Philippe Bazin

  • Engagé dans un projet artistique d'envergure, le photographe Philippe Bazin propose une réflexion sur son travail à la lumière des photographies des autres. Il oriente sa pensée sur la question de la photographie comme document critique et réunit ses analyses d'oeuvres de photographes importants comme Lewis Baltz, Allan Sekula, Martha Rosler ou encore Bruno Serralongue, en les rapprochant de photographes moins connus comme Géraldine Millo ou Mahaut Lavoine.
    Les articles rassemblés dans ce court volume sous le titre Pour une photographie documentaire critique témoignent d'une pensée féconde et cohérente prenant en compte les contextes historiques, esthétiques et idéologiques dans lesquels cette photographie se crée aujourd'hui. Chaque écrit ouvre une nouvelle facette d'un même objet d'étude. La conclusion unifie l'ensemble et propose de développer une méthodologie originale que l'auteur qualifie d'« attitude documentaire » inspirée des avant-gardes artistiques et inscrit la démarche d'écriture dans sa profondeur historique et expérimentale.
    Ainsi, tout le livre se veut un manifeste prospectif pour une ouverture pragmatique, dans le sens d'une politique des images, sur l'avenir de la photographie documentaire et le monde. Chez Bazin, une distance constante est recherchée, d'avec une forme d'humanisme qui ne serait plus que de l'humanitarisme condescendant, d'avec une pure satisfaction des émotions, au profit d'un travail collaboratif aussi bien lors de la production que de l'exposition, proposant un partage du sensible pouvant réintégrer une « émotion documentaire » (selon l'expression de Christiane Vollaire). Le livre ne recule pas devant ses possibles aspects polémiques et veut créer le débat autour des rapports des images à l'espace public et d'une photographie critique comme contre pouvoir.

  • Depuis plus de vingt ans, Philippe Bazin photographie le visage d'individus pris dans un contexte institutionnel (l'hôpital, l'hospice, l'école, la prison...). L'ensemble de ce vaste projet artistique sur les visages de nos contemporains interroge la présence de l'homme au sein des institutions qui encadrent notre vie de la naissance à la mort, tel que Michel Foucault a pu en parler dans son oeuvre, mais pose aussi la question de la singularité. Il s'agit, par la photographie, de redonner visage à des personnes qui, absentes de notre regard, ont souvent disparu d une visibilité collective. Chaque visage est montré comme l'affirmation d'une présence au monde, faite d'une chair et d'un regard avec lesquels nous devons compter. Les photographies de P. Bazin évitent tout psychologisme, tout pathos, et ne cherchent pas à dévoiler une prétendue intériorité ; elles ne sont pas non plus d ordre social mais tentent de faire le vide de toute présence extérieure à l être lui-même. On peut considérer que Bazin établit une sorte de mémoire collective tirée parfois des franges de notre société.

  • Face à faces

    Philippe Bazin

    L'institutionnalisation généralisée de tous les moments de l'existence a transformé la vie des hommes au xxe siècle, créant, après la Seconde Guerre mondiale, une situation inédite. Le travail photographique de Philippe Bazin se veut critique de cette transformation, que ce soit à travers un ensemble de faces photographiées dans des lieux institutionnels ou à travers différents projets à caractère documentaire.

  • Dans ce livre, Philippe Bazin s'interroge sur la photographie. D'abord, il articule des études techniques - la couleur - à des recherches historiques - à propos des relations entre médecine et photographie au XIXe siècle - et à des analyses esthétiques - à propos du " coup d'oeil " ou encore de Picasso et Brassaï. Puis, il s'intéresse à des photographes dont les oeuvres lui semblent éclairer la sienne (Larry Clark, Andreas Gursky, Albert Londe, Frédéric Lefever, Éric Nehr, Clarisse Bourgeois, Gérald Deflandre et Gérald Garbez).

  • On ne vous avait pas tout dit ! Philippe Bazin dévoile dans ce petit carnet, illustré de sympathiques dessins, des « secrets » forgés par l'expérience, parfois surprenants ou faussement naïfs, toujours porteurs d'une belle onde de bien-être et de force.

    Vrais, durables et communicatifs. Inspirants. Leur lecture qui ne prend que quelques minutes nous aide à porter un regard nouveau sur ce que nous faisons et sur ce qui nous entoure : elle dessille nos yeux et remet notre pendule interne à l'heure !

    Un petit ouvrage roboratif à garder à portée de main - à s'offrir et à offrir... « J'ai voulu livrer dans cet ouvrage des principes simples et puissants, fondés sur mes discussions avec les professionnels que j'accompagne depuis bientôt 20 ans. » nous dit Philippe Bazin.

  • Cet ouvrage explore les mécanismes par lesquels nous construisons notre réalité. de façon consciente ou inconsciente.
    A l'aide d'histoires révélatrices, d'exercices et de développements sur notre fonctionnement cognitif et psychologique, l'auteur démontre au lecteur que ce qu'il pense être la ';réalité'; est une construction et que, de ce fait, il peut choisir de reconstruire une nouvelle réalité qui lui soit plus propice et bénéfique et également plus enrichissante pour les autres.
    Ecrit par l'auteur du petit manuel d'auto-coaching qui aidait le lecteur à trouver les bons comportements dans la vie, cet ouvrage constitue presque un petit manuel de création du monde : pour nettoyer sa vision du monde et développer ses possibilitésd'action.

  • Savoir interagir avec la réalité pour construire un monde auquel vous-même et les autres ayez envie d'appartenir : voilà les vrais clés du leadership ! Si vous comprenez comment chaque jour vous créez votre propre monde, vous comprendrez comment créer une réalité qui dynamisera les autres ! Et c'est ce que développe cet ouvrage. Il montre comment transformer la réalité pour soi (self-leadership) comme pour les autres (leadership) en explorant les mécanismes par lesquels nous interagissons avec le monde et construisons notre vision du monde : notre réalité.Ecrit par l'auteur due Petit manuel d'auto-coaching, best-seller qui aidait le lecteur à trouver les bons comportements dans la vie, cet ouvrage constitue presque un "petit manuel de création du monde" : pour nettoyer sa vision du monde et réussir à entraîner les autres dans une réalité nouvelle. Riche de possibles, mobilisatrice et stimulante.

  • Plébiscisté par les lecteurs dans ses précédentes éditions, ce guide du bien-vivre s'enrichit dans sa nouvelle édition actualisée de nouveaux exercices, en particulier d'auto-hypnose, maintenant familière au grand public.

  • Cet ouvrage a pour objectif de présenter au lecteur un outil novateur, extrêmement créatif et puissant dans la résolution des conflits et des situations générant tensions et malaises. Le Processwork, qui s'est imposé très rapidement sur les cinq continents depuis sa mise au point par Arnold Mindell, décode les conflits, les crises et les situations problématiques de telle façon qu'il permet de dégager les informations cruciales qui ouvrent la voie à des résolutions réelles et durables, suscitant l'adhésion de tous. Il assainit les mécanismes relationnels et organisationnels.  En donnant un nouvel élan et remettant en mouvement, il rend le changement possible.

  • Le mot « coupes » revêt toutes sortes de sens dans plusieurs domaines du monde industriel et de la vie quotidienne ; la coiffure, la couture, mais aussi le cinéma, l'architecture, la photographie... à la campagne, il évoque aussi bien l'essartage que les moissons, le bois comme le foin ou les céréales. Ainsi, la ferme du lieu-dit « Les Coupes de Pouligny » (Montigny-sur-Canne, dans la Nièvre), trouve facilement son origine. Coupe est enfin le nom d'une constellation : c'est de cette constellation paysanne et agricole d'aujourd'hui qu'il est question dans cet ouvrage, celle de la famille Martin.
    L'ouvrage documente la vie quotidienne de cette famille d'agriculteurs français en 2015, partagés entre monde moderne conditionné par la technologie et tradition de longue durée. Les machines sont partout, mais on « soigne » et on tue encore les animaux selon des gestes appris et acquis de longue date. Cette transmission se poursuit même si elle est menacée de disparition. Les gestes et le corps des humains sont en harmonie avec le corps des bêtes. Ces mouvements s'inscrivent dans un espace et un temps de travail et de vie. Ils sont d'une grande beauté dont témoignent les photographies.
    Le livre, conçu à l'initiative du photographe Philippe Bazin (avec la complicité de la philosophe Christiane Vollaire), est le résultat d'une approche à la fois photographique, ethnologique et littéraire d'un lieu unique, une exploitation agricole familiale (élevage et cultures) en Bourgogne. Il relève à la fois d'une enquête dont le dispositif laisse la place à la prise de parole et d'un travail photographique documentaire.
    A la suite de la présentation des images sur place, Muriel Martin, fille aînée de la famille, a écrit de manière spontanée un texte. Il s'agit de son premier écrit publié, qui se situe entre témoignage et engagement et contient une indéniable dimension sociologique et littéraire. C'est l'expression d'une voix qui vient du terrain, de ceux qui, habituellement, ne prennent pas la parole.
    L'autre texte, en ouverture du livre, est un inédit de la romancière Marie-Hélène Lafon qui, ayant séjourné dans ce lieu, propose une « entrée » dans ce corps de ferme.
    L'ouvrage installe un lien sensible entre paroles et images, sans rien perdre de la rigueur éthique et esthétique des travaux de Philippe Bazin. Il constitue une monographie exemplaire de ce micro monde de la vie rurale, qui fait écho à d'autres portraits d'exploitation agricole comme la ferme du Garet de Raymond Depardon.

  • Le Milieu de nulle part est issu du travail commun fait, durant l'été 2008, par la philosophe Christiane Vollaire et le photographe Philippe Bazin dans dix-huit centres d'hébergement ou de rétention de réfugiés essentiellement tchétchènes en Pologne.
    Ce travail articule les exigences esthétiques et politiques de la photographie documentaire (la série Antichambres) aux exigences réflexives et relationnelles de la philosophie de terrain.

    Un livre pour affronter la violence et la question du droit Le texte est nourri des entretiens menés avec des demandeurs d'asile de tous âges et de toutes conditions. Ils disent quels dangers, quelles violences, quelle impossibilité de vivre sur leur territoire d'origine, les a poussés à la fuite, hors d'un pays devenu un Etat de non-droit, livré à des puissances maffieuses plus violentes encore que les systèmes féodaux qui les ont précédées : rackets, enlèvements, trafics d'organes ou d'êtres humains en sont le lot quotidien.
    Mais ils disent aussi, sur le pays d' " accueil ", tout ce qui transforme le séjour en une véritable course d'obstacles, un nouveau parcours du combattant. Ce parcours n'est pas seulement hérissé de barbelés physiques, mais d'obstacles symboliques, dressés par des textes juridiques absurdes, iniques, en mutation permanente, impossibles à comprendre et à maîtriser.

    Un livre pour entendre des réfugiés qui pensent leur devenir politique Ce livre ne veut en aucun cas offrir les réfugiés à la représentation victimaire dont ils sont trop souvent l'objet, au traitement humanitaire auquel on réduit trop souvent les exigences du droit. Pas plus qu'il ne veut réduire leur parole à celle d'un " témoignage " brut destiné à devenir pour d'autres un matériau de réflexion. Les personnes interrogées, quel que soit leur milieu d'origine, sont d'abord des sujets qui pensent leur propre histoire, la réfléchissent, et réfléchissent à travers elle une histoire qui est au-delà de la leur, et dans laquelle ils ont pleinement conscience de s'inscrire : celle du droit, celle d'un devenir politique.

    Un livre pour articuler philosophie et photographie Aux trois moments du texte (passé, présent, futur) répondent trois moments photographiques : celui des chambres où sont regroupées les familles, réservant à chacune ce minimum d'intimité que traduit, dans la précarité des lieux, tel choix décoratif, telle disposition des couleurs ; celui des salles communes, où l'intimité n'est plus préservée que par la verticalité des couvertures tendues ; celui enfin des lieux de rétention, univers totalement standardisé de la géométrie carcérale.
    L'esthétique radicale de la photographie documentaire vient donc ici scander en contrepoint la dynamique du texte. Ceux à qui la parole est donnée dans le texte n'apparaissent à aucun moment dans les images, qui ne présentent que les lieux. Et là où le texte opère une remontée du passé vers le futur, les images opèrent en résonance une descente des espaces encore relativement libres à ceux de l'incarcération.

    Mais le texte et les images sont animés d'une force identique, communiquée au photographe comme à la philosophe par ceux qu'ils ont rencontrés, et dont ils se sont nourris pour élaborer ce travail en commun : l'exigence documentaire, comme l'exigence philosophique, dans leur volonté de dire et de montrer, affirment, aussi loin des mensonges d'une prétendue " neutralité ", que des naïvetés d'un apitoiement émotionnel, la puissance vivifiante de la colère.

  • Nombre de familles, en France et dans les différents pays ayant participé à la Grande Guerre, conservent des archives de cette période. Cent ans après, ces archives privées éveillent la curiosité émue des générations actuelles et retiennent l'attention des historiens. Les auteurs tentent de répondre aux questions suivantes : Qui conserve aujourd'hui ces archives privées : familles, institutions privées, services publics ? En quoi consistent-elles : correspondances, photographies, journaux intimes ? Qui furent leurs auteurs : militaires ou civils, hommes de troupes ou officiers, présents au front ou à l'arrière, en France ou dans d'autres pays belligérants ? Quels ont été leurs usages successifs depuis la Guerre jusqu'à aujourd'hui : mémoire familiale, témoignages, publications scientifiques, romans ? Les détenteurs d'archives familiales qui s'interrogent sur le sort à réserver aux documents hérités de leurs ancêtres auxquels ils souhaitent rendre hommage y trouveront de nombreuses réponses à leurs questions. Ce livre s'adresse aussi aux étudiants en histoire, aux chercheurs et, plus largement, à tous ceux qui ressentent le besoin d'en savoir plus sur les archives de ce conflit mondial qui a tant marqué notre histoire. Cette publication est issue d'un colloque conjointement organisé par La Société des Amis des Archives de France et les Archives nationales, en partenariat avec la Fondation Singer- Polignac ; il fait partie des événements commémorant le centenaire de la Grande Guerre (1914-1918) et a reçu le label de la "Mission du centenaire", chargée par l'Etat de coordonner l'ensemble des manifestations sur le territoire national. Les auteurs, français ou étrangers, universitaires ou archivistes, descendants ou non de poilus, sont tous directement impliqués dans l'usage public d'archives privées de la Première Guerre mondiale.

    Avec le soutien de la Société des amis des Archives de France.

  • " En 1980-1981, je terminais mes études de médecine en France par un stage d'interne dans un hôpital d'une petite ville rurale. J'étais loin de mon université de référence, loin des hôpitaux où j'avais été formé, et sans aucun contact sur place avec des médecins hospitaliers. J'étais livré à moi-même, sûr de rien dans mes connaissances, et confronté tout de suite à un lieu rempli de gens âgés et proches de la mort. [...] Je décidai de passer dans toutes les chambres pour photographier toutes les personnes, avoir ainsi la mémoire de tous les visages. Et surtout je décidai de faire ces photographies en noir et blanc, simplement parce que je n'aimais pas les couleurs (in) hospitalières des lieux. Au développement des photos, ce fut une révélation. Tout ce que j'avais quotidiennement sous les yeux et que je ne voyais pas me sautait littéralement à la figure: la souffrance morale des gens, leur solitude extrême, leur attente impatiente de la mort libératrice, leur colère si violente contre nous, les personnels, qui leur infligions une telle vie. [...] En 1983, j'ai écrit et soutenu ma thèse, faisant de celle-ci un témoignage sur une expérience vécue plutôt qu'une étude technique. [...] Je suis retourné dans des centres de Long Séjour pour y réaliser ce qui fut ma première vraie série de photographies, les visages de vieillards. Et je décidai de faire des études de photographie après avoir vendu mon cabinet médical. C'était en 1986. " Philippe Bazin.

  • Nouvelle édition d'un maintenant classique du DP, avec comme changement :


    Applications par age : actif, étudiant, parents, retraité etc.Nouvelle intro, liée à la crise sous l´angle « Crissos (grec)= je décide »Exercices simplifiés : certains étaient trop lourdsRappel présentation 1ere édition :  Résolument orienté vers l'action, ce livre est un manuel d'auto-coaching permettant au lecteur de lever les freins immédiats à sa réussite. En trois phases progressives, il aborde les enjeux fondamentaux du changement personnel et permet au lecteur de devenir l'acteur de sa propre transformation. La force de conviction de l'ouvrage repose sur son pragmatisme et la capacité des auteurs (un coach et un thérapeute) de vulgariser les axiomes classiques du changement sous une forme parlante et directement opérationnelle. Des exercices et des cas complètent la démonstration.

  • Plébiscisté par les lecteurs dans ses précédentes éditions, ce guide du bien-vivre s'enrichit dans sa nouvelle édition actualisée de nouveaux exercices, en particulier d'auto-hypnose, maintenant familière au grand public.

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