Filtrer
Rayons
Support
Éditeurs
- Gallimard (18)
- Libretto (10)
- Folio (6)
- Horay (5)
- Fata Morgana (3)
- Grasset (3)
- Le Temps Qu'Il Fait (3)
- Gallimard Jeunesse (2)
- La Cle A Molette (2)
- La Table Ronde (2)
- Aden (1)
- Audiolib (1)
- Flammarion (1)
- J'ai Lu (1)
- Klincksieck (1)
- L'Arbre Vengeur (1)
- L'Oeuvre (1)
- Lettres Vives (1)
- Mercure de France (1)
- Phébus (1)
- Renaissance Du Livre (1)
- Sous Le Sceau Du Tabellion (1)
- Sous le Sceau du Tabellion (1)
Prix
-
«Il y a dans le même pays plusieurs mondes véritablement. [...] Dans les contrées situées au nord, jusqu'au Rhin ou jusqu'au port d'Anvers, ce sont des centaines de collines et de plaines chargées de richesses, et l'on peut voir aussi les eaux immenses des canaux, des fleuves, des bras de mer, tandis qu'au coeur des villes, sur des places, souvent désertes, s'élèvent les beffrois qui inspirent autant de terreur que d'admiration.» Gaspard, fils de marchands forains, mène une existence routinière et sage à Lominval, petit village des Ardennes. Mais un regard échangé avec un enfant fugitif en quête de «son pays» va entraîner le jeune garçon dans une odyssée surprenante et merveilleuse.
-
«Au futur lecteur sur le seuil de ce monde dhôtelien, un petit avertissement : il se peut que tu croiras voir, en suivant toutes ces ramifications qui se multiplient, l'espace vaste se rétrécir en un labyrinthe et que tu vivras les divers chemins du récit non pas comme des déviations mais comme des aberrations, sinon comme des non-chemins. Mais ne te fais pas de souci : l'histoire, le récit l'instant d'avant comme empêtré pour toujours dans une broussaille sans issue va d'un moment à l'autre se poursuivre, plus aéré et plus spacieux que jamais. Tu peux compter sur ça : compter sur André Dhôtel, le bon démon ! Les pistes qu'il trace ne sont jamais, comme dans certains romans policiers, faussées. Même s'il s'agit de traces de gibier, en apparence sans but et ne conduisant nulle part, elles mènent loin.» Peter Handke Bernard le paresseux est un héros d'André Dhôtel tout à fait typique. Sa vie semble tissée d'anecdotes : une orange offerte à un enfant, le souvenir d'une camarade partie pour Madagascar, la vision d'un bracelet d'améthystes au poignet d'une passante. Cependant sa vie est bousculée lorsque Estelle Jarraudet passe la porte de la maison de tissus dans laquelle il travaille...
-
Le vrai mystere des champignons - illustrations, noir et blanc
André D'Hôtel, Patrick Reumaux
- Klincksieck
- De Natura Rerum
- 9 Septembre 2022
- 9782252046814
Comme le dit un judicieux personnage de Mark Twain, M. Tête de Pudding, un chou-fleur c'est simplement un chou qui a été au collège. Sa monstruosité s'explique par un excès d'éducation, mais c'est bien d'avoir une explication si poussée soit-elle, car nous avons ainsi l'heureuse satisfaction d'expliquer comment le chou-fleur en est venu à ce point. Or les champignons n'ont aucune éducation. Leurs formes affirment une méconnaissance totale de tout usage. Ils ne sont même pas monstrueux. Ambigus et radieux, ils tournent en dérision les plus élémentaires principes. S'ils se pourvoient de ce que l'on appelle un pied et un chapeau, chaque espèce, sur ce thème d'une pauvreté remarquable, s'ingénie à des variations dont la gratuité confine à l'insolence.
André Dhôtel -
Éditée par Minuit en 1948 mais écrite bien plus tôt, David fait partie des oeuvres méconnues de Dhôtel alors qu'elle en est la quintessence. On y suit depuis son enfance un orphelin misérable qui a choisi de dire non à toutes les chances qu'on lui offre, cousin campagnard de Bartleby : «je ne peux pas m'expliquer» dit-il. Libre, sans hiérarchie, sans révolte et sans le sou, il avance, ne rendant de compte à quiconque, même si un homme riche lui propose d'en faire son héritier.
«Lire un roman d'André Dhôtel revient à plonger dans un mystère, mais un mystère limpide, net, le contraire du brouillard, ce qui est loin d'être le seul paradoxe de cette prose si singulière et captivante.» «Il a une place unique dans le roman actuel, un grand livre, une sorte de féerie minutieuse.» (Henri Thomas) -
"On a jeté de la vitesse dans quelque chose qui ne le supportait pas." René Char in Lettera Amorosa
-
A vingt-cinq ans félix fait partie de ces jeunes gens sérieux qui sont paraît-il l'honneur des familles (même si lui a oublié d'en avoir une) : son patron est fier de lui, les voisins en viennent à oublier de le regarder de travers, et on annonce son prochain mariage avec une beauté locale qui se trouve être une estimable héritière.
Bref le meilleur des mondes semble s'offrir à lui au prochain carrefour. a ceci près qu'un méchant destin a décidé que son chemin à lui ne passerait pas par le prochain carrefour. il renoue avec un ami d'enfance qui n'a pas trop bien tourné, se trouve mêlé à une mauvaise bagarre - et voit ses rêves de bonne fortune s'évanouir en fumée.
N'aurait-il pas lui-même cherché la catastrophe, dans son désir inavoué - inavouable ? - de vivre une autre histoire que celle qui semblait si bien écrite pour lui ? mais quelle autre histoire ?.
-
Roman phare du "premier" Dhôtel, construit sur un flash-back époustouflant. Une première pour l'époque, dans le roman français de l'immédiat après-guerre.
L'homme c'est Henri Chalfour.
Au tout début du livre, Henri est mort. Pas pour de vrai. Seulement aux yeux des autres semble-t-il et le ton est donné : « Le plus désagréable dans l'aventure de Chalfour c'est que les copains et les gens du village s'obstinaient à le considérer comme un mort ou un déterré, ce qui n'était pas tout à fait inexact, mais discourtois. » Une sorte de Lazare qui ressusciterait d'entre les morts. Il est vrai qu'il a disparu pendant cinq jours. Qu'a-t-il fait tout ce temps ? Il n'en sait plus rien...
Le lieu c'est la scierie.
Henri y travaille. Il y accomplit des tâches ingrates, pénibles et répétitives. Pas du genre à se plaindre pour autant. Autour de la scierie, un canal, un pont, des collines, une forêt, une voie ferrée. Autant de choses autrement immuables.
L'homme vacille. Il est sujet à des troubles de la vision. Il y est sujet depuis longtemps, depuis qu'il a été littéralement ébloui autrefois, dans son enfance, par des gerbes d'eau qu'avaient fait voler les sabots d'un cheval. « Peut-on être ébloui par des souvenirs ? ». -
rien de particulier ne signale le village de someperce, si ce n'est peut-être la forêt alentour : bonheur des gamins qui s'y perdent à plaisir, mais s'y retrouvent toujours.
d'oú vient alors que cet été-là plusieurs jeunes gens de l'endroit y disparaisse sans laisser de traces - et parmi eux l'aimable casimir ? son ami maximin le comptable va tenter d'éclairer le mystère, qui au fur et à mesure de sa recherche ne cessera bizarrement de s'embrouiller. il est question de deux familles enrichies à l'occasion de trafics peut-être louches, d'un châtelain assassiné avant la guerre, d'une clairière oú il vaut mieux ne pas s'aventurer - et d'une fille qui n'en fait qu'à sa tête.
ce qui est peut-être la meilleure façon de tourner celle des garçons. " l'aventure, écrit dhôtel à propos de ce roman auquel il tenait beaucoup, est touffue comme la forêt, au sein de laquelle on se perd avec horreur et émerveillement. aussi la lecture devient-elle un jeu complexe oú la curiosité, le silence, la peur et on ne sait quelle joie obscure se trouvent inextricablement mêlés. ".
-
Iannis Klonaridis a trop aimé les libres heures de son adolescence à Nauplie, au bord de la mer Égée.
Heures vouées à l'aventure, à l'amitié, aux premières amours. L'âge adulte sera pour lui celui des déconvenues, de quelques drames même ; jusqu'à ce que, rejeté loin des siens, il choisisse de s'exiler dans la plus miséreuse des îles - où les mauvais démons d'hier finissent par le rattraper. Mais il arrive que la vie la mieux déshéritée nous découvre des échappées que rien ne signale et qui mènent, sans qu'on y ait songé, à la porte du mystère le plus poignant cette insistance de la beauté auprès de nous quand tout espoir semble avoir déserté les lieux du monde.
Un roman (1949) qui anticipe sur ceux de la grande époque de Dhôtel - et le plus étrange de ceux que lui aura inspirés la Grèce des années 20, où il a vécu.
-
Deux garçons élevés presque comme deux frères, parvenus à cet âge qu'on dit adulte, s'affrontent pour l'amour d'une fille sauvage qui fait tourner toutes les têtes et dont il se murmure qu'elle pourrait bien être la soeur de l'un d'eux. Le plus bref des « grands » romans de Dhôtel, non le moins fascinant.
-
Les rues dans l'aurore ou les aventures de Georges Leban
André Dhôtel
- Sous Le Sceau Du Tabellion
- 30 Juin 2019
- 9782956798040
Georges Leban, le héros des rues dans l'aurore, est un menteur à la manoeuvre dans une bourgade de moyenne importance flanquée d'un faubourg qui ne cesse de s'agrandir et où, dans l'arrière-salle de bistrots et d'épiceries dignes des fonds de province et des derniers cercles de l'enfer, se fomentent des intrigues torses qu'éclairent les mensonges de Leban et la chevelure blonde à mèche blanche d'une fille qui serre le coeur à force d'être morte et d'apparaître vivante.
-
Petros colydas a quitté son île de samos et le soleil de la ruer égée pour venir s'établir à paris oú son oncle tient commerce de fruits et légumes et de produits d'orient.
Il a laissé au pays la fantasque achyro et ses drôles de mèches blondes, une fille qui pour lui n'est pas beaucoup plus qu'une image : petros est de ces jeunes gens qui ont le génie de laisser filer les plus belles occasions, et qui s'en tirent - ou croient s'en tirer - en s'appliquant à la vie la mieux rangée. il épousera pour finir une beauté brune du nom d'hélène. dont il découvrira qu'elle se teint les cheveux pour cacher une blondeur peu disposée à se montrer au premier venu.
Et voilà qu'hélène lui avoue un beau jour qu'elle aussi est d'origine grecque. est-ce trahir une fille que d'aimer une image qui ne se distinguerait d'elle en rien ? petros, on le devine, n'a pas fini d'en voir de toutes les couleurs.
-
A l'âge des gamineries déjà antoine se trouvait fasciné par les objets de bazar, les trésors de rebut.
Les images à deux sous. il aurait pu faire un honorable brocanteur. il devient kleptomane et, montré du doigt par tous les gens du coin, se met à fréquenter les plus douteux compagnons. repoussé par une camarade d'enfance qui lui a inspiré un grand amour, et bien qu'enchanté par sa propre honte, il se met en désespoir de cause à l'école de la vertu. mais le destin se moque bien des louables intentions.
Personne ne croit à son innocence et, la rumeur aidant. on en vient à le soupçonner d'un crime. jusqu'à ce, que sa route finisse par croiser celle d'une gamine perdue, et de quelques femmes moins fréquentables encore. auprès desquelles il découvrira ml autre amour.
-
-
Avec ce roman, André Dhôtel propose un véritable space opera des champs, des hameaux et des collines, dont le véhicule « interespace » est la bicyclette. Sous les yeux du héros Valentin se déploie une fresque initiatique où la recherche de pistes inconnues, les poursuites nocturnes dans les châteaux vides, la chasse aux trésors cachés, constituent l'essence même d'une liberté adolescente à conquérir et à préserver.
-
Il devait pourtant admettre qu'il se trouvait véritablement à Ormais, debout devant l'église.
Tous les détails étaient trop précis pour qu'il pût croire qu'il dormait. Il sortit sa montre de son gousset. Elle marquait une heure. De toute façon, il y avait eu un étrange retour des temps.
Il regarda encore vers le village.
André Dhôtel gardera toujours de son enfance dans les Ardennes un souvenir propre à faire d'elles la source de toute poésie. En 1943, Le village pathétique est accepté par Gallimard grâce à l'appui de Jean Paulhan. En 1948 paraît David aux éditions de Minuit. Sa production littéraire prend alors son véritable départ et en 1955 Le pays où l'on arrive jamais, lui attire un immense public et le prix Femina. Dhôtel ne cherche rien d'autre comme but à son oeuvre que de transmettre le sens de l'énigme et d'un merveilleux librement accepté que l'on retrouve dans les nouvelles qui composent ce volume.
-
Julien s'embarque comme stewart sur un paquebot. Jeté à l'eau, il échoue à la nage sur une île survolée par des oiseaux au plumage de fer, au bec couleur d'argent, aux yeux de verre. dans cet île, tout est trop net. Les voitures se conduisent toutes seules. Des robots servent des habitants sans âge et sans amour. Seule la jeune psychologue Irène est sensible au charme de Julien. Comment parviendra-t-il à fuir avec elle ? Une parabole sur l'automatisation et le progrès où la fantaisie, le fantastique social, l'onirisme de Dhôtel, accentués par le mystère de l'insularité, font merveille.
-
On a tout dit sur Dhôtel ; sa modernité absente, sa merveilleuse particularité au sein de la littérature française et la lumineuse simplicité de son écriture. S'il reste ici l'écrivain de l'enchantement et des lisières que l'on connaît, ces onze récits permettent de (re)découvrir un Dhôtel nouvelliste hors pair, sans concession, instruit des choses de la vie, explorateur de l'âme et souvent aussi âpre qu'inattendu.
-
Le commencement, le seul moment de toute existence où l'essentiel est révélé : le premier amour. Voilà le sujet de ces dix nouvelles.De la Grèce à la campagne champenoise, la découverte de l'amour bouleverse la vie de jeunes gens purs, «à l'aube des sentiments». Avec beaucoup de poésie et parfois d'ironie, l'auteur du Pays où on n'arrive jamais nous entraîne dans un monde où le rêve s'accorde avec le quotidien pour un dénouement souvent surprenant.
-
Pour débusquer la part de fantastique qui se cache dans la vie quotidienne, André Dhôtel ne recourt à aucun sortilège, si ce n'est ceux de la fatalité et du hasard heureux. Avec lui, la quête du Graal revêt l'apparence d'une énigme policière. Avec lui, un banal faubourg devient un lieu de mystères qui semble soudain plus proche du rêve que de la réalité...
Le Ciel du faubourg illustre parfaitement la singularité et le charme de Dhôtel, en qui Mauriac reconnaissait "le créateur le plus étrange de nos univers romanesques". -
André Dhôtel, qui se voulait un artisan de la littérature, aimait sans doute les choses bien faites et le travail achevé. Aussi consacrait-il l'essentiel de ses efforts aux romans qu'il publiait avec une remarquable régularité, ainsi qu'aux divers textes de commande et de circonstances qui incombent à tout écrivain un tant soit peu reconnu. En revanche, il ne s'est jamais abandonné aux vertiges de l'introspection, de l'automatisme ou des réécritures à l'infini. Les carnets, les journaux intimes, les brouillons multiples ne sont pas son affaire. L'essentiel de son oeuvre est au grand jour, comme lui-même, et il ne laisse guère d'inédits aux antiquaires de la postérité. Le seul qui nous soit parvenu porte un titre éminemment dhôtélien : La littérature et le hasard. C'est un document précieux, qui vient utilement confirmer ce que certains soupçonnaient depuis longtemps déjà, à savoir que cet artisan, s'il abordait avec une remarquable modestie sa tâche de romancier, en avait pourtant une haute idée et n'avait pas manqué d'en méditer les mystères et les difficultés.
Introduction de Philippe Blondeau. Préface inédite de Christian Bobin.
-
J'écris rien que pour retrouver/en quel lieu j'eus la révélation/parce que j'ai oublié ce lieu/ainsi que toute révélation.
/alors selon l'usage/je célèbre l'inconnu/pour tant bien que mal/assurer mon existence. /c'est l'utilité des fantômes/que de figurer ce qui/n'a jamais eu de figure/et se doit de naître au jour.
-
jonas, quinze ans, se voit expédier par les siens au lycée de la ville voisine, oú il doit poursuivre ses études.
il se trouve qu'il pense à tout autre chose qu'à étudier. il s'endort dans le train, descend à la mauvaise gare, flâne dans un bourg pavoisé pour la fête, s'amuse avec ceux de son âge, entrevoit une fille aux longs cheveux noirs et aux yeux verts qui répond an nom bizarre de suzannah, la perd de vue. de nouveau il succombe au sommeil et se retrouve au milieu d'un bizarre désert : les gens qu'il rencontre
lui tiennent des propos incompréhensibles, un géant lui arrache sa cravate, une vieille femme lui lance à la figure des paroles peu plaisantes.
enfin suzannah reparaît, ce qui n'est pas forcément pour simplifier les choses. car la beauté, si elle éclaire d'un jour surprenant la sage grisaille du monde, a une drôle de façon de venir en aide à ceux qui se sont perdus en route. dhôtel au pays des merveilles.
-
Une gare, des voies de chemin de fer aux embranchements complexes... Tel est le décor de l'étrange histoire de Gabriel Lefeuil, brocanteur à ses moments perdus afin de poursuivre des études universitaires. Gabriel a rencontré un singulier jeune homme amnésique qui circule inlassablement entre les rails du chemin de fer, comme à la recherche d'un trésor. On l'appelle Alfred. Quel est son vrai nom ? À la suite de quel voyage en Orient, de quelle aventure bouleversante a-t-il oublié son origine ? Serait-il revenu sur les lieux de son enfance pour tenter de retrouver son passé ? C'est le mystère que Gabriel s'emploie à élucider.