffle sur le monde les inspire. Leur vie est électrique et pleine de promesses, leur amitié franche et généreuse. Puis les années passent, et à trente-cinq ans elles ne sont pas celles qu'elles s'imaginaient être. Entre la remise en cause de leur indépendance, des carrières plus ou moins épanouissantes et des mariages chancelants, toutes trois sont insatisfaites et chacune convoite ce que les deux autres semblent posséder. Qu'est-il arrivé aux femmes qu'elles étaient supposées devenir ? Dans ce roman tout en nuances sur les différentes facettes de l'amitié au fil du temps, Anna Hope tisse avec élégance et délicatesse la vie de ces trois héroïnes contemporaines. Elle sonde les différentes façons de trouver son identité de femme, mais aussi de mère, de fille, d'épouse ou d'éternelle rebelle, et explore cet interstice entre les espérances et la réalité, cet espace si singulier fait de rêves, de désirs et de douleurs où se joue toute vie.

  • Juillet 1937. À Home Place, au coeur du Sussex, jardiniers, femmes de chambre et cuisinière sont sur le pont. La Duche orchestre le ballet des domestiques avant l'arrivée de ses trois fils, Hugh, Edward et Rupert Cazalet, en chemin depuis Londres avec épouses, enfants et gouvernantes. Où dormira Clary, adolescente mal dans sa peau en plein conflit avec sa belle-mère? Quelle robe portera Villy, ancienne ballerine désormais mère au foyer? Polly, terrorisée à l'idée qu'une guerre éclate, s'entendra-t-elle avec sa cousine Louise qui rêve de devenir actrice? Rachel, la seule fille de la Duche, trouvera-t-elle un moment pour ouvrir la précieuse lettre de son amie Sid?
    Non-dits, chamailleries, profonds chagrins... Aux préoccupations des adultes font écho les inquiétudes des enfants, et à la résilience des femmes, qu'elles soient épouses, fillettes ou domestiques, répond la toute-puissance - ou l'impuissance - des hommes. L'été regorge d'incertitudes mais, sans l'ombre d'un doute, une nouvelle guerre approche : entre pique-niques sur la plage et soirées auprès du gramophone, il faudra inventorier lits de camp et masques à gaz.

  • Paria

    Richard Krawiec

    • Tusitala
    • 17 Janvier 2020

    Maire d'une petite ville éclaboussé par un scandale, Stewart Rome se rappelle le sordide fait divers qui a bouleversé sa vie alors qu'il n'était encore que le jeune Stewie, timide et empoté. En 1967, on retrouvait Masha, la fille dont il était fou amoureux, sauvagement assassinée dans le sous-sol de son lycée. Un adolescent noir était rapidement arrêté. Était-il coupable ? De quoi se souvient réellement Stewart, narrateur trouble et manipulateur ?
    Paria parle de l'adolescence, de ses émotions incandescentes et des choix draconiens qu'elle implique. Loin du flower power et des luttes sociales que l'on associe ordinairement aux années 1960, c'est une autre Amérique qui se dévoile : celle de la famille ouvrière, du racisme, de l'addiction, qui punit les femmes tentées de s'émanciper. Une société minée par la peur, qui se nourrit de ses parias pour tâcher de survivre.

  • Le livre Sise au fin fond de la forêt, une cabane en rondins abrite deux êtres hallucinés : un colosse marqué par la folie et son fils. Orphelin de mère livré à lui-même, nourri dans ses premiers jours avec le lait d´une hérissonne trouvée morte, ce dernier se retrouve adulte devant un juge silencieux pour avouer des actes inqualifiables. Son témoignage l´amènera à révéler peu à peu, en toute ingénuité et dans une langue unique, l´incroyable histoire de sa vie comme le destin tragique de son père.
      L'auteur Né en 1960 à Drummondville, au Québec, Jean-François Beauchemin travaille d´abord comme rédacteur puis comme réalisateur à Radio-Canada, avant de publier des romans. En 2004 paraît Le Jour des corneilles, récompensé par le prix France-Québec. La même année, il est terrassé par une violente maladie qui le plonge dans le coma. À la suite de ce face-à-face avec la mort, il écrit La Fabrication de l´aube (prix des Libraires 2007 au Québec), récit autobiographique dans lequel il raconte ce qu´il considère comme une résurrection et sa conversion spirituelle.

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  • Ça raconte Sarah, sa beauté mystérieuse, son nez cassant de doux rapace, ses yeux comme des cailloux, verts, mais non, pas verts, ses yeux d'une couleur insolite, ses yeux de serpent aux paupières tombantes. Ça raconte Sarah la fougue, Sarah la passion, Sarah le soufre, ça raconte le moment précis où l'allumette craque, le moment précis où le bout de bois devient feu, où l'étincelle illumine la nuit, où du néant jaillit la brûlure. Ce moment précis et minuscule, un basculement d'une seconde à peine. Ça raconte Sarah, de symbole : S.

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  • Les saisons

    Maurice Pons

    Un beau jour du seizième mois de l'automne, Siméon arrive dans une vallée perdue où se succèdent inlassablement deux saisons, une de pluie et une de gel bleu, et où seules les lentilles parviennent à germer. En pleine saison pourrie, cet étranger qui se déclare écrivain cherche dès lors à prendre place dans la communauté hors du temps qui y vit, vaille que vaille. étranger au milieu de ces habitants taciturnes, Siméon devra s'affronter à une hostilité grandissante. Il est le paria, l'autre absolu.
    Parviendra-t-il à écrire le livre dont il a le projet ?

    Depuis près de quarante ans, Les Saisons conquit un réseau souterrain de lecteurs enthousiastes, souvent prosélytes, qui n'hésitent pas à faire circuler ce livre. Une confrérie d'initiés qui partage un même univers ; ils se connaissent et se reconnaissent entre eux, un peu comme les lecteurs de Malcolm Lowry ou de Julio Cortázar. Voici pour la première fois ce « livre culte » en poche chez Christian Bourgois. Maurice Pons s'y saisit de toute la crasse humaine pour la transformer en or.

    « Quand un monde est inhabitable, on le change, ou on en change. »

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  • Nagori

    Ryoko Sekiguchi

    Nagori, littéralement « l'empreinte des vagues », signifie en japonais la nostalgie de la séparation, et en particulier, la nostalgie de la saison qu'on ne laisse partir qu'à regret. Le goût de Nagori annonce déjà le départ imminent de tel fruit, tel légume, jusqu'aux retrouvailles l'année suivante, si l'on est encore en vie. Cet étonnant et savoureux petit livre nous propose de faire la découverte de l'art poétique et culinaire japonais en méditant sur nos émotions qu'éveillent les saisons, et leur disparition. Sur l'empreinte fugitive des goûts et des saveurs dans le corps et la mémoire, les paysages, la littérature. Du Japon à Rome, en passant par la Villa Médicis où l'auteure était pensionnaire, le lecteur est ainsi invité à une traversée littéraire, culinaire, politique, et à la rencontre de grands chefs cuisiniers, de plats et de produits délicieux.

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  • Voici un livre qui paraît modeste et qui est pourtant un des plus beaux que nous ait offert la littérature anglaise. Un roman d'amour qui raconte la passion impossible qu'une femme et un homme (emprisonné injustement et à vie) se vouent et qui vont devoir se réfugier dans le monde du rêve (le "rêver-vrai") pour vivre leur bonheur. Du Maurier ne se savait pas romancier, il confia son idée de sujet à son ami Henry James qui l'invita à se lancer et à ne pas abandonner une si belle idée. C'est donc en "amateur" et avec une belle naïveté que l'auteur s'est lancé dans cette aventure littéraire qui fascina les surréalistes et tous ceux que l'onirisme fascine. On sort de ce livre, paru en 1892 mais tellement "neuf" dans son regard sur l'amour, comme lustré de beauté et de joie.

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  • Chicago, 4 mai 1886 : alors que s'achève un meeting politique réunissant des centaines d'ouvriers, la police lance un assaut brutal pour disperser la foule. Soudain, une bombe explose, tuant huit policiers et en blessant plusieurs dizaines d'autres. Cet événement à l'immense retentissement, Rudolph Schnaubelt en est le témoin privilégié. Fraîchement débarqué d'Allemagne, ce jeune homme cultivé, sans le sou mais décidé à conquérir l'Amérique, fait rapidement l'apprentissage d'une réalité qui lui glace le sang : de New York à Chicago, il découvre la tragique condition des ouvriers, surtout quand ils sont, comme lui, étrangers. Mais comment se dresser face aux injustices dans cette société conservatrice avide de profits où la presse n'est pas libre et la répression policière, sanglante ? Tiraillé entre son engagement pour la cause ouvrière aux côtés de Louis Lingg, un militant anarchiste charismatique, et sa passion pour la belle Elsie, Rudolph va faire un choix qui changera à jamais le cours de sa vie et celui de l'histoire.

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  • Coupe sombre

    Oscar Peer

    Un accident de chasse, le procès, la prison. De retour au village, Simon doit affronter les regards, il faut être "endurant comme un âne pour vivre avec eux". Alors Simon accepte une tâche qu'on ne souhaiterait même pas au diable : une coupe de bois dans l'endroit le plus reculé et hostile de la région. Combat de l'homme avec la nature, ce texte est une histoire de solitude et de fureur dans une langue âpre et brûlante.

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  • Les histoires poignantes mais souvent joyeuses de ce livre composent la tendre chronique d'un homme qui se souvient de son père. Un génial représentant de commerce et grand amoureux de la pêche, géant captivant et charmeur aux yeux de l'enfant qu'il était. Les chroniques commencent simplement, par ce regard de l'enfance, puis elles se développent pour illustrer la prise de conscience d'un garçon qui grandit et observe le monde autour de lui. Si elles reconstituent l'histoire de sa famille, avec en arrière-plan celle de l'Europe centrale, elles sont en réalité beaucoup plus que cela : de touchantes méditations sur la vie et la survie, la mort et la mémoire, l'humour, la justice et la compassion.L'humour et l'originalité de cette oeuvre largement autobiographique ont permis à Ota Pavel de devenir un classique dans son pays, au même titre que Jaroslav Hasek et Bohumil Hrabal.

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  • Divers chaos

    Pierre Alféri

    La poésie reste le centre névralgique du travail de Pierre Alferi. Mais, depuis La voie des airs (2004), elle a pris des formes trop grandes (comme les panneaux calligrammes du tramway dans le nord-est parisien) ou trop hybrides (livrets, prosimètres, poèmes dessinés) pour tenir dans un livre. Elle s'est aussi éparpillée en séries discrètes adaptées à des supports éphémères. divers chaos reprend et agence une quinzaine de ces suites, dont les premières versions datent, pour la plus ancienne de 1991, pour la plus récente de 2019. Mais toutes partagent la brièveté, la vitesse, et une particulière légèreté. De courtes strophes faites de vers brefs, parfois jusqu'au haïku, dont les objets sont souvent minuscules et triviaux.
    Surtout instables, voire chaotiques - leur surface comme animée par un mouvement brownien. C'est la métamorphose quotidienne de la rue. C'est un aide-mémoire pour les trente-six essences volatiles qui entrent dans la plupart de nos parfums. Ce sont les formes équivoques, psychosomatiques, des algues ;
    Les bestioles furtives de l'été ; l'attrait et le dégoût des odeurs corporelles ; les joies du saut d'obstacle ;
    L'apparition d'une enfant ; l'éclosion des pivoines ; un graffiti ancien, tracé en plein désastre. C'est donc écrit pour saisir ce qui passe, dans son ambiguïté, son incertitude, sa fragilité - son passage. Mais aussi pour dire ce qui ne passe pas : le malaise et la cruauté, l'arbitraire, le chaos.
    Ce livre comporte également 45 illustrations originales de l'auteur.

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  • La poésie apparaît certainement comme le langage le plus adapté pour rendre compte d' expériences de l' ordre de l' indicible. Loin des discours médicaux, psychologiques ou sociologiques qui chercheraient à expliquer ou comprendre, Perrine Le Querrec nous entraîne dans l' intimité de ces femmes. Le lecteur est amené à vivre une expérience brutale, au plus proche, s' il est possible de l' être, des sensations et des émotions de celles qui subissent ces violences.

  • L'ancêtre parle, invoque terre, feu, ciel, océan. Des voix résistent, résonnent ; le poème se joue, tambour, espérance et acte de foi. Rien n'est trahison dans cette traversée. Tout porte vers l'incandescence, lumière de nos humanités.

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