Sophie Ansel

  • Le premier témoignage d'un Rohingya en France.

    En 1982, les Rohingyas, minorité musulmane de Birmanie, sont privés du droit à la citoyenneté. Habiburahman, alors âgé de trois ans, devient apatride dans son propre pays.

    Soumis au bon vouloir de la junte militaire au pouvoir, Habiburahman, comme des millions de Rohingyas, est en survie. Il raconte tout, se souvient de tout : les humiliations et les travaux forcés, l'extorsion, la ségrégation, les arrestations arbitraires, la torture...

    Mais Habiburahman, qui lutte pour pouvoir étudier, a soif de justice et de liberté. Il réussit finalement à fuir la Birmanie, y laissant à contrecoeur une partie de sa famille. Aujourd'hui réfugié politique en Australie, il incarne la parole des Rohingyas et s'engage pour défendre leur cause.

    Ce livre est son récit et celui de tout un peuple en voie d'extermination.

  • La mort aux trousses, Thazama, un jeune homme évadé des geôles assassines de la Junte birmane, franchit les frontières de son pays. Au lieu de trouver l'aide internationale espérée en Thaïlande, il tombe dans un réseau de trafiquants d'êtres humains. Réduit en esclavage, il parvient à s'enfuir et devient un animal à traquer en Malaisie.
    Malgré tout, il continue à se battre au nom de la dignité du peuple birman...

  • Cambodge, Phnom Penh, 1975 : La Noireaude, 3 ans à peine, est déportée avec l'ensemble de sa famille et deux millions d'urbains vers les campagnes. Durant plusieurs semaines, la famille avance, poussée par une armée d'adolescents Khmers rouges endoctrinés par la clique de Pol Pot. Ballottée de chemins interminables en wagons à bestiaux avant d'atteindre la jungle, la famille erre guettée par la famine qui emporte deux des six enfants. Rapidement installée dans un enclos avec d'autres urbains que l'Angkar a pour dessein d'éduquer. La Noireaude participe avec sa famille aux travaux forcés dan les champs et les rizières. Une routine vicieuse, instable et douloureuse se met en place.Témoin du jugement nocture de sa mère qui manque d'être assassinée sous ses yeux, assistant impuissante à la mort de son frère nouveau-né, de sa grande soeur et au dépérissement de son grandfrère famélique, La Noireaude survit à quatre année de famine, de blessures, de coups et d'humiliations la projetant jusqu'aux fosses communes. Une survie qui brave la mort et qu'elle doit à la force, l'amour et le courage de ses parents et aussi à l'univers-refuge qu'elle se crée, invisible aux yeux des grands, inattaquables par l'Angkar : celui du minuscule et de l'imaginaire.

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