Frédéric Debomy

  • Dé-faire la pensée d'Alain Finkielkraut, auteur de « La défaite de la pensée» est le pari réussi de Frédéric Debomy. Il livre ici l'analyse rigoureuse d'une pensée fondée sur le rejet de l'Autre et démonte la posture semi-savante de l'un des intellectuels contemporains les plus médiatisés et les plus polémiques. Un texte crucial dans ce contexte général d'abaissement du débat intellectuel.

  • Comment expliquer la situation actuelle des Rohingya, minorité musulmane persécutée par l'armée birmane ? Comment expliquer l'attitude pour le moins ambivalente d'Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la Paix face à ce que l'ONU qualifie de « nettoyage ethnique » ?
    Spécialiste reconnu de la Birmanie ayant très tôt donné l'alerte sur le sort des Rohingya, Frédéric Debomy répond à ces questions.

    La situation des Rohingya, minorité musulmane de Birmanie, a attiré progressivement l'attention du monde extérieur, jusqu'à ce qu'une offensive de l'armée birmane aboutisse au départ de 600 000 d'entre eux, en fuite vers un Bangladesh qui ne souhaite pas les accueillir durablement. Privés de leurs droits les plus élémentaires - comme ceux de circuler ou de se marier librement - les Rohingya sont apatrides depuis qu'une loi de 1982 les a exclus de la citoyenneté birmane. Les violences à l'origine de leur dernier exode ont été qualifiées de nettoyage ethnique par les Nations unies.
    Dans ce contexte, l'attitude d'Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la Paix, figure centrale de la lutte pour la démocratie en Birmanie, a surpris et déçu : l'ancienne dissidente, aujourd'hui à la tête du gouvernement birman, est passée d'un quasi-silence à un discours mensonger ayant pour effet de couvrir les exactions de l'armée. Cependant, elle est aussi à l'origine de la mise en place d'une commission consultative présidée par l'ancien secrétaire général des Nations unies Kofi Annan, qui a demandé le rétablissement des Rohingya dans leurs droits. Il est donc nécessaire de dépasser l'impression première d'une solidarité de fond entre Aung San Suu Kyi et l'armée pour analyser sa stratégie, certes discutable, des petits pas dans un contexte où elle ne dispose que d'une marge de manoeuvre limitée, n'ayant notamment aucun contrôle sur l'armée. Cet ouvrage, attentif aux ambiguïtés de la « Dame », se préoccupe aussi d'élargir le champ de la question rohingya en n'oubliant pas de resituer les événements actuels dans le contexte de l'Histoire de la Birmanie comme de son présent. Il s'interroge in fine sur l'avenir d'un pays obsédé par la question de l'ethnicité.

  • Présente dans l'actualité au travers de la figure d'Aung San Suu Kyi, la Birmanie est en train de connaître une ouverture politique sans précédent. Mais derrière la figure du Prix Nobel de la Paix, d'autres femmes, moins connues, ont également contribué à rendre ces évolutions possibles.
    Centré autour d'entretiens avec huit militantes birmanes investies dans différents domaines d'actions, le livre fait découvrir l'engagement des femmes de ce pays, les difficultés et les avancées qu'elles rencontrent dans leurs combats.

  • D. Fassin a partagé pendant deux ans le quotidien d'une brigade anti-criminalité. Loin des imaginaires du cinéma ou des séries, il raconte l'ennui des patrouilles, la pression du chiffre, les formes invisibles de violence et les discriminations. Cette enquête « ethno-graphique » montre à quel point les habitants de ces quartiers restent soumis à une forme d'exception sécuritaire.

  • Le phénomène de l'extrémisme bouddhiste en Birmanie, incarné par le bonze Wirathu, a surpris tous ceux qui n'envisagent le bouddhisme que comme une religion de paix ou une simple spiritualité.

    Pour l'expliquer, Benoît Guillaume et Frédéric Debomy se sont rendus en Birmanie, dévoilant au fil des déplacements et des rencontres les ressorts d'une société brisée par des décennies de dictature militaire et obsédée par les questions d'identité.

    On y découvre que l'intolérance des moines extrémistes est largement partagée par la société et que les musulmans, cibles privilégiées, n'en font pas seuls les frais : les chrétiens ne sont pas toujours épargnés et les femmes largement discriminées.

    Dans ce contexte, la plus célèbre des opposantes à la dictature, parvenue partiellement au pouvoir, déçoit, ce qui semble s'expliquer à la fois par un contexte miné et son évolution personnelle.

    Le lecteur découvrira ainsi dans les pas des auteurs combien il reste à parcourir pour que ce pays connaisse véritablement la démocratie.

  • Rwanda, février 2017. Près de 25 ans après le génocide perpétré contre les Tutsi, Frédéric Debomy décide de se rendre sur place pour récolter les témoignages de certains rescapés, en compagnie d'Emmanuel Prost qui croque ces échanges sur le vif.
    Guidé par Alain Gauthier, du Collectif des parties civiles pour le Rwanda, il va à la rencontre de ceux qui ont vécu les massacres, pointant les responsabilités des autorités en place, comme celles de dirigeants français désormais enfermés dans le déni.
    De Kigali à Kabarondo, les témoins parlent et les évidences surgissent, preuve que le combat pour faire affleurer la vérité peut aisément être mené. Entre récit de voyage et enquête, Full Stop interroge et documente l'implication de la France dans ces événements, soulignant l'importance des procès intentés à l'encontre des responsables en place à l'époque.

  • La Birmanie est à un tournant de son histoire, avec les récentes et premières élections démocratiques dont est sortie vainqueure la lauréate du prix Nobel de la paix, Aung San Suu Kyi. À l 'aube des élections, Benoît Guillaume et Frédéric Debomy, lauréats du programme Hors les murs 2015, sont partis deux mois en Birmanie où ils ont rencontré militants, politiques, membres de groupes armés, moines, extrémistes bouddhistes, familles musulmanes, étudiants en grève. Dans Birmanie, fragments d'une réalité, ils leur donnent la parole. Un état des lieux de la situation complexe d'un pays dont on dit souvent un peu trop vite qu'il est sorti de 50 ans de dictature militaire.
    La sortie de ce livre est accompagnée de la publication d'une BD documentaire, Sur le fil , consacrée aux quelques jours de la «révolution Safran» qui eut lieu en Birmanie en septembre 2007.

  • Les politiciens étaient venus de la capitale pour diffuser des paroles malveillantes, et les premiers miliciens étaient apparus sur la colline.
    Le régime en place avait décidé l'extermination de la minorité. Il jugeait cette "mauvaise ethnie" acquise à la rébellion armée du Front patriotique. Décidé à garder le pouvoir coûte que coûte, il avait su convaincre la population que l'éradication de ces "ennemis de l'intérieur" était une nécessité. Entre huit cent mille et un million de personnes avaient péri en trois mois. Sur sa colline, elle était la seule survivante du génocide, la seule à conserver le souvenir des siens.
    Sa famille, ses amis, son village : tout semblait à jamais effacé. Les caméras de télévision étaient pourtant venues, mais trop tard, après les massacres. Les journalistes cherchaient-ils à témoigner du drame ou juste à saluer l'abnégation des soldats du "seul pays de la communauté internationale à avoir tenté quelque chose"? Cette histoire, c'est aussi l'histoire d'une rescapée.

  • La publication de Sur le fil complète celle de Birmanie, fragments d'une réalité, par les mêmes auteurs, Benoît Guillaume et Frédéric Debomy, accompagnés cette fois du dessinateur Sylvain Victor. Sur le fil est une BD documentaire consacrée à la «révolution Safran» qui eut lieu en Birmanie en septembre 2007.
    La première par tie raconte cet événement mais elle raconte aussi ce qui se passait en France en ces jours où la Birmanie était à la Une de l'actualité mondiale.
    La seconde partie narre ce qui s'est passé entre l'échec de la «révolution Safran» et le début du processus d'ouverture politique actuel : une période caractérisée par une forme de dépression liée au retour de la chape de plomb de la dictature militaire du régime.

  • Vertige

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    « Qu'est-ce qui vaut la peine d'être dit de moi ? » Frédéric Debomy, journaliste et scénariste de BD, tente de décliner la proposition embarrassante de son ami, le grand Edmond Baudoin : lui tirer le portrait.
    En vain. Pour le dessinateur, cette pudeur constitue au contraire l'amorce idéale, celle d'une esquisse au trait charbonneux, où les fragments épars d'une trajectoire à la fois banale et exceptionnelle - amour, attente, rupture ou deuil - se répondent à travers un double prisme :
    Le regard que les autres portent sur soi et celui qu'on porte aux autres. Au fil du dialogue qui s'établit peu à peu entre les deux hommes, le récit graphique prend ses libertés, et le style inimitable de Baudoin, à mi-chemin entre peinture et bande dessinée, fait la part belle à l'imaginaire et à la suggestion. Un tableau dansant, direct, fluide et fuyant comme la vie.

  • Cinq récits urbains, cinq récits qui illustrent la difficulté de composer avec le monde extérieur. "11 septembre", "Le Rêve", "Un samedi soir dans une ville", "Une vie silencieuse", "Désirs"... Des personnages saisis au moment où la vie leur échappe.

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