Jacques Jaubert

  • Il y a quelque chose de paradoxal à raconter la Préhistoire de France, c'est-à-dire celle d'un territoire alors indéfini. C'est pourtant le pari de ce livre de restituer, à partir des éléments connus, le progressif peuplement de ce qui deviendra la France. On mesure l'ampleur de la tâche : près d'1 million d'années en comparaison de nos 2 000 ans d'Histoire.
    Des premiers Antecessor qui foulent le sol du Sud de la France jusqu'à l'homme de Tautavel qui vivaient dans les Pyrénées Orientales à - 450 000 ans, de l'arrivée des Néandertaliens vers 250 000 ans jusqu'à celle des Homo sapiens à partir de 40 000, et de la progressive prise de pouvoir par ceux-ci sur l'ensemble du territoire, c'est une extraordinaire histoire d'implantations et de migrations, pleine de blancs et d'incertitudes.
    À travers de nombreux encarts, les grandes révolutions de l'espèce humaine sont expliquées, la conquête du feu, la maîtrise du silex, la fonction de chasseur-cueilleur qui sera la grande aventure des préhistoriques, la conscience de la mort, la découverte de l'art qui s'épanouit chez Sapiens et dans les grandes grottes ornées.
    Le livre se clôt avec le début du Néolitique, à -7 000 ans, avec l'agriculture et la progressive sédentarisation de l'homme.
    Après le succès de la première édition, épuisée en moins d'un an, cette nouvelle édition comprend de nombreuses photographies inédites, la mise à jour des informations et les nouvelles découvertes.

  • Il y a quelque chose de paradoxal à raconter la préhistoire de France, c'est-à-dire celle d'un territoire, alors indéfini.
    C'est pourtant le pari de ce beau livre de restituer, à partir des éléments connus, le progressif peuplement de ce qui deviendra la France. On mesure l'ampleur de la tâche : près d'1 million d'années en comparaison de nos 2000 ans d'histoire. Des premiers hommes qui foulent les régions volcaniques du Massif Central jusqu'à ceux de Tautavel dans les Pyrénées- Orientales il y a 450 000 ans, de l'arrivée des Néandertaliens vers 250 000 ans jusqu'à celle des Homo sapiens à partir de 40 000, et de la soudaine prise de pouvoir par ceux-ci sur l'ensemble du territoire, c'est une extraordinaire histoire d'implantations et le migrations, que nous raconte par bribes Jacques Jaubert, de récit en récit.
    Des cartes détaillées, décrivant chaque grande période, permettent au lecteur de comprendre aisément les liens entre climatologie, végétation, faune et présences humaines. A travers de nombreux encarts et une abondante iconographie, les grandes innovations de l'espèce humaine sont expliquées, la conquête du feu, la maîtrise de la taille du silex, la fonction de chasseur-cueilleur qui sera la constante du Paléolithique, la conscience de la mort ou la découverte de l'art qui s'épanouit dans les abris et les grottes ornées.
    Le livre se clôt sur la fin d'un monde et les premiers signes avant-coureurs d'un autre, le Néolithique et la progressive sédentarisation de l'homme.

  • 1959. Jean Vilar demande à un jeune journaliste de devenir son interlocuteur pour toutes les grandes interviews à paraître dans BREF, l'organe du Théâtre national populaire. Jacques Jaubert prendra pendant cinq ans le chemin du domicile familial et écoutera Vilar parler de ses choix et de ses régies, de ses textes préférés. Une relation singulière s'établit alors entre l'aîné et le cadet. De la mort de Gérard Philipe au départ du "patron", Vilar conte au fil des rencontres, la geste du TNP, le premier festival d'Avignon, les succès, les tournées, le divorce avec les autorités de tutelle qui provoque sa démission.

  • Caroline Jaubert, née d'Alton, a été vingt jours la maîtresse d'Alfred de Musset, vingt ans sa "marraine". Mais les lettres et les confidences de Musset, ses "jérémiades", dit-elle parfois, ne sont pas toute sa vie. Cette femme a régné sur un salon fréquenté par l'avocat Berryer, Henri Heine, Delacroix, Rossini. En secret, elle mène des amours à la mesure de son tempérament, disputant un homme à Mme Lafarge, l'empoisonneuse, s'éprenant follement du peintre lyonnais Paul Chenavard.

  • Le sous-titre de ce livre "le temps des copains" résume bien le personnage de Jean-Luc, joyeux, amical et toujours décontracté. Je ne lui connais qu'un seul ennemi, un autre grand pilote, très besogneux, qui ne supportait pas l'aisance avec laquelle Jean-Luc faisait des temps, souvent sans avoir pris la peine de reconnaître.

  • Paris, 1735. Une gamine de douze ans rêve en voyant, de sa mansarde, une belle comédienne répéter un rôle dans le salon d'en face. Cet instant fixe son destin.
    La jeune Claire Leris, bientôt devenue Clairon, s'initie à la scène, à la danse, au chant. Elle apprend en province, de Rouen à Lille, à concilier succès et plaisirs avec les hautes protections, indispensables à une débutante sans défense et sans le sou.
    A vingt ans, elle débute à la Comédie-Française dans Phèdre. Sa voix profonde envoûte le parterre, son rayonnement sensuel fait dire à un spectateur : « On gagne à l'examiner un plaisir que les autres sens seraient jaloux de partager avec la vue. » Bien des ducs et des princes, les Richelieu, les Choiseul seront du partage, avec quelques amants de coeur dont le comte de Valbelle, l'homme de sa vie. Mais sa passion et sa liberté passeront avant tout.
    Clairon s'abstrait des amours et des cabales pour étudier. Elle approfondit ses personnages, simplifie le costume, revient à une diction naturelle. Diderot lui donne raison. Voltaire la querelle, il voudrait voir déclamer ses vers avec plus de « pompe ».
    La tragédienne est bientôt emprisonnée pour avoir résisté aux caprices des « gentilshommes de la Chambre », les tyrans de la Comédie-Française. Profondément croyante, elle quittera la scène en pleine gloire, lorsque ni l'Eglise ni le Roi n'accepteront de relever les comédiens de l'excommunication qui les menace.
    Elle quittera la France pour régner sur « l'Europe des lumières ». Le margrave de Bayreuth et d'Ansbach, prince tolérant, l'autorisera même à recréer en terre protestante une communauté catholique. De retour d'exil, sous la Révolution, elle fera une dernière conquête, le mari - délaissé - de Mme de Staël.

    Dans cette biographie très documentée, Jacques Jaubert, ancien courriériste dramatique et littéraire, retrace la vie de Mlle Clairon, qui a attendu la fin d'un siècle tumultueux pour quitter la scène, octogénaire, le 29 janvier 1803. Il y a deux cents ans.

  • L'emploi de l'expression « régulation politique » suggère une volonté de maîtrise du fonctionnement et du devenir des sociétés ou, à tout le moins, la croyance en cette possibilité de maîtrise. Dans cette nouvelle édition des Métamorphoses de la régulation politique, entièrement actualisée, un retour est fait sur cette expression et sur la réalité des évolutions des phénomènes dont elle relève. Il est d'abord tenté d'éclairer ce qui est qualifié de « régulation politique » par un retour sur ce qui y fait référence puis par une confrontation avec des analyses partant de ce qui est intitulé « régulation sociale », « régulation économique » ou encore « régulation juridique ». La réalité de la régulation politique dans ses derniers développements est ensuite éprouvée dans des domaines aussi illustratifs que la gestion politique de la sphère privée des individus, celle des relations au travail ou encore celle des stratégies d'entreprises multinationales dans le contexte de la globalisation.
    D'une telle démarche découle le constat général d'une exceptionnelle complexification de la régulation politique dont le pouvoir politique des États nations n'est plus forcément le centre. La théorie de la régulation politique des sociétés, à laquelle il a été fait si longtemps référence, est-elle devenue une utopie ? Effectivement, ce qui s'impose : c'est la réalité d'un champ « régulatoire » comme champ d'affrontements entre de multiples logiques d'action différentes et/ou antagonistes. Tout en renonçant à l'idée de prétendre être le moyen d'une maîtrise renouvelée, l'enjeu reste donc pour l'analyse de contribuer à la théorie du politique par une mise en valeur, dans le cadre d'une vision agonistique, parmi toutes les configurations de logiques d'action à l'oeuvre, de celles susceptibles d'aller le plus possible dans le sens de la structuration de sociétés réellement démocratiques.

  • Recherche sur les arrosages chez les peuples anciens est un témoignage exceptionnel, fruit de son observation des systèmes d'arrosages et de leurs conséquences économiques, et donc politiques et sociales en Syrie, en Arabie et en Egypte.
    François Jaubert de Passa ne se contente pas d'observer, riche de l'histoire des pays dans lesquels il voyage, il se pose aussi en visionnaire avisé.
    Son écriture, fluide, poétique et claire, permets de s'immerger dans ces récits, qui dépassent le cadre scientifique.
    François Jaubert de Passa, que l'on présente aujourd'hui comme hydraulique, a publié de nombreux ouvrages, qui témoignent de ses travaux et réflexions Recherche sur le chêne liège, Mémoire de la culture de L'Olivier en font partie.
    Il sera pour nous la figure fondatrice de notre collection « Juste à Temps », consacrée à l'écologie. En effet, François Jaubert de Passa, symbolise tout à fait l'esprit que nous souhaitons transmettre à travers cette collection : traiter de domaines particuliers en matière d'écologie, en ouvrant sur de larges débats d'idées. Formuler des hypothèses, éveiller la curiosité, chercher dans le passé les racines du présent, et ne jamais s'enfermer dans un discours de spécialistes.

  • Une superbe biographie d'un champion attachant qui est aussi le reflet de toute une époque à la charnière de l'amateurisme et de la course moderne.

  • Les frontières du domaine public se déplacent dans tous les pays européens.
    Le politique ne disparaît pas, mais sa position dans la construction de l'ordre économique et social s'est profondément altérée. Quel sens donner à ces métamorphoses de la régulation politique ? Répondre à cette question ne peut être l'apanage d'aucune discipline, puisqu'il s'agit de comprendre des glissements, des substitutions entre plusieurs ordres de régulation. Cet ouvrage atteste que chacune des grandes matières, du droit à l'économie et à la gestion, de la sociologie à la science politique, peut être mobilisée dans cette entreprise.
    Un dialogue s'amorce à travers les chapitres de ce livre où les convergences comme les désaccords qui surgissent ne recoupent pas les territoires des disciplines. Cette réflexion sur les avatars de la régulation politique se développe à partir d'analyses portant sur des univers aussi différents que l'entreprise, la gouvernance urbaine, les régimes nationaux de relation professionnelle ou le domestique...
    Cet ouvrage est l'expression d'une conviction : les métamorphoses de la régulation politique exigent un nouveau régime de connaissance. Nous nous sommes appliqués à en définir ici les composantes.

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