Vietnam

Une nouvelle invitation au voyage pour changer d'air !

  • Em

    Kim Thúy

    La vérité de cette histoire est morcelée, incomplète, inachevée dans le temps et dans l'espace. Elle passe par les colons implantés en Indochine pour y exploiter les terres et les forêts. Par les hévéas transplantés et incisés afin de produire l'indispensable caoutchouc. Par le sang et les larmes versés par les coolies qui saignaient les troncs. Par la guerre appelée «du Vietnam» par les uns et «américaine» par les autres. Par les enfants métis arrachés a` Saigon par un aigle volant avant d'être adoptés sur un autre continent. C'est une histoire d'amour qui débute entre deux êtres que tout sépare et se termine entre deux êtres que tout réunit; une histoire de solidarité aussi, qui voit des enfants abandonnés dormir dans des cartons et des salons de manucure fleurir dans le monde entier, tenus par d'anciens boat people.
    Avec ce livre, Kim Thu´y nous découvre, au-delà des déchirements, l'inoubliable pays en forme de S qu'elle a quitté en 1975 sur un bateau.

  • Un bref instant de splendeur se présente sous la forme d'une lettre qu'un fils adresse à sa mère qui ne la lira jamais. Fille d'un soldat américain et d'une paysanne vietnamienne, elle est analphabète, parle à peine anglais et travaille dans un salon de manucure aux États-Unis. Elle est le pur produit d'une guerre oubliée. Son fils, dont la peau est trop claire pour un Vietnamien mais pas assez pour un Américain, entreprend de retracer leur histoire familiale : la schizophrénie de sa grand-mère traumatisée par les bombes ennemies au Vietnam, les poings durs de sa mère contre son corps d'enfant, son premier amour marqué d'un sceau funeste, sa découverte du désir, de son homosexualité et du pouvoir rédempteur de l'écriture.
    Ce premier roman, écrit dans une langue d'une beauté grandiose, explore avec une urgence et une grâce stupéfiantes les questions de race, de classe et de masculinité. Ocean Vuong signe une plongée dans les eaux troubles de la violence, du déracinement et de l'addiction, que la tendresse et la compassion viennent toujours adroitement contrebalancer. Un livre d'une justesse bouleversante sur la capacité des mots à panser les plaies ouvertes depuis des générations.

  • Babylift

    Collectif

    Recherche? pour meurtre, Sean, adolescent de 17 ans, est en fuite. Il est amoureux de May, sa soeur jumelle, rescapée comme lui d'un terrible accident d'avion au Viêtnam a` l'âge de 2 ans. Le village ou` les enfants adoptés ont grandi est sous le choc. La presse parle de folie criminelle. Pour défendre Sean, l'avocat commis d'office déterre une affaire jamais élucidée qui change a` jamais la vie de son jeune client. May se lance alors dans une quête vertigineuse des origines en compagnie de Julien, ancien militant pacifiste. Sur les routes du Viêtnam, leur périple les mènera de révélations en révélations au coeur de l'amour d'une mère. Un roman d'investigation inspire? de l'histoire vraie du Babylift, opération d'évacuation d'orphelins a` la fin de la guerre du Viêtnam en avril 1975.

  • Raymond Depardon, a, depuis le début de sa carrière (comme photographe reporter) jusqu'à aujourd'hui, effectué de nombreux voyages au Vietnam.
    Les 158 photographies présentées dans cet ouvrage, noir et blanc, imprimées en trichromie et à fond perdu, ont été réalisées en 1964-1965, puis en 1972 et 1994, et enfin en 2013. Raymond Depardon y a glissé ici et là de courts textes commentant la photographie de la page en regard.
    Cette succession impressionnante d'images constitue une sorte d'histoire fragmentaire du Vietnam et notamment de la ville de Saigon qui s'est radicalement transformée au fil des décennies. Les hommes sont le grand sujet de ce livre : des portraits de toute beauté ornent les pages et nous retrouvons le Depardon grand-reporter, avec des photos stupéfiantes sur la misère et la violence. Jusqu'à ce que, bien plus tard, en 2013, l'architecture prenne le dessus pour montrer un Saigon métamorphosé.

  • La collection des recettes culte est de retour dans nouveau format pratique à petit prix !
    Véritable guide culinaire des plus belles villes du monde, il s'emmène partout et se savoure à la fois dans l'assiette et au travers de sa lecture.
    Retrouvez 5 titres incontournables de la collection à 9,90€ : New-York, Tokyo, Istanbul, Paris-Hanoï, Venise...

    120 recettes de cuisine vietnamienne, proposées par le restaurant Paris-Hanoi. Nems, phos, bo bun, nouilles sautées, canard laqué, poulet au curry, flan coco : de l'entrée au dessert, toutes les recettes traditionnelles du Viet-Nam. Des pas à pas pour les montages un peu spéciaux (ex : garnir les nems ou fourrer les rouleaux de printemps). Un reportage au coeur des restaurants, authentique et gourmand.
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  • « Dans L'Amant, Marguerite Duras reprend sur le ton de la confidence les images et les thèmes qui hantent toute son oeuvre. Ses lecteurs vont pouvoir ensuite descendre ce grand fleuve aux lenteurs asiatiques et suivre la romancière danstous les méandres du delta, dans la moiteur des rizières, dans les secrets ombreux où elle a développé l'incantation répétitive et obsédante de ses livres, de ses films, de son théâtre. Au sens propre, Duras est ici remontée à ses sources, à sa « scène fondamentale » : ce moment où, vers 1930, sur un bac traversant un bras du Mékong, un Chinois richissime s'approche d'une petite Blanche de quinze ans qu'il va aimer. Il faut lire les plus beaux morceaux de L'Amant à haute voix. On percevra mieux ainsi le rythme, la scansion, la respiration intime de la prose, qui sont les subtils secrets de l'écrivain. Dès les premières lignes du récit éclatent l'art et le savoir-faire de Duras, ses libertés, ses défis, les conquêtes de trente années pour parvenir à écrire cette langue allégée, neutre, rapide et lancinante à la fois capable de saisir toutes les nuances, d'aller à la vitesse exacte de la pensée et des images. Un extrême réalisme (on voit le fleuve, on entend les cris de Cholon derrière les persiennes dans la garçonnière du Chinois), et en même temps une sorte de rêve éveillé, de vie rêvée, un cauchemar de vie : cette prose à nulle autre pareille est d'une formidable efficacité. À la fois la modernité, la vraie, et des singularités qui sont hors du temps, des styles, de la mode. » François Nourissier (Le Figaro Magazine, 20 octobre 1984).

  • 50 ans après les événements tragiques de la manifestation de Kent State, Backderf livre un récit historique magistral et poignant.

    Après l'autobiographie (Mon Ami Dahmer) et l'autofiction (Trashed), l'auteur américain Derf Backderf réalise un magistral documentaire historique sur les années 1970 et la contestation contre la guerre du Vietnam. Kent State relate les événements qui ont mené à la manifestation du 4 mai 1970 et à sa violente répression sur le campus de cette université de l'Ohio. Quatre manifestants, âgés de 19 à 20 ans, furent tués par la Garde nationale au cours de cette journée. Cet événement marqua considérablement les esprits et provoqua des manifestations gigantesques dans tout le pays avec plus de quatre millions de personnes dans les rues, marquant un retournement de l'opinion publique sur l'engagement américain au Vietnam.

    Derf Backderf, avait 10 ans à l'époque des faits. Il a vu des troupes traverser sa ville en 1970, et il a été profondément marqué par la répression sanglante de la manifestation du 4 mai. Dans Kent State, il brosse le portrait des étudiants qui seront tués au cours de la manifestation ainsi que celui d'un membre de la Garde nationale. Sa description détaillée de la journée du 4 mai 1970, montre comment l'incompétence des responsables locaux a débouché sur une véritable boucherie.

    Derf Backderf a consacré trois ans à la réalisation de Kent State, il a réalisé un véritable travail journalistique et interviewé une dizaine de personnes ayant participé à la manifestation. Kent State est un récit extrêmement prenant, poignant, une leçon d'histoire et une démonstration implacable de l'absurdité de l'utilisation de la force armée pour contrôler des manifestations.

  • Un autre ciel

    Binh Phuong Nguyen

    A Hanoi, au crépuscule du XXe siècle, une jeune fille vit deux amours. Elle n'a plus de prise sur le réel mais balance entre une certaine nostalgie du passé et un obscur désir de changement. Elle est à la charnière de deux mondes - ceux de ses amants -, deux époques - sa jeunesse étudiante et le présent -, deux ères - les XXe et XXIe siècles. Le récit est traversé par le «tu» d'un narrateur à l'identité incertaine, peut-être un des doubles de l'héroïne. Nous parle-t-elle, se parle-t-elle ou lui parle-t-on ? Ce jeu autour de la deuxième personne du singulier permet d'exprimer les sentiments ambigus de l'héroïne.

  • Un vieil homme marqué par la vie, Tuân, se remémore des souvenirs qui remontent à près de trente ans. Il connaissait une heureuse réussite dans sa vie de journaliste et décrivain quand il fut arrêté comme élément dangereux pour la Révolution et emprisonné sans jugement pendant cinq longues années.
    Ce qui étonne quand on lit ce récit (autobiographique), cest la sérénité avec laquelle sont décrites ces années de souffrances. Aucune haine. Au contraire : une grande place est laissée à la poésie qui semble voler au-dessus de la cruauté des hommes. La forêt antique qui environne le camp est décrite dans sa beauté grandiose ; détranges oiseaux y font entendre leur chant aux accents humains. On atteint à la féerie avec lévocation dun ruisseau limpide où une blanche crevette sébat sur fond de sable blanc. Lamour a également sa place ; la première nuit de Tuân et de Ngoc comme celle de leurs retrouvailles après la prison sont merveilleusement sensuelles, éclairées par une lune complice Cet immense livre est dédié par lauteur à sa fille pour lui transmettre la mémoire du XXe siècle et éviter que certains drames ne se répètent. Nous traversons avec lui lHistoire la grande et lintime dans une fresque magistrale.

  • La fugue de Thanh, seize ans, plonge dans la stupeur ses parents, un couple de professeurs respectés, et les habitants de Lan Giang, la petite ville où vit cette famille modèle. Quand on le retrouve quatorze ans plus tard - en 1999, le temps du récit -, il est devenu gigolo, entretenu par une femme d'affaires rencontrée dans la maison close de Saigon où il exerçait ses talents de prostitué. Comment et pourquoi ce jeune homme sans histoires en est arrivé là, c'est ce que dévoile ce roman diaboliquement construit.
    En toile de fond, le Vietnam, dominé par le sexe, le pouvoir et l'argent et à jamais marqué par le traumatisme de la guerre. Jamais la militante ne prend le pas sur la romancière, cette magicienne de la langue capable de faire sentir au lecteur l'odeur d'un jardin de pamplemoussiers, comme de lui faire partager les tourments d'un adolescent à l'innocence trahie. Alexis Liebaert, Marianne.

  • Cet ouvrage de Maurice Durand, publié pour la première fois, est tiré des archives, notes et manuscrits laissés derrière lui par le grand vietnamologue.
    Il retrace l'épopée des frères Tây-So'n en expliquant comment la modeste jacquerie paysanne née dans un village proche de Quy-Nhon s'est progressivement muée en un mouvement de révolte généralisée qui, de 1771 à 1802, a embrasé l'ensemble du pays et conduit à l'élimination de la dynastie régnante des Lê et des deux seigneuries rivales des Trinh et des Nguyên. Pour rendre compte des ces trente années de guerres civiles qui ont bouleversé le paysage politique du Vietnam - et sont encore l'objet d'un virulent débat d'historiens -, Maurice Durand s'appuie sur une documentation puisée aux meilleures sources primaires.
    Elle lui permet non seulement d'établir la chronologie et le détail des événements, mais aussi, grâce aux nombreuses traductions de textes originaux, de rendre vivante l'atmosphère de cette époque singulière.

  • Dans ce roman saisissant, le maître zen Thich Nhat Hanh nous raconte l'histoire de Kinh Tâm.
    Issue d'une famille aristocratique du Vietnam rural, Kinh Tâm, femme d'une grande beauté et d'une intelligence supérieure, formée dès l'enfance aux enseignements de Bouddha, souhaite rompre le joug du mariage pour se consacrer à une vie exclusivement monastique.
    Un désir impossible à réaliser puisque les temples vietnamiens n'acceptent que les hommes pour l'ordination. Kinh Tâm décide alors de quitter la ville déguisée en homme et d'entrer dans un monastère en tant que novice...

  • Dans quelques pays, le communisme a réussi à survivre à la fin de la guerre froide, à muer et à s'adapter au XXIe siècle. Qu'il constitue une réponse à des inégalités criantes, qu'il repose sur la nostalgie d'une époque de stabilité ou qu'il déraille vers le totalitarisme le plus violent, le communisme dans ces pays continue de résister au tsunami de l'Histoire récente. Pendant sept ans, Tomas van Houtryve a arpenté comme nul autre avant lui la Corée du Nord, Cuba, la Chine, le Népal, le Vietnam, le Laos et la Moldavie.
    Il y a découvert un monde souterrain fait d'espions, de révolutionnaires, d'opposants et d'ouvriers. A travers ses photos, c'est l'écart entre l'idéal communiste et sa mise en oeuvre contrastée dans le monde actuel qu'il a tenté d'explorer.

  • Le lotus rouge

    Marc Wiltz

    Le personnage historique Ho Chi Minh jouit de deux réputations contradictoires. Dans son pays, c'est une divinité respectée?; en Occident, c'est l'une des incarnations des barbares sanguinaires du XXe siècle. Ce livre tente de resituer sa réalité, à partir de carnets apocryphes écrits à la première personne...
    Nombreux documents iconographiques d'époque.
    POINTS FORTS DE L'OUVRAGE :
    1)Une plongée dans la vie hors du commun d'un petit paysan annamite, qui deviendra le « père » de son pays. Le parallèle avec ce que représente De Gaulle, son exact contemporain, pour les Français, sonne comme une évidence.
    2) Un moment d'histoire internationale mal connu et souvent mal interprété. Cet homme à multiples facettes a tout vu, tout connu et tout vécu avec une seule obsession : l'indépendance de son pays. Qui peut lui donner tort ?
    3) Une explication de la fascination encore vivace entre la France et le Vietnam.

  • « Les barrages de la mère dans la plaine, c'était le grand malheur et la grande rigolade à la fois, ça dépendait des jours. C'était la grande rigolade du grand malheur. C'était terrible et c'était marrant. Ça dépendait de quel côté on se plaçait, du côté de la mer qui les avait fichus en l'air, ces barrages, d'un seul coup d'un seul, du côté des crabes qui en avaient fait des passoires, ou au contraire, du côté de ceux qui avaient mis six mois à les construire dans l'oubli total des méfaits pourtant certains de la mer et des crabes. Ce qui était étonnant c'était qu'ils avaient été deux cents à oublier ça en se mettant au travail. »

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  • Riz noir

    Anna Moï

    En 1968, la guerre du Vietnam bascule. La violence parvient à son paroxysme lors de l'offensive du Têt : Saigon est à feu et à sang.
    Au-delà de certains faits réels, Anna Moï donne à voir et à sentir le Vietnam de son enfance. Ce roman a été en partie inspiré par l'histoire authentique de deux soeurs adolescentes internées dans le bagne de Poulo Condor, au large de Saigon.
    À travers la mémoire des personnages, jusque dans les cages à tigres de Poulo Condor, les paysages du Vietnam restent vivaces. Odeurs, rites et secrets, couleurs : noir de la soie laquée et des ténèbres de la prison, blanc du riz et de la chaux, jaune de la carambole et des robes de bonzes, rouge des papiers démonifuges ou du sang menstruel...
    Riz noir est aussi le livre sur la perte de l'innocence, et un hymne aux femmes vietnamiennes, filles de dragon selon la tradition, filles d'eau et de feu, fragiles et invincibles.

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  • Quân, Luong et Biên sont amis depuis l'enfance. Originaires du même village, ils se sont enrôlés le même jour pour combattre l'envahisseur américain. Quân, devenu capitaine, est envoyé dans la lointaine zone K par Luong, son supérieur, pour retrouver Biên, sur le point de sombrer dans la folie. En traversant la jungle et les vallées sinistrées par les bombardements, il prend la mesure du fossé qui s'est creusé entre eux. Au fil de son angoissant périple, alors qu'affluent les images de sa vie heureuse et à jamais disparue de jeune homme pressé de défendre son idéal, Quân découvre également l'ampleur des destructions subies par son pays. Ce roman, le premier écrit par Duong Thu Huong, est aussi le premier de ses ouvrages à avoir été interdit au Vietnam. Évoquant avec crudité et compassion le quotidien des soldats, la romancière y dénonce la vanité de la guerre et le cynisme de ses instigateurs.

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  • Ils vont regretter de m'avoir emmenée.
    Foi de margaux. il v a de quoi pester ! depuis des mois, margaux rêvait de ce périple en asie avec son père. mais pour cause de dépression paternelle, elle se retrouve à voyager seule avec ces étrangers, cette famille de location au rabais à qui elle a été confiée : il y. a ralf le père, aline la mère possessive, et jesse leur fille de treize ans, rebaptisée illico supernigaude. si mal accompagnée, margaux est bien décidée à n'apprécier sous aucun prétexte les charmes de l'orient.
    Elle a beau freiner des quatre fers, les parfums de l'asie lui chatouillent les narines et les rues vivantes et colorées lui font de l'oeil. le vietnam l'appelle. comment résister quand on a la curiosité chevillée au corps et le goût pour l'exploration tous azimuts. de virées en échappées solitaires, margaux succombe à ce pays si étrangement familier. elle va y découvrir sa propre histoire.

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  • Trois époques articulent les évocations des Filaos de Cau Thi Vai : de la naissance de l'auteure et son enfance à Cau Thi Vai jusqu'à son premier séjour en France à l'âge de cinq ans ; de son retour en Indochine en 1938, où la famille s'installe à Saïgon, jusqu'à son départ définitif pour l'Europe à seize ans, en 1948, en pleine guerre entre la France et la République démocratique du Viêt Nam proclamée par Hô Chi Minh trois ans auparavant ; le livre se clôt sur le 2 septembre 1995 à Hanoi, jour de la Fête nationale et 50ème anniversaire de la proclamation de la République - Janine Toroni a alors soixante-trois ans. Elle est morte le 25 novembre 2013. Toute sa longue vie, elle fut passionnément attachée à son pays natal. Seuls ceux dont l'enfance s'est déroulée dans une ancienne colonie connaissent cet amour pour un pays qui n'existe plus, un pays devenu imaginaire auquel les attache une incurable nostalgie.

  • Hàng tente de gagner sa vie comme ouvrière dans une usine en URSS. Dans le train qui la conduit à Moscou, elle est appelée au chevet de son oncle malade, l'occasion pour elle d'une plongée dans un passé douloureux. L'oncle Chinh, membre zélé du Parti communiste, a été l'un des ardents serviteurs de la réforme agraire au Vietnam. La mère de Hàng, par piété fraternelle et par respect des traditions, n'a jamais osé s'opposer à son frère. Pas même quand il a obligé son mari, instituteur, à fuir le village, dédaignant la classe de sa famille, ces « ennemis mortels de la paysannerie ». Contrainte de s'installer à Hanoi et d'y élever seule sa fille, c'est elle qui subviendra aux besoins de Chinh, incapable de nourrir ses enfants avec sa maigre solde de fonctionnaire. Dans ce livre de jeunesse, Duong Thu Huong , en pointant à travers un drame familial, une tragédie collective, interroge déjà le paradis marxiste... celui de tous les aveuglements.

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  • LA PETITE FILLE DE MONSIEUR LINHC'est un vieil homme debout à l'arrière d'un bateau. Il serre dans ses bras une valise légère et un nouveau-né, plus léger encore que la valise. Le vieil homme se nomme Monsieur Linh. Il est seul désormais à savoir qu'il s'appelle ainsi. Debout à la poupe du bateau, il voit s'éloigner son pays, celui de ses ancêtres et de ses morts, tandis que dans ses bras l'enfant dort. Le pays s'éloigne, devient infiniment petit, et Monsieur Linh le regarde disparaître à l'horizon, pendant des heures, malgré le vent qui souffle et le chahute comme une marionnette. P. C.

  • Alors qu'elle rentre d'une journée en forêt, Miên, une jeune femme vietnamienne, se heurte à un attroupement : l'homme qu'elle avait épousé quatorze ans auparavant et qu'on croyait mort en héros est revenu. Entre-temps Miên s'est remariée avec un riche propriétaire terrien, Hoan, qu'elle aime et avec qui elle a un enfant. Mais Bôn, le vétéran communiste, réclame sa femme. Sous la pression de la communauté, Miên retourne vivre avec son premier mari. Au fil d'une narration éblouissante, l'auteur plonge dans le passé de ces trois personnages, victimes d'une société pétrie de principes moraux et politiques, tout en évoquant avec bonheur la vie quotidienne de son pays, ses sons, ses odeurs, ses couleurs... Terre des oublis, roman de l'après-guerre du Viêtnam, est un livre magistral.

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