Prendre l'air !

Enfoncer ses pieds dans le sable et regarder l'horizon nuageux, arpenter un chemin inconnu et mystérieux, gravir le sentier d'une montagne le nez vers le sommet, prendre un arbre dans ses bras et cueillir une herbe sauvage, s'allonger dans l'herbe .... Inspirer, souffler ... vous êtes bien.

  • Dans ce monde des confins, une nuit, une fracture de la banquise sépare une jeune femme inuit de sa famille. Uqsuralik se voit livrée à elle-même, plongée dans la pénombre et le froid polaire. Elle n'a d'autre solution pour survivre que d'avancer, trouver un refuge. Commence ainsi pour elle, dans des conditions extrêmes, le chemin d'une quête qui, au-delà des vastitudes de l'espace arctique, va lui révéler son monde intérieur.

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  • On accède au monde souterrain par le tronc fendu d'un vieux frêne...
    « Underland », c'est le monde d'en bas, les lieux où hommes et femmes enfouissent leurs secrets honteux ou merveilleux.
    Pendant plus de sept ans, l'écrivain Robert Macfarlane a visité des sites souterrains : un laboratoire caché dans une mine de sel sous la mer, des grottes norvégiennes abritant des peintures rupestres mystérieuses, les profondeurs de glaciers d'où surgissent des icebergs monstrueux.
    Tout ce que nous entreposons, cachons, jetons, laissera une empreinte dans la terre. Quel sera notre legs géologique aux générations futures ?
    En explorant notre rapport au sous-sol, Robert Macfarlane nous transmet un savoir riche, poétique et précieux.
    Mêlant littérature, science et récit de voyage, Underland est une odyssée puissante qui résonne longtemps après qu'on en a achevé la lecture.

  • Découvrez 10 lieux de cueillette sur l'estuaire, et une trentaine de recettes à base de plantes sauvages comestibles.

  • Un éloge de la marche, « en soi l'entreprise et l'aventure de la journée », faisant émerger la valeur suprême de l'individu et permettant la communion avec la nature. Le bréviaire essentiel de l'éveil à soi.
    « À quoi bon emprunter sans cesse le même vieux sentier ? Vous devez tracer des sentiers vers l'inconnu. Si je ne suis pas moi, qui le sera ? ».
    Henry David Thoreau (1817-1862) quitte à vingt-huit ans sa ville natale pour aller vivre seul dans la forêt, près du lac Walden. Il a pour habitude de marcher au moins quatre heures par jour. Avec cet éloge de la marche, exercice salutaire et libérateur, Thoreau fait l'apologie de l'éveil à soi par la communion avec la nature.

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  • Il est des endroits où l'on se crée des souvenirs pour toute une vie, des lieux qui ont la saveur douce et puissante de l'enfance.
    Retrouvez ce sentiment d'émerveillement qui vous transportait jadis grâce à ces cabanes dans les arbres, cases flottantes ou abris isolés, chacun installé dans un cadre naturel exceptionnel : jungle, forêt tropicale, plage, montagne, lac... Savourez le confort d'un hôtel tout en respirant le parfum de l'aventure. Faites vos valises pour ces paradis minuscules à l'écart du monde et ô combien magiques. Que vous rêviez de dormir dans une cabane perchée dans la forêt, une maison flottante sur un lac ou un refuge planté au sommet d'une montagne, aux contreforts du ciel, laissez-vous envelopper par les paysages à couper le souffle et plongez dans la culture locale. Les conseils des propriétaires comme les photographies splendides vous fourniront informations et inspiration : Cabanes insolites vous entraîne au coeur de panoramas sublimes, guidé par les histoires de ceux qui ont décidé de construire un refuge de rêve en pleine nature.

  • Marie-Hélène Chaplain et l'illustratrice Lucile Prache nous invitent à parcourir les parcs naturels régionaux en gastronome.
    À chaque étape, l'auteure part à la rencontre des produits qui font la richesse et la spécificité de nos régions, ainsi que des chefs qui les mettent à l'honneur. Défenseurs de la qualité et la diversité des produits locaux, ces chefs montrent leur attachement à leur terre et revendiquent leur ambition : inventer une autre vie, plus proche des hommes et de la nature.
    Un livre gourmand mais également militant, pour la préservation de ces savoir-faires et produits d'exception.

  • Revendiquée par les impressionnistes au nom de la sincérité et de la spontanéité, la pratique de la peinture en plein air est l'aboutissement d'un long processus au cours duquel le paysage s'affirme comme un genre à part entière. En France mais aussi en Angleterre et en Italie, les peintres s'attachent dès le XVIIIe siècle à l'observer et à saisir avec objectivité les effets de la lumière. En 1708, le traité Du paysage de Roger de Piles (1635-1709) conseille aux peintres de travailler en plein air. Mais peindre hors des murs de l'atelier pose de sérieux problèmes d'organisation. L'artiste doit en effet transporter sur le site élu un attirail encombrant : ombrelle, pliant, feuilles de papier et boîte à couleurs. Il doit aussi être rapide, car le spectacle de la nature évolue en permanence et le passage d'un nuage suffit à transformer le motif au fil des heures. Malgré ces contraintes, les impressionnistes et leur approche singulière du paysage révolutionneront la peinture de plein air.

  • Au départ, il y a eu les photos de Virginie. De celles qui sont précieuses, n'étant pas nombreuses comme le sont les hasardeuses prises au vol, multipliées, triées pour garder les meilleures. Celles-là étaient essentielles, bien inscrites en un lieu et dans le regard. Des photos qui ont un truc qui retient l'attention au-delà du compliment. Je me suis lancée à faire des textes qui leur correspondent sans rivaliser avec. Puis nous en avons conçu un projet plus large qui longerait toute la côte landaise : un trait de côte qui montrerait tous les trésors que nous avons décelés naturellement, sans chercher, depuis notre enfance. Tout y est nécessairement simple et profond en cet endroit sauvage. Ce livre est pour ceux qui aiment les Landes et pour ceux qui pensent ne pas les aimer.
    La photographe. Virginie Lapeyre est née à Suresnes. Après avoir travaillé dans l'informatique, puis dans le domaine du son et lumière, elle a affiné son goût pour la photographie et puisé dans sa sensibilité de cavalière en créant un magazine spécialisé dans les chevaux lusitaniens. Vivre dans les Landes lui a permis d'associer son amour de la photo à celui du lieu. Elle installe son Camion Photo l'été au pied de la dune et toute l'année dans son ''loft'' d'exposition à Mézos et au marché de Saint-Julien en Born.
    L'auteure. Frédérique Hardy est née à Maisons-Laffitte. Ses études de Lettres l'ont amenée à l'enseignement puis aux rencontres littéraires sous forme d'interviews d'auteurs dans tous les domaines de la pensée. Elle pratique l'écriture et le théâtre qu'elle associe volontiers à sa passion première, la danse. Elle vit à Pau, à proximité des Landes. Elle donne, actuellement des cours de littérature à l'Université du temps libre et organise des événements littéraires et théâtraux.

  • Fin des années 1930, Yukon, Alaska. Une aventurière fuit la Californie avec une enfant et, bravant les dangers, se lance à la poursuite de ses fantômes sur les pistes des territoires amérindiens du Grand Nord, avec pour seul guide une mystérieuse carte folle. Bud Cooper qui a croisé sa route rapporte le récit de l'équipée que lui en fait, quinze ans plus tard, l'enfant d'alors, au risque de se perdre à son tour avec elle aux confins de l'imaginaire.

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  • Dans ses montagnes natales, un jeune garçon surprend un renard venu dérober des restes près de sa maison. Souhaitant le suivre dans la forêt, l'enfant finit par se perdre. S'ensuit alors une folle course contre le brouillard qui mange les contours des montagnes et engloutit tout de son blanc poisseux.

    À travers un texte fort et des illustrations poétiques, Stéphane Kiehl signe un livre au concept original d'une grande puissance.

  • Si Cédric Gras s'est décidé à raconter la vie des frères Abalakov, deux alpinistes russes des plus héroïques de leur génération, c'est après avoir découvert qu'ils avaient été victimes des purges staliniennes. Comment Staline a-t-il pu faire arrêter ces figures glorieuses, chargées de porter le marxisme au plus haut des sommets ?
    Orphelins sibériens, ils pratiquent l'escalade avant de devenir des alpinistes aguerris. Entre Caucase et Asie centrale, ils multiplient les expéditions jusqu'à gravir, dans les années 1930, les vertigineux pic Staline et pic Lénine, au nom du pouvoir. Dans ce monde où l'alpinisme était dicté par l'idéologie d'un monde nouveau, la conquête de territoires et la guerre, Vitali Abalakov sera pourtant victime de la Grande Terreur et des purges en 1938. Libéré et amputé de nombreuses phalanges suite à une tempête en altitude, il reprendra le chemin des cimes et reviendra au plus haut niveau. Son frère Evgueni sera lui retrouvé mort en 1948. Il préparait une ascension à l'Everest.

    Russophone et familier de l'Eurasie, Cédric Gras a enquêté, des archives du KGB au pic Lénine, pour reconstituer le destin exceptionnel et dramatique de ces deux frères indissociables puis désunis, mais qui ont traversé le siècle rouge en rêvant de conquérir l'Everest au nom de l'URSS.

  • Tropiques

    Julien Coquentin

  • Au fin fond du Cantal, un homme venu de loin incendie la ferme dans laquelle il espérait voir un jour jouer ses enfants. Il rôde dans les bois et les gens du coin passent de la circonspection à la franche hostilité, sauf une jeune femme nouvellement arrivée qui le recueille. Mais personne n'est le bienvenu s'il n'est pas né ici. Roman noir, fable sociale, western rural, un premier roman âpre et sauvage à la tension sourde... Il faut se méfier de la terre qui dort.

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  • Le Mississippi. Un fleuve mythique qui descend du lac Itasca dans le Minnesota jusqu'au golfe du Mexique, en passant par Saint-Louis et La Nouvelle-Orléans. Impétueux et dangereux, il charrie des poissons argentés, des branches d'arbre arrachées, des tonnes de boue, mais aussi l'histoire du pays et les rêves d'aventure de ses habitants. À l'âge de trente ans, Eddy décide de répondre à l'appel de l'Old Man River, de suivre en canoë son parcours fascinant pour sonder le coeur de l'Amérique et le sien, tout en prenant la mesure du racisme, lui qui ne s'est jamais vraiment vécu comme Noir. Au passage, il expérimentera la puissance des éléments, la camaraderie des bateliers, l'admiration des curieux ou l'animosité de chasseurs éméchés. Mais aussi la peur et le bonheur d'être seul. Il en sortira riche d'une force nouvelle et d'un livre fondateur, publié en France pour la première fois.

  • Le n° 14 de Long Cours, la revue des écrivains voyageurs, avec des contributions inédites de Vincent Delerm, William T. Vollmann, Bernard Ollivier, Alexandre Poussin, Olivier Bleys, Cédric Gras et Anaïs Llobet. La revue des écrivains voyageurs consacre son grand dossier à la marche, sous toutes ses formes : tour du monde à pied, trekking et pèlerinages... Véritable phénomène de société, la randonnée permet de découvrir les grands espaces, de vivre au contact de la nature, de se ressourcer et... de philosopher. Mais aussi de renouer avec nos origines nomades, car l'homme n'a pas oublié qu'il était un bipède. Les écrivains passionnés de marche nous racontent leurs périples : Alexandre Poussin, « Souvenirs de Madatrek » ; Olivier Bleys, « Mon tour du monde à pied » ; Jennifer Lesueur, « Suède, la voie royale » ; Gaëlle de La Brosse, « Pèlerins, le paradis perdu » et Hubert Prolongeau, « Un trek au Pakistan ». Également : « Ma Venise intime », par Philippe Delerm ; « Le long du mur mexicain », par William T. Vollmann ; « Le marathon de Pyongyang », par Jacky Schwartzman ; « Reykjavik en goélette », par Cédric Gras ; « Les explorateurs, pionniers de l'écologie », par Stéphane Dugast. Et les rubriques « Regard d'ailleurs » : Chypre, par Anaïs Llobet ; « Pionnier » : « Jack London à San Francisco », par Vincent Dozol ; et « Entretien au long cours » : les chemins de Bernard Ollivier. Contributions de Vincent DELERM, William T. VOLLMANN, Bernard OLLIVIER, Alexandre POUSSIN, Olivier BLEYS, Cédric GRAS, Anaïs LLOBET, etc.

  • « Dans GENESIS, mon appareil photo a permis à la nature de me parler. Écouter fut pour moi un privilège » - Sebastião Salgado.

    En 1970, à 26 ans, Sebastião Salgado se retrouve par hasard pour la première fois avec un appareil photo entre les mains. En regardant dans le viseur, il a une révélation : brusquement, la vie prend un sens. Dès lors - même s'il lui a fallu des années de travail acharné avant d'acquérir l'expérience nécessaire pour pouvoir vivre de son travail de photographe - l'appareil photo devient l'outil par lequel il interagit avec le monde. Salgado, qui a « toujours préféré la palette en clair-obscur des images en noir et blanc » prend quelques photos couleur à ses débuts, avant d'y renoncer définitivement.

    Élevé dans une ferme au Brésil, Salgado éprouve un amour et un respect profonds pour la nature; il se montre aussi particulièrement sensible à la façon dont les êtres humains sont affectés par les conditions socio-économiques souvent accablantes dans lesquelles ils vivent. Des nombreuses oeuvres que Salgado a réalisées au cours de son admirable carrière, trois projets de longue haleine se démarquent particulièrement: La Main de l'homme (1993) qui illustre le mode de vie bientôt révolu de travailleurs manuels du monde entier, Exodes (2000), témoignage sur l'émigration massive causée par la faim, les catastrophes naturelles, la dégradation de l'environnement et la pression démographique, et ce nouvel opus, GENESIS, résultat d'une expédition épique de huit ans à la redécouverte des montagnes, déserts et océans, animaux et peuples qui ont jusqu'ici échappé à l'empreinte de la société moderne - les terres et la vie d'une planète encore préservée. « Près de 46% de la planète semblent encore comme au temps de la Genèse », fait remarquer Salgado. « Nous devons sauvegarder ce qui existe. » Le projet GENESIS, en lien avec l'Instituto Terra créé par Salgado cherchent à montrer la beauté de notre planète, à inverser les dommages qu'on lui a infligés et à la sauvegarder pour les générations futures.

    Au cours de 30 voyages, à pied, en avion léger, en bateau, en canoë et même en ballon, par une chaleur extrême ou un froid polaire et dans des conditions parfois dangereuses, Salgado a réuni des images qui nous montrent la nature, les peuples indigènes et les animaux dans toute leur splendeur. Maîtrisant le monochrome avec un talent qui rivalise avec celui du virtuose Ansel Adams, Salgado fait entrer la photographie noir et blanc dans une autre dimension ; les nuances de tons de ses oeuvres, le contraste entre le clair et l'obscur, évoquent les tableaux de grands maîtres comme Rembrandt et Georges de la Tour.

    Que découvre-t-on dans GENESIS? Les espèces animales et les volcans des Galápagos ; les manchots, les lions de mer, les cormorans et les baleines de l'Antarctique et de l'Atlantique sud ; les alligators et les jaguars du Brésil ; les lions, les léopards et les éléphants d'Afrique; la tribu isolée des Zoé au fin fond de la jungle amazonienne ; le peuple Korowaï vivant à l'âge de pierre en Papouasie occidentale ; les éleveurs de bétail nomades Dinka du Soudan; les nomades nénètses et leurs troupeaux de rennes dans le cercle arctique; les communautés mentawai des îles à l'ouest de Sumatra ; les icebergs de l'Antarctique; les volcans d'Afrique centrale et de la péninsule du Kamtchatka ; les déserts du Sahara ; le rio Negro et le rio Juruá en Amazonie; les failles du Grand Canyon; les glaciers de l'Alaska... Après s'être rendu là où personne n'était jamais allé, et avoir consacré tant de temps, d'énergie et de passion à la réalisation de cet ouvrage, Salgado considère GENESIS comme sa « lettre d'amour à la planète ».

    Contrairement à l'édition limitée, conçue comme un portfolio grand format zigzaguant autour de la planète, l'édition grand public présente une sélection différente de photographies organisées par zones géographiques en cinq chapitres: Aux confins du Sud, Sanctuaires, Afrique, Terres du Nord et Amazonie et Pantanal. Chacune à sa manière, l'édition d'art et l'édition grand public - toutes deux conçues et réalisées par Lélia Wanick Salgado - rendent hommage au projet GENESIS de Salgado, aussi grandiose qu'exceptionnel.

  • Rédigé par un géologue universitaire passionné d'histoire, ce panorama chronologique résume, en 170 fiches largement illustrées, l'histoire mouvementée de notre planète depuis sa naissance - il y a 4, 5 milliards d'années - jusqu'à nos jours. Le style choisi, évitant toute formalisation, passionnera tout lecteur fasciné par les phénomènes naturels extrêmes ou les voyages. De nombreux encarts indépendants viennent compléter les fiches chronologiques par exemple sur l'exploitation des roches, des minerais et des minéraux.
    Thémes abordés : - Les cicatrices des phénomènes extraterrestres - L'évolution de la vie - L'eau dans tous ses états - Les abysses - Les sédiments, archives de la planète - Roches et minéraux extraordinaires - La tectonique, architecte de la surface - Les profondeurs de la Terre. Gouffres et cavernes - Magmas. Des profondeurs aux volcans

  • Nitassinan

    Julien Gravelle

    « L'ours avait aimé le goût des fruits des bois, des larves de fourmis, de la chair des faons. Il avait combattu de haute lutte pour des femelles aux odeurs si douces, braconné sur les terres humaines. Il avait cru pouvoir vivre un été de plus en amant de la forêt. » Nitassinan : «notre terre», en langue ilnue. Au nord du lac Saint- Jean, au Québec, c'est un bout de forêt boréale sur laquelle peu de choses ont été écrites. Neuf récits, neuf destins, situés à neuf époques différentes à travers cinq siècles d'une histoire tumultueuse.
    Des chasseurs amérindiens, des colons, des coureurs des bois, un scientifique - des chiens, des ours, des caribous, des orignaux.
    Ces histoires cruelles et puissantes, obscurément reliées, forment la grande épopée d'une terre, le roman d'un pays.

  • Isle of Eigg

    Charles Delcourt

    Le livre est conçu comme un parcours progressif d´acclimatation à la nature de l´île, une montée graduelle de la surprise et de la variété tant des paysages que des habitants. La vibration particulière des images de Charles Delcourt, entre l´empathie, la tendresse et l´humour, entraîne le lecteur à découvrir ici, sur cette île si particulière, une façon différente d´être en collectif, en village, en société. Eigg, le titre qui est le nom de l´île, sonne comme une possibilité, une alternative locale solide dans un monde en dérive qui cherche simultanément le paradis perdu et la voie future.

  • En voyage, je vis, je respire, je cherche l'aventure. Je rencontre des êtres qui savent tenir une conversation, je croise quelques ennuis, je cueille une vision, je pousse une porte, je me sors d'un pas désagréable. Je traverse une forêt, je parle à un homme que je ne connais pas et lui confie davantage de choses que s'il était mon frère, parce que je suis sûr de ne pas le revoir.
    L'énergie vagabonde, c'est la traversée de l'éphémère, perpétuellement renouvelé.L'énergie vagabonde consiste à faire moisson d'idées dans les collines inspirées. Un jour, les notes deviennent un livre. Aujourd'hui, ces livres sont rassemblés dans ce recueil.
    Il contient les récits de mes voyages à pied, à cheval, à bicyclette, dans les piémonts du Caucase, les steppes de l'Asie centrale, les taïgas de Sibérie, les plaines de Mongolie et de Russie, et sur le plateau du Tibet. Cette géographie a aimanté mon corps. Là-bas, les ciels aspirent le regard, les horizons reculent : on n'a pas de scrupules à tirer des bords en pareils parages ! Je joins à ces textes le souvenir de mes virées à moto sur les routes du Nouveau et de l'Ancien Monde, de mes bivouacs et de mes ascensions. À ces récits de promenades plus ou moins contrôlées, j'ai ajouté des reportages en des contrées lointaines où les hommes vivent des existences plus dangereuses que la mienne ainsi que certaines pages de mes journaux, tenus dans l'espoir de donner un ordre à ces agitations.
    Je crois aux vertus de la tangente et de l'échappée.
    Puisse l'énergie vagabonde ne jamais se tarir !
    Sylvain Tesson.

  • Le tout nouveau directeur de l'IPEV, l'institut polaire français.
    Ils s'étaient rencontrés un an auparavant sur le navire ravitailleur des Terres australes françaises, le Marion Dufresne.
    Ils avaient sympathisé. Et Yves fait à Emmanuel une proposition impensable : participer, en tant que chauffeur du convoi, au raid de ravitaillement de la base Concordia, située au coeur du continent antarctique ! Pendant douze jours, dix chauffeurs vont parcourir les 1 200 km qui séparent la base Dumont d'Urville de Concordia, et monter jusqu'à 3 200 m d'altitude où la température est en moyenne, au coeur de l'été, de moins trente degrés Celsius. Le Raid, comme on l'appelle, c'est LA grande aventure polaire ! Mieux : François, le frère d'Emmanuel, reporter-photographe, sera lui aussi de la partie. Ils en rêvaient tous les deux : signer à quatre mains un livre mêlant photos et bande dessinée, fruit de leur expérience commune. Chauffeur sur le Raid, ce n'est pas seulement être observateur et témoin, c'est être acteur d'une mission polaire. Les deux frères sont excités au plus haut point par cette perspective. Ils vont vivre « en vrai » leurs rêves d'explorateurs, comme si leurs aventures et leurs jeux de gamins leur faisaient signe du fond de l'enfance. Ce sera l'aventure de leur vie.

  • Tu ne connais pas le Médoc ou tu veux redécouvrir la presqu'île? Pars à la découverte du territoire et admire toute la diversité du Parc naturel régional Médoc. Les auteurs et illustrateurs de deux degrés sont partis en virée pour rencontrer les habitants et ramener ce carnet illustré d'un Médoc enthousiaste, dynamique et varié. Bon voyage ! Envie d'en apprendre plus sur la géographie, la gastronomie locale ou le naturisme? Des bords d'estuaire à la pointe de Grave, Bonjour Médoc t'emmène à la découverte de toutes les facettes du Parc naturel régional.

    Gabriel Bord et Ulrich Legait, les auteurs, ont pris la route au coeur de l'hiver pour venir rencontrer des Médocains, pour discuter et s'inspirer de ce que les habitants leur ont appris de chez eux. Julianne Huon (l'illustratrice) et Martin Lavielle (le graphiste) ont pris leurs cartons à dessin pour embarquer avec les auteurs et mettre en forme cette virée médocaine pleine de surprises et de couleurs.

  • Caspar David Friedrich

    Werner Hofmann

    • Hazan
    • 21 Octobre 2020

    Pour Werner Hofmann, auteur de cette monographie proposée désormais sous coffret, la contribution essentielle de Friedrich est l'invention du paysage-icône. Aucun artiste avant Caspar David Friedrich n'avait posé de façon aussi poignante la question de la place de l'homme dans la nature et dans l'univers. Acteur majeur de la peinture romantique allemande du xixe siècle, il découvrit la « tragédie du paysage », selon l'expression du sculpteur David d'Angers, apportant une contribution essentielle au genre autrefois mineur qu'il révolutionna. Tout en observant le monde empirique de façon fidèle, il lui donna une aura religieuse, croisant les catégories de l'espace et du temps.
    La monographie de Werner Hofmann, devenue une référence, comprend un essai historico-philosophique auquel se mêle une analyse méticuleuse des tableaux. Les documents, lettres et écrits proposés en annexes éclairent la vie et la personnalité de Friedrich ainsi que son oeuvre sublime. Werner Hofmann tâche également d'élucider d'autres aspects de l'oeuvre friedrichienne, moins connus que ses paysages : sa vision de l'environnement privé et public de l'époque, les rapports entre l'homme et la femme, la femme comme être autonome dans la société. Il situe le peintre dans le contexte intellectuel et historique de son temps en mettant en lumière ses contacts difficiles avec Goethe, ses affinités avec la philosophie de Schleiermacher, ses opinions politiques.

  • À l'été 1953, un jeune homme de 24 ans, fils de bonne famille calviniste, quitte Genève et son université à bord de sa Fiat Topolino. Nicolas Bouvier a déjà effectué de courts voyages ou des séjours plus longs à travers l'Europe. Cette fois, il vise plus loin : la Turquie, l'Iran, Kaboul puis la frontière avec l'Inde. Il est accompagné de son ami Thierry Vernet, qui documentera l'expédition en dessins et croquis.
    Ces six mois de voyage à travers les Balkans, l'Anatolie, l'Iran puis l'Afghanistan donneront naissance à l'un des grands chefs-d'oeuvre de la littérature dite « de voyage », L'Usage du monde, qui ne sera publié que dix ans plus tard, avant de devenir un classique.
    Par son écriture économe de ses effets, et qui ne joue pas à la « littérature », Nicolas Bouvier a réussi à atteindre ce à quoi peu sont parvenus : un pur récit de voyage, dans la grande tradition de la découverte et de l'émerveillement, doublé d'une réflexion sur une manière d'être au monde parmi ses contemporains, sous toutes les latitudes.

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