Thierry Magnier

  • Il y avait dans un port de la Norvège un très vieil homme à qui manquait une oreille. « Comment l'as-tu perdue ?» lui demande-t-on souvent dans l'auberge où il vient s'enivrer. Et, chaque soir, le vieil homme raconte une version différente de sa mésaventure. Il a eu mille vies, il l'a perdue mille fois, son oreille, et dans des circonstances chaque soir plus périlleuses ! Une nuit, alors qu'il va mourir, son ami l'aubergiste le conjure de dire enfin la vérité. Et le vieux marin sourit : l'oreille, il ne l'a pas perdue, il est né sans.

  • Ruper Oaza est l'homme le plus fort du monde. Chaque dimanche, sur la place du village, il soulève une énorme pierre devant toutes les familles des environs, rassemblées pour contempler l'exploit. Peio vit seul avec sa mère. Petit et malingre, il est fasciné par la force de Ruper Oaza, et il lui demande un jour d'être formé. Au bout de cinq ans, Peio remplace Ruper un dimanche après-midi sur la place du village. Mais, devant la grosse pierre, Peio s'envole... Son don n'est pas le même : lui, il a la légèreté, ce après quoi Ruper a toujours couru sans la trouver.

  • Dans une oasis du désert vivait un homme qui ne possédait rien. Le soir, il s'asseyait sur la dune et regardait les étoiles monter dans le ciel. Un jour, un chameau passe et lui propose de l'amener de l'autre côté du désert, à Topka. Ils cheminent longtemps, et l'homme s'installe dans cette ville où il travaille, s'enrichit, se marie... et oublie le chameau. Il devient l'homme le plus riche de toute la cité de Topka mais, le grand âge venu, la nostalgie de son oasis le taraude. Alors le chameau revient et le ramène.

  • Trois caramels volés lorsqu'on a sept ans peuvent-ils vous interdire l'entrée au paradis à quatre-vingts ?

  • Dans une oasis du désert vivait un homme qui ne possédait rien.
    Un soir, un chameau propose de l'amener dans la ville de topka, de l'autre côté du désert. l'homme s'y installe, travaille, se marie. il oublie le chameau qui pourtant l'attend. devenu riche et vieux, l'homme se sent seul. la nostalgie de son oasis le gagne.

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