William Riley Burnett

  • Le sergent Desportes, vieux briscard aussi courageux que respecté, défend la loi dans le Sud-Ouest américain. Il rencontre et sauve dans le désert un étrange gamin à la jambe fracturée, dont le cheval a été blessé. Entre ces deux hommes si dissemblables naît une étrange amitié, à la fois ambiguë et teintée, chez le sergent, de sentiments paternels. Au fil des traques s'enchaînant sans relâche, admiration et trahison s'avèrent indissociables.

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  • Ce volume contient :
    Quand la ville dort - Rien dans les manches - Donnant donnant - Tête de lard - Un homme à la coule - Journal inédit (extraits).

    En publiant son premier roman, Little Caesar (1929), William R. Burnett (1899-1982) a ouvert une brèche dans le monde du polar et imaginé un genre nouveau : le roman de gangsters. Il renverse la perspective, ses romans noirs plongent dans l'underworld - la pègre à l'âge de la Prohibition, la corruption qui gangrène toutes les strates de la société au grand jour - et font des criminels professionnels leurs personnages principaux. Servies par des intrigues élaborées, un style concis, un sens inné du dialogue, ses histoires livrent une fresque historique et sociale des États-Unis. Burnett y a inventé une subjectivité - criminel, le malfrat n'en est pas moins un être humain en proie à des doutes, des rêves et des cauchemars - et offert «une image du monde vu par les yeux d'un gangster».
    En proposant pour la première fois en français des traductions intégrales et révisées, cette édition invite, à travers une trilogie - The Asphalt Jungle (1949), Little Men, Big World (1951) et Vanity Row (1952) - augmentée d'Underdog (1957) et de The Cool Man (1968), à plonger dans l'univers du Milieu et du syndicat, où les mitraillettes ont fait place à la corruption, à la menace et au chantage.
    Scénariste réputé de Hollywood, Burnett est avant tout un écrivain. Inédits, des extraits de son Journal et le témoignage de son fils révèlent un homme érudit qui constelle son oeuvre de références aux classiques (de Virgile à Casanova, de Byron à Fitzgerald, de Balzac à Anatole France). Si la postérité ne semble retenir que le versant hollywoodien de son oeuvre, William R. Burnett, figure importante du premier roman noir, n'en fut pas moins l'inventeur d'un univers narratif dans lequel beaucoup ont puisé. «Aux États-Unis, il y a un snobisme littéraire. Si c'est un roman de gangsters, ça ne peut pas être de la littérature», affirmait-il. Et cette nouvelle édition de nous prouver qu'il avait tort.

  • D'une plume économe qui claque dans les dialogues, Burnett boucle en 300 pages l'irrésistible ascension d'un petit truand habité par l'hubris, devenu caïd en peu de temps et redescendu de son piédestal sans avoir vraiment compris ni pourquoi, ni comment. Rico Bandelli, truand narcissique, impassible et buveur de lait, a pris la place de Sam Vettori, puissant chef d'un gang italien de Chicago, en maniant sans trembler son automatique et en faisant preuve d'un sang froid peu commun en toute circonstance. Rien ne l'atteint. Bientôt il agrandit son territoire en prenant le contrôle de la contrebande d'alcool, du jeu et de la prostitution dans tous autres les secteurs de la ville. Rien ne lui résiste, à part un policier irlandais décidé lui faire payer la mort d'un de ses collègues à l'occasion d'un hold-up mouvementé. Ce qui fait l'originalité de Little Caesar, c'est que l'action est décrite du point de vue des criminels dans un style dépourvu de tout habillage psychologique et néanmoins à l'écoute des sentiments humains.

  • Chicago, 1928. Le corps d'une blonde a été repêché dans le fleuve. Morte d'une overdose, apparemment. Et balancée à l'eau. Si quelqu'un n'avait pas identifié l'épouse de Joe Ricordi, flic gradé du poste du Nord-ouest, personne ne se serait attardé sur cet incident. Joe, inspecteur taciturne et bien noté, n'avait pas entendu parler de Maria depuis que trois ans plus tôt, elle avait disparu sans laisser d'adresse. Rongé par ce drame personnel, il s'était replié sur lui-même. Maintenant, ayant entendu dire qu'elle fréquentait des truands, il veut savoir. Or ce qu'il découvre ne fait pas l'affaire de certains flics corrompus, d'une administration locale dévoyée et d'un sémillant avocat qui accompagne les dames du monde à l'opéra tout en s'employant à protéger le Milieu. Cela sème la pagaille dans l'organisation criminelle aux rouages bien huilés du Caïd de Cicero, l'homme qui règne sur la ville depuis le début de la Prohibition, et dont le modèle n'est autre qu'Al Capone.

  • Le grand éclaireur Walter Grein cherche un moyen de réprimer la rébellion menée par l'Apache Toriano qui sème la terreur. Commence alors une poursuite haletante à travers les bassins désertiques du sud de l'Arizona. Adapté au cinéma sous le titre Le Sorcier du Rio Grande (1953), ce roman peu politiquement correct donne à voir ce que les films n'osent pas souvent montrer.

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  • Lune pâle

    William Riley Burnett

    Située vers 1890 près de la frontière mexicaine, à l'époque où le Far West sauvage se transforme peu à peu en une société démocratique, cette histoire retrace le destin d'une famille puissante aux origines mêlées - mexicaines, indiennes et américaines -, dont le patriarche règne sur la petite ville de San Miguel grâce à un féodalisme autoritaire mais bienveillant. Quand Doan Packer, un Américain au passé trouble et au charisme puissant arrive et s'éprend d'Opal, la fille du patriarche, le conflit entre les anciens et les progressistes en sera exacerbé. Fable politique et grand roman d'amour, «Lune pâle» (il s'agit du nom "indien" d'Opal) livre une analyse politique et culturelle particulièrement fine de cette région où Mexicains, Indiens et Anglo-américains doivent apprendre à vivre ensemble. Auteur phare de la série de Bertrand Tavernier, W. R. Burnett a écrit ce superbe western en 1956. Publié une première fois chez Gallimard en 1958, il trouve sa place dans la collection "L'Ouest, le vrai" grâce à une traduction entièrement révisée. Jamais porté à l'écran, le roman est pourtant très cinématographique et fait partie de ceux que Bertrand Tavernier aime particulièrement.

  • On l'a surnommé Saint Johnson, par admiration, par dérision - parce qu'il ne vit et ne jure que par la loi. Wayt Johnson, propriétaire du saloon Golden Girl et marshal de son état, n'a qu'un idéal : celui de faire régner la paix et l'ordre dans cette bourgade de l'Arizona. Quitte à y interdire le recours aux armes. Rêvant de devenir shérif, il doit commencer par faire la police au sein de sa propre famille : son frère Jim, qu'il protège envers et contre tout, se laisse embarquer dans une attaque de diligence. Sur fond de luttes de pouvoir, une querelle légendaire éclate entre deux clans, les Johnson et les Northrup. Qui imposera sa loi ?

    Un western sobre, efficace et haletant - la première approche romanesque de la célébrissime « fusillade d'OK Corral » qui inspirera tant de films.

  • Jim Turner, marginal comme tant de héros américains, est joueur amateur, puis professionnel de courses de lévriers durant les noires années de la grande dépression. Il est marié avec Marg, aimante et respectable, inespérée épouse... ­­ Mais dans chacune des courses, se rejoue en miniature le long chemin de la conquête de l'Ouest, s'illustre les vertus qui ont permis aux USA de construire une mythologie de la combativité.
    Un chef-d'oeuvre du roman noir !

  • Dans la vie secrète et nocturne de la grande ville, s'agitent de drôles de corps.
    Gus le petit bossu, moitié criminel, moitié héros. Dix, le tueur solitaire, qui, à ses heures, fait du sentiment. Doll, l'entraîneuse vieillissante et qu'attend le ruisseau. Et puis Riemenschneider, l'infatigable, le patron, silencieux et courtois, qui ne quitte une prison que pour entrer dans une autre.

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