Le Printemps des Poètes 2021 

Le désir en vers, pour célébrer les poètes !

  • Eva Illouz : " Pourquoi l'amour fait mal ". Le sentiment irrésistible de singularité absolue qui était jadis la condition du sentiment amoureux a changé, laissant l'individu noyé dans la masse des partenaires potentiels et interchangeables. Dans ce recueil, si vous allez à la ligne, vous ne croiserez pas les poissons Dans les fjords, aux sternes égarés sur les brisants, je crie : " Réduisez la voilure, ici le désir c'est pour tout le monde.
    Il y a des cachettes pour les amants ! " Au lit, les langues se délient. Les passions sont de redoutables tremplins pour les alcoves. Les étreintes ne sont plus maudites.

  • ce qu'il faut de désir

    Sophie Nauleau

    Après «La Poésie à l'épreuve de soi», après« Espère en ton courage», voici un nouvel opus ayant le désir pour cible. Entre aimantation des sens et sentiment d'inquiétude, qui sont les ferments de la poésie. Entre rêves d'enfance et impatiences aguerries. Entre secrets inavoués et septième ciel. Lorsque les mots osent les élans du sexe et de l'esprit. D'hier à aujourd'hui. Sophie Nauleau nous invite à un nouveau voyage à travers la poésie.

  • Collection de courts poèmes qui disent sans retenue le rapport à l'amour aux différents âges (enfance, adolescence, âge adulte) avec distance et humour, mais aussi sensibilité et tendresse.

  • les yeux d'Elsa

    Louis Aragon

    • Seghers
    • 17 Septembre 2012

    À la gloire de la femme aimée, Aragon, le dernier poète courtois, a composé ses plus merveilleux poèmes.
    « Ma place de l'étoile, à moi, est dans mon coeur, et si vous voulez connaître le nom de l'étoile, mes poèmes suffisamment le livrent. » Pétrarque a chanté Laure, Ronsard Hélène, Lamartine Elvire, c'est à Elsa qu'Aragon donne ses poèmes qui sont au nombre des plus beaux chants d'amour qu'un poète ait écrits.

    La présente édition intègre la préface que Louis Aragon rédigea en février 1942, ainsi que trois textes en prose particulièrement éclairants : « La Leçon de Ribérac », « La Rime en 1940 » et « Sur une définition de la poésie. » Enrichie d'une postface de Lionel Ray et de documents iconographiques rarement publiés, elle est une invitation à lire, ou relire, l'une des oeuvres majeures de la poésie française.

  • C'est la recette de la vie ;
    Disait ma mère ;
    Lorsqu'elle me tenait dans ses bras quand je pleurais ;
    Pense à ces fleurs que tu plantes ;
    Dans le jardin chaque année ;
    Elles vont t'apprendre ;
    Que les gens eux aussi ;
    Doivent se faner ;
    Tomber ;
    Pourrir ;
    Se redresser ;
    Pour fleurir ;

    - rupi kaur -

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  • La poésie apparaît certainement comme le langage le plus adapté pour rendre compte d' expériences de l' ordre de l' indicible. Loin des discours médicaux, psychologiques ou sociologiques qui chercheraient à expliquer ou comprendre, Perrine Le Querrec nous entraîne dans l' intimité de ces femmes. Le lecteur est amené à vivre une expérience brutale, au plus proche, s' il est possible de l' être, des sensations et des émotions de celles qui subissent ces violences.

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    Rupi Kaur

    • Nil
    • 4 Mars 2021

    Après s'être sentis déconnectés pendant si longtemps mon esprit et mon corps finissent par se retrouver - home body

  • On ne présente pas Charles Juliet dont les neuf tomes de son Journal traduits dans le monde entier font un des écrivains majeurs de notre temps. Or si cet opus exceptionnel de même que des récits comme L'année de l'éveil ou Lambeaux ont fait sa notoriété et sa popularité, il n'en reste pas moins que la poésie est l'alpha et l'oméga de son oeuvre littéraire. C'est là en effet que l'on trouve de la façon la plus condensée, la plus incisive et la plus frappante l'expression de la quête lente et difficile qui est l'objet de tous ses livres, ce chemin de l'obscur vers la clarté fait de dépouillements et de dépassements successifs, de doutes surmontés et d'une volonté hors du commun de construire en soi une humanité délivrée. Chacun de ses très nombreux poèmes écrits au fil des jours, en marchant le plus souvent, est justement comme un pas gagné dans ce chemin de vie. Par ailleurs, comme pour tout le reste de son oeuvre, l'écriture poétique que s'invente Charles Juliet ne doit rien à personne, on peut même dire qu'elle est à rebours de toutes les formes poétiques de son temps, misant sur une nudité et une simplicité radicales, récusant toute intellectualité et tout effet formel. Impossible donc d'ignorer dans notre inventaire des grandes voix poétiques contemporaines ce parcours hors du commun. Charles Juliet a souhaité que soit repris pour la préface, comme ce fut le cas à l'occasion de la parution de Moisson chez POL, le texte La conquête dans l'obscur que Jean-Pierre Siméon a écrit sur son travail poétique.
    La présente anthologie a été entièrement constituée par le poète lui- même.
    "un temps j'ai renoncé rebroussé chemin cédé aux forces de la nuit et maintenant alors qu'a sombré l'espoir de la faire sourdre je sais enfin en quoi consiste la lumière"

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  • Thierry, c'est son prénom, traverse une épreuve. Cette épreuve, c'est l'existence. Le fils perdu. Les petits boulots qui empêchent d'écrire, qui éreintent. L'alcool. La colère contre soi, contre ceux qui l'aiment le plus.
    Il sent qu'il perd pied et se rend à deux reprises dans un hôpital psychiatrique à Cadillac, en Gironde. Il n'est pas fou. Pas plus que vous, pas plus que moi. Il se trouve que Thierry est maçon. Il se trouve que Thierry est poète. Il est arrivé par un bus à l'hôpital avec ses mains calleuses et un cahier. Au début, il croit que le chantier est à l'intérieur, mais dès qu'il trace des mots, dedans et dehors volent en éclats. Un homme cherche à se reconstruire un visage en décrivant ceux des autres humains égarés là. Au pavillon Charcot, des solitudes se croisent et frissonnent de leur profondeur vertigineuse : Aurélie, René, Mady, Denis, Bernard, Mickey, Patricia, Rainer... Tous ces écorchés vifs qui n'en reviennent toujours pas d'être au monde lui ressemblent.
    Ces silhouettes allant cahin-caha entre les allées de marronniers, ces mots vrillés par une colère sourde, c'est lui. Il marche en pleine nuit dans un couloir sans aller nulle part, il pose des questions en boucle à ceux qui passent à sa portée, il porte une blessure qui rend le présent inhabitable. Il n'y a que le perpétuel effondrement de l'ici et les mots écrits sur le cahier vibrent de cet effort immense de ne pas céder à la chute tout en évitant de l'interrompre.

  • (Extrait) Il lui a dit : /Tes baisers, tu m'en feras cent lignes. / Voici ce qu'elle lui a répondu... / [...] 7 Je vous embrasse avec mes mains sales / 8 Je vous embrasse avec vos doigts sur ma bouche, dans ma bouche / 9 Je vous embrasse avec lenteur, avec lassitude parfois [...]

  • Sur le ton de l'humour le recueil traite de la question du rapport au monde du travail, des amitiés et de la société.

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  • S'abîmer Absence Adorable Affirmation Altération Angoisse Annulation Ascèse Atopos Attente Cacher Casés Catastrophe Circonscrire Coeur Comblement Compassion Comprendre Conduite Connivence Contacts Contingences Corps Déclaration Dédicace Démons Dépendance Dépense Déréalité Drame Écorché Écrire Errance Étreinte Exil Fâcheux Fading Fautes Fête Fou Gêne Gradiva Habit Identification Image Inconnaissable Induction Informateur Insupportable Issues Jalousie Je-t-aime Langueur Lettre Loquèle Magie Monstrueux Mutisme Nuages Nuit Objets Obscène Pleurer Potin Pourquoi Ravissement Regretté Rencontre Retentissement Réveil Scène Seul Signes Souvenir Suicide Tel Tendresse Union Vérité Vouloir-saisir

  • Dans "Cartographie de l'amour décolonial", l'écrivaine et militante autochtone Leanne Betasamosake Simpson explore l'existence actuelle des peuples et collectivités autochtones, en particulier celle de sa propre nation nishnaabeg. Ses personnages s'efforcent de réconcilier leur désir de vivre une vie pleine de tendresse avec le combat qu'ils livrent quotidiennement pour survivre aux injustices passées et présentes causées par le racisme et le colonialisme.

  • Et mon coeur se serra est un conte étrange en cent dix-neuf dessins de l'artiste connu sous le nom « Le Sonneur » et vingt-huit textes d'Antoine Laurain. Entre art et littérature, entre roman dessiné et poésie typographique.
    De cette aimée enfuie et perdue, nous ne connaîtrons jamais le nom, mais elle hante le livre.
    L'amour, la rupture, la solitude, l'espoir.
    Comment transmettre les sentiments en trois couleurs : rouge, noir, blanc ?
    Comment les faire passer avec juste vingt-six lettres dans l'alphabet ?
    Beaucoup l'ont tenté avant eux : Breton, Mallarmé, Gainsbourg pour ne citer qu'eux. Laurain et Le Sonneur relèvent le défi.
    Au mieux, c'est un excellent livre.
    Dans le pire des cas, ils ont fait un chef-d'oeuvre.
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  • De juin 1907 à avril 1908, Takuboku a vécu dans les brumes d'Hokkaïdo, la grande île du nord, les pires moments de sa vie. Malade et sans le sou, il décide cependant d'aller accomplir à Tokyo son destin littéraire. Ce n'est qu'en mars 1909 qu'il trouve enfin un poste de correcteur au grand quotidien Asahi.
    Le 7 avril 1909, il commence l'écriture du « Journal en caractères latins », texte unique dans l'histoire de la littérature japonaise. Marqué par ses échecs, le jeune homme de 23 ans joue son va-tout. Pour briser le vieux moule de la littérature japonaise et se permettre de tout dire, il tente une expérience singulière : substituer aux caractères japonais les caractères latins. C'est une totale libération.
    Ses besoins sexuels, ses sautes d'humeurs, ses lâchetés, ses contradictions, il les aborde en entomologiste, comme s'il s'agissait d'un autre : « Je suis une personne née individualiste. Le temps passé avec d'autres me semble toujours vide, sauf quand on le passe à se battre » (11 avril). Même terrible lucidité dans son regard sur la société : « Le système matrimonial actuel - tous les systèmes sociaux - pleins d'absurdités ! Pourquoi devrais-je être enchaîné à cause de mes parents, de ma femme, de mon enfant ?
    Pourquoi mes parents, ma femme, mon enfant devraient-ils être sacrifiés pour moi ? » (15 avril).
    La voix de ce Journal est la même que celle de ses plus beaux tankas, immédiatement reconnaissable dans son immense compassion et sa profonde autodérision. Ce Journal si étrange, si difficile à traduire, le voici enfin disponible au public francophone.

  • "Politique de la beauté est la réponse engagée apportée par Jean-Pierre Siméon à une poésie rétrécie, limitée à ses jeux sur la forme. Dans ce manifeste poétique, l'auteur affirme de la plus belle des manières que la poésie, sans rien abandonner de son exigence, sait être lumineuse et fraternelle, une rencontre avec la beauté.

    Extrait :

    Je crois à une politique de la beauté, elle serait devant les êtres et les choses, non pas seulement le mot juste, mais son frisson de feuillage sous l'averse.

    Une loyauté de coeur.

    [...]

  • je te nous aime

    Albane Gellé

    Elle a commencé par enlever le couvercle et puis tout doucement elle est sortie de son bocal. il animal autant que le chien par terre quand ils se roulent, et alors qu'est-ce qui la gêne ? il et elle savent les souffrances pour sortir de leurs ombres, se désencombrent de leurs peurs, osent quel scandale se servir du mot joie.

  • Le désir en nous comme un défi au monde se veut un témoin de l'éclectisme de la création poétique actuelle. Ici, aucun courant poétique ni aucune doctrine littéraire ne font la loi.

    Adonis ; Olivier Barbarant ; Linda Maria Baros ; Joël Bastard ; Claude Beausoleil ; Tahar Ben Jelloun ; Zoé Besmond De Senneville ; Zéno Bianu ; Carole Bijou ; Alexandre Bonnet-Terrile ; Alain Borer ; Katia Bouchoueva ; Nicole Brossard ; Tom Buron ; Tristan Cabral ; Cali ; Rémi Checchetto ; William Cliff ; François De Cornière ; Cécile Coulon ; Charlélie Couture ; Laetitia Cuvelier ; Seyhmus Dagtekin ; Jacques Darras ; René Depestre ; Thomas Deslogis ; Ariane Dreyfus ; Michèle Finck ; Brigitte Fontaine ; Albane Gellé ; Guy Goffette ; Cécile Guivarch ; Cécile A. Holdban ; Philippe Jaffeux ; Maude Joiret ; Charles Juliet ; Vénus Khoury-Ghata ; Anise Koltz ; Petr Kral ; Abdellatif Laâbi ; Hélène Lanscotte ; Jean Le Boël ; Yvon Le Men ; Perrine Le Querrec ; Jérôme Leroy ; Sophie Loizeau ; Lisette Lombé ; Mathias Malzieu ; Guillaume Marie ; Sophie Martin ; Jean-Yves Masson ; Edouard J. Maunick ; Marie Modiano ; Marcel Moreau ; Emmanuel Moses ; Anne Mulpas ; Bernard Noël ; Carl Norac ; Serge Pey ; Paola Pigani ; Eric Poindron ; Joseph Ponthus ; Jean Portante ; Jean-Luc Raharimanana ; Suzanne Rault-Balet ; Florentine Rey ; Zachary Richard ; Jacques Roubaud ; Valérie Rouzeau ; James Sacré ; Florence Saint-Roch ; Eric Sarner Eugène Savitzkaya ; Jean-Pierre Siméon ; Jean-Luc Steinmetz ; Frédéric Jacques Temple Mila Tisserant ; Milène Tournier ; André Velter ; Laurence Vielle ; Yolande Villemaire ; Thomas Vinau ; Pierre Vinclair ; Sanda Voica.

  • Edition enrichie (Introduction, notes, notes littéraires et bibliographie) Tout ce que Ronsard a écrit de vers amoureux, mais aussi érotiques, au temps de sa verte jeunesse, et qu'il a publié entre 1552 et 1560 : à Cassandre, à Marie, aux belles et accortes paysannes qui s'abandonnent sur un talus, le poète dit sa ferveur, tantôt dans une langue familière et leste, tantôt au moyen d'images mythologiques que l'on retrouve dans l'art de Fontainebleau.
    C'est le beau xvie siècle qui s'exprime ici, celui du règne d'Henri ii, roi cavalier, des châteaux du bord de Loire, des bals et des rêves. Ronsard n'a pas encore la tête religieuse et il ne sait pas qu'il va bientôt troquer sa plume pour une épée. Et si la poésie grave le tente déjà, il ne s'y abandonne que par occasion. Son coeur et son corps l'occupent tout entier.
    Cette édition, conçue avec un soin extrême, réunit toute la production de ces années ; elle l'éclaire par des variantes et des notes nombreuses, ainsi que par toutes les indications lexicales et mythologiques indispensables à sa compréhension.

    Edition critique, avec introduction, notes et variantes, établie par André Gendre.  

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  • Elsa

    Louis Aragon

    Ce poème d'Aragon est un « roman achevé », au sens où l'on dit qu'une oeuvre est achevée ; c'est un roman en ce qu'il raconte une aventure du coeur. L'amour, l'expérience, la réflexion sur la vie en constituent les thèmes. Un Roman de la Rose.
    Et comme le Roman de la Rose, difficile à analyser, car sa signification est multiple, et la Rose ici, de l'aveu de l'auteur, indescriptible. Peut-être le lecteur en trouvera-t-il la clef dans les épigraphes au poème, l'une tirée du Gulistan ou L'Empire des Roses, de Saadi, l'autre de Roses à crédit, roman d'Elsa Triolet.
    Le thème de la Rose, commun à nos poètes médiévaux et à ceux de l'Orient, ne semblera aucunement d'apparition fortuite au coeur du poème que voici, à condition de se rappeler qu'Elsa voit le jour en même temps que ces Roses à crédit.

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  • « Jouant de tous les registres, depuis les mètres traditionnels jusqu'au poème figuré, jamais Apollinaire n'a montré dans son expression une telle audace et une telle invention.
    Ni dans son inspiration.
    Amant persuadé que Le vice n'entre pas dans les amours sublimes il chante la joie et la douleur des corps sans oublier que "le corps ne va pas sans l'âme", à la fois rêvant d'un inacessible absolu et acceptant les partages les plus dérisoires.
    Soldat vivant au jour le jour les misères des premières lignes, il a le courage de contempler l'insolite beauté que suscite la guerre, et de la dire.
    Mais dans la magnificence de l'amour comme dans l'émerveillement qu'il ressent, artilleur, sur la ligne de feu, il reste, proche de nous, l'homme qui sait sa faiblesse et le prix de l'attente :
    Je donne à mon espoir tout l'avenir qui tremble comme une petite lueur au loin dans la forêt. » Michel Décaudin.

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  • À travers ces notes, Philippe Jaccottet peint avec sa propre palette des réflexions d'une grande délicatesse qui touchent à la fugacité de la vie, les lueurs d'espoir ou d'effroi qui la traversent. Promeneur attentif, il saisit la lumière à travers l'ombre, le tintement d'une cloche à travers le silence, faisant la part belle aux paysages et aux sons. L'auteur ne se départit jamais d'une grande douceur pour évoquer ses pensées, tantôt paisibles, tantôt douloureuses, comme un murmure.

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