Jean-Pierre Azéma

  • Le 30 octobre 1940, six jours après la poignée de mains échangée à Montoire entre Hitler et Pétain, ce dernier annonce : « J'entre aujourd'hui dans la voie de la Collaboration. » Mais qui avait intérêt à collaborer ? La France ou l'Occupant ? Et les occupants y étaient-ils décidés ?
    Quels liens unissent la Révolution nationale et la Collaboration d'État ? Pétain a-t-il mené un double jeu ? Y a-t-il eu deux Vichy, celui de Pétain et celui de Laval ? Quels rôles ont joué Darlan et Weygand ? La collaboration des intellectuels fut-elle déterminante ? À Paris, comment les artistes, écrivains, acteurs, chanteurs s'accommodaient-ils de la situation ? Pour qui la Collaboration fut-elle économiquement rentable, la France ou le Reich ? Pour certains Français ? Jusqu'où est allée la collaboration militaire ? Quel rôle les ultras de la Collaboration ont-ils joué ? Détinrent-ils la réalité du pouvoir en 1944 ? La Collaboration d'État a-t-elle facilité la mise en oeuvre de la Shoah en France ? Et comment, pendant ces quatre ans, l'opinion publique évolua-t-elle à cet égard ? L'Épuration fut-elle une oeuvre de justice ou de revanche ?
    Autant de questions désormais classiques, examinées en détail par Jean-Pierre Azéma, avec le souci constant d'éclairer l'ambivalence des choix, des attitudes, des opinions et des mémoires.
    Première édition : éd. André Versaille, 2012.

  • Jean moulin

    Jean-Pierre Azéma

    Le jean moulin d'azéma fait aujourd'hui référence comme il a recueilli les suffrages de la critique à sa parution.
    Car, au-delà d'une biographie politique, jean-pierre azéma a su retracer l'histoire de la france libre jusqu'en 1943, de la résistance intérieure et des relations complexes entre londres, washington et alger. en combinant archives, récits, explications et témoignages, il brosse aussi l'aventure singulière d'un homme à la fois semblable à tant de ses contemporains et dont l'entreprise le hisse jusqu'à incarner le héros de la résistance pour plusieurs générations de français.

  • Le livre est court mais abondamment documenté : tous les aspects de la résistance, ses actions et les hommes qui l'ont animée, sont présentés et analysés. A aucun moment, le lecteur n'a l'impression d'un " survol " ou d'une synthèse superficielle. Les relations entre la France libre et les résistants, entre ces derniers et les Alliés américains et britanniques, les moyens de lutte à leur disposition, la clandestinité et l'organisation des réseaux. Le livre est à la fois une galerie de portrait des résistants et une présentation de la France en guerre. Aucun épisode n'est laissé dans l'ombre, ni les premières heures de la collaboration et l'exode, ni les scènes d'épuration ni les sabotages, ni les convois à Drancy vers les camps de la mort. Un parcours complet de la période de Vichy jusqu'à la chute du régime et la libération de Paris puis du reste de la France.

  • Le texte qui accompagnait l'abondante illustration réunie pour le soixantième anniversaire du jour J, par les trois spécialistes incontestés de la Seconce Guerre mondiale.
    C'est à la demande de ses lecteurs que tempus publie le texte qui accompagnait l'abondante illustration réunie pour le soixantième anniversaire du jour J. Ce succès, considérable à sa parution et jamais démenti, tient au regard panoramique adopté par les auteurs. Ils décortiquent les opérations - envisagées de chaque camp - , leur préparation, leur évolution hasardeuse et les conséquences du jour J sur la suite de la guerre, depuis la campagne de Normandie jusqu'à la Libération de Paris et ses lendemains. Enfin, ils décryptent les enjeux de mémoire et la place que tient le 6 juin 44 dans l'histoire du XXe siècle.

  • Années d'épreuves ouvertes par la brèche de 1940 ; années de déchirements, qui l'emportent sur les rares moments d'union ; années disputées entre l'héroïsme et la résignation, entre la résistance et la soumission : sur ces années noires, dont la mémoire demeure encore blessée, l'équipe d'historiens rassemblés par Jean-Pierre Azéma et François Bédarida, fait le point. La connaissance des archives - françaises et étrangères - lui permet d'en finir avec un certain nombre de représentations mythiques et autojustificatives, pour nous donner la synthèse la plus complète sur une période clé de notre histoire contemporaine.

    Tous les auteurs sont des chercheurs ou des enseignants-chercheurs, dont les travaux antérieurs ont été autant de sources pour cette histoire qui demeure encore un enjeu politique.

  • Le cliché est connu de tous : huit millions de Français souhaitant que soit mis fin le plus vite possible à leur cauchemar d'"exodiens". Reste à comprendre comment on en est arrivé à cette débandade nationale où se mêlent chacun pour soi, courage et entraide inespérée. Puis à expliquer l'incroyable postérité de ce traumatisme, qu'on ne peut comparer qu'à Waterloo ou à Azincourt. C'est tout le mérite de Jean-Pierre Azéma d'y parvenir en 30 chapitres écrits avec des focales différentes. Ici le récit de la bataille de Flandres, là une famille suivie de Strasbourg à Périgueux ; à Vincennes, Bordeaux, Paris ou Vichy, les manoeuvres de coulisse, la faillite de toutes les élites ; les gestes héroïques sur la Loire, les inspirations décisives pour l'avenir ou les choix honteux. Conseiller historique du téléfilm à grand succès sur une ville pendant l'Occupation (France 3), Jean-Pierre Azéma adopte le même genre de démarche. Il fait comprendre au lecteur le sens d'une époque, la nourrit des derniers acquis de la recherche historique sans difficulté, grâce à la fluidité de la plume.

  • On parle souvent du quartier juif ou gay. Mais sait-on que le Marais fut aussi le quartier des artisans, des aristocrates et des immigrés oeTour à tour refuge, lieu d'intégration et de résidence des Juifs français et des étrangers, carrefour cosmopolite du petit commerce et de la transmission des cultures, puis piège des persécutés, le Marais a vu défiler l'histoire de Paris et l'histoire de France dans ses rues pavées, passages exigus, hôtels et synagogues.Autour de ces lieux emblématiques, sous la direction de Jean-Pierre Azéma, des historiens de renom racontent ce que fut le Marais.Une plongée au coeur du « vrai » Paris, celui de ces Parisiens longtemps méconnus, qui font la mémoire, la culture et la richesse de la capitale.

  • Jean Cavaillès (1903-1944) représente l'une des plus hautes figures de la Résistance métropolitaine.
    Philosophe, logicien et mathématicien, dont l'oeuvre poursuit encore aujourd'hui son rayonnement, il était l'un des brillants espoirs scientifiques de sa génération. Ce militant chrétien de l'entre-deux-guerres, devenu professeur de philosophie à la Sorbonne, s'est engagé dès la première heure dans la lutte contre l'occupant et contre Vichy. Pour Londres, celui qu'on surnommera plus tard " l'agrégé du sabotage " prend le pseudonyme de Marty, chef du réseau de renseignements militaires Cohors, au rendement très apprécié par la France libre.
    Son arrestation, puis son exécution par les Allemands au début de l'année 1944, restent l'une des pages les plus tragiquement exemplaires et les plus énigmatiques du combat de l'ombre. Afin d'éclairer les multiples visages de cette personnalité fascinante, ce livre réunit, pour la première fois, les analyses de quelques-uns des meilleurs spécialistes, Jean-Pierre Azéma, Alya Aglan, Nicole Racine, Benoît Verny, historiens, et Hourya Sinaceur, philosophe.
    Ainsi sont évoqués et mis en contexte les aspects historiques et politiques, philosophiques et religieux de ses engagements successifs, qui forment la trame véritable d'une biographie hors du commun.

  • Un drame dont les souvenirs demeurent vivaces, comme en témoignent aussi bien les flambées polémiques, les rétrospectives cinématographiques que les passes d'armes politiques. À juste titre, au demeurant, puisque la vie de quasiment tous les Français entre 1940 et 1944 a été bouleversée par ces relations franco-allemandes pour le moins singulières. Parce que, également, les Français ont été, bon gré mal gré, contraints de se déterminer par rapport à une politique qui débute par une poignée de main connue du monde entier et qui se termine sur la « guerre civile » de l'année 1944 : en ce sens, la Collaboration est tout autant une « guerre franco-française ».
    Les éléments majeurs du dossier ayant été répertoriés et les travaux scientifiques étant maintenant nombreux, Jean-Pierre Azéma donne ici le meilleur tableau possible de ce que fut la Collaboration à tous les niveaux.
    Auteur de nombreux ouvrages sur la France sous l'Occupation et sur le régime de Vichy, il est mieux placé que quiconque pour présenter une synthèse aussi vivante qu'irréprochable sur le plan historique.

  • La Résistance française reste un sujet brûlant, comme en témoignent les polémiques nées autour de son personnage emblématique, Jean Moulin. Ce livre examine les raisons qui ont fait de cette figure un héros national et leurs conséquences sur les représentations de la Résistance elle-même.
    En partant de points biographiques peu connus, notamment ce qu'avait été Moulin avant de devenir «Rex», autour desquels dialoguent historiens et témoins, c'est la question de l'engagement résistant qui se trouve posée. Pourquoi lui et pas les autres ? Quelle a été l'influence de Moulin sur la réflexion politique de De Gaulle concernant l'après-guerre ?
    Quelles ont été ses relations avec les chefs de la Résistance intérieure ? Ces interrogations soulignent, en présentant pour la première fois une analyse comparative avec les Résistances étrangères, la spécificité de la mémoire française, la seule à avoir érigé un panthéon de ses héros.

  • Entre mars et mai 1871, Paris connut une insurrection révolutionnaire qui devait rapidement aboutir à la mise en place d'un conseil populaire, la Commune. Moins de deux mois plus tard, les insurgés capitulaient devant les troupes régulières et le gouvernement de Thiers, replié à Versailles. La répression fut sanglante. La Commune est un moment singulier dans l'histoire de France et demeure encore aujourd'hui l'enjeu d'une bataille mémorielle.
    Dans ce texte d'une grande clarté, Jean-Pierre Azéma et Michel Winock racontent - en usant largement de témoignages contemporains - ,l'avènement puis la chute de la Commune, mais également ses représentations ultérieures et ses conséquences à long terme. Un grand récit sans parti pris orchestré par deux de nos plus grands historiens.

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  • Ce que nous apprennent les archives des services secrets sur la chute de Jean Moulin, de Pierre Brossolette, d'Honoré d'Estienne d'Orves, du réseau du Musée de l'Homme, du réseau Alliance...

    Grâce à des archives inédites des services spéciaux français ce livre raconte comment les Allemands ont traqué les chefs des réseaux, des mouvements, et des maquis de 1940 à 1944. Il dévoile l'action redoutable des « V-Man », ces agents enrôlés par les services de répression allemands (MbF, Sipo-SD, Abwehr) pour infiltrer la Résistance, et sans lesquels les principaux coups de filets opérés par l'occupant contre les chefs de la Résistance n'auraient pas été possibles.
    Voici dix-sept affaires célèbres éclairées sous un jour nouveau comme l'arrestation de Jean Moulin à Caluire, la chute du groupe Manouchian, le démantèlement du réseau Alliance dirigé par Marie-Madeleine Fourcade, la trahison de Grandclément.
    D'autres, moins connues, soulèvent de graves questions comme la chute après quelques mois d'existence du réseau du Musée de l'Homme, le groupe de Vérité française, ou la tentative avortée d'implantation du mouvement Combat en zone nord. On découvre aussi la lutte entre les services secrets français et l'Abwehr au début de l'Occupation et les méthodes d'infiltration des maquis, notamment le rôle de la division Brandebourg dans le Sud-Est de la France en 1944.
    On découvre la Résistance telle que les Allemands l'ont combattue, et comment malgré les échecs, elle a su déjouer les pièges tendus.
    Trois cahiers photos issus des archives inédites du Service historique de la Défense (SHD) complètent les récits menés comme des enquêtes historiques. Frédéric Queguineur, archiviste au Service historique de la Défense (SHD), responsable des archives des services spéciaux de la Seconde Guerre mondiale, explique dans une courte introduction la nature de ces archives ouvertes pour la première fois.

  • Ouvertes avec la brèche de 1940, les blessures et les cicatrices de la france de vichy semblent encore à vif.
    D'abord, en raison du poids des souvenirs, des témoignages, des révélations tardives - vraies ou fausses - et de l'intensité des controverses qui en découlent. ensuite, parce que l'histoire de vichy et des français recèle de multiples pièges. enfin, parce qu'il s'agit de rendre compte du destin d'une nation que chacun reconnaissait comme une grande puissance en 1939, à qui l'on prêtait la meilleure armée du monde, et qui se retrouve coupée en deux, écrasée, occupée, réduite au rôle de puissance plus que moyenne.
    Pour étudier l'histoire de ces années noires, il fallait que l'exploration du spécialiste se porte des sommets de l'etat aux réalités quotidiennes, des trajectoires individuelles aux particularités régionales. aussi ce livre combine-t-il, sur une nécessaire trame chronologique, les approches thématiques, l'analyse d'événements clés, l'explication de phénomènes se prolongeant sur plusieurs années, l'importance des enjeux locaux ou régionaux.

  • Années d'épreuves ouvertes par la brèche de 1940 ; années de déchirements, qui l'emportent sur les rares moments d'union ; années disputées entre l'héroïsme et la résignation, entre la résistance et la soumission : sur ces années noires, dont la mémoire demeure encore blessée, l'équipe d'historiens rassemblés par jean-pierre azéma et françois bédarida, fait le point.
    La connaissance des archives - françaises et étrangères - lui permet d'en finir avec un certain nombre de représentations mythiques et autojustificatives, pour nous donner la synthèse la plus complète sur une période clé de notre histoire contemporaine.
    Tous les auteurs sont des chercheurs ou des enseignants-chercheurs, dont les travaux antérieurs ont été autant de sources pour cette histoire qui demeure encore un enjeu politique.

  • Le succès important rencontré par la série télévisée « Un village français » témoigne de l'intérêt porté sur la période de l'Occupation. Ces 100 questions interrogent sur ce que fut la vie quotidienne et les comportements des « Français ordinaires » au cours de ce qu'il est désormais convenu d'appeler « les années noires ».

    Dans quelles mesures les Français ont-ils souffert de la faim ?
    Quelles furent les conséquences des privations alimentaires ?
    Comment fonctionnait le marché noir ?
    Quelles relations ont été nouées entre occupants et occupés ?
    Comment expliquer l'immense popularité du maréchal Pétain auprès de la population ?
    Les Français ont-ils été majoritairement collaborateurs, résistants ou attentistes ?

    Mobilisant l'ensemble des travaux réalisés sur ces questions et s'appuyant sur les archives qui permettent de saisir au plus près la réalité du quotidien sous l'Occupation (rapports de préfets, des Renseignements généraux, du Contrôle technique, de la répression économique) cet ouvrage s'efforce d'apporter des réponses aux principales questions que l'on peut se poser sur les Français sous l'Occupation.

  • Un patrimoine économique et écologique encore vivant...
    Des deux mille moulins, et plus, qui ont fleuri en Rouergue à travers les âges plusieurs centaines subsistent de nos jours, à l'état de ruines ou préservés, toujours en marche pour quelques-uns. De quoi composer à la caméra un bouquet superbe. Mais, bien au-delà du simple album d'images, ce film montre la véritable révolution qu'ont représenté les moulins lorsqu'ils ont commencé à gagner nos régions au IXe siècle. Ils n'ont pas seulement nourri, vêtu les hommes, amélioré leur quotidien sous bien des aspects. Ils leur ont permis d'occuper harmonieusement leur espace naturel. Ils ont aussi contribué à ouvrir leur regard sur le monde. Sans les moulins, le Rouergue, devenu département de l'Aveyron, ne serait pas ce qu'il est aujourd'hui.

  • Dès le Moyen Âge, le bourg de Creissels a tissé des liens économiques et interdépendants avec la commune de Millau. Et c'est grâce à la puissance hydraulique du ruisseau de Cabrières, qui traverse Creissels, que les Millavois ont pu non seulement subvenir à leurs besoins alimentaires de base (farine pour le pain quotidien), mais aussi faire fonctionner leurs activités économiques industrielles : draperie, coutellerie, puis cuirs et peaux.
    La commune de Creissels a compté près de 30 moulins, dont les activités et les fonctions ont changé, en nombre et en nature, au fil des siècles. Le plus gros effectif (22 moulins) se trouvait sur le ruisseau de Cabrières, entre ce que l'on nomme le Tournal « le haut des grandes cascades » et le lieu dit « Le moulin bas ».
    Du XIII e siècle à nos jours, « l'or blanc » de ces moulins a accompagné l'évolution industrielle de Millau. Il fut pourvoyeur de très nombreux emplois. Ces usines ont également assuré la production de l'huile de noix, scié du tuf pour la construction locale, permis la fabrication de briques, fait tourner des blanchisseries, une usine d'eau de javel et même une usine électrique qui éclaira la commune.
    Chose exceptionnelle en Aveyron, il reste à Creissels encore 7 moteurs hydrauliques rares (dont 6 roues verticales à augets en fer) et deux turbines hydrauliques, témoins encore aujourd'hui de la puissance énergétique qui a animé toutes ces usines !
    Ce livre a pour vocation de mettre en valeur et de faire connaître ce patrimoine unique et exceptionnel que possède Creissels, faubourg de Millau.

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