Littérature traduite

  • 8000 km au long des Alpes et des Apennins, P. Rumiz nous conduit dans ce voyage à travers les Balkans, la Suisse, la France et l'Italie qui lui a permis de découvrir un monde quasi déconnecté du XXIe siècle. Des vallées sans électricité, des gares de chemin de fer habitées par des mouflons, et encore des curés braconniers ou des chanteurs à la recherche de leurs racines.
    "Parti pour m'échapper du monde, j'ai fini, au contraire, par en trouver un autre". Huit mille kilomètres au fil des Alpes et des Apennins, cette colonne vertébrale de l'Europe. Paolo Rumiz nous embarque pour un voyage au long cours... De la baie de Kvarner en Croatie jusqu'au Capo Sud italien, il chevauche les deux grands ensembles montagneux de l'Europe, passant par les Balkans, la France, la Suisse et bien sûr l'Italie.
    Parti de la mer, il arrive à la mer. Son récit navigue sur les cols et sommets dont les flancs plongent dans les ondes. Rumiz, devenu capitaine, nous élève vers ces montagnes qui naviguent. Il nous fait découvrir des vallées sans électricité, des gares de chemin de fer habitées par des mouflons, des bornes routières de légende, des bivouacs sous la pluie au fond de cavernes ; et puis des curés braconniers, des gardiens de refuge, des chanteurs à la recherche de leurs racines.

  • Amoureux de la France, Stevenson va la découvrir du Nord au Sud et publier ainsi deux récits de voyage, en 1878 et 1879.
    En canoë sur les rivières du Nord reste aujourd'hui bien moins connu que Voyage avec un âne dans les Cévennes, il a pourtant le même charme, les mêmes qualités. Accompagné d'un ami, l'écrivain embarque le lecteur à Anvers pour le mener à Pontoise. Sous sa plume, on découvre la poésie de l'Oise et l'on se prend à rêver d'une vie de bohème sur l'eau.
    Lorsqu'en 1879, il parcourut à pied les deux cents kilomètres du Monastier à Saint-Jean-du-Gard avec pour toute compagne une ânesse aussi têtue que le veut l'adage, Stevenson pouvait-il se douter qu'il ouvrait un chemin qui porte aujourd'hui son nom ? Les émules ont été nombreux depuis à suivre ses pas... Et si beaucoup transportent au fond de leur sac le récit que l'écrivain a tiré de ces quinze jours d'aventure, là n'est pas la seule raison du succès de ce texte, qui mêle sens de l'observation et sens de l'humour, descriptions de paysages et instants de vie saisis sur le vif.

  • Le piège d'or

    James Oliver Curwood

    • Arthaud
    • 17 Février 2021

    Bram Johnson est une créature hors du commun. Un géant solitaire, métis esquimau à la tignasse rousse et au rire fou. À la fois une légende vivante et... un criminel. Capable de disparaître comme par magie, il parcourt les étendues glacées du Grand Nord canadien avec sa meute de loups assoiffés de sang, loin du monde des hommes. Pour les Indiens superstitieux du Barren, il s'agit d'un homme-loup !
    Lancé à sa poursuite, Philip Raine, un patrouilleur de la Police montée, va connaître l'aventure la plus extraordinaire de son existence. Celle-ci commence par la découverte d'un mystérieux piège, fabriqué avec les cheveux d'une femme. Une tresse blonde comme personne n'en a jamais vu dans le pays. À qui appartient cette coiffure soyeuse aux reflets dorés? Et pourquoi le géant fou l'a-t-il en sa possession ?

    En racontant l'histoire de Bram Johnson, James Oliver Curwood n'a pas seulement écrit un inoubliable roman d'aventure. Le Piège d'or est également un roman d'amour, mais aussi le premier « thriller psychologique » du Grand Nord.

  • Un amour grec

    Zoé Valdés

    • Arthaud
    • 13 Janvier 2021

    « On apprend toujours de la douleur, elle le savait depuis toute petite ; et de la détresse, davantage encore. C'est pourquoi elle a accepté avec humilité cette solitude, qu'elle a - dans une certaine mesure - choisie. Elle s'est juré qu'il n'y aurait plus dorénavant d'autre homme dans sa vie que son fils, Petros, le fruit de sa passion de jeunesse. Petros était son chef-d'oeuvre, l'oeuvre du premier amour. » Dans un Cuba asphyxié par l'oppression, Zé, adolescente, tombe enceinte d'un marin de passage. Reniée par son père, jugée par la société, elle élève son enfant avec l'aide des femmes de sa famille. Son fils Petros deviendra un pianiste de renom dont la carrière le mènera avec sa mère jusqu'en Grèce, sur les traces de son père.

    Grâce à la musicalité singulière d'une langue à la fois simple et poétique, Zoé Valdés retrace un parcours cousu de ruptures et d'exils et transforme les difficultés de la vie en chant d'espoir.

  • Au-dela des sommets

    Kilian Jornet

    • Arthaud
    • 4 Novembre 2020

    « Au fond, je sais que je n'ai pas d'autre choix que de repousser au maximum les frontières de ce que je sais faire pour avoir la possibilité d'éprouver un plaisir essentiel et puissant. » Rien n'arrête Kilian Jornet. Sans cesse en quête de nouveaux défis, la légende de l'ultra-trail est née pour affronter les sommets. L'impossible, il l'a déjà atteint, lors de sa double ascension de l'Everest. Cette vie passée à repousser les frontières de l'extrême repose sur une discipline rigoureuse, des entraînements réguliers et pénibles et une maîtrise technique irréprochable : toute victoire a un prix.
    Dans ce récit poignant et profondément honnête, Kilian Jornet se confie. Il raconte son enfance, ses choix, ses peurs, ses aventures hors norme, ses trophées et ses erreurs. Avec humilité, il témoigne de sa carrière prodigieuse. Avec enthousiasme, il nous conduit avec lui, là-haut, goûter l'air des cimes et partager ce qui seul compte : l'amour puissant de la montagne.

  • « Au fil de mes voyages, j'ai toujours rempli des cahiers. Or, à présent que ma liberté de mouvement a pris fin - peste oblige -, des pensées nouvelles jaillissent à flots. Les pensées sans bouger. Si nombreuses, que je suis obligé de les fixer sur un cahier. En mettant les haricots à tremper, je pense. En regardant par la fenêtre, je prends des notes. En faisant une pâte à pain, farine et levure, j'écris. Je crois bien que c'est un effet du silence. Sortis du tonnerre de l'excès, nous y voyons plus clair ».
    Cloîtré chez lui à Trieste dès le 11 mars 2020, Paolo Rumiz a tenu son Cahier de non-voyage. Publiés chaque jour dans La Repubblica, ces textes ont un immense succès. Pleines d'empathie et d'espoir, ses paroles érudites résonnent comme une prière. Une « prière laïque », qui nous permettrait, comme l'espère l'auteur, de « remettre au goût du jour l'immense potentiel de rage et d'espérance qui succède aux grandes crises. »

  • Estela, une très jeune fille, a bien du mal à comprendre tout le savant bavardage de l'homme qui est tombé amoureux d'elle. Plus âgé qu'elle, ce critique de cinéma est un homme marié dont le couple s'est étiolé. Loin d'être la belle et naïve adolescente que l'on voudrait faire d'elle, Estela a un plan, tout sauf innocent. En toile de fond, une Havane bruyante et sensuelle ; en fond sonore, des boléros mélancoliques.

    Ce roman inédit de Guillermo Cabrera-Infante s'inscrit dans la même lignée créatrice que Trois Tristes Tigres et La Havane pour un Infante défunt.

  • Qu'est ce qui fait courir Kilian Jornet ? Quelles sont les pensées, les motivations profondes de cet extraterrestre du trail ? "Sky runner" à l'assaut des sommets et du ciel, il multiplie les exploits : quatre fois champion du monde de skyrunning, champion du monde de ski de montagne, il bat aussi des records en courses rapides comme la traversée du GR20, l'Ultra-Trail du Mont-Blanc ou l'ascension du Kilimandjaro.
    De son premier "4 000" réalisé à l'âge de 7 ans au défi mondial Summits of my Life, Kilian Jornet revient sur son destin de champion. Cet athlète d'exception nous livre un témoignage palpitant sur sa passion pour la course et la montagne et sur sa philosophie de vie profondément ancrée dans sa pratique sportive et son amour pour les grands espaces.

  • «Parce que nous sommes des hommes forgés par nos rêves. Parce que sans nos rêves, nous sommes morts.» Après Courir ou Mourir, Kilian Jornet reprend la plume. Avec La Frontière invisible, celui que l'on surnomme «l'ultra-terrestre» livre une réflexion intime et poignante sur son amour des sommets, son besoin de solitude et son attirance pour les défis les plus insensés : records d'ascension du mont Blanc, du Cervin, etc. Grâce à un style très personnel où il mêle harmonieusement fiction et réalité, Kilian Jornet révèle la complexité de son identité tout en assumant ses choix. Pour lui, «vivre sans prendre de risques n'est pas vivre».
    Un ouvrage authentique, intense et terriblement humain, à l'image de son auteur.

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  • Vingt ans parès la mort de son frère, [Carine] a décidé qu'il était temps de raconter toute l'histoire de Chris, simplement et sans détour...

  • Appia

    Paolo Rumiz

    • Arthaud
    • 28 Août 2019

    « De notre aventure, je ne sais pas ce qui est resté le plus clairement imprimé dans mon esprit : les visages ou les paysages, les pierres que nous avons vues ou les atmosphères que nous avons flairées en chemin. Ce qui est sûr, c'est que ce voyage a été le plus terre à terre et en même temps le plus visionnaire de tous ceux que j'ai faits. Tandis que le poids de mon sac à dos m'ancrait fermement au sol, ma tête vagabondait parmi les nuages, à la manière d'un cerf-volant, et en même temps la bonne chère méditerranéenne provoquait d'appétissants courts-circuits avec l'Histoire ».

    Dans cette bible voyageuse, Paolo Rumiz ressuscite la Via Appia, vingt-trois siècles après sa construction. Après six cent douze kilomètres et vingt-neuf jours de marche, Rumiz dégage cette voie légendaire des toiles d'araignées sous lesquelles l'oubli et l'incurie l'avaient ensevelie. Pas après pas, il nous conduit vers les merveilles cachées de la mère de toutes les routes, plus ancienne et plus variée que le chemin de Compostelle. Ce récit passionnant propose, pour la première fois, une cartographie complète de ce parcours mythique reliant Rome à la Méditerranée. En restituant la Via Appia au patrimoine européen, Paolo Rumiz espère « qu'une armée de voyageurs vienne à leur tour suivre ce fil d'Ariane qui serpente à travers les splendeurs de l'Italie méridionale ».

  • « Personne ne peut savoir quel plaisir on éprouve à naviguer seul en toute liberté sur les océans immenses, à moins d'en avoir l'expérience ».

    En 1895, Joshua Slocum part de Boston avec le voilier qu'il a restauré avec ardeur plusieurs années durant. Lui qui a déjà tant navigué veut retrouver le large, seul cette fois.
    Trois ans plus tard, c'est la fin d'une « croisière » de quarante-six mille milles. Slocum jette l'ancre dans le port de Newport : il a réalisé le premier tour du monde en solitaire. Un exploit hors du commun à l'époque et encore légendaire aujourd'hui.
    Pour des générations de marins du monde entier, Slocum reste un modèle par sa détermination et sa présence d'esprit comme par son art d'affronter la solitude. Son attitude indéfectiblement positive est peut-être le secret de l'engouement toujours aussi vif suscité par ses aventures, dont le récit est devenu un classique incontournable de la littérature maritime.

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  • «Mais qu'allais-je trouver de l'autre côté de la barrière, ici en Europe? Je me retrouverais seul, mais pas de la façon que j'affectionnais : ce serait la solitude totale. Cette nouvelle liberté me semblait bien sombre. Je savais pourtant que c'était là le seul choix possible, parce qu'il m'offrait l'espoir de construire quelque chose qui me corresponde, l'espoir d'apprendre, d'observer par moi-même, de grandir...».

    En 1962, alors que la guerre froide atteint son apogée, le jeune Russe Rudolf Noureev éblouit l'Occident par son art et devient en quelques mois une star de renommée internationale. C'est le moment que ce danseur de 25 ans choisit pour publier le témoignage de ses jeunes années, depuis son enfance difficile en URSS jusqu'à son passage fracassant à l'Ouest, tout juste un an auparavant.
    L'ancienne étoile du ballet soviétique du Kirov en passe de devenir une superstar occidentale se livre entièrement dans ce texte, qui mettra plus de cinquante ans à être édité en France. Toute la personnalité de Noureev y figure déjà, avec ce caractère entier et volontaire, source de mélancolie, mais aussi atout essentiel pour oser transgresser l'autorité familiale, politique et artistique de son temps.

  • Summits of my life

    Kilian Jornet

    • Arthaud
    • 24 Octobre 2018

    Kilian Jornet, légende de l'ultra-trail, «sky runner» à l'assaut des sommets et du ciel, a toujours considéré ses incroyables records comme autant d'étapes dans une quête personnelle d'accomplissement sportif et spirituel.
    Mont Blanc, Cervin, Elbrouz, Denali, Aconcagua, Everest..., ces sommets parmi les plus hauts du monde ont inspiré Kilian depuis son enfance. Avec l'épopée Summits of my life, celui qu'on surnomme l'ultra terrestre a transformé ses rêves en autant d'ascensions et d'exploits inédits.
    Ce tour de force sportif est pour lui l'occasion de défendre deux valeurs essentielles : l'amitié et l'écologie, en s'engageant au plus près de la nature sans assistance et sans laisser la moindre trace derrière soi. Une philosophie puriste et minimaliste à l'origine de l'immense popularité de ce champion hors normes.

  • « 24 août. Un nouveau chapitre s'ouvre dans notre existence. Les régions que nous avions visitées jusqu'ici ont été auparavant parcourues par de nombreuses expéditions, mais, à partir de l'île Beechey, nous entrons dans une partie de l'archipel polaire américain où quelques navires seulement se sont hasardés avant nous, et un peu plus loin nous pénétrerons dans une mer qu'aucune étrave n'a encore sillonnée ».

    Depuis le XVe siècle, les navigateurs européens tentèrent en vain de découvrir le fameux passage du Nord-Ouest, qui devait leur permettre de gagner l'Asie par l'archipel arctique situé au nord des côtes canadiennes. Il fallut attendre cinq cents ans pour que l'explorateur norvégien Roald Amundsen parvienne à réaliser cet exploit. Le 6 juin 1903, avec son équipage de six hommes, il quitte Christiania (aujourd'hui Oslo) à bord de la Gjøa. Direction, la côte ouest du Groenland, avant d'arriver sur l'île du Roi-Guillaume, où ils menèrent des expériences scientifiques durant deux longues années. En août 1905, la Gjøa quitta l'île et mit les voiles vers l'ouest. La mission n'en avait pourtant pas fini avec les glaces de l'Arctique, et ce n'est qu'un an plus tard, après un troisième hivernage subi, que le grand explorateur arriva à Nome, en Alaska, franchissant pour la première fois le passage du Nord-Ouest. Ce sont ces trois années de lutte terrible contre les éléments dont Amundsen livre ici le récit.

  • « Par la grâce du bon Dieu, nous arrivâmes au Río della Plata en l'an 1535, où nous trouvâmes un endroit appartenant à un peuple de deux mille Indiens environ qu'on appelle Zechuruas. Ce peuple se nourrit uniquement de poisson et de viande et ne porte pas de vêtements, sauf les femmes qui se couvrent le bas d'un petit chiffon en coton du nombril jusqu'aux genoux. À notre arrivée, ils prirent la fuite avec leurs femmes et leurs enfants et quittèrent les terres ».

    En 1534, Ulrich Schmidel s'embarque de Cadix comme simple soldat, à destination du Río de la Plata. Il s'apprête à passer vingt ans sur le continent sud-américain, à une époque où tout reste à faire pour les Européens conquistadors, avides d'étendre leur pouvoir.
    De retour en Allemagne, Schmidel livre le souvenir de sa vie de lansquenet, où chaque jour était une lutte. On y découvre la fondation de Buenos Aires mais surtout la faim omniprésente qui pousse parfois au cannibalisme, les conquêtes qui n'apportent que peu de profit et la mort qui fauche. Le tout forme un récit âpre et sidérant, sans véritable équivalent.

  • En 1965, après un magistral exploit au Cervin, le plus grand alpiniste de son époque met fin à une carrière inouïe. À 35 ans, Walter Bonatti abandonne la verticalité extrême pour se « jeter dans le monde à 360 degrés ». Il devient alors photo-reporter pour l'hebdomadaire Epoca et sillonne la planète.
    De l'Alaska au cap Horn, de la Sibérie à l'Afrique méridionale, du Sud-Est asiatique à la Nouvelle-Zélande, et jusqu'à l'Antarctique, il explore les contrées alors les plus reculées et les plus sauvages et en rapporte des récits palpitants, des images rares.
    Pour ce premier grand reportage, paru en 1966, Bonatti s'engage sur les traces de son auteur favori, Jack London, dans le Grand Nord américain : il emprunte la route des chercheurs d'or dans le Klondike puis pagaye pendant près de 2 500 kilomètres sur le fleuve Yukon.
    « L'aventure est un engagement de l'être tout entier et sait aller chercher dans les profondeurs ce qui est resté de meilleur et d'humain en nous. » Ses articles parus dans Epoca sont traduits ici pour la première fois en français.

  • « Edoardo pensait à Clara. Il était assis seul. Il se souvenait qu'elle craignait le vent, il la revoyait une main levée, posée sur ses cheveux, pendant que là-bas, sur la mer, le vent commençait à souffler ».

    S'enraciner enfin dans la terre qui l'a vu naître ou succomber encore et toujours à l'appel de l'océan : tel est le dilemme d'Edoardo, marin au long cours, alors qu'il retrouve les paysages de sa Ligurie et Clara, la femme qui l'aime et qui l'attend.
    Il se décide pour une dernière traversée, teintée d'interdit, et s'embarque sur un bateau chargé d'armes qu'il a pour mission de conduire en Bosnie. Un départ qui est aussi une fuite, un abandon aux attraits envoûtants de la mer.
    Mais l'aventure le rattrape. Le voyage prend une dimension tragique qui oblige les hommes à agir.

  • Présentation de diverses nations du monde qui sont autant de fictions géographiques : pays bien réels aux marges de la légitimité, Etats aux frontières mouvantes dirigés par des leaders inconnus mais visionnaires, etc

  • Pourquoi ne pas découvrir l'histoire de l'humanité au fil de nos pas? Cette Histoire du monde en 500 marches s'adresse à tous les curieux, randonneurs chevronnés ou historiens casaniers. Grâce à des textes concis, des cartes, des itinéraires et un choix de photos voyageuses, ce livre nous entraîne sur les chemins de notre histoire, de l'aube de l'humanité jusqu'à nos jours.
    Un voyage époustouflant à travers les millénaires...

  • Quelques années après sa rupture avec Picasso, Dora Maar fait un dernier voyage à Venise pour tenter d'échapper à l'emprise du peintre et de se reconstruire en tant que femme. A son retour, elle se réfugie dans son appartement parisien, vivant en recluse jusqu'à sa mort. Z. Valdès livre la pensée tourmentée de Dora Maar le temps de cette escapade vénitienne.

  • «En quel lieu serons-nous les prochains jours, et toute notre existence, et quels seront nos objectifs, cela me paraît moins important que l'existence même, ancrée en nous, de ce courage qui se nourrit toujours aux mêmes sources».

    Journaliste, photographe, écrivain et archéologue, Annemarie Schwarzenbach (1908-1942) a parcouru le monde à la découverte d'autres cultures, dont elle a fait le récit dans des reportages exceptionnels. Istanbul, New York, Tanger, Brazzaville, en Europe centrale et au Moyen-Orient, ses périples lui ont ouvert des horizons infinis, lui inspirant des réflexions géopolitiques pertinentes et visionnaires. Ses écrits, non dénués de poésie, témoignent d'une large connaissance historique, et d'un intérêt profondément humaniste pour la vie des gens simples et des exclus.
    Entre 1934 et 1942, cette aventurière a signé près de trois cents articles écrits à travers le monde, publiés dans la presse et les magazines suisses de l'époque, dont soixante sont ici présentés. En ces années marquées par la montée du nazisme et la guerre, Annemarie Schwarzenbach dresse des parallèles intéressants entre la situation des pays qu'elle visite et celle de l'Europe, alors sclérosée par les conflits et les idéologies destructrices.
    Par le cadre exceptionnel dans lequel ils s'inscrivent, ces écrits constituent un témoignage précieux et une vision éclairée sur une période cruciale de l'Histoire.

    Traduction de Nicole Le Bris et Dominique Laure Miermont.

  • «Les vainqueurs des guerres modernes ont la mémoire courte, pour ne pas dire ossifiée. Faite d'arcs de triomphe, d'ossuaires glacés, de levers du drapeau, de trompettes, tambours et commémorations. Les vaincus, souvent obligés par l'histoire de commémorer leurs morts dans un silence craintif ou de remâcher un sentiment de culpabilité, conservent au contraire un souvenir intime et tenace.» Parti sur les traces de son grand-père, officier triestin engagé durant la Grande Guerre sous le drapeau austro-hongrois, Paolo Rumiz nous entraîne vers le front de l'Est, ces terres glacées de Galicie, où coulèrent les premières rivières de sang de ce conflit meurtrier. C'est là, aux frontières de l'Ukraine et de la Pologne, qu'il recueille les témoignages des disparus. Allemands, Autrichiens, Italiens et Russes y murmurent la même langue, celle du sacrifice et de la mort brutale.
    Du silence des plaines enneigées aux bruissements des cimetières de Galicie couverts de myrtilles, Paolo Rumiz livre un récit bouleversant, plein de compassion qui nous appelle avec un siècle de distance à décréter un armistice entre vainqueurs et vaincus.

  • Adolescente, Kate Harris rêve de devenir exploratrice mais Marco Polo, Magellan et Christophe Colomb ont déjà exploré la terre entière. Elle décide donc de devenir astronaute et entame de sérieuses études. Un premier voyage à vélo sur le plateau tibétain, avec son amie d'enfance Mel, lui fait prendre conscience que vivre une aventure, ce n'est pas découvrir à tout prix un pays inconnu, mais plutôt dépasser les frontières, oser franchir des limites, surmonter ses propres limites. Kate décide alors de quitter son emploi au MIT et de concrétiser son rêve d'enfance : parcourir à vélo les routes de la soie.

    Entre aventure et questionnements sur les terres qu'elle explore, ce récit met en jambes en révélant un monde qui, comme les étoiles ou le moi profond, ne pourra jamais être entièrement cartographié.

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