Ribot

  • Funeste chimère promue au rang de technique thérapeutique face aux désastres en cours et à venir, la résilience érige leurs victimes en cogestionnaires de la dévastation. Ses prescripteurs en appellent même à une catastrophe dont les dégâts nourrissent notre aptitude à les dépasser. C'est pourquoi, désormais, dernier obstacle à l'accommodation intégrale, l'"? élément humain ? " encombre. Tout concourt à le transformer en une matière malléable, capable de "? rebondir ? " à chaque embûche, de faire de sa destruction une source de reconstruction et de son malheur l'origine de son bonheur, l'assujettissant ainsi à sa condition de survivant.
    A la fois idéologie de l'adaptation et technologie du consentement à la réalité existante, aussi désastreuse soit-elle, la résilience constitue l'une des nombreuses impostures solutionnistes à la critique de laquelle cet essai, fruit d'un travail théorique et d'une enquête approfondie menés durant les dix années qui ont suivi l'accident nucléaire de Fukushima, entend prendre part. La résilience est despotique car elle contribue à la falsification du monde en se nourrissant d'une ignorance organisée.
    Elle prétend faire de la perte une voie vers de nouvelles formes de vies insufflées par la raison catastrophique. Elle relève d'un mode de gouvernement par la peur de la peur, exhortant à faire du malheur un mérite. Autant d'impasses et de dangers appelant à être, partout et toujours, intraitablement contre elle.

  • Méditer en pleine conscience permet d'apaiser son esprit, de cultiver une présence attentive à soi, de profiter de l'instant présent... et de mieux savourer la vie. Grâce aux 81 cartes de ce coffret, vous découvrirez chaque jour un conseil ou un exercice - respiration, visualisation...
    - pour découvrir la méditation de pleine conscience à votre rythme et en apprécier tous les bienfaits sur votre bien-être.

  • Entre le stress des examens, les histoires de coeur, le corps qui change, les con its avec les copains ou les parents, il n'est pas toujours facile d'être un adolescent ! Ni de savoir comment l'accompagner au mieux ! Ce livre l'aidera à vivre sereinement sa vie de jeune adulte et vous aidera à l'accompagner, grâce à la pratique de la méditation de pleine conscience.
    S'appuyant sur les récentes découvertes et applications à l'éducation (neurosciences, intelligence émotionnelle...), la première partie de l'ouvrage est consacrée à l'adolescence : expliquée aux parents, et aux jeunes. La seconde partie propose tous les éléments pour pratiquer la pleine conscience : 27 méditations adaptées aux jeunes, regroupées en thèmes (présence au corps, aux événements, aux autres...) et qui ciblent leurs préoccupations quotidiennes (concentration, sommeil, corps, amitié, amour, émotions, stress...). Avec de nombreuses explications, des exercices et des témoignages.
    Un guide bienveillant pour aider nos enfants, qui sont aussi les adultes de demain, à grandir et à s'épanouir.

  • Comme chacun s'en souvient, un tremblement de terre, un raz-de-marée et un accident nucléaire ont frappé la région de Fukushima, au Japon, en mars 2011.
    En suivant les initiatives de Wataru Iwata, fondateur d'une association appelée "Projet 47", visant à faire en sorte "que les gens accèdent à l'information juste et exacte et prennent conscience de ce qui est véritablement en train de se passer", les auteurs retracent la chronique des événements qui ont suivi le déclenchement de l'accident à la centrale de Fukushima, tergiversations du gouvernement et de l'entreprise responsable de la centrale, désinformation de la population, à qui l'on ne cesse de répéter qu'il n'y a aucun danger, et rappellent la manière dont l'industrie du nucléaire "pacifique" a été promue par le gouvernement japonais depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, en collaboration avec les États-Unis, afin de rendre non seulement acceptable mais désirable une technologie que les bombardements d'Hiroshima et de Nagasaki avaient marquée du sceau de l'infamie.
    L'ouvrage met en lumière le rôle joué par des organisations mafieuses ou semi-mafieuses telles que la Fondation Sasakawa dans la négation des conséquences des catastrophes de Tchernobyl et de Fukushima sur la santé des populations, ainsi que le rôle joué par les yakuza dans l'assistance aux populations immédiatement après la catastrophe, se substituant à des "pouvoirs publics" étatiques et locaux totalement dépassés par les événements.
    Sont également remis en question un certain nombre de clichés concernant ce qu'il est convenu d'appeler la culture japonaise, qui rendrait la population particulièrement apte à se résigner à une sorte de fatalité. La réalité est fort différente, comme l'attestent notamment les pillages constatés après la catastrophe, ainsi que les sentiments de désespoir et de panique qui animent de larges couches de la population.

  • Traitant des nouveaux éléments du programme de latin des agrégations externe et interne de Lettres classiques, l'ouvrage propose tous les éléments nécessaires à la réussite du candidat.
    Comme tous les clefs-concours Lettres classiques, l'ouvrage est composée de deux parties consacrées à chacune des deux nouvelles oeuvres au programme, elles-mêmes subdivisées en Repères, Problématiques et Boîte à outils.

  • Des étendues de glace et de neige, des touffes de végétation brûlées, un sable noir. Le silence, le seul véritable silence, et la mer. Noire, calme, profonde, forte, une mer de marbre, immense et dure, la mer d'Okhotsk. Un bâtiment public sur la côte hivernale du nord de l'île de Hokkaidô comme refuge, ou point de départ aux déambulations songeuses et poétiques de Nadine Ribault. Apprivoiser cet espace infini, s'y lier, embrasser le tragique du lieu, se confronter à l'inconnu, au rugueux. Puis, marcher sur la glace du lac Saroma, traverser la mer des glaces, surplomber l'abîme depuis le cap Notoro, arpenter la forêt de bouleaux de la péninsule de Shiretoko en sa compagnie. Observer et non pas conquérir, ressentir et non pas appréhender, l'approche poétique de Nadine Ribault laisse le loisir au lecteur de trouver son souffle, dans une réelle expérience de partage.

  • À la fin du XIe siècle, dans les Flandres maritimes, Isentraud tient d'une main de fer le château de Gisphild et ses sujets. Poussé par cette dernière, son fils Arbogast ne voue plus, en raison de ses origines étrangères, que haine à sa jeune épouse Goda et la condamne à l'isolement. Insidieusement, le mal des Ardents, que rien ne semble pouvoir ralentir, envahit la région. D'une légende médiévale, Nadine Ribault fait un rêve enfiévré où la description de chaque sensation, chaque lieu, chaque sentiment invite à retrouver son écriture ciselée. Le lecteur plonge dans l'ardeur de l'histoire amoureuse qui, mêlée à celle des guerres, sur fond de siècle lointain, a tout à voir avec notre époque.

  • En un siècle, le Guide Michelin s'est imposé comme le juge de paix de la gastronomie française.
    Il revendique sérieux, rigueur et impartialité. Pourtant, si l'on gratte le vernis (rouge), la réalité apparaît quelquefois moins parfaite. De l'ancien bordel étoilé en 1934, en passant par le bannissement de Jacques Manière en 1968, les révélations sulfureuses d'un ancien inspecteur en 2004 ou le passage au pilon de 50 000 exemplaires du guide Benelux 2005, vous découvrirez la face cachée du Guide Rouge à travers de multiples anecdotes racontées et illustrées avec humour.
    Jean-Claude Ribaut et Desclozeaux dressent ainsi un portrait inédit du Guide Michelin en mettant en scène l'épopée de son personnage emblématique : Bibendum.

  • Aventure humaine, défis technologiques et histoire des sciences s'entrecroisent : toutes les dimensions de la mission Rosetta se répondent !

    Le 12 novembre 2014, après un voyage de 10 ans dans le système solaire, le robot Philae se posait sur une comète, archive glacée du système solaire, pour nous aider à comprendre les origines de la vie. L'événement était salué partout dans le monde comme l'une des plus grandes réussites de l'exploration spatiale depuis le premier pas de l'homme sur la Lune. Les résultats scientifiques obtenus grâce aux instruments embarqués par l'atterrisseur Philae et la sonde Rosetta - qui a accompagné pendant plus de deux ans une comète autour du Soleil - allaient nous permettre des avancées spectaculaires dans la compréhension des débuts du système solaire.

    Pendant plus de trois ans, les deux auteurs ont suivi les principaux acteurs de la mission, scientifiques et directeurs de vol, au coeur de leur activité, pendant les phases les plus critiques de la mission. Ils ont sondé leur quête, leurs doutes, leurs joies et la progression de leurs connaissances. Ce livre raconte les 25 années de la mission Rosetta, depuis la naissance de l'idée jusqu'à l'achèvement de sa partie spatiale, lorsque la sonde Rosetta a rejoint l'atterrisseur Philae à la surface de la comète.

    Porté par la double volonté de susciter l'intérêt d'un public novice et jeune et de satisfaire l'appétit de lecteurs plus avertis, il associe schémas, infographies et de nombreuses photographies de la mission, avec des textes riches en informations inédites, eux-mêmes complétés par de courts encarts pédagogiques.

    Au-delà de l'exploit technologique et de la fascination pour les objets mystérieux que sont les comètes, le livre l'Aventure Rosetta s'attache à montrer comment cette mission historique s'inscrit dans la longue histoire de la connaissance.

  • Après avoir parcouru le monde, enseigné et vécu au Japon, Nadine Ribault se consacre à l'écriture, en retrait, près de la mer du Nord. Influencée par les romantiques et les surréalistes, son oeuvre est traversée par une sensibilité très forte à la Nature. Carnets des Cévennes est son sixième ouvrage.

    En plein été, le Causse soudain se mettait à parler d'hiver, de gorgées de lait chaud, mielleux, de flambée de bois, de doigts gelés, de chiens frigorifiés. Il y avait si peu d'hommes, si peu de hameaux et si peu d'arbre au demeurant. Quelques brebis seulement telles des silhouettes de danseuses orientales, par ci, par là, et puis une carcasse blanchie contre laquelle mon pied vint soudain buter.
    Nadine Ribault aime la marche et la nature. Elle écrit des romans, mais après chacun d'entre eux, après cet acte de création et de résistance, cette inspiration, elle a besoin de s'ancrer à nouveau dans son existence, de s'appuyer sur le réel, d'expirer. Cela, elle le réalise en écrivant ce qu'elle nomme des Points d'Appui, sortes de carnets d'écrivain, comme le peintre a son carnet de croquis, mais élevés au rang de pièces maîtresses. Ces Points d'Appui sont tous rattachés à un lieu, ici les Cévennes.
    Dans les Carnets des Cévennes, Nadine Ribault nous raconte sa marche à travers les Cévennes - les drailles, les fleurs sauvages, le Mont Aigual et le défilé des nuages. Chemin faisant, sa rêverie ouvre la voie à des questionnements esthétiques et philosophiques, intimes parfois, et à une mise en perspective de l'acte d'écriture qu'elle maîtrise au demeurant parfaitement bien : le mot est toujours juste, jamais en trop, la phrase est ciselée et légère.

  • Nadine Ribault écrit des romans, des nouvelles et des carnets d'écrivain. Grâce à ses carnets, elle lie, relie, déconstruit et reconstruit sa voix. Ils sont comme des pièces maîtresses, des solives délicatement ouvragées qui donnent appui à l'ensemble de son oeuvre.
    Les Carnets des Cornouailles ont été rédigés au retour d'un séjour en Angleterre. Après un pélérinage sur la tombe de la philosophe Simone Weil à Ashford, l'auteur a résidé dans le petit village de pêcheurs de Port Isaac juché entre la lande. Ce paysage rude fait naître des rêveries, des amorces d'histoire, des révoltes aussi. À l'inverse du ton plus apaisé des Carnets des Cévennes, on sent poindre ici une agitation, un cri, avec en filigrane des interrogations sur les murs et les frontières qui séparent les hommes.

  • Coeur anxieux

    Nadine Ribault

    Le coeur anxieux, c'est tantôt celui de l'enfant qui écoute le monde murmurant autour de lui, tantôt celui de l'homme ou de la femme blessés qui s'attardent aux émotions inspirées par les éléments.

  • Dans le miroir du vin, les civilisations reflètent des images multiples.
    Des religions aux systèmes sociaux, du rapport à la nature ou au corps, rien n'y échappe. le vin fait parler autant que rêver. anthony rowley et jean-claude ribaut ont voulu entendre ceux qui fabriquent, achètent et boivent ; ils ont aussi décrypté ce que le vin révèle des mondes d'hier et de nous-mêmes, aujourd'hui. en enjambant les continents comme en sollicitant l'art, la littérature, la science, les traditions viticoles autant que l'histoire - sans oublier de livrer quelques-uns de leurs secrets d'approvisionnement -, ils ont écrit le livre qu'on attendait sur cette passion humaine aussi ancienne que toujours renouvelée.

  • Visite à un potier, marches au milieu des montagnes, rencontre avec un maître de flûte ou une créatrice de masques de nô, parcours dans les allées d'un temple dans la nuit du nouvel an, représentations de nô et de kabuki, séances d'observation attentive des animaux, pérégrinations parmi les textes des féministes anarchistes japonaises du début du XXe siècle sont autant de chemins empruntés par Nadine Ribault afin de forer en elle-même toujours plus avidement. Après un séjour au Japon, en 2009, l'auteur écrit les Carnets de Kyôto dans un mouvement d'interrogation sur le temps : qu'est-ce que «vieillir» dans les sociétés dites civilisées d'aujourd'hui? L'expérience personnelle et unique que certains êtres rares rencontrés alors, mènent pour échapper à la tradition comme à la modernité, et vivre, et vieillir, par eux-mêmes, conscients des mirages, guide sa recherche

  • L'Oustau de Baumanière est un phare de l'art de vivre à la française, une certaine idée du luxe alliant modernité et tradition.
    Raymond Thuilier faisait oeuvre de visionnaire lorsque, en 1945, il s'installait aux Baux-de-Provence, inventant la table gastronomique de campagne et le château hôtel. En 1954, le guide Michelin décernait un troisième macaron à son restaurant des Alpilles où accouraient déjà les célébrités : hommes d'État et souveraines, peintres et cinéastes, magnats des affaires, écrivains et comédiens.
    En 1969, après des études universitaires qui ne le destinaient pas à la cuisine, Jean-André Charial reprend le flambeau allumé par son grand-père dans le Val d'Enfer. Il fourbit ses armes auprès des Troisgros, Bocuse, Haerberlin, Girardet et Chapel, avant de mener sa propre recherche aux Baux, travaillant les produits provençaux avec respect, subtile simplicité et sens de l'innovation. Les légumes et la vigne sont des passions qu'il cultive en pionnier : la réputation de la cave comme du potager participent à l'esprit du lieu. Avec son épouse Geneviève, il parfait l'identité de Baumanière : l'intensité des saveurs, l'élégance du décor, le jeu des lumières et des senteurs sont leur signature.
    Leur souci d'entretenir la créativité du restaurant se manifeste en 2005 par l'arrivée du chef Sylvestre Wahid, accompagné en pâtisserie par son frère Jonathan Wahid. Jean-André Charial leur confie le soin de renouveler la cuisine de sa célèbre maison en conservant les classiques de sa carte. Ce livre est l'expression d'une transmission réussie. On y découvre les recettes de Sylvestre Wahid, qui perpétuent la renommée de l'Oustau de Baumanière, lieu mythique de la gastronomie française.

  • « Sans-papiers »²: une image de familles réfugiées dans une illégalité trouble, des noms aux consonances étrangères, des abréviations administratives incompréhensibles. Immigrés, clandestins ou sans-papiers, ils sont les paradoxes d'une réalité millénaire devenue depuis peu un phénomène de société et un enjeu politique à l'échelle de l'Europe. Ils cessent d'être des hommes, des femmes, des enfants, pour devenir des abstractions. Loin du sensationnel, ce livre est le fruit d'une enquête approfondie . Il donne à voir la réalité absurde et souvent angoissante d'un quotidien sans papiers, avec la volonté de se réapproprier un langage digne pour éviter que Tahar, Mouna ou Elvira ne deviennent des statistiques qui s'estompent dans l'indi¦ érence.

  • Une Hirondelle, comme un lien ténu entre deux mondes qui ne se voient pas, ignorant même l'existence de l'autre. Deux hommes, deux générations, perduent dans leurs solitudes. Une invitation au voyage vers cette rencontre entre ciel et mer.

  • Qand Théodule Ribot (1839-1916) publie en 1874 sa première étude La Philosophie de Schopenhauer, l'oeuvre principale du philosophe allemand, Le Monde comme Volonté et comme Re-présentation (1844), est mal connue en France.
    C'est en 1886 seulement que J.-A. Cantacuzène en fait une première traduction, suivie en 1890 par celle d'A. Burdeau. Le descriptif conçu par Ribot du grand traité se veut net et objectif ; il cite de longs passages qu'il lie adroitement par une paraphrase, recourant à des pages des Parerga, ces suppléments au système. L'analyse qu'il donne de la " représentation " en rapport avec l'impossibilité d'atteindre à l'inconnaissable de la " volonté " qu'il assimile un peu vite au noumène kantien, éclaire le lecteur d'alors tout en faisant entrer Schopenhauer par la grande porte de la philosophie officielle - avec ce léger inconvénient, toutefois, qu'en bon intelletualiste, il privilégie la " représentation ", pouvoir de connaissance limité, au détriment de la révélation de Schopenhauer : la tyrannie pulsionnelle, inconsciente, de la " volonté " présente en chacun.
    Le succès de ce " digest " a préparé la vogue d'un penseur qui avait fondé en raison son propre malaise existentiel, imposant une nouvelle conception de la psyché qui va modifier la création littéraire notamment. C'était aussi préparer l'introduction en France de Wagner, Nietzsche et Freud.

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