Christian Oster

  • Massif central

    Christian Oster

    Maud a quitté Carl Denver pour Paul. Paul a quitté Maud. Mais on ne quitte pas Maud comme ça, notamment quand on l'a prise à Carl Denver. Dans l'esprit de Paul, la crainte diffuse que l'homme ne soit à ses trousses s'installe. Une menace latente qui le pousse à se réfugier dans le centre de la France. Sur son trajet, des signes étranges lui laissent penser qu'il ne pourra pas échapper à Carl Denver...

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  • Il était une fois un chevalier qui, en se réveillant de sa sieste, s'aperçut qu'il avait perdu ses chaussettes... Pas si grave, sauf que le chevalier se posait deux questions très importantes. Un : où avaient-elles bien pu passer ? Et deux : comment allait-il, sans elles, pouvoir enfiler ses bottes pour aller délivrer la princesse ? Lu par l'auteur.

  • Je ne retrouvais plus mes clés. Et Anne n'était pas rentrée. J'ai donc dormi à l'hôtel. Pas de message sur mon répondeur, hormis celui de Marge qui me donnait rendez-vous à la piscine. C'est là que j'ai rencontré Flore. Elle attendait un enfant. Ça tombait bien : moi aussi.

  • Au départ, il y a l'incendie. Jean a oublié d'éteindre sous une casserole. Il en profite pour oublier aussi sa vie en abandonnant sa maison aux flammes. Acteur de série B, il va désormais se contenter de survivre. La fiction devient son refuge, la vie une toile de fond. C'est dans cette atmosphère de désenchantement qu'il rencontre France Rivière, actrice célèbre, qui lui propose de l'héberger...

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  • Après constance, c'était devenu invivable, chez moi.
    J'ai donc engagé une femme de ménage, mais elle ne prenait pas au sérieux la poussière. quand elle m'a demandé de l'héberger, j'ai hésité, mais je ne détestais pas l'idée d'avoir une femme à demeure. la cohabitation a créé des liens, entre nous. puis constance est revenue, j'ai pris peur. j'ai décidé de m'enfuir. j'ai emmené avec moi ma femme de ménage. c'est elle qui a voulu.

  • Le coeur du problème

    Christian Oster

    Quand je rentre chez moi ce soir-là, Diane prend un bain et il y a un homme mort dans le salon. Elle me quitte. Je me retrouve seul avec mes questions et un cadavre. Je ne connais même pas ce type, et maintenant je dois vivre avec, en quelque sorte. Je l'ai enterré dans le jardin, j'essaie d'oublier. Sauf que je suis devenu ami avec un ex-flic qui veut racheter ma maison...

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  • C'est une princesse nulle en tout. Au bal, elle a tendance à écraser les orteils de ses prétendants. À cheval, elle finit toujours par tomber de sa selle. Quand elle parle, elle met souvent un mot à la place d'un autre et, à son âge, elle ne sait toujours pas se servir d'une machine à laver ! Qui voudrait épouser une princesse aussi nulle ? La reine, excédée, a ordonné à sa fille de se trouver un mari coûte que coûte et l'a flanquée dehors. Heureusement, être nulle en tout n'empêche pas de se faire des amis. Comme cet ours tombé du ciel, qui n'a pas l'air de la trouver si nulle que ça, la jolie princesse.

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  • Loin d'odile

    Christian Oster

    Il sera, dans le roman qui va suivre, fortement question d'une mouche.
    Et, en particulier, de la façon dont le narrateur envisage, à force, de cohabiter avec elle. il ne s'agit pas pour autant d'un huis clos. nous quitterons la mouche, tôt ou tard, pour nous rendre à la montagne, afin d'y pratiquer les sports d'hiver. nous sommes, en effet, aux portes de l'hiver. le narrateur vieillit. il est rouillé. au demeurant il skie, de façon assez spectaculaire, et dans sa vie passent encore des femmes.
    Elles passent vite. comme odile. mais il s'agit bien d'odile.
    Loin d'odile est un livre irrésistible. drôle et percutant. christian oster a un regard décalé et une plume maîtrisée. son univers distille une folie tranquille qui se transforme en norme.
    Marie-laure delorme, le journal du dimanche la lecture de christian oster est réjouissante, agréable, intéressante. on y rit beaucoup d'incongruités et de bizarreries qui se trouvent n'être jamais éloignées de notre propre ordinaire.
    Des signes certains de gravité ponctuent le rire, et parfois le glacent.
    Patrick kéchichian, le monde

  • Pour le bûcheron : des betteraves.
    Pour la poule : de la pizza. Et pour le rat : de la raclette. Dans cette forêt, les habitants ne peuvent manger que les aliments qui correspondent à la première lettre de leur nom. Mais Gérard le géant, lui, n'en peut plus de manger du gigot. Il demande alors à Fionnelle la fée de l'aider à découvrir enfin le goût du lapin, des langoustines... et du loup.

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  • En ville

    Christian Oster

    Quelques jours après le dîner au cours duquel cinq amis ont décidé de partir en vacances ensemble, la vie de chacun bascule. Georges tombe amoureux, William est victime d'une embolie, Paul et Louise parlent de se quitter. Quant à Jean, il découvre qu'il attend un enfant d'une femme qu'il n'aime pas. Le projet de départ n'en est pas moins maintenu. Un portrait de groupe doux-amer.

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  • Rouler

    Christian Oster

    Sur un coup de tête, Jean s'en va. Il prend la route. Le sud de la France lui apparaît comme une promesse, ou peut-être pas. Il choisit des itinéraires peu fréquentés, ne croise que des silhouettes. Il veut atteindre la mer, Marseille peut-être. Rouler. Partir en cavale, fuir une vie monotone. Vivre au hasard des rencontres et attendre, attendre de voir de quoi demain sera fait.

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  • Aaaa... tcha ! Et raaa... tchoum ! Charles le cochon est devenu le roi du rhume. Il n'en peut plus d'éternuer, il n'en peut plus de se moucher. Alors le docteur lui prescrit des cachets. Sauf que les cachets, Charles n'aime pas ça. Il ne veut pas les prendre, il préfère les cacher. Mais que deviennent les cachets, une fois qu'ils sont cachés ? S'il ne soigne pas son rhume, Charles va devoir soigner ses cachotteries... Promis, juré, cochon qui s'en dédit.

  • Il était une fois un prince dont le meilleur ami était un cochon. L'amitié de ce cochon lui était d'un grand réconfort, car jusqu'à présent, l'amour ne lui avait jamais souri.
    Mais la compagnie d'un cochon, même très sympathique et altruiste, ne risquait-elle pas de réduire encore les chances de séduction du prince ?
    Comme ils ne veulent pas se séparer, ils mettent au point une stratégie excellente. La chance suivra-t-elle ?

  • Au royaume de Christian Oster... -C'est un univers sens dessus dessous. Les histoires y commencent souvent par « Il était une fois », mais dès les premières lignes elles rebondissent pour emprunter des chemins de traverse, des carrefours et des pattes d'oie. Ainsi, dans ce royaume quelque part, on peut croiser un chevalier bien embarrassé car il a perdu ses chaussettes, une princesse tellement nulle en tout qu'elle ne trouve pas de mari - au grand désespoir de sa mère -, et un géant lassé de manger du gigot.

  • Vingt ans plus tôt, je connaissais bien Elisabeth. Mais, lorsqu'elle réapparaît et qu'elle m'en apporte la preuve, je n'en retrouve aucun souvenir. Paul, lui, habite pour l'instant chez moi. Mais, lorsqu'il disparaît, il ne m'adresse plus aucun signe. Quant à Marianne, c'est moi qui ne veux plus la voir. Bref, je me retrouve seul. J'en profite pour aller m'exiler en Beauce, faire un peu le point. Et c'est là qu'apparaît Anne, dont je sais que je ne me passerai plus, mais que je n'ai pas encore rencontrée.

  • « Nous ne mourrons pas de chaud à deux pas d'un plan d'eau ! a déclaré fermement le canard.
    Nous allons trouver une solution ». Et tout le monde se tourna vers lui, car personne n'imaginait de solution. Mais le canard avait beau chercher, il ne trouvait pas de solution. Il avait déjà eu toutes les bonnes idées qu'il pouvait et il était à bout. Toutefois, il serait mort sur place plutôt que de le dire à ses amis. Il se taisait. Tout le monde se taisait. C'est dans ce silence qu'on entendit un bruit.
    Un bruit de sabot.

  • Marie m'invitait à passer quelques jours en Corse. Je pouvais venir avec qui je voulais. J'en ai donc parlé à Marc, que je fréquentais depuis trois mois sur un court de tennis, du côté de la porte de Clignancourt. Lui-même en a parlé à un type que je ne connaissais pas. Sur la banquette arrière, j'ai pu caser la chaise que Marie m'avait laissée en s'en allant, deux ans plus tôt, et qu'elle me demandait de lui rapporter. Après quoi, tous les trois, on s'est dit qu'on ferait connaissance en chemin, et on est partis.

    Trois hommes seuls est paru en 2008.

  • Audrey, la femme de simon, avait disparu.
    Par amitié, je l'ai attendue avec lui. il est vrai que j'en avais assez d'attendre clémence qui, ignorant que je lui fixais des rendez-vous, puisque je ne l'en prévenais pas, ne me laissait aucune chance de la revoir.

  • J'étais en route vers la côte landaise, où je devais aider des amis à désensabler leur maison. Plus tard, je m'installerais à Bordeaux, c'était décidé. En attendant, j'avais l'intention de vivre un peu, juste assez pour que ça me laisse des souvenirs. Il y avait peu de chances, toutefois, que quelque chose m'arrive sur la dune déserte, entre deux pelletées. Puis, à l'hôtel, j'ai rencontré Charles Dugain-Liedgester, qui ne dormait plus avec sa femme et qui lisait tard le soir.

  • Ce qu'on peut tenir pour certain, c'est que, ce jour-là, Paul m'appelle au téléphone. Paul, je le connais à peine, je sais surtout qu'il y a trois ans Sandra m'a quitté pour lui. Il m'appelle donc de Ger (Hautes-Pyrénées), où tous deux se sont installés, m'annonce qu'il doit partir pour affaires, et me prie de boucler moi-même mes bagages pour rejoindre Sandra afin de lui tenir compagnie en son absence. Sandra, me dit-il, apprécierait un tel geste de ma part. Elle m'aime bien au fond, Sandra. Je veux bien. Je suis prêt à tout pour la revoir.

    Paul au téléphone est paru en 1996.

  • Nous roulions vers l'île où Philippe fêtait son cinquantième anniversaire quand Laure se mit à éternuer. C'était son premier rhume. C'était la première fois, en outre, quand nous eûmes pris une chambre d'hôtel, qu'elle me priait de la laisser seule. Puis, le lendemain, de poursuivre le voyage sans elle. Sans voiture, également. Toutes choses que je n'eusse jamais imaginées mais auxquelles je me pliai, le pouce bientôt levé au bord de la nationale.

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