Jean-Louis Roux

  • Rencontre au sommet entre la bande dessinée et la peinture de montagne : les cadavres exquis des dessinateurs d'aujourd'hui redonnent vie aux oeuvres alpines des grands peintres classiques.

    La montagne a largement inspiré les peintres des XIXe et XXe siècles, et si leurs oeuvres continuent de nous impressionner, elles ont également trouvé un écho chez des artistes majeurs d'aujourd'hui. Derrière la montagne - La face cachée du tableau propose une synthèse de deux univers passions de la maison Glénat : vingt-sept dessinateurs ont « interprété » vingt-huit tableaux appartenant au Fonds Glénat, à des collectionneurs privés ou aux grands musées alpins. Selon leur fantaisie, leurs références, leurs préoccupations, ils se sont approprié l'envers du décor et ont imaginé ce qui s'est passé avant, pendant, après la scène représentée.
    Que la montagne leur soit familière ou étrangère, ils ont retrouvé les thèmes traditionnels de son imagier : alpinistes en péril, avalanches, troupeaux et bestiaire fantastique, tempêtes et ciels radieux, refuges et chaumières pittoresques, torrents et glaciers et les ont abordés souvent avec humour, parfois avec pessimisme, toujours avec délectation.

    Les peintres d'hier à l'honneur sont Charles BERTIER, Eugène Victor BOURGEOIS, Édouard BRUN, Gustave DORÉ, Émile GODCHAUX, Laurent GUÉTAL, Jean Baptiste Louis GUY, Ernest Victor HAREUX, Paul HELBRONNER, Johan Barthold JONGKIND, Johann WILHELM, Julius KÖHNHOLZ, Karl-Joseph KUWASSEG, Peter Vilhelm Carl KYHN, Gabriel LOPPÉ, Mathias Gabriel LORY, Bénédict MASSON, Alexis Nicolas NOËL, Diodore RAHOULT, Hippolyte RAVANEL, François Edme RICOIS.

    Quant aux dessinateurs contemporains s'étant prêté au jeu : ALFRED, Olivier BALEZ, Fred BERNARD, BOUCQ, BUCHE, CHABOUTÉ, Glen CHAPRON, COSEY, Nicolas DEBON, Jean-Yves DELITTE, DROUIN, ESPÉ, David EVRARD, Amélie FLÉCHAIS, KERAMIDAS, Malo KERFRIDEN, Timothé LE BOUCHER, LOUSTAL, MISS PRICKLY, Mélissa MORIN, PHILAN, Jean-Marc ROCHETTE, Olivier SUPIOT, Didier TARQUIN, TEBO, Ronan TOULHOAT et Olivier VATINE.

    Il en résulte de ces dialogues artistiques vingt-huit diptyques, pour une soixantaine d'oeuvres au total, présentés au couvent Sainte-Cécile à Grenoble dans une exposition conçue par par le Fonds Glénat pour le patrimoine et la création, à découvrir du 6 décembre 2019 au 14 mars 2020.

  • Tout porte à croire que la montagne est propice au sacré. L'altitude incite-t-elle à la hauteur de vue, à l'élévation spirituelle ?
    Les Alpes multiplient en effet les hauts lieux de dévotion : Grande Chartreuse, la Salette, Myans, Tamié, le Laus, Boscodon, Ganagobie, etc. Et les huit départements français sur lesquels s'étend la chaîne alpine comptent des centaines de sites dévolus au sacré ; nous en avons sélectionné 77 parmi les plus significatifs.Cathédrales, églises, abbayes, couvents et monastères, mais aussi chapelles d'altitude et vierges de sommet, vierges noires et sanctuaires à répit, sans omettre les lieux de pèlerinage : par la force des choses, le catholicisme occupe ici une place prépondérante. Pour autant, n'ont pas été oubliés les marques diffuses du protestantisme, les témoignages inattendus du culte orthodoxe ou l'occidentalisation récente du bouddhisme.On constatera aussi combien le sentiment du sacré s'est perpétué au fil des millénaires : dolmens, pierres à cupules, peintures pariétales, gravures rupestres, temples gallo-romains, etc. Car on est frappé par la permanence des lieux de dévotion dans les Alpes. Au sein de ce sanctuaire naturel qu'est la montagne, les sites élus ont traversé les temps. et les croyances successives.

  • Généralités. Classification des produits de nutrition. La qualité des aliments et son évolution. Méthodes industrielles de conservation. Techniques simples, de caractère naturel, artisanal. Les technologies de fermentation. Les technologies d'apport calorique et énergétique. Les techniques du froid. Les technologies de déshydratation-séchage. La conservation en solutions et par addition. Les techniques et procédés mixtes. Tableaux généraux récapitulatifs de comparaison. De la préservation des composants nutritionnels et organoleptiques des aliments. L'énergie dans les industries agro-alimentaires. De quelques filières et secteurs particuliers. Perspectives et conclusions. Annexes : lexique et abréviations, thésaurus, bibliographie et références.

  • Ce livre est consacré au droit civil des biens, entendu comme une matière vivante avec, au-delà des biens immobiliers, eux-mêmes en pleine évolution, l'expansion contemporaine des meubles corporels et incorporels, la dématérialisation des choses, l'émergence de nouveaux biens.
    Mais ce sont les droits, et non les choses, qui expriment le mieux à la fois la permanence et le renouvellement du droit des biens. C'est grâce à la diversité des droits dont elles peuvent être l'objet que les choses acquièrent une valeur économique et accèdent à la vie juridique. C'est donc en mettant l'accent sur les droits portant sur les choses, plus que sur les choses elles-mêmes, que cet ouvrage a été conçu.
    Depuis le Code civil, l'attribution et l'exercice individuels des droits réels ont été de plus en plus concurrencés, sinon supplantés, par des formes diverses d'insertion des droits individuels dans des ensembles collectifs, tels que la copropriété ou le lotissement, qui impliquent une certaine métamorphose de la matière.
    Les considérations d'intérêt général ont envahi et transformé cette partie du droit civil où la souveraineté de la propriété privée se conjugue maintenant avec celle de la puissance publique, au point d'opérer, par des équilibres incessants, une réelle fusion des prérogatives individuelles et des limitations d'intérêt général ou collectif qui s'y mêlent.
    Cet ouvrage ne saurait donc ignorer les multiples incidences du droit public, spécialement du droit de l'urbanisme et du droit de l'environnement, sur le droit privé des biens.
    Il met aussi en évidence, sous les auspices de la doctrine et d'une jurisprudence très riches, les perspectives actuelles de réforme du droit des biens dont la plasticité permet de constants développements grâce aux multiples innovations dont il est l'objet.
    Il s'adresse à des étudiants comme à des universitaires confirmés et devrait être un outil performant pour tous les praticiens du droit ainsi que pour les chercheurs.

  • Dans un poème écrit en Ombrie au cours de l'été 1953 et dédié à Cristina Campo, Mario Luzi évoque cette « terre qui s'abaisse humblement du haut de ses sommets, qui regarde de ses terrasses resplendir le ciel. » Huit siècles et des poussières auparavant, un autre poète, le premier de la littérature italienne, François d'Assise rendait grâce dans son célèbre Cantique des créatures à « .notre mère la T erre qui nous porte et nous nourrit qui produit la diversité des fruits avec les fleurs diaprées et les herbes. » Jean-Louis Jacquier-Roux flâne en Ombrie depuis plus de trente ans. Voici son carnet de voyage.
    Jean-Louis Jacquier-Roux invite le lecteur à découvrir l'Ombrie pour ainsi dire « au ras des pâquerettes. » « Terra terra », traduiraient les Italiens, dans un style moins fleuri.

  • Comme un long coucher de soleil estival, déclinant lentement dans la violence de son rayonnement, la poésie de Jean-Louis Jacquier-Roux nous entraîne vers un automne plus humain que climatique, et cherche dans autrui son reflet d'un regard impatient et d'un oeil bienveillant.
    Jean-Louis Jacquier-Roux connaît l'Italie centrale mieux que la plupart des Italiens. Curieux, inquiet, des années durant il a arpenté les bourgs médiévaux en ruine et les cités fortifiées sans rien changer à son programme. Le hasard de la conjoncture lui est souvent imposé par les « accidents du voyage » : fausses routes, édifices vus de loin, rencontres à l'improviste dans les rues. On a vraiment l'impression que de tout cela il réussit à puiser sa présence au monde, son rapport violent avec ce en quoi il s'immerge.
    Le regard de ce poète sur la vie est compassionnel, continuellement à l'affût : la « marche sur les oeufs », qui évoque un respect silencieux et sacré devant les pierres d'Assise, sa confrontation diabolique avec l'impossibilité de sauver, à chaque réveil, quelque chose de plus solide que « les plantes et les arbustes ». Une lutte au cours de laquelle il aperçoit à l'autre bout de la corde un Dieu présent et muet. C'est un combat entre la difficulté de vivre et l'amour de la vie.

  • Nous poursuivons la publication des travaux d'illustration de Toppi, et, cette fois, nous rassemblons les dessins de personnages historiques célèbres parus dans " Il Giornalino " remis en perspective par des textes insolents et décapants de Jean-Louis Roux.

    Toppi tire le portrait à une galerie de grands personnages, des figures de l'Antiquité au derniers dictateurs du XXème siècle en passant par les écrivains, acteurs, scientifiques...

  • Depuis vingt ans, Cécile Beaupère a fait du corps et de la nudité l'axe central de sa recherche picturale. Le livre reprend une sélection de ses peintures et dessins, croisés avec des poèmes de Jean-Louis Roux inspirés de son travail.

  • Vus de loin, les tableaux de Jean-Louis Bentajou se donnent pour des monochromes et la référence à ce grand mouvement né au XXe siècle avec Malévitch pour culminer, chez Rheinhardt, Ryman ou même Soulages pourrait nous rassurer. On pourrait ainsi classer cette peinture dans un cadre historique et esthétique. Car ce n?est pas une mince affaire et cette référence au monochrome par les questions qu?elle pose : fin de la peinture comme telle, ouverture sur l?infini, expérience intérieure, irradiation, avènement du visible situerait déjà ce travail à un niveau d?exigence où ont culminé des peintres aussi considérables que Rothko ou même Yves Klein.
    Et pourtant, ce n?est pas de cela qu?il s?agit, mais d?autre chose.
    Quoi au juste ? D?abord ce ne sont pas des monochromes mais des polychromes, une infinité vertigineuse de petits points peints à la main, minutieusement, jusqu?à saturer la toile, en faire émerger la lumière. Ah voilà, passer de la couleur à la lumière.
    A ce stade, une seule comparaison : Rothko. Mais ce n?est pas la même intention, beaucoup de spiritualité dans ce dernier, un véritable athéisme de la perception chez Bentajou qui a lu les phénoménologues et regardé les peintres de la tradition française, Matisse, Bonnard, Cézanne entre autres.
    Comment rendre compte de cela ? Donc, les tableaux. Ce que l?on voit bouleverse, interroge, dérange - une telle permanence dans le questionnement du visible que rien ne détourne de son ascèse . « Peindre sans images », c?était le mot d?ordre, la règle, le titre d?un de ses écrits. Saisir la lumière dans ses jeux et les atomes de couleur dans leur déclivité, faire monde de cela, y insuffler l?énergie du mouvement arrêté, la « potentia activa ».
    Tout cela est là, le courage de se passer du jeu des figures, de la représentation pour laisser être la peinture au risque du fond sans fond. Ce sentiment tout de suite qu?une phrase de Michaux me suggère : « on ôte un grain de sable et c?est toute la plage qui s?effondre? » voilà ; des tas de points colorés nécessaires à leur équilibre interne, posés à la limite du déséquilibre, c?est ce que l?on voit. [Marc Belit] Face à la succession de toiles quasi semblables, et tout est dans ce presque, face aux variations imperceptibles de l?une à l?autre que domine seulement l?impression rouge ou verte ou jaune, un amateur un peu pressé ou incapable de ce regard particulier qu?il faut accepter de porter à la peinture, sous peine de ne pas la voir, cet amateur supposé conclurait assez vite à un inventaire de la couleur qui se poursuivrait de toile en toile, à travers les variantes. Mais il n?y a ici ni inventaire ni variations du même. Chaque toile est unique et singulière, accomplie en elle-même, close jusqu?en son provisoire achèvement. À propos de Garache, Jean Starobinski parlait d?ampleur d?intensités différentes de toile en toile : « la réassertion obstinée du même donne naissance à la série infinie des autres ». Chaque toile de Bentajou impose à sa manière unique et singulière l?évidence d?une énigme qu?elle tend à déchiffrer et qui est celle du développement nouveau, très différent, de l?être de la couleur. Chaque toile propose à cette énigme l?amorce d?une nouvelle réponse.

  • Ce précis est conçu pour permettre aux étudiants de première année de droit et ceux d'Instituts d'études politiques de suivre les différents semestres d'enseignement de droit constitutionnel. Il sera également utile pour les candidats aux concours de la fonction publique.

    Les praticiens ne manqueront pas de l'utiliser en relation avec les Grandes décisions du Conseil constitutionnel, son complément indispensable.

    Cet ouvrage étudie notamment les trois objets du droit constitutionnel moderne : les institutions, le système normatif, les libertés fondamentales , en apportant constamment un éclairage sur le droit comparé.

    Grâce à l'étude de la jurisprudence du Conseil constitutionnel, il fait une place essentielle à la conception juridique de ce droit, sans pour autant négliger l'approche historique et l'analyse des évolutions de la Ve République.

    La présente édition est à jour des dernières évolutions de la matière et notamment de l'application de la question prioritaire de constitutionnalité (QPC).

  • Dès son invention en 1839, la photographie a rencontré un succès public considérable, débordant vite le cadre du cénacle parisien pour toucher la province et notamment l'Isère.
    A Grenoble, Vienne ou encore Voiron, se développe, sous le Second Empire, une floraison d'ateliers photographiques, fréquentés par une bourgeoisie aisée venue se " faire tirer le portrait ". Mais la photographie iséroise se distingue surtout par la production de nombreuses vues de paysages, réalisées pour les premiers touristes fortunés, qui se rendent à la Grande Chartreuse, à Allevard, à Uriage ou en Oisans.
    Riche de plus de 200 reproductions de tirages originaux d'époque, légendées et documentées, Couleur Sépia constitue le tout premier travail d'envergure consacré aux débuts de la photographie en Isère.
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  • Qu'y a t-il de commun entre un prix Nobel de littérature et le citoyen lambda d'un pays en guerre, entre un peintre renommé et un enfant mal aimé ? Sans doute, alourdie par la solitude, cette sensation de fatigue accablante qui conduit au renoncement quand le souffle l'animal vient soudain à manquer. Dans ce choix de nouvelles, Jean- Louis Jacquier-Roux observe et décrit les petits maux dont souffre et semble s'accommoder pudiquement notre humaine condition.

  • Il est aisé d'avoir du penchant pour l'Italie, et tentant d'aller traîner chez elle son " espoir de bellezza ". L'Italie, il est vrai, peut combler cet espoir assez vite, et sans trop se fatiguer. Le penchant, du reste fort honorable, pourrait se dire : " aimer bien " l'Italie, tournure dans laquelle l'adverbe " bien ", paradoxalement, atténue la force du verbe.
    Mais " aimer " l'Italie, l'aimer tout court et tout entière, l'aimer en dépit de tout et d'elle-même, c'est une autre affaire. Aimer l'Italie avec constance, l'aimer malgré la déception toujours possible, malgré ses dérobades et ses faux-semblants, avec la nécessité de refaire toujours sa connaissance, avec l'appétit renouvelé de la retrouvaille et la douleur renouvelée du départ, voilà une expérience plus rare. C'est une telle expérience que nous livrent les carnets de Jean-Louis Jacquier-Roux.
    © Pierre Présumey (extrait de la préface)

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