Religion & Esotérisme

  • Qui ne se souvient du retentissement qu'obtint le précédent livre de Jules Isaac, Jésus et Israël, livre bouleversant dont on a pu dire qu'il marquait une date dans l'histoire confrontée du judaïsme et du christianisme.    Ce livre appelait une suite. La voici, sous un titre qui indique qu'il s'agit avant tout d'une enquête historique, mais dont la probité scrupuleuse s'allie à une émotion contenue, en même temps qu'à un combat sans merci contre tous ceux qui s'accommodent trop facilement soit des déformations de la vérité historique, soit de certaines thèses traditionnelles génératrices de haine et de meurtres.La première partie du livre fait justice du thème de l'"éternel antisémitisme", thème trop facilement accepté et propagé par les théologiens. Elle donne la mesure et fixe les limites de ce qu'a été l'antisémitisme dans l'Antiquité païenne.La deuxième partie, qui va de l'Empire chrétien jusqu'aux abords de l'an mil, montre la nocivité infiniment plus grande de l'antisémitisme chrétien. Elle met en pleine lumière ses deux traits essentiels et complémentaires : l'enseignement du mépris et le système d'avilissement. Ainsi se trouve dévoilée la source majeure des sentiments, des préjugés dont la mentalité chrétienne s'est progressivement imprégnée de siècle en siècle jusqu'à nos jours, et dont elle n'a pas fini de se libérer.Cette histoire passionnante et pathétique se lit comme un roman. Elle a beau nous reporter aux temps anciens du monde grec et romain, du haut moyen âge : elle est d'une étrange actualité.

  • Conte du chat maître zen

    Henri Brunel

    UN CHAT, MAITRE ZEN AVEC UN CHAPEAU SUR LA TETE CA N'EXISTE PAS, CA N'EXISTE PAS.

    UN CHAT PARLANT FRANCAIS PARLANT LATIN ET JAPONAIS CA N'EXISTE PAS, CA N'EXISTE PAS.

    EH ! POURQUOI PAS ?

  • Un récit de voyage d´une exceptionnelle authenticité qui témoigne de la montée inquiétante de l´intolérance et du fanatisme mais aussi, à travers des rencontres bouleversantes et lumineuses, de la force inépuisable du rêve de fraternité.À peine leur diplôme en poche, Charles et Gabriel décident de faire le tour du monde à vélo. Ils se donnent un an ; leur budget est serré : un euro par personne et par jour. Ils chercheront asile parmi des chrétiens quel que soit l´endroit où ils se trouveront. Partis de Paris, ils parcourront 11 000 km, n´hésitant pas à traverser des pays où l´Église est minoritaire, les chrétiens à peine tolérés et parfois persécutés.Charles Guilhamon retrace pour nous ce voyage étonnant, bourré de péripéties et d´émotions. Il nous entraîne à la rencontre de communautés qui vivent leur foi comme dans les catacombes, à la manière des premiers chrétiens, et connaissent parfois le sort des premiers martyrs : en Irak chez les chaldéens, au Népal au lendemain d´un attentat à la bombe dans une église, dans une communauté catholique clandestine en Chine, chez les nouveaux occupants du monastère de Tibhirine en Algérie, auprès d´un prêtre sans paroissiens en Mauritanie ou de paroissiens sans prêtre en pleine Amazonie.Plus d'info sur le site du projet: www.cor-pus.com et la page Facebook du livre: www.facebook.com/surlestracesdeschretiensoublies.Découvrez également les vidéos: http://blog.lefigaro.fr/corpus

  • Dieu et le sexe : une histoire tumultueuse.Saviez-vous que depuis toujours, les jeux sexuels entre époux sont vivement encouragés par le judaïsme et l´islam, que les conseils du moine Cassien (IVe-Ve siècle) pour lutter contre la libido sont aujourd´hui encore utilisés par les sexologues, ou que si la Bible prohibe par endroits l´homosexualité, elle présente pourtant un couple de héros ambigus : David et Jonathan ?À la faveur d´une lecture précise des textes et des nombreuses interprétations qui en ont été faites au cours de l´Histoire, Aurélie Godefroy se penche sur les liens complexes qu´entretiennent les quatre grandes religions (juive, chrétienne, musulmane et bouddhiste) avec la sexualité. Que disent exactement les écrits sacrés des choses du sexe ? En quels termes se prononcent l´Ancien Testament, les Évangiles, le Coran et les sûtras du bouddhisme sur cette délicate thématique ?L´auteur synthétise, compare, analyse, interrogeant des experts de chaque culte sans rien omettre des questions les plus embarrassantes. Désir, homosexualité, virginité, polygamie : Les Religions, le sexe et nous aborde tous les sujets controversés en brisant les tabous.

  • Le calvaire des chrétiens d'Orient est le premier génocide du 21e siècle.  C'est ce que confirme ce document-choc, nourri de témoignages et de récits, fruit de nombreux reportages menés en Syrie et en Irak.
    Daech et les autres groupes islamistes veulent éradiquer toutes les minorités religieuses d'Orient au nom de leur islam radical. Certains États les soutiennent. D'autres ferment les yeux. Les chrétiens en sont les premières victimes. Frédéric Pons les a rencontrés : laïcs ou religieux, riches ou pauvres, ils racontent leur foi, leurs souffrances, leurs désillusions. Certains ont choisi l'exil. Beaucoup gardent l'espoir, aidés par de jeunes volontaires français aux profils étonnants.
    Dans leur détresse, ces nouveaux martyrs se tournent vers l'Occident. Ils attendent un soutien mais tout ce qu'ils obtiennent sont des discours. Ils découvrent la naïveté, l'incrédulité, parfois même une certaine complaisance avec leurs bourreaux. Dans leur détresse, ils veulent alerter l'Occident : « Ouvrez les yeux ! » Ce livre noir de la persécution leur donne la parole.
     

  • En répondant à soixante-dix questions, Pauline Bebe - une des rares femmes à être rabbin en Europe - présente les principes du judaïsme libéral, retrace son histoire, ses origines et ses perspectives, traite des questions de responsabilité et de commandements, de l'égalité des droits et des devoirs entre hommes et femmes, et enfin des rites et des pratiques du judaïsme libéral.
    Le judaïsme libéral trouve-t-il une place légitime au sein du judaïsme ? La tradition juive est-elle, par essence, immuable ou est-elle évolutive ? Comment le judaïsme libéral comprend et interprète-t-il les textes de la tradition ? Où trouve-t-il ses racines ? Dans quelle mesures les lois ont-elles été influencées par l'Histoire ? Un homme, une femme peuvent-ils s'identifier et se référer à une tradition ancestrale et la vivre aujourd'hui ?
    En répondant à toutes ces questions, Pauline Bebe offre au lecteur une vision simple et claire du judaïsme libéral.

  • Le judaïsme vu du côté des femmes, du point de vue dune femme, mais aussi et surtout d'un rabbin, sous la forme d'un dictionnaire réunissant des entrées consacrées aussi bien aux femmes de la Bible et du Talmud qu'à tous les thèmes qui ont trait aux femmes.
    Esther, Ruth,la reine de Saba, Judith, Bethsabée, Lilith, Eve, bien d'autres encore ; l'adultère, l 'inceste, la polygamie, la contraception, l'avortement, l'héritage, et même... le langage sexiste.

    Pauline Bebe, consciente des problèmes de la société d'aujourd'hui et sensible aux idées d'ouverture et de tolérance, veut donner une vision nouvelle du judaïsme, dans lequel les femmes sont traitées et considérées sur un pied d'égalité avec les hommes. Au travers de ces biographies de femmes et de l'analyse des grands thèmes liés à la féminité, elle relit toute la tradition juive avec un regard radicalement neuf.

    Elle montre ainsi qu'il existe un judaïsme qui a assimilé les valeurs de tolérance et d'ouverture et a compris la nécessité d'une adaptation aux sociétés modernes.


    Pauline Bebe est l'une des rares femmes rabbin en Europe. Après des études d'anglais et d'hébreu, elle a été ordonnée en 1990 à Londres. Elle est rabbin de la communauté juive libérale à Paris.

  • Au cours des vingt années qui suivirent la création d'Israël en 1948, une puissante vague d'immigrants juifs venus des pays arabes (Irak, Yémen, Libye, Égypte et Syrie) et du Maghreb s'établit dans l'État juif. Ils ont d'emblée le sentiment d'être mis à l'écart d'une société dominée par l'élément ashkénaze et, de fait, ont du mal à considérer comme faisant partie de leur histoire la Shoah, tragédie qui reste celle d'un monde ashkénaze qui les regarde souvent avec mépris.

    À travers l'analyse de discours politiques, de manuels scolaires ou de témoignages, l'auteur montre que si la destruction des Juifs d'Europe ne fut pas une mémoire partagée dès le début par tous les Israéliens, un tournant s'opère lors du procès d'Adolf Eichmann, véritable choc politique, dont le résumé des audiences est suivi chaque soir à la radio par des dizaines de milliers d'Israéliens. Mais c'est surtout dans les années 70 que progresse l'idée d'une catastrophe juive globale, et donc d'unité du destin juif : sans distinction d'origine, la Shoah aurait dû impliquer, en effet, tous les Juifs désignés pour la mort.

    Le rapport des Juifs orientaux à la Shoah démontre combien cette catastrophe n'est pas à l'origine de l'État juif mais a renforcé l'identité israélienne pour figurer peut-être aujourd'hui son lieu de mémoire cardinal.

  • L'« affaire » des moines de Tibhirine, ses développements récurrents, ses versions contradictoires, la levée du « secret défense », ou les mots du président algérien Bouteflika « toute vérité n'est pas bonne à dire », font que le sujet n'est pas prêt d'être oublié de l'actualité. Dans un livre remarqué paru en 2001, René Guitton s'était bien sûr intéressé aux circonstances de la mort des moines mais son enquête s'était davantage révélée une quête d'ordre spirituelle. Tout comme l'a fait par la suite Xavier Beauvois avec son film Des hommes et des dieux, il s'était attaché à retracer dans sa complexité le cheminement spirituel et humain des veilleurs de l'Atlas. Il avait avant tout abordé le dossier de manière consensuelle, en empathie spirituelle avec les moines : un hommage à ces hommes de foi. Plusieurs faits, certains anciens, d'autres plus récents, l'ont poussé à reprendre son investigation jusqu'à la rédaction de ce livre aujourd'hui. Motivé par le désir de « savoir » pour rétablir ce qu'il qualifie de « profanation mémorielle », l'auteur a poursuivi ses recherches en France, en Algérie, en Italie, en Suisse, en Belgique et dans le reste de l'Europe et de l'Afrique, auprès d'hommes de l'ombre, de responsables politiques, chef d'État, ministres, services secrets français et algériens, juges, ambassadeurs, de familles des victimes, de responsables du Vatican, des Églises et des communautés religieuses dont Sant'Egidio, de généraux, de terroristes repentis ou non repentis. Grâce à une analyse rigoureuse, documentée, et à la publication d'éléments inédits, le livre s'efforce ainsi de faire la lumière, quinze ans après les faits, sur de très nombreuses zones d'ombre, en apportant une foule de révélations : Pourquoi l'État Français n'a-t-il jamais entrepris d'action judiciaire envers l'État algérien ? Pourquoi a-t-il fallu attendre sept longues années (1996-2003) pour qu'une seule famille de moine se constitue partie civile ? La seule action étant alors d'ordre privé. Pourquoi l'ordre cistercien ne s'est-il pas mobilisé pour lancer une action ? Pourquoi le silence des six autres familles ? Ont-elles subi des pressions, et si oui, de qui ? Quelle a été l'attitude du Vatican ? Pourquoi a-t-il fallu attendre dix ans (1996-2006) pour qu'un juge français, Jean-Louis Bruguière, diligente une commission rogatoire en Algérie ? Comment les moines sont-ils morts ? Suite à une « bavure » militaire de l'armée algérienne ? Décapités ? Post-mortem ?

  • Lorsqu'il s'est présenté en 1994 à l'élection au grand rabbinat de france, gilles bernheim a suscité un immense espoir. celui d'un judaïsme renouvelé et ouvert au dialogue : avec les non-juifs, à l'heure où les catholiques tendent la main à leurs frères aînés ; avec les athées, qui désormais sont la majorité ; avec tous ceux qui sont rejetés sur les marges d'une société de plus en plus dure ; sdf, homosexuels, malades du sida, etc.
    Aujourd'hui, c'est dans un livre qu'il a choisi d'exprimer une pensée jusque-là réservée à ses seuls élèves. il montre que l'on peut être un rabbin orthodoxe sans être pour autant coupé de la cité dans laquelle nous vivons ; que le judaïsme ne peut ignorer tout l'apport de la culture moderne, juive ou non ; que le temps du ghetto est fini et qu'il faut bâtir un judaïsme vivant.
    Gilles bernheim nous le dit sans détours : la dérive fondamentaliste menace en ce moment toutes les religions révélées et le judaïsme n'est pas plus que les autres à l'abri de ce mal. le remède n'est pas dans le repli sur des pratiques vidées de leur exigence spirituelle, ni dans une auto-idolâtrie ; il est dans un approfondissement de la réflexion et du dialogue, seul capable de fortifier l'adhésion du coeur.
    Gilles bernheim a quarante-quatre ans. il dirige le département « torah et laïcité » au consistoire de paris et enseigne au centre edmond-fleg. rabbin des universités de paris, il copréside la commission d'éthique médicale des consistoires. il est également vice-président des amitiés judéo-chrétiennes de france.

  • Le dalaï-lama est la quatorzième réincarnation d'un homme né en 1391. Pour les Tibétains, il est " Kundun ", "La Présence ", " Le Dieu Vivant ", " L'Océan de sagesse ", " Le Détenteur de la foi ", " La Puissance de la parole ", " L'Incarnation du Bouddha de la compassion "...

    Pour tout son peuple, il est celui qui montre la Voie " juste ".


    Introduction à la spiritualité millénaire du Tibet, destiné aux non-initiés comme aux familiers du bouddhisme, cet ouvrage rassemble des paroles prononcées par le dalaï-lama. Il suffit de les lire, de les comprendre, de les ressentir, de les relire et de les méditer pour être sur la voie. Véritable guide de sagesse universelle, ce livre offre, à travers les sages paroles du dalaï-lama, les réponses aux humeurs de l'âme et de l'esprit.


    Journaliste, Catherine Barry présente et anime les émissions bouddhistes de France 2, chaque dimanche.

  • " Sortis de leur ghetto, socialement, économiquement, politiquement, les juifs ont du mal cependant à défier la parole rabbinique, largement alourdie d'une foule de coutumes, d'usages et de traditions accumulées et devenues, à leur tour, irréfutables.

    Si je mets en doute cet enseignement rabbinique aujourd'hui, c'est parce qu'il s'est fortement éloigné de ce que je voudrais montrer comme l'essentiel de la Torah. Et c'est à Moïse de nous faire à nouveau sortir d'Egypte en nous libérant de l'esclavage d'une pensée contraignante. Il nous a jadis proposé un art de vivre, libres et responsables. A nous de le renouveler par un questionnement incessant. A nous surtout de le mettre en pratique " T. Klein Théo Klein est avocat international. Ancien Président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) et Président fondateur du Congrès juif européen, il est l'auteur de La Guerre des civils ou le Kippour le plus long ,(Hachette, 1974), Israël aux quatre vents du ciel (Lattès, 1991), L'affaire du Carmel d'Auschwitz (Bertoin, 1991, Oublier vichy ? (Criterion, 1992), Deux vérités en face (avec Hamadi Essid), Lieu Commun, 1988, Le Guetteur, Plon 1997.

  • « Les lois et les fêtes juives, charpentes de la vie et du temps, sont faites pour aider l'homme à se réaliser dans son humanité et pour favoriser l'humanité d'autrui, ainsi qu'il fut exigé lors de la Révélation du Sinaï : être capable de relation et de transmission. Savoir parler et écouter, donner et recevoir. Savoir regarder. Être en mesure de réparer un préjudice, toutes sortes de préjudices. Donner du temps aux choses et aux rencontres. Somme toute, il ne s'agit peut-être que de tenter d'être à hauteur de quelques verbes, de quelques principes. Inlassablement, la Torah les égrène. De même, l'auteur a essayé, à travers cette étude, d'épeler les mots essentiels, ceux des versets bibliques et des rites qui aident à vivre. » Cela passe par une profession de foi clairement affichée : donner à penser à ceux qui sont disposés à entendre, dans les interrogations du judaïsme, une part de ce qu'ils ont à entendre d'eux-mêmes. En ces temps où les religions affichent parfois un troublant repli sur elles-mêmes, il appartenait à l'auteur de montrer clairement que le souci des autres s'inscrit au fondement de la loi juive.

  • Voici un nouvel « évangile » à deux voix pour notre fin de siècle. Albert Jacquart, rationaliste, a noué depuis quelques années un dialogue fécond avec la religion. Il montre ici que l'héritage de François d'Assise peut fructifier entre nos mains, que nous soyons chrétiens ou non.
    Comme Jésus en son temps, François est l'un de ces hommes inspirés qui ont eu le « souci des pauvres ». Il a prêché le renoncement aux biens matériels et au pouvoir ; il a chanté la solidarité de l'homme et de l'univers ; il a, en pleine époque des Croisades, donné l'exemple de la main tendue à l'Islam.
    A l'heure de l'exclusion, de la pauvreté croissante et du chômage, de l'abandon des pays sous-développés par les pays riches, du mépris pour la nature et pour la vie, l'homme de Dieu relu par l'homme de science nous parle d'une voix puissante qui pourrait bien être celle de la prophétie.
    Auteur de nombreux ouvrages scientifiques célèbres, Albert Jacquard mène depuis quelques années une véritable croisade en faveur des plus démunis aux côtés de l'abbé Pierre. Il milite sans répit pour une révolution des consciences qui substitue à la logique suicidaire de l'accumulation matérielle l'exigence humaniste de la solidarité.

  • SagesseObserver l'espritL'individu peut, à partir d'un travail soutenu et profondément engagé, parvenir à la maîtrise de cet esprit que les Tibétains se plaisent souvent à appeler un «cheval fou». Tout comme le maquignon dresse l'animal rebelle pour parvenir un jour à le chevaucher, l'homme doit se soumettre à l'exercice d'une discipline rigoureuse s'il veut disposer d'un esprit clair, vif et spontané. Cette discipline est la méditation.L'ouvrage transmet l'essentiel de cette pratique. Les bénéfices en sont immenses: contrôle de soi, du geste et de la parole, sérénité et courage, honnêteté et simplicité. L'esprit ne produisant plus ou presque plus d'illusions ou de fantasmes, l'individu libéré peut retrouver le sens d'une vie authentique et saine.Ecrivain, praticien psychothérapeute, énergéticien diplômé, Jean-Claude Sergent enseigne les techniques de la respiration et de la méditation. Suivant depuis de nombreuses années les enseignements de philosophie bouddhiste et de médecine tibétaine à Dharamsala, il est chargé de cours d'acupuncture traditionnelle à l'Institut de médecine tibétaine de Dharamsala.Observer l'esprit fait suite à Apaiser l'esprit et précède Dépasser l'esprit, triptyque édité dans la même collection.

  • SagessesDE VIEVivre et mourir en paix: rien de plus facile en apparence. Et pourtant...L'enseignement du dalaï-lama paraît aisé, mais son application exige discipline et persévérance. Elle demeure néanmoins à la portée de chacun, sans la moindre obligation de conversion religieuse ou de longues études philosophiques. Apprendre à être à l'écoute, se soucier d'autrui autant que de soi-même sont les premiers pas vers un bonheur assuré.Ce livre franc et courageux est le fruit d'un demi-siècle d'études, de prières et de méditations sur les grandes questions de la vie et de la mort.Tenzin Gyatso, le 14e dalaï-lama, est connu mondialement comme un homme de paix et un maître de sagesse. Exilé du Tibet en 1953, il est resté le leader de son peuple. Son attachement à la politique de la non-violence lui a valu le prix Nobel de la paix en 1989.Traduit de l'anglais par Claude B. Levenson

  • « La religion et le gouvernement politique, écrivait Bossuet, sont les deux points sur lesquels roulent les choses humaines. » Mais elles ne roulent bien que si ces deux gonds sont ajustés avec exactitude. Depuis la Révolution française, ni l'Eglise catholique ni le gouvernement politique n'ont trouvé en théorie ou en pratique d'accord qui satisfasse vraiment les deux parties. Longtemps l'Eglise, violemment « désétablie », s'opposa de front au Nouveau Régime, c'est-à-dire à la démocratie libérale, ce qui la conduisit à des compromissions périlleuses. Je les avais décrites il y a vingt ans dans La Confusion des langues, dont je reprends ici l'essentiel.
    Ce n'était là que la première des trois « tentations » rencontrées par l'Eglise catholique aux temps modernes. Ralliée depuis cinquante ans à la démocratie, elle n'y trouve pas de terrain solide, mais d'inquiétants sables mouvants. S'y enfoncer complètement serait la deuxième tentation. Sur ces entrefaites, la voilà confrontée à la question de l'islam. Or, un coup d'oeil sur le passé montre qu'une Eglise désorientée glisse facilement vers cette autre religion. Antidémocratie, démocratie, islam, telles seraient les trois « tentations » de l'Eglise moderne. Elle n'y peut résister que moyennant un sérieux effort d'intelligence.
    A.B.

  • Archives des sciences sociales Derrière les péripéties de ce qu'on appelle la « crise » de l'Eglise, il y a des conditions plus générales que l'historien doit tenter de repérer.
    Le présent essai en énumère plusieurs, apparues successivement depuis deux siècles et qui agissent simultanément sur la vie actuelle de l'Eglise : la pénétration de la sensibilité romantique ; le désétablissement consenti par rapport à la société et à l'Etat ; un malentendu sur le libéralisme, le socialisme, le communisme ; une certaine attitude envers les Juifs sous le nazisme. Cette série d'événements, troublant la relation de l'Eglise à la société contemporaine, expose son organisme, son clergé, à l'invasion de l'idéologie, spécialement sous sa forme léniniste.
    A ce point l'analyse politique doit faire une place à la réflexion théologique et recourir aux antiques notions de « gnose » et de « marcionisme ». On ne peut en effet séparer les deux dimensions du phénomène, tant il est vrai, comme l'écrivait Bossuet, que « la religion et le gouvernement politique sont les deux points sur lesquels roulent les choses humaines ».
    Né à Paris en 1932, Alain Besançon est directeur à l'Ecole des Hautes Etudes, où il enseigne l'histoire de la culture russe. Il a été l'hôte de l'Académie des Sciences de l'U.R.S.S. et professeur aux Etats-Unis. Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont Le Tsarévitch immolé (Plon, 1967), Histoires et expériences du moi (Flammarion, 1967), Etre russe au xixe siècle (A. Colin, 1974), Education et société en Russie (A. Mouton, 1974), Court traité de soviétologie à l'usage des autorités civiles, militaires et religieuses (Hachette, 1976) et Les Origines intellectuelles du léninisme (Calmann-Lévy, 1977).

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