Chronique Sociale

  • Penser la non-violence : agir sur la violence Nouv.

    Si la déconstruction des mots est au coeur du propos afin de saisir les sens plutôt, que l'essence de « la violence », l'ouvrage porte un regard sur un mot la « violence » en interrogeant la capacité que l'on puisse avoir pour ne pas être une victime. En effet, il est l'émanation du collectif APLP, créé en janvier 2015 comme résultante de la réponse pacifiée au double assassinat de Kévin et Sofiane le 28 septembre 2012 à Grenoble.
    Révélateur d'un bouillonnement réflexif de citoyens et de professionnels de l'action sociale grenoblois, ce collectif a pris la décision d'aller à la rencontre des gens afin d'avoir une conception du mot « violence » et pour comprendre sur quoi repose la violence. Questionner la « violence » ne se limite pas à en tracer les contours sémantiques, vécus sur un territoire donné.
    Tenter d'aller aux sources de ces différentes formes de violence offre non seulement des éléments de compréhension de ces violences, mais également participe à inventorier un répertoire d'action qui viendrait s'attaquer aux causes et plus seulement aux conséquences.
    Il faudrait préciser que cette volonté d'aller aux sources n'implique pas in fine une connaissance exclusive du réel. Elle peut contribuer à préciser des particularités mais ne saurait en faire un absolu. La particularité d'une telle approche est son refus de se penser en généralité tout en s'inscrivant dans ces complexités qui caractérisent les interactions des personnes dans une société. Pour finir cet ouvrage s'achève avec un chapitre qui analyse le lieu comme une arène traversée par différents intérêts et groupes d'intérêts. Ce qui ouvre sur des pistes d'actions pour construire des communs.

    Pour créer cet ensemble, le collectif a été à la rencontre de l'inconnu dans l'optique d'apprendre en faisant fi de la peur de l'inconnu. L'objectif : déconstruire les préjugés en essayant de lutter contre la violence en exaltant les merveilles de la non-violence.

  • La séparation et le divorce sont des moments de rupture très déstabilisants et difficiles à gérer pour les parents comme pour les enfants. C'est à ces moments de rupture et de crise que peuvent se révéler des difficultés psychiques aussi bien chez les enfants que chez les parents. Quand la séparation devient une guerre, l'enfant se retrouve exposé à un subtil chantage psychologique d'un parent, parfois des deux.

    S'appuyant sur l'analyse du parcours affectif, psychologique et judiciaire d'affaires réelles, cet ouvrage montre comment des situations familiales apparemment ordinaires peuvent parfois, faute de diagnostic précoce, prendre des développements dramatiques. Il s'appuie sur les témoignages des parents et des enfants victimes de ces guerres familiales pour parcourir les différentes étapes de la chaîne judiciaire, en croisant les regards des différents acteurs?: magistrats, experts, psychiatres, psychologues, juristes et avocats. Il présente les limites des différentes formes d'interventions dans le contexte judiciaire actuel et s'appuie sur des expériences mises en place dans des pays voisins pour avancer des modèles de prises en charge multidisciplinaires.

    Ce livre s'adresse avant tout au grand public car quiconque envisage une séparation se pose anxieusement la question des enfants et de la préservation du lien avec eux. Il s'adresse également aux acteurs concernés par ces séparations parentales conflictuelles. L'objectif de cet ouvrage est d'apporter des éléments de compréhension des phénomènes en jeu lors des séparations parentales conflictuelles, ainsi que des pistes de solutions pour la protection des enfants et le respect de leurs droits.

  • Intelligence collective : penser, décider, agir ensemble sur les territoires Nouv.

    Cet ouvrage intervient dans un contexte de crise de la délibération, vécue comme une incapacité à débattre, décider et agir ensemble. Cette crise s'exprime à toutes les échelles de l'action publique, allant du local au global, en passant par l'entre deux que constituent les territoires qui se multiplient au gré de l'émergence de nouveaux problèmes.
    Pour y répondre, l'intelligence collective est « à la mode ». Elle est fréquemment évoquée dans les discours d'acteurs locaux ou de citoyens engagés dans des démarches collectives.

    Est-ce une réaction face à un monde qui apparaît de plus en plus incertain et compliqué ?
    Est-ce une recherche de méthode, voire de recette, pour se réapproprier les décisions et les actions politiques face à une défiance grandissante par rapport aux décideurs et aux institutions ?
    En d'autres termes l'intelligence collective permet-elle de s'adapter ou de conduire le changement en temps de crise avec plus d'efficience et surtout d'appropriation par ceux qui s'y impliquent ?

    Après avoir recherché les signes d'intelligence collective dans l'histoire du développement local, les auteurs proposent un regard critique sur les 40 années de décentralisation « à la Française ». Ils observent avec attention la montée en puissance concomitante de l'action collective. Grâce au programme de recherche action intitulé SAGACITE, ils interrogent la notion d'intelligence collective à partir de sa « mise à l'épreuve » par les collectifs impliqués dans six projets territorialisés. Ils posent l'hypothèse que l'intelligence collective renforce l'autonomie de ceux qui s'en emparent, et facilite leur inscription dans des relations de qualité avec d'autres collectifs et collectivités, à différentes échelles.

  • Le cercle vicieux dans lequel notre société est engagée se compose d'un progrès fulgurant de la productivité du travail, accompagné d'une augmentation du chômage d'exclusion qui se transforme en une véritable privation d'emploi, une augmentation du gaspillage et des travaux utiles et délaissés, et en conséquence une augmentation des allocations se substituant au salaire.

    La Collectivité n'est pas gagnante car ce qu'elle récolte d'un côté en productivité du travail, elle le paye de l'autre par les dysfonctionnements de plus en plus graves en son sein, écologiques, économiques et sociaux.

    En s'inspirant notamment des travaux de Gaël Giraud on peut considérer l'emploi comme un « commun », qui viendra compléter la protection sociale dont bénéficie notre pays. Notre proposition, à l'aube d'une période sociale d'expérimentation de cinq ans, confortée par cinq ans d'expérimentation déjà réalisée, s'appuie logiquement sur un modèle d'initiative et de responsabilité locale qui ouvrira l'avenir à des territoires de plein-emploi volontaire.

  • La crise sanitaire, économique et sociale vient couper en trois le monde du travail. Il y a les actifs qui ne travaillent pas suffi samment, voire pas du tout, notamment des jeunes et des populations moins diplômées. Il y a celles et ceux qui sont en emploi à peu près stable et dont la charge est à peu près équilibrée. Et il y a toutes celles et ceux qui sont en surcharge, fatigués de mener de front leur travail, leurs proches et leur propre intimité.
    Celles et ceux qui se sentent usés par leur quotidien, par la gabegie numérique et le télétravail, ou qui se sentent seuls et peu soutenus dans leur entreprise. Et puis il y a celles et ceux qui s'ennuient, qui se disent placardisés, sous employés ou à qui on ne fait pas suffi samment confi ance...
    Cet ouvrage permet de comprendre l'urgence de la question. Il fournit les éléments concrets d'analyse et permet de mettre en oeuvre des propositions adaptées à la réalité des situations de travail.

  • Qu'est-ce que le changement climatique ?
    Il est une expression du monde remodelé sous l'influence des humains, désormais les acteurs premiers du système terre. Il n'est en tout cas pas réductible à la seule décarbonation de l'économie et ne se règlera pas indépendamment de tout le reste. Le changement climatique est une manifestation particulière de l'évolution de notre monde et de nous-mêmes, les êtres humains.

    Le changement climatique interpelle notre façon de penser le monde et d'interagir avec lui : consommation d'énergie, refus des limites, conception du progrès, de l'économie, du travail, de la prévision et de l'avenir. Il questionne nos rapports à la nature, au temps et à l'espace, nos modes d'information et de communication. Il interroge notre vision de la science et de la technique, nos fonctionnements sociaux et politiques, la relation à nos enfants, etc.
    Le changement climatique nous parle d'abord de nous, les êtres humains. Il nous dit quelque chose de nos comportements et de nos fonctionnements personnels et sociaux. Il nous parle de la façon dont nous sommes reliés entre nous et aux différents habitants de notre planète, humains ou non. Le changement climatique nous invite à nous « guérir », à nous faire évoluer, à nous ré-apprendre à vivre.

    Dans cet ouvrage, l'auteur interroge toutes les dimensions du changement climatique et répond avec clarté et rigueur, à ces différents questionnements. Il donne des repères pour une réflexion citoyenne individuelle et collective et ouvre des voies pour notre ré-invention.

  • Enfance et nature se conjuguent trop peu souvent ensemble.
    Nos modes de vie et nos représentations ont peu à peu contribué à cette dissociation. Sans l'avoir choisie, sans même parfois en avoir vraiment conscience, nous autres - parents ou professionnels - cautionnons et favorisons une forme de « production d'enfants hors-sol ».

    Ce faisant, nous les privons d'un espace de ressources, de plaisir et d'apprentissage. En outre, leur développement et leur bien-être peuvent en être impactés. À plus long terme, se pose la question de savoir comment ces citoyens en devenir pourront protéger demain une nature qui leur est étrangère lorsqu'elle ne leur est pas présentée comme dangereuse. La situation écologique impose pourtant que cette rencontre puisse exister. Sans en faire une nouvelle injonction, ni renoncer à considérer la nécessité de changements plus collectifs, il est possible d'étayer notre positionnement en tant qu'adultes, dans la perspective de faire exister un peu plus la nature pour tous.
    Cet ouvrage propose des ressources issues d'expériences et de terrains variés (petite enfance, école, cité,...) Au bénéfice de chacun et in fine de celui des enfants.


    « L'enjeu est, en même temps, éducatif et civilisationnel : nous n'avons plus vraiment le choix. Il nous faut aujourd'hui réussir à éduquer nos enfants et à sauver la planète. Ce livre nous montre pourquoi et comment, nous pouvons, nous devons, faire les deux ensemble. ».
    Philippe Meirieu, pédagogue

  • Tout aurait commencé à bord du Navire... au moment où la planète migratoire a essaimé des êtres humains par-delà des terres et des mers, pour le meilleur et pour le pire.
    Le pire est-il devant ou derrière nous ? Telle est la question en suspens chez les Mineurs non accompagnés qui nous invitent à nous remettre en question. Ces adolescents et jeunes du monde nous renseignent non seulement sur la complexité de leurs trajectoires mais aussi sur l'histoire et le fonctionnement psychique de notre monde, de nos sociétés et de nos institutions. Ils nous invitent à nous décentrer de nos oeillères idéologiques, de nos pratiques cliniques et éducatives habituelles pour saisir la dimension citoyenne, humaine à l'oeuvre dans la clinique de la mondialité.

    La Protection de l'enfance est comme un grand Navire où sont transportés et accompagnés des enfants, des adolescents et des familles fragilisés pendant la traversée de certains moments de leur vie. À l'image de ces jeunes Mineurs non accompagnés qui ont affronté vents et marées pendant leur traversée, murs et barbelés pendant leur périple, épuisement et espoir pendant leur trajectoire, les équipes éducatives s'efforcent de développer des stratégies pour tenir et s'entretenir entre demande affective de la part de ces jeunes, exigence des cadres éducatifs et logiques financières répressives de certaines instances politiques.
    Chaque acte professionnel devient ainsi l'occasion d'un voyage risqué, inorganisé, imprévisible où le meilleur est toujours possible.

  • Les migrations internationales concernent un nombre croissant de jeunes traversant les frontières sans leurs parents, en quête de refuge ou de meilleures conditions de vie. « Mineurs isolés étrangers » ou « mineurs non accompagnés », ils devraient en principe, compte tenu de leur jeune âge et de leur vulnérabilité, bénéfi cier d'une protection rapide de la part des institutions françaises à leur arrivée. Dans les faits, l'accueil s'effectue de façon très restrictive, prolongeant les épreuves que ces jeunes ont dû traverser avant d'arriver jusqu'à nous. Dans ce contexte, les travailleurs sociaux qui les prennent en charge se trouvent souvent mis en diffi culté dans leurs pratiques professionnelles, tandis qu'émergent de nouveaux « accueillants » : particuliers, bénévoles, collectifs citoyens ou associations dont ce n'était pas la mission au départ, ils sont de plus en plus nombreux à faire acte d'hospitalité envers de jeunes migrants et suppléer ainsi à un accueil institutionnel trop souvent défaillant.
    Cet ouvrage s'adresse à tous ceux, professionnels ou bénévoles, expérimentés ou non, qui s'engagent ou souhaiteraient s'engager dans l'accueil de jeunes migrants. En dépliant l'expérience de l'accueil et en présentant les questions que l'on rencontre dans les premiers mois d'un accompagnement, il cherche à fournir des repères pour l'action tout en donnant à réfl échir. À quoi faut-il songer si l'on souhaite accueillir ? Comment faire une place à celui qui arrive ? Comment communiquer avec lui ? Comment prendre soin de lui ? Comment préserver l'espace de la rencontre des contraintes administratives qui pèsent sur lui ?
    On trouvera dans ce livre de nombreux récits, témoignages et illustrations tirés de situations vécues, ainsi que les pratiques, trouvailles et petites victoires que des « accueillants » investis dans l'accompagnement de jeunes migrants ont su inventer avec eux.

  • Des malades mentaux qui se retrouvent attachés à l'hôpital, enfermés en prison ou abandonnés à la rue. Que s'est-il passé en psychiatrie ? Que reste-t-il du bel espoir suscité par la mise en place de la sectorisation dans les années 1970-80 qui avait souhaité en finir avec l'enfermement ? L'idée c'était d'humaniser le soin, de le centrer sur l'individu, de comprendre le sens de sa souffrance et ten- ter de lui conserver une place dans sa famille et dans la société.
    Aujourd'hui, des impératifs budgétaires nous imposent de rationaliser les dé- penses et de rentabiliser tous nos actes. Dans l'hôpital, géré comme une entre- prise, le patient n'est plus cet être unique, avec son histoire particulière. Il n'est qu'un symptôme à éradiquer par des médicaments et des contraintes physiques parfois violentes. Le soin n'est plus la rencontre de celui qui souffre avec celui qui soigne. Il faut adapter, normaliser. Dans les services, la médicalisation a pris le pas sur la réflexion clinique, on traite souvent très vite, sans parler, sans écouter et sans comprendre.
    Et cette folie qui autrefois nous était familière devient alors étrangère et dange- reuse. Elle nous fait peur. Considérés maintenant comme des criminels, punis par le rejet ou l'enfermement, les patients supportent à la fois leur pathologie et cette lourde condamnation. Malades et coupables, c'est la double peine.
    Je suis devenu infirmier en psychiatrie après mes études en 1977. J'ai beaucoup aimé mon métier. Des formations, mais surtout des rencontres enrichissantes de soignants et de patients, au fil du temps, m'ont permis d'acquérir un sa- voir-faire, des connaissances, une expérience. Mais, ces dernières années, le discours et la pratique en psychiatrie, très matérialistes, basés principalement sur la médicalisation, ont conduit à une réduction progressive de la dimension humaine du soin. Et il m'a semblé alors que je n'avais plus ma place, restant convaincu que le premier médicament, c'est le soignant lui-même.

  • Un peuple les yeux ouverts retrace un pan de la lutte contre l'exclusion à partir de Louis-Pierre Dufourny, l'un des premiers sous la Révolution française à avoir pris la défense des droits des plus pauvres, et de Jo- seph Wresinski, le fondateur d'ATD Quart Monde. Par ce spectacle, il s'agit de montrer les signes et les volontés de changement autant que les limites, voire les impasses, du projet sociopolitique de la défense des exclus.
    Atour de la figure de Dufourny et de Wresinski, gravitent des révolution- naires et des gens du peuple, Victor Hugo clamant son indignation en 1849, les habitants des bidonvilles en mai 68, les enfants d'une biblio- thèque de rue, les militants des universités populaires Quart Monde...
    /> Tout un peuple qui s'évertue à dire « non » à l'exclusion.
    Le document repose sur des sources et des textes issus des archives his- toriques de la Révolution et d'ATD Quart Monde : la pièce retranscrit des paroles de révolutionnaires et de témoins de l'époque, tout autant que de Joseph Wresinski et de membres du mouvement.
    Il a paru essentiel d'être au plus près des événements réels pour en mon- trer la force, et permettre le rapprochement, parfois inattendu, entre les époques et les acteurs de l'Histoire. Avec Louis-Pierre Dufourny et son combat, on lève tout un pan inconnu de l'histoire des exclus. À travers l'enfance difficile de Joseph Wresinski, on comprend les racines de sa volonté d'éradiquer la misère..

  • Cet ouvrage s'intéresse aux processus qui permettent « l'émergence de collectifs solidaires et créatifs ».

    Aucun territoire ne pourra faire sa résilience dans le contexte actuel de crise multiforme sans l'émergence de « groupes-projets de citoyens acteurs-créateurs », c'est-à-dire de citoyens conscients de leur pouvoir d'agir ; il est donc très important de former les animateurs-développeurs-catalyseurs qui seront capables de faciliter cette émergence puis de relier (mettre en réseau) les groupes-projets émergents.

    En tant qu'acteur du développement local, l'auteur a expérimenté plusieurs types de dispositifs qui facilitent le repérage des liens interpersonnels et ce que les psychologues appellent le « travail sur les liens ».

    Sa recherche-action lui permet aujourd'hui de formuler des approches nouvelles en matière d'animation de ces dispositifs et en matière de formation de leurs animateurs.
    La recherche transdisciplinaire menée à travers les sciences humaines et sociales, les spiritualités, les sciences du vivant, les arts martiaux internes... permet de formuler des principes méthodologiques qui sont utiles aux responsables associatifs, aux élus et techniciens des collectivités locales, aux responsables des mouvements citoyens, et aux citoyens acteurs-créateurs.

    Cet ouvrage dessine les contours de ce qu'est une « démocratie créative et une économie des liens ». Au moment même où beaucoup parlent d'effondrement, l'auteur par son travail pense énergie créative des hommes, nouvelles formes de collectifs, et évolution des sociétés humaines.

  • Dans quelle mesure les partenariats entreprises ESS et hors ESS sont-ils porteurs d'innovations sociales, en termes de gestion renouvelée des ressources humaines et de créations d'emploi ?
    Quelle aide apportée aux partenariats (incitation, optimisation, innovation, performance) ?
    Quelles pratiques renouvelées grâce aux partenariats ?
    Les partenariats, leviers de transformation des représentations sociales ?
    Quels impacts et leviers sur l'innovation sociale ?

    Enrichir la connaissance des partenariats et de leurs impacts sociaux par des regards croisés de chercheurs, d'horizons et de disciplines complémentaires, et d'acteurs de terrain - tel est l'objectif de cet ouvrage.

  • La question de l'avenir de l'emploi, et pas seulement le chômage, re- devient d'actualité avec le développement de l'automatisation de nom- breuses tâches. Certains craignent un effondrement de l'emploi, d'autres souhaitent une diminution du temps de travail. Pourtant, pour mainte- nir un certain niveau de consommation malgré la diminution de notre consommation d'énergie et de matières premières, nous serions amenés à compléter les énergies renouvelables par notre propre énergie physique, donc à y affecter plus de temps. C'est une chance pour l'emploi. Le temps de travail a augmenté au cours de l'histoire et la réduction du temps de tra- vail est un phénomène récent mais peut-être temporaire. Dans l'avenir, le temps de travail au sens large, professionnel et domestique, pourrait non pas diminuer mais augmenter. La frontière entre les deux sera mouvante, dépendant des choix de chacun et des choix de société.
    La réduction des inégalités est l'autre enjeu majeur. Il faudrait pour plus de justice augmenter la part du travail par rapport au capital, donc augmenter également le temps de travail. C'est possible, en ayant une consommation plus sobre et en utilisant notre propre énergie humaine, en travaillant donc un peu plus.
    Nous examinons successivement ces quatre facteurs de la production : le travail, le capital, l'énergie et les matières premières.
    Nous concluons par les défis que posent la généralisation des automates à l'identité de l'homme d'une part, la diminution de gains de productivité à la démocratie d'autre part.

  • Ce livre est le récit critique de plus de quatre années d'accompagnement vers l'autonomie économique et sociale de familles Roms installées sur le site dit « Puits Z » à Gardanne, dans les Bouches du Rhône.
    Une « histoire » qui illustre les difficultés rencontrées, les déceptions et les satisfactions des acteurs, mais aussi l'efficacité d'une coopération étroite entre pouvoir politique et institutionnel d'une part, et société civile d'autre part.
    Le livre comprend trois parties :
    - dans la première partie, les auteurs campent le « paysage » : repères historiques, contexte du moment, données de départ et débuts du Puits Z, axes de travail majeurs ;
    - dans la deuxième partie, ils réalisent un récit chronologique mais non exhaustif, des faits et actions qui ont jalonné cette histoire de plus de quatre années ;
    - dans la troisième partie, ils se risquent à des réflexions ou éléments d'analyse sur les modalités de notre travail, en partenariat avec bien d'autres, sur nos rapports avec les Roms et leur culture, sur leur situation actuelle et sur un avenir non encore écrit.

  • Cet ouvrage présente les racines de la civilisation européenne (Grecques, Romaines... religieuses...).
    Il s'appuie sur de nombreux documents.
    Ce contenu permet de mieux comprendre notre quotidien à travers son patrimoine culturel, architectural...

  • Pendant longtemps, les historiens n'ont pas prêté attention à l'impact des femmes sur le monde politique, philosophique, religieux et éducatif. En effet, il y a eu plusieurs sélections de faits qui ont entraîné la disparition d'éléments importants dans l'histoire concernant l'impact des femmes sur la culture, surtout celles qui étaient hors du commun. Plusieurs historiens ont tout simplement répété ce que les précédents avaient dit sans vérifier leurs sources. Il est possible que les historiens aient minimisé le rôle des femmes. Bien sûr, il est plus difficile de trouver de l'information sur les femmes puisque les hommes écrivaient sur les hommes... qui partageaient leur religion et leurs idées.
    C'est un travail d'archéologie culturelle et d'anthropologie et une difficile tâche que de reconstruire l'histoire à partir d'une absence d'information sur le rôle des femmes. Il faut, de temps à autre, compléter l'information qui manque en puisant des éléments dans la logique sociale et culturelle de l'époque. Partir d'une telle logique et faire revivre des personnes exige de la rigueur dans l'analyse et de la curiosité.
    Voici donc un livre qui propose une histoire plus explicite quant à l'im- pact de plusieurs femmes sur l'imaginaire des historiens et des auteurs dramatiques. Leur influence sur la littérature et l'évolution des contextes culturels, notamment celui des pratiques religieuses, est bien réelle. Ces quelques portraits de femmes (Sémiramis, Aspasia, Diotima, Théodora, Cunégonde, Marguerite Porète, etc.), qui ont pour caractéristique d'être hors du commun, montrent à quel point l'histoire pourrait s'écrire diffé- remment. C'était à dire. Et c'est encore à dire.

  • La laïcité dans le milieu carcéral, en tant que principe conçu pour garantir la liberté de pensée, de conscience et de religion, connaît cependant des limites. En particulier lorsque des politiques mises en place la conçoivent en tant qu'outil de la lutte contre la « radicalisation ». Ces attentes quant au rôle que doit remplir la laïcité semblent am- biguës, paradoxales, limitantes, dans l'application concrète de la laïcité. Les limites, qu'elles soient attenantes au rôle - trop important - que la religion peut avoir dans cette lutte ou qu'elles puissent représenter des atteintes au principe de laïcité, sont également liées à des mesures de sécurité croissantes, qui ne peuvent que réduire la liberté, de culte notamment. La place du culte dans un milieu clos et les modalités de la garantie de cette liberté par l'État sont ici interrogées.
    L'équilibre si précaire et si précieux entre liberté et sécurité, spécialement assuré par la fonction pacificatrice du droit que le principe de laïcité tente de garantir et par sa mobili- sation dans le cadre carcéral en conséquence d'une politique contre la « radicalisation », est en jeu. Pour le préserver, il faut en saisir les enjeux et l'étudier là où tout est décuplé :
    La prison.

  • Introduction.
    Des visages de l'autre.
    L'autre réel, l'autre fantasmé.
    Les masques de l'autre.
    Construire un monde où chacun ait sa place.
    La reconquête de la dignité : pouvoir d'agir.
    Le lien social endommagé.
    Violences économiques : l'économie de la violence.
    Violences écologiques.
    Violences symboliques : le cas spécifique de l'invasion publicitaire.
    Les auteurs de violence : le cas des violences conjugales.
    Loi sur le renseignement : la dérive sécuritaire du gouvernement.
    La crise de l'Europe pour l'accueil des migrants.
    Les effets spécifiques de l'humiliation.
    Le terrorisme : source et révélateur des tensions sociales au sein de la so- ciété française.
    Restaurer et entretenir le lien social.
    Quelques réflexions.
    Propos sur la laïcité.
    Pour une police au service de la justice, respectueuse de ses mis- sions de protection.
    Éduquer après les attentats.
    Au-delà des peurs et des colères, la rencontre et le dialogue.
    État de crise en démocratie : des pistes de gouvernance.
    Résister.
    Sur le terrain.
    Démocratie participative et non-violence, les jeunes expérimentent.
    Comment réagir aux discours extrêmes.
    L'accueil des mineurs isolés étrangers.
    Parcours de réparation et réparation des parcours.
    Non-violence dans l'océan indien : le man à Mayotte.
    Médiations nomades.
    Conclusion.

  • Au début des années 2010 à Dole dans le Jura, sans autres appuis que leurs convictions, leurs réseaux professionnels et militants et leur connaissance de la vie des jeunes en grande précarité sociale, un petit groupe de femmes et d'hommes trouve dans le cadre original des écoles de production la possibilité d'expérimenter de nouvelles solutions pour des jeunes loins de l'école. Ensemble, ils créent ECCOFOR (Écouter, comprendre, former).

    Élaborés avec les premiers concernés, ECCOFOR montre que l'expérience de jeunes et de familles en grande exclusion, en l'occurrence ceux qui appartiennent à la communauté des gens du voyage et récupèrent les pneus démontés et les métaux, peut donner naissance à un projet de territoire novateur.
    Le principe d'ECCOFOR est le « faire pour apprendre » comme pour toutes les écoles de production, mais aussi le « faire avec » plutôt que « faire pour ». Faire avec les élèves et leur famille, aller à leur rencontre sur les terrains de voyageurs, dans les foyers de jeunes, dans les maisons d'accueil de mineurs non accompagnés, etc. Faire avec les entreprises et les élus, avec l'Éducation nationale et la Fédération nationale des écoles de production.

    « Faire avec » signifie également, réinventer sa pédagogie et l'évaluer en permanence afin qu'elle participe du mieux au projet de l'école. Cela est rendu possible par la mobilisation des acteurs au-delà de ce qui est attendu d'eux et qui se traduit par exemple par le rôle crucial du bénévolat dans la réussite des jeunes.
    ECCOFOR, c'est enfin un projet mobilisateur qui dépasse la seule insertion professionnelle de ses élèves, pour essayer de montrer que tout jeune peut réussir, et aussi que l'on peut aller ensemble vers une économie qui respecte davantage la nature, qui recycle les matériaux et aide à leur réutilisation, au bénéfice des emplois, des territoires et de leurs habitants.

  • Pour rompre un silence si assourdissant et trop d'indifférence, face au drame des migrants morts en mer, des voix se sont élevées à l'appel de l'association « La Vie Nouvelle ».
    Plusieurs personnalités, politiques et civiles, des artistes, des « anonymes » ont partagé leur prise de position. De cette démarche est né cet ouvrage pour que ces cris soient entendus par un large public, amplifiés, rejoints par d'autres voix afin de faire tomber plus de murs et de barrières.

  • Plus qu'à tout autre moment de l'histoire récente, le « faire communauté » apparaît à la fois comme une exigence de cohésion, d'unité et de solidarité, et, dans le même temps, une forme d'oppression de l'individu dans une exclusion de la différence. Sur le plan national ou sociétal, très souvent, l'appel à « faire communauté » reflète une fragilisation du bien commun qui assure un vivre-ensemble nécessaire à l'heure de la fragmentation des sociétés. La dimension culturelle ou encore religieuse rajoute une complexité supplémentaire. Ici, le « faire communauté » est synonyme de cloisonnement communautaire, marqué par un enfermement sur soi. Le contexte dans lequel se trouvent les sociétés modernes, notamment occidentales, accentue cette impression. Une plus grande pluralité culturelle et religieuse apparaît de plus en plus décrite comme un recul de l'unité nationale neutre et homogène.
    D'où une série de paradoxes : d'un côté, le monde actuel célèbre la diversité comme une marque d'une forme moderne de vivre dans son temps, et de l'autre, une peur de la différence émerge comme un barrage à être ensemble ; ou encore, une recherche de ce qui favorise le vivre-ensemble, mais un vivre-ensemble de plus en plus allergique à une visibilité affichée ou revendiquée sur une base culturelle ou religieuse. L'entreprise n'est pas à l'abri de ce type de phénomènes.
    Confrontée à la montée d'une visibilité affichée, elle met en cause les moyens mis généralement en oeuvre pour favoriser la cohésion du groupe. « Faire communauté » à partir des individus ou « faire communauté » à partir des groupes impose un changement de regard conséquent. Quelles places tiennent les affinités, les sensibilités culturelles et religieuses ? A partir de quand les revendications deviennent-elles identitaires ? Au fond, la véritable question est celle qui concerne la notion de communauté : qu'est-ce qu'une communauté et comment la distinguer d'un communautarisme ? Si la communauté se définit par les liens qu'elle met en oeuvre dans le respect des individus et de leur liberté, à quel moment s'opère le basculement dans un enferment sur soi qui exclut la différence ? Quels sont les signes dans les sociétés et les organisations de ce basculement ? Comment les anticiper, les analyser, les traiter ?
    C'est à ce type de question qu'une équipe composée d'universitaires et d'acteurs d'entreprise a cherché à répondre.
    Durant trois ans, elle a analysé l'histoire des notions et des idées, les changements dans la manière de les aborder, leur arrière-fond conceptuel, parfois imaginaire. L'actuel ouvrage prolonge une réflexion sur l'entreprise confrontée à la problématique religieuse (L'entreprise au défi des religions, Chronique sociale). Ici ce sera sous l'angle de la communauté et de la dérive communautariste. La modernité, la sécularisation, la mondialisation et les phénomènes migratoires accentuent une mise en tension qui appelle une plus grande vigilance quant à l'utilisation des termes et des outils d'analyse.

  • Un spectre hante aujourd'hui les politiques sociales : le non-recours aux droits et aux services.
    Ces dernières années en effet, une attention renouvelée a été portée à ce phénomène. Il ressort des études réalisées en France et en Europe qu'une partie importante des destinataires finaux des poli- tiques publiques n'utilisent pas les prestations ou les services qui peuvent leur être rendu. En France, les taux de non-recours sont toujours supérieurs à 10 %, parfois jusqu'à 50 % et même au-delà. Dans les pays appartenant à l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), les taux moyens de non-recours sont estimés entre 20 et 40 %.
    L'étendue du non-recours interpelle vivement les politiques sociales et les institutions qui les mettent en oeuvre. Car ce sont les plus pauvres qui sont les plus non-recourants.
    Si l'offre n'est pas connue ou mal connue, il revient aux administrations et aux services sociaux d'améliorer l'information et d'être davantage proactif en lançant des campagnes ciblées. Si l'offre n'est pas demandée ou si elle n'est pas reçue, il convient de s'interroger en profondeur. Complexi- té, fracture numérique, stigmatisation des « bénéficiaires », inadaptation de l'offre par rapport aux besoins, découragement des personnes éligibles sont les explications qui reviennent le plus souvent.
    Elles pointent alors les limites de nos politiques sociales et quelquefois l'inadéquation des dispositifs, des services ou des prestations proposés aux problèmes sociaux que l'on cherche à résoudre.
    La question posée est alors celle de l'adhésion ou du consentement des publics aux politiques menées.
    Le phénomène du non-recours pose donc la question de l'effectivité des politiques sociales telles qu'elles sont construites ou aménagées. Si une partie (plus ou moins importante) du public cible à qui les dispositifs de politiques sociales sont destinés n'est pas atteinte, c'est que ces dispositifs ont été conçus de façon inadaptée ou la communication les concernant mal conduite. À partir de ce constat, on peut légitimement se poser la question de l'adéquation entre les besoins sociaux identifiés auxquels on veut apporter une réponse pertinente et la conception des politiques publiques censées délivrer cette réponse. Disposer des meilleurs instruments de conception et d'amélioration de ces politiques est donc un enjeu de premier ordre pour les politiques sociales.
    Concevoir le dispositif approprié ou la politique pertinente pour délivrer la réponse la plus adaptée n'est donc pas toujours chose aisée. Il est d'ailleurs fréquent que, dans ce domaine, les pouvoirs pu- blics s'y reprennent à plusieurs fois pour mieux ajuster la réponse.
    C'est que la « fabrique » des politiques sociales ne mobilise pas seulement des valeurs (justice, liber- té, égalité, équité, etc.), des convictions et de la volonté politique qui, au gré des rapports de forces, suscitent l'avancée ou le recul des droits sociaux que tout un chacun sait perfectibles mais aussi inévitablement limités. Cette fabrique mobilise aussi des méthodes variées dont la mise au point s'est souvent construite de manière itérative et continue toujours d'évoluer en vue de leur amélioration.
    Tel est le fil rouge qui relie les nouvelles approches et les méthodes qui sont exposées dans cet ou- vrage. Toutes visent à une meilleure prise en compte des besoins des destinataires finaux des politiques publiques et à leur plus grande implication dans l'identification de ces besoins et dans la construction des réponses publiques. C'est la condition d'une efficacité renouvelée des politiques sociales.

  • Ce livre analyse les difficultés d'ordre psychologique, affectif et rela- tionnel auxquelles peuvent être confrontés tous les travailleurs, quelles que soient les entreprises dans lesquelles ils sont acteurs.
    Il entend donner ou redonner sa place réelle et légitime à ce qui fait la dignité de tout Homme au travail : son intelligence, son affectivité, ses capacités relationnelles.
    Trois thèmes sont abordés successivement et illustrés par des cas concrets :
    - la souffrance au travail, clarifications au regard du vécu quotidien des évolutions organisationnelles ;
    - la compréhension et la prévention des risques des conduites suici- daires ;
    - le rôle des différentes instances et des acteurs au sein de l'entreprise pour prévenir les risques psychosociaux.
    Ces éléments permettront de prendre le temps de réexaminer les pra- tiques sociales, syndicales et patronales. Cette démarche facilitera une meilleure prise en charge des vécus au travail, un changement des orga- nisations du travail et s'inscrira pleinement dans une politique de santé publique.

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