Omar Kayam

  • « Bois du vin, puisque tu ignores d'où tu es venu ; vis joyeux, puisque tu ignores où tu iras. ».
    Le mathématicien et poète de génie Omar Khayyâm, hanté par l'énigme insoluble de la mort et de notre raison d'être sur cette Terre, nous offre des quatrains d'une beauté saisissante. En utilisant cette forme poétique appelée robâ`î - poème « quaternaire » en persan -, l'auteur met la rigueur mathématique au service de l'art poétique pour tenter de trouver des réponses à son existence.
    Dans la poésie d'Omar Khayyâm, le vin est métaphore, comme la coupe, comme le grain de beauté et la royauté, comme la rose et le rossignol. Il est métaphore de la conscience éveillée, de la beauté et de l'instant devenu éternité. Et c'est cette tradition que le poète reprend et consolide en y ajoutant le noir profond de sa mélancolie.
    Telle une sagesse orientale, l'auteur nous emporte dans une arabesque de mots, mis en images par le pinceau de Lassaâd Metoui, calligraphe de renom qui nous livre ici d'envoûtantes calligraphies.

  • "Ces actes font le point sur une profession en devenir, qui se cherche, se construit, et dont les rouages et le statut manquent encore de clarté pour nombre d'acteurs professionnels. En mettant en lumière les spécificités du médiateur et en les confrontant à ses ambigüités, les articles de ce livre tentent d'élaborer une définition originale de la médiation, d'en enrichir le concept, d'en interroger le sens et d'en saisir les zones d'ombre. Chacun d'eux, à sa manière et en écho aux autres, cherche à répondre à la question, simple mais essentielle : qu'est-ce que la médiation aujourd'hui ?"

  • Quatrains

    Omar Khayam

    Né à Nichapour en Perse, disciple d'Avicenne, Omar Khayam 1048-1131 (ou 1123) fut astronome, mathématicien, philosophe et poète, mais ses écrits ne furent connus en Occident qu'au XIXe siècle.
    Deux thèmes principaux traversent ses célèbres Quatrains, celui du vin, avec pour corollaire l'amour des femmes, et celui de la vanité de l'existence.
    Si certains critiques ont insisté sur le caractère symbolique du vin dans la mystique musulmane, d'autres y ont vu une dimension plus sensualiste que l'on trouve de façon évidente chez Omar Khayam.
    En effet, s'il croit en Dieu, il croit peut-être encore plus en une forme de destin aveugle et incontournable dont, s'il le pouvait, il aimerait bien se défaire. Pour lui, il faut prendre conscience que la vie éternelle est un leurre, d'où une certaine amertume qui ne peut être atténuée que dans la recherche d'une existence d'homme certes mortel, mais libre. Il entend pratiquer une religion libérée du carcan de l'orthodoxie. Le moyen pour y parvenir ? L'ivresse plutôt que le pèlerinage à la Kaaba, le culte, la prière ou le jeûne.

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