Des Femmes

  • Femmes, race et classe

    Angela Davis

    • Des femmes
    • 13 Février 2020

    Voici, enfin disponible en édition de poche l'essai majeur d'Angela Davis, figure emblématique des luttes pour les droits civiques aux États-Unis depuis les années 1960.

    Dans "Femmes, race et classe", Angela Davis, historienne et militante, retrace avec brio les liens entre féminisme, antiracisme et lutte des classes, à travers l'histoire des femmes, des noir-e-s et de leurs luttes aux États-Unis du XIXe siècle aux années 1970. Elle analyse aussi bien les écueils provoqués par le racisme dans le mouvement féministe américain blanc que la misogynie au sein des mouvements révolutionnaires noirs et montre comment des premiers liens se sont établis entre le féminisme naissant et la lutte pour l'abolition de l'esclavage, avant de se distendre face à la pression d'adversaires politiques qui cherchent à diviser les luttes. Redonnant vie à des figures politiques majeures méconnues en France, comme Sojourner Truth et son célèbre « Ne suis-je pas une femme ? » qui interroge la place des femmes noires dans la société, "Femmes, race et classe" est un essai dense et fondateur. Soulevant la question des contradictions à dépasser entre les oppressions spécifiques, il trouve aujourd'hui une actualité centrale avec les débats contemporains sur le féminisme dit « intersectionnel ».

  • Ferdaous, une voix en enfer

    Nawal El-Saadawi

    • Des femmes
    • 27 Janvier 2022

    Dans une prison du Caire, une femme attend d'être pendue. La veille de son exécution, elle reçoit enfin dans sa cellule la psychiatre qui souhaite recueillir sa parole, et comprendre son crime. La détenue parle vite, sachant son heure venue et n'ayant plus rien à perdre. Elle s'appelle Ferdaous, « Paradis » en arabe, et sa vie n'a été qu'un enfer. D'inceste en violences conjugales, programmée pour devenir prostituée, elle fait payer les hommes pour le mal qu'ils lui infligent. Jusqu'au jour où l'un d'eux le payera de sa vie.
    « J'ai eu recours à la police, mais je découvris que ses liens avec la police étaient plus puissants que les miens. J'ai eu recours à la loi, mais je découvris que la justice punit les femmes et ferme les yeux quand il s'agit des hommes. » N. E. S.
    « Ne rien espérer, ne rien désirer, n'avoir peur de rien ! Tout ce qui peut arriver est déjà arrivé et, pour elle, le pire est déjà arrivé. » N. E. S.
    Ce roman iconique de la grande voix du féminisme du Moyen-Orient est inspiré de faits réels : Nawal El Saadawi a recueilli en tant que psychiatre le récit de vie d'une détenue de la prison de Kanater et l'a restitué à l'écrit en une semaine, après sa pendaison. Paru en arabe en 1975, Ferdaous est pour la première fois publié en France en 1981 aux éditions des femmes.
    L'autrice se trouve alors elle-même en prison, victime d'une vague d'arrestations arbitraires. La mobilisation internationale du Mouvement de libération des femmes oeuvre à sa délivrance, et suivront chez les mêmes éditrices : La face cachée d'Ève (1982), Douze femmes dans Kanater (1984), Femmes égyptiennes, tradition et modernité (1991).

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  • Tu vis ou tu meurs : oeuvres poétiques (1960-1969)

    Anne Sexton

    • Des femmes
    • 13 Janvier 2022

    La présente édition réunit les quatre premiers recueils d'Anne Sexton (1928-1977) publiés dans les années soixante, To Bedlam and Part Way Back (1960), All my Pretty Ones (1962), Live or Die (1966) et Love Poems (1969). Icône de la poésie américaine, Anne Sexton est un oiseau rare de l'histoire littéraire étasunienne. Autodidacte, elle mène dans un premier temps une vie conventionnelle d'épouse et de mère. Mais ce cadre se fissure rapidement, elle traverse alors une grave dépression nerveuse assortie de pulsions suicidaires qui la conduisent à l'hôpital psychiatrique, où elle fait une rencontre déterminante. Le docteur Martin Orne, se rendant compte du potentiel de sa jeune patiente, l'encourage à écrire. Son premier recueil, To Bedlam and Part Way Back (Retour partiel de l'asile), la place parmi les figures marquantes du confessionnalisme américain incarné par le poète Robert Lowell. Dans un style novateur et transgressif, d'une troublante beauté, Anne Sexton développe des thèmes absents de la poésie de l'époque, tels que les menstruations, l'avortement, le lien matriciel ou un regard féminin sur l'inceste et la psychanalyse. Durant la prolixe période des années 1960, elle publie des ouvrages reconnus par ses pairs comme des chefs-d'oeuvre, dont Live or Die (Tu vis où tu meurs) récompensé par le prix Pulitzer en 1967. Une longue exégèse littéraire féministe reconnaîtra à son tour tout l'apport de cette immense poétesse. Les oeuvres couvrant la décennie de sa venue à l'écriture paraissent pour la première fois en France, présentées par Patricia Godi, dans la remarquable traduction de Sabine Huynh.
    Et nous sommes de la magie se parlant à elle-même, bruyante et solitaire. Je suis la reine de tous mes vices oubliés. Suis-je toujours égarée ?
    Jadis j'étais belle. Maintenant je suis moi-même, comptant des mocassins rangée après rangée sur l'étagère muette où ils continuent d'espérer.

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  • Le papier peint jaune

    Charlotte Perkins Gilman

    • Des femmes
    • 5 Avril 2007

    Amarrant sa raison entre folie et écriture, l'auteure cherche les preuves de son enfermement dans la forêt des signes que lui renvoie le motif du papier peint. Elle y découvre, métamorphosée, la réalité de son esclavage, et se voit elle-même, prisonnière derrière le dessin déformé en barreaux monstrueux...

    « Pendant longtemps, je n'ai pas compris ce qu'était cette forme dérobée derrière le motif, mais maintenant, je suis certaine que c'est une femme.
    À la lumière du jour, elle est calme, immobile. J'imagine que c'est le motif qui la bride. C'est si troublant... Et je m'y absorbe des heures...
    Parfois, je me dis qu'elles sont des multitudes, parfois qu'elle est seule.
    Elle fait le tour en rampant à une vitesse folle, ébranlant chaque motif.
    Elle s'immobilise dans les zones de lumière et, dans les zones d'ombre, elle s'agrippe aux barreaux qu'elle secoue avec violence.
    Sans fin, elle tente de sortir. Impossible d'échapper à ce dessin ? Il serre à la gorge. » C.P.G.

  • La passion selon G.H. ; l'heure de l'étoile

    Clarice Lispector

    • Des femmes
    • 22 Octobre 2020

    LA PASSION SELON G.H.
    (1964 et 1978 pour la première édition française) Après la fin d'une relation passionnée, G.H., une artiste vivant à Copacabana, licencie sa bonne noire et décide de nettoyer elle-même son appartement en commençant par la chambre de l'ancienne domestique. G.H. tombe alors sur une grosse blatte révélant au monde sa propre horreur, reflet d'une société pleine de préjugés contre les êtres qu'elle désigne comme sales, humbles et subalternes, telle la bonne elle-même. Face à l'insecte, G.H. plonge dans une crise existentielle qui l'amène à remettre en question toutes les conventions sociales, patriarcales et religieuses qui limitent sans cesse le rôle des femmes.
    La Passion selon G.H. est réédité dans une nouvelle traduction de Paulina Roitman et Didier Lamaison tandis qu'une adaptation cinématographique du réalisateur brésilien Luiz Fernando Carvalho, avec l'actrice Maria Fernanda Cândido, sort en salle.

    L'HEURE DE L'ÉTOILE (1977 et 1985 pour la première édition française) Ici, c'est un homme qui est habité par une jeune fille, venue de la misère du Nord-Est brésilien, à Rio, où elle mourra. Et il est tout occupé d'elle : écrire sa vie, sa mort doit le délivrer, lui qui a échappé au sort sans futur qu'elle subit. Il l'aime, comme on aime ce qu'on a craint de devenir... S'il avoue être le personnage le plus important des sept que comporte son histoire, il ne dit rien de celui dont la présence s'impose progressivement dans ces pages : la mort qui efface le feu scintillant et fugace de "L'Heure de l'étoile", l'heure à laquelle celle qui meurt devient, pour un instant, l'étoile de sa propre vie, désormais réalisée.
    "L'Heure de l'étoile", dernier livre de Clarice Lispector paru de son vivant, a également fait l'objet d'une adaptation au cinéma de Suzana Amaral en 1985.

    Coffret anniversaire, à l'occasion du centenaire de la naissance de Clarice Lispector, contenant :
    - La Passion selon G.H., dans une nouvelle traduction de Paulina Roitman et Didier Lamaison.
    - L'Heure de l'étoile, traduit du portugais (Brésil) par Marguerite Wünscher et Sylvie Durastanti suivi d'une postface inédite de Paulo Gurgel Valente traduite du portugais (Brésil) par Didier Lamaison.
    - Un livret illustré de photos et de fac-similés inédits de ses manuscrits.

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  • Du côté des petites filles

    Elena Gianini Belotti

    • Des femmes
    • 24 Février 1994

    Du côté des petites filles est une analyse, fondée sur de très nombreuses observations de la vie de l'enfant selon qu'il est un garçon ou une fille, l'étude des fondements d'une éducation qui se transmet à l'identique, de manière presque inconsciente, automatique. L'auteure montre comment cette dernière est le résultat de toute une série de conditionnements passant par les jeux, les jouets, la littérature enfantine et critique les méthodes pédagogiques, le manque presque total de préparation des enseignants, les rapports toujours faussés de ces derniers avec les enfants. L'ouvrage connaît un immense succès en France (comme auparavant en Italie), il a été tiré à 250 000 exemplaires. « Qu'est-ce qu'un garçon peut tirer de positif de l'arrogante présomption d'appartenir à une caste supérieure, du seul fait qu'il est né garçon ? La mutilation qu'il subit est tout aussi catastrophique que celle de la petite fille persuadée de son infériorité du fait même d'appartenir au sexe féminin. » E.G.B.

  • Backlash ; la guerre froide contre les femmes

    Susan Faludi

    • Des femmes
    • 6 Juillet 1993

    Être femme aujourd'hui en Amérique, quelle chance extraordinaire ! « Et pourtant... » : ces deux petits mots et points de suspension, contiennent en puissance la somme de travail effectuée par Susan Faludi depuis 1986, l'ampleur de son enquête, 500 pages d'analyses exhaustives et d'une honnêteté qui ferait croire que la déontologie journalistique n'est pas un vain mot, quatre années terribles passées à éplucher les statistiques triomphalistes, à décrypter les sous-entendus des discours prononcés, à passer au crible les nouvelles modes vestimentaires, esthétiques, publicitaires ou juridiques, bref à chercher ce qui fonde aujourd'hui la mise au ban du problème majeur du statut de la femme au sein de la société contemporaine. « La vérité, c'est que nous assistons depuis dix ans à une revanche, à une puissante contre-offensive pour annihiler les droits des femmes », pour faire croire que « le chemin qui conduit les femmes vers les sommets ne fait que les précipiter, en réalité, au fond de l'abîme ». S.F.

  • Sexual politics ; la politique du mâle

    Kate Millett

    • Des femmes
    • 13 Février 2020

    Sexual Politics, issu de la thèse soutenue par Kate Millett en 1970 à l'université de Columbia (États-Unis) suscite un véritable engouement dès sa parution, en plein essor du Women's Lib dont l'autrice est partie prenante. L'essai, paru en France sous le titre La politique du mâle (Stock, 1970), a été réédité en 2007 par Antoinette Fouque sous son titre original, en concertation avec l'autrice avec laquelle elle a partagé amitié et bien des combats pour la libération des femmes.
    Dans cet essai magistral devenu un classique et désormais disponible en édition de poche, Kate Millett critique la société occidentale en se concentrant sur la dénonciation du pouvoir patriarcal et de la négation du corps féminin à tous les niveaux : idéologique, sociologique, anthropologique, politique, ainsi que littéraire. Ce livre qui fit l'effet d'un pavé dans la mare en révélant les injustices sans nombre subies par les femmes contribua par la suite à favoriser le développement des études et recherches féminines au niveau universitaire.

  • La Malcastrée

    Emma Santos

    • Des femmes
    • 20 Mai 2021

    On est au début des années 1970. La Malcastrée raconte, en la faisant remonter à l'enfance, la maltraitance exercée par les institutions psychiatriques. Celle-ci est illustrée de manière saisissante par le sort d'enfants trisomiques que la narratrice est chargée d'attacher à leurs sièges toute la journée... Avant qu'elle ne retourne la situation en les détachant tous, libérant leurs mouvements au risque de sa propre vie. Ainsi se succèdent des moments-limites, traversés dans la souffrance et dans une solitude impitoyable.
    Au rythme d'une écriture pulsionnelle, l'autrice décrit les traitements chimiques destructeurs, les avortements forcés, l'abandon par l'homme aimé, l'interdit d'écrire. Et finalement l'expulsion, une forme douloureuse de libération, payée très cher par le suicide d'une compagne d'infortune. Emma Santos qualifie son deuxième livre de témoignage, « écrit avec beaucoup de rage et de révolte ».
    « La Malcastrée a été écrite moitié dehors, moitié dedans, entre deux opérations, entre les rues de Paris et les hôpitaux, dans le silence, demi-honteuse, toujours triomphante, entre la réalité et le rêve. Les mots sont étroitement liés à mon corps, à ma maladie.
    Je n'ai jamais envié une bonne santé. Et pourtant j'écrivais déjà avant la maladie, dans l'enfance. Un geste, ce geste, l'acte, rejeter.
    Il n'y avait pas cette tentative littéraire. Cette tentative exhibitionniste. Se reconstruire avec des mots. Se reconstruire en espérant surtout ne jamais y arriver. La Malcastrée, c'est déjà si vieux. 1971. La recherche du comment. Le système des mots, comment on y entre. Écrire comme on meurt ou écrire quand on ne meurt pas. » E.S.

  • Une femme

    Sibilla Aleramo

    • Des femmes
    • 15 Avril 2021

    Une femme, autobiographie romancée d'une écrivaine italienne qui a marqué la première moitié du XXe siècle, continue, de génération en génération, à fasciner par sa modernité et sa liberté de ton. Ce livre, paru parmi les 4 premiers publiés par les éditions des femmes-Antoinette Fouque en 1974, est enfin disponible en édition de poche.
    Déchirée entre un amour passion pour un père brillant, libéral et séducteur et une pitié terrifiée pour une mère trompée, humiliée, sombrant progressivement dans la folie, la narratrice lutte pied à pied pour conquérir son indépendance intellectuelle et affective, contre un mari tyrannique, brutal et veule, un milieu provincial superstitieux et étriqué. Ce sera au prix du renoncement à son fils, c'est-à-dire du renoncement à être mère qu'elle deviendra une femme libre et active. Dans un style sobre, d'une réserve classique mais traversée d'effusions lyriques et sensuelles, une lutte toujours convaincante pour l'indépendance des femmes et la justice sociale.
    Michele Placido en a tiré un film présenté en mai 2002 au Festival de Cannes, avec Laura Morante.

  • Le féminisme irréductible ; discours sur la vie et la loi

    Catherine A. Mackinnon

    • Des femmes
    • 13 Février 2020

    "Le féminisme irréductible - Discours sur la vie et sur la loi", essai majeur de la théoricienne et militante américaine Catherine MacKinnon, se porte aux racines de la misogynie et des violences exercées contre les femmes et éclaire de manière inédite la construction des rapports sociaux de sexe.

    Pour l'autrice, la domination masculine est d'abord une domination sexuelle qui s'inscrit ensuite dans le champ social, légitimant et renforçant ainsi la hiérarchie entre les hommes et les femmes. Elle parle en ce sens de la violence sexuelle comme pratique sexuelle, des abus sexuels comme forme de terreur, de l'éventualité du viol comme une caractéristique de la vie courante des femmes, de la pornographie et de la prostitution comme instruments de soumission des femmes, des normes juridiques comme concourant au maintien du statu quo au bénéfice des hommes... Par la force de ces analyses et par son action, Catharine MacKinnon a largement fait évoluer le droit et la société américaine. Elle est ainsi, avec Andrea Dworkin, à l'origine aux États-Unis de la première loi sur le harcèlement sexuel qui qualifie celui-ci de discrimination de sexe, et de la reconnaissance de la pornographie et de la prostitution comme violences contre les femmes. Rassemblant des essais, élaborés à partir de conférences données dans les années 1980, ce recueil, aujourd'hui en poche et publié pour la première fois en France en 2005, reste d'une actualité brûlante et est incontournable pour quiconque « cherche des réponses aux grandes questions que pose la subordination des femmes aux hommes ».

    « "La sexualité est au féminisme ce que le travail est au marxisme : rien ne nous appartient davantage, et pourtant il n'est rien dont on ne soit davantage dépossédées." [...] Depuis vingt-cinq ans, aux États-Unis, le droit se trouve ébranlé par cette proposition de la juriste Catharine A. MacKinnon. » Éric Fassin, 2005.

  • Voici en collection de poche, « Qui êtes-vous, Antoinette Fouque ? », un livre d'entretiens avec le journaliste et essayiste Christophe Bourseiller, initialement paru en 2009 chez Bourin éditeur dans la collection « Qui êtes-vous ? ».
    Cette collection a pour but de « questionner les rares penseurs inclassables qui éclairent l'époque présente ».

    Facilement accessibles, courts et synthétiques, plus qu'une introduction à Antoinette Fouque, ces entretiens sont un témoignage unique sur la vie, la pensée et le parcours de l'une des plus importantes militantes et intellectuelles d'aujourd'hui. Ils permettent de découvrir ou de redécouvrir une des pensées contemporaines les plus anticonformistes et les plus créatrices sur le rôle des femmes dans le monde actuel et l'alternative dont elles sont porteuses à travers l'expérience de la procréation.

    Christophe Bourseiller présente ainsi l'ouvrage « On sait que le mouvement des femmes se divise depuis l'origine en deux branches. La première privilégie le social et milite pour les droits des femmes. La seconde est plus philosophique. Elle s'interroge : qu'est-ce qu'une femme ? C'est tout le travail d'Antoinette Fouque. En quoi consiste l'être-femme ? [...] Tout se tient dans le saut qualitatif. On change de registre. On interroge la substance. [...] Peut-on concevoir recherche plus enthousiasmante ? Il en va de notre avenir à tous ».

    La presse en a parlé « Antoinette Fouque mena un travail intense sur le terrain qui, loin d'attiser la guerre entre les sexes, voulait les réconcilier afin qu'ils vivent dans une société où l'indépendance sexuelle, économique et politique des femmes ne serait plus mise en question. (...) Un petit livre extrêmement riche parce qu'il dit l'essentiel. Il nous livre la trame d'une vie sur laquelle se sont fixés durablement tant de généreux motifs. » Edmonde Charles Roux, La Provence, Mai 2010 « J'ai trouvé ce livre aussi facile d'accès que passionnant. Il fait vivre de l'intérieur toute une atmosphère intellectuelle propre aux années 60, l'ébullition de mai 68 par le prisme de l'engagement du MLF, avec des aperçus sur l'évolution du panorama et des luttes politiques. (...) Une vie inspirante de femme de pensée autant que d'action. » G.C. Blog Chroniques de livres écrits par des femmes

  • Hypatie d'Alexandrie

    Maria Dzielska

    • Des femmes
    • 17 Septembre 2020

    Brillante philosophe et mathématicienne grecque de la fin du IVe et du début du Ve siècle de notre ère, Hypatie d'Alexandrie est en effet restée célèbre surtout pour sa mort tragique. Hypatie fascine depuis longtemps historiens, philosophes, poètes et romanciers. Mais ceux-ci se sont emparés du personnage, et l'ont souvent instrumentalisé pour défendre des causes aussi diverses que l'anticléricalisme, l'anti-catholicisme ou le féminisme...
    « Quiconque demande qui était Hypatie se verra probablement répondre : « C'était une belle philosophe païenne qui s'est fait mettre en pièces par des moines (ou, plus généralement, par des chrétiens) à Alexandrie en 415. » [...] Embellie dans les arts, déformée par les affects et les partis pris idéologiques, la légende d'Hypatie est extrêmement populaire depuis des siècles ; mais jusqu'à ce jour toutes les tentatives pour présenter la vie de cette femme, de manière impartiale, ont échoué. » M. D.

  • France Bloch Serazin ; une femme en résistance (1913-1943)

    Alain Quella-Villéger

    • Des femmes
    • 17 Septembre 2020

    Le rôle des femmes dans la Résistance, qui plus est juives et/ou communistes, est longtemps resté un point aveugle de l'historiographie des années 1940-1945. Cette biographie historique vient ainsi réparer un oubli en faisant renaître, à partir d'un travail d'archive rigoureux, la figure emblématique et méconnue de France Bloch-Sérazin, chimiste de premier plan et militante communiste engagée tôt dans la résistante française. France Bloch-Sérazin, « morte pour la France », a été arrêtée à Paris par la police de Vichy et guillotinée par les nazis à Hambourg en février 1943, alors qu'elle n'avait pas trente ans. Voici donc le portrait d'une femme de combat, au plus près des témoignages et grâce aux lettres inédites, aux rapports de filature, aux interrogatoires de police. Celles et ceux qui l'ont connue gardent le souvenir d'une femme passionnée, symbole de courage, de générosité, de haute valeur humaine.

  • Féminologie t.2 ; Gravidanza

    Antoinette Fouque

    • Des femmes
    • 7 Janvier 2021

    Voici enfin en édition de poche le deuxième recueil d'essais de féminologie d'Antoinette Fouque, paru initialement en 2007, après "Il y a deux sexes. Féminologie I" (Gallimard, coll. « Le Débat », 1995 - 2004 ; Folio 2015) et avant "Génésique. Féminologie III" (éditions des femmes-Antoinette Fouque, 2012) qui sort en même temps au même format de poche.

    La pensée et l'action pionnières d'Antoinette Fouque ont imprégné le monde contemporain d'une conception positive de la différence des sexes et de l'existence des femmes, De tous ses livres, "Gravidanza" qui réunit plus d'une trentaine d'écrits, d'interventions, d'entretiens entre 1968 et 2007, est sans doute celui dans lequel la cofondatrice du Mouvement de libération des femmes développe le plus longuement ses propositions psychanalytiques. Elle y critique la théorie freudienne de « l'envie de pénis » chez les petites filles en affirmant l'existence d'une envie d'utérus chez les hommes qui se traduit notamment par la tentative de maîtriser et de contrôler ce qui leur échappe : la procréation. Elle y déconstruit l'affirmation d'une libido unique, mâle, qui donne lieu au célèbre postulat de Lacan « La femme n'existe pas », rappelle que les femmes, avec une sereine insistance, continuent le mouvement infini de l'humanité. Elle expose comment, au plan politique, une démocratie paritaire permettrait à l'humanité, enfin adulte et féconde, d'accéder à sa maturité.

    « Au début, cette voix, je ne l'avais pas bien perçue, tant elle était couverte par le bruit des campagnes et des polémiques. Mais depuis ma première lecture de Il y a deux sexes, je l'ai constamment entendue, plus nette, plus audible que les autres. C'est une voix à la fois insistante et retenue, chargée de passion, pleine d'une imagination créatrice, et révélatrice de secrets, une voix que je n'ai trouvée que dans Rimbaud... Ce que j'essaie ici de dire va beaucoup plus loin que reconnaître l'importance d'une des tendances du féminisme ; il s'agit de percevoir le passage, faut-il dire la mutation, d'une culture à une autre, dans laquelle ce nouveau féminisme a joué un rôle central. » Alain Touraine (Préface)

  • La maison de l'inceste

    Anaïs Nin

    • Des femmes
    • 25 Mai 2006

    « Je ne me souviens pas d'avoir pleuré. Je sentais seulement la caresse du mouvement - du mouvement dans le corps d'une autre - absorbée, sombrée dans la chair d'une autre, bercée par le rythme de l'eau, la lente palpitation des sens, le bruissement de la soie. » A.N.

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  • Féminologie t.3 ; génésique

    Antoinette Fouque

    • Des femmes
    • 7 Janvier 2021

    Voici enfin en édition de poche le troisième recueil d'essais de féminologie d'Antoinette Fouque, paru initialement en 2012, après "Il y a deux sexes. Féminologie I" (Gallimard, coll. « Le Débat », 1995 -2004 ; Folio 2015) et "Gravidanza. Féminologie II" (éditions des femmes-Antoinette Fouque, 2007) qui paraît en même temps au même format de poche.

    « La pensée qui m'a poussée à agir, en créant le Mouvement de libération des femmes en octobre 1968 avec Monique Wittig et Josiane Chanel, questionne [...] la compétence de procréation de toute femme comme productrice de richesse, comme moteur de l'évolution de l'Homo erectus à aujourd'hui », écrit Antoinette Fouque en introduction à "Génésique".

    Dans cet ouvrage, qui regroupe des textes écrits entre 1974 et 2012, elle poursuit son questionnement sur ce qu'est une femme, à travers une pensée originale de la gestation comme « paradigme de l'éthique » c'est-à-dire de l'accueil de l'autre, de l'hospitalité charnelle.

    De la gestation pour autrui comme levant « la forclusion sur le corps d'une femme comme producteur de vivant », à l'élaboration d'une écologie humaine qui n'oublie pas que le premier environnement de l'être humain est le corps d'une femme, et s'attache à souligner la transmission entre mère et fille, Antoinette Fouque pose les bases d'une alternative à l'économie phallique dominante et affirme : « Libérer la libido creandi de chaque femme, c'est donner sens, signification et orientation, à ce qui vient, à l'Avenir. Du creux du corps à la sculpture la plus accomplie, de l'oeuvre d'être à l'oeuvre d'art, la génésique, à la fois nature et culture, transcende la capacité spécifique des femmes en compétence symbolique, en mouvement de civilisation. »

  • Un hiver d'artifice

    Anaïs Nin

    • Des femmes
    • 26 Mai 1978

    Un monde glacé, figé de silence : tel est « l'artifice », ce semblant, « cette asphyxie de l'âme » à quoi s'affronte Anaïs Nin dans Stella, Un hiver d'artifice, La Voix, trois nouvelles qui composent ce livre. Sur la scène de ce théâtre apparaissent tour à tour Stella actrice, star murée dans son rôle, le père, Dom Juan traversé de gestes creux, et un homme analyste dont seule émerge par instants « la voix » blanche, neutre. À moins que tous trois ne soient que les facettes d'une même personne: toujours absentée, sans corps, masque, rôle tenu par le père, ou plutôt au-nom-du-père. Et si une femme, au hasard des rencontres et des souvenirs dans la vie de tous les jours, parcourt ce dédale peuplé de masques, c'est pour aussitôt, avec la force vivante de ses gestes, de ses mots, de son écriture, démasquer, et trouver sous la mort hivernale l'eau vive, le feu des étés, une chaleur du corps enfin ranimée.

  • Psychanalyse et féminisme t.2

    Juliet Mitchell

    • Des femmes
    • 26 Mai 1978

    Juliet Mitchell tente de montrer en quoi la psychanalyse permet de comprendre les mécanismes de censure de la sexualité des femmes. Elle dénonce l'impasse théorique et pratique de Reich et Laing, la reproduction qu'ils font des schémas phallocratiques qu'ils dénoncent. Elle analyse les positions de théoriciennes féministes (de Simone de Beauvoir à Kate Millett), pour la plupart méfiantes, voire hostiles à la psychanalyse freudienne et insiste sur l'apport nécessaire de la psychanalyse (de Freud à Lacan) dans les luttes des femmes.

    Ce livre est un témoignage individuel et universitaire de voies nouvelles que des pratiques comme celle du groupe « Psychanalyse et Politique » au sein du MLF français, inscrivent dans la lutte des femmes. Pratique qui dénoue le traditionalisme et l'étranglement sous-jacents au féminisme et qui produit une articulation de l'inconscient et de l'histoire, de la sexualité et du discours, de la subjectivité et de la lutte politique massive.

  • La chrysalide ; chroniques algériennes

    Aïcha Lemsine

    • Des femmes
    • 24 Juin 1998

    Dans la maison de Si-Mokrane, la tradition musulmane est toute-puissante : sorcellerie et fatalisme règlent la vie quotidienne, sanctionnent tout manquement à l'ordre immuable qui garde les femmes cloîtrées et assujetties à la loi du patriarche.
    Khadidja - donnée en mariage à Si-Mokrane pour sceller la vieille amitié de leurs pères - se rebelle, refuse les tatouages comme les croyances ancestrales, se fait accoucher d'un fils par la doctoresse blanche du village ; elle insufflera ses forces et sa révolte aux autres épouses, à leurs enfants, à Mouloud, à Faïza.
    D'abord lointaine, la guerre devient une réalité pour le village : couvre-feu, menaces... jusqu'à l'indépendance : les frontières s'ouvrent, celles du village, celles du pays, celles de la famille.
    Une génération après, la rébellion de Khadidja revit en Faïza. Elle fait ses études, rejette les traditions ; pour elle : « le village, c'est fini ».

  • Journal et lettres de prison

    Eva Forest

    • Des femmes
    • 23 Mars 1976

    En septembre 1974, Eva Forest, est arrêtée en même temps que d'autres camarades anti-franquistes. Elle est incarcérée à Yeserías, la prison pour femmes de Madrid, où elle passera dix-sept jours au secret.

    Yeserías, le 10 novembre, « Et tous nos amis sont là, nos camarades dispersés dans tous les coins du monde, dont le coeur bat au même rythme que le nôtre, dont les préoccupations sont les mêmes que les nôtres ! Et chaque matin je me lève pour un jour nouveau, je regarde l'avenir, je fais des projets de travail et je me dis que rien de ce que nous éprouvons n'est inutile, que tout s'inscrit en nous, s'accumule comme puissance créatrice pour se transformer un jour en une énergie nouvelle qui servira aux êtres de demain. » E.F.

  • Retable, la rêverie

    Chantal Chawaf

    • Des femmes
    • 26 Mai 1978

    Retable - La Rêverie est le premier livre de Chantal Chawaf. Le premier texte, Retable, est le récit d'une « enquête » menée par une petite fille auprès de ses parents adoptifs sur sa mère. Trois discours, donc, au moins, une vérité douloureuse, déchirée : la petite fille est née du corps mourant de sa mère, c'était la guerre, les traces sont brouillées qui conduiraient à cette courte vie de neuf mois « avec » sa mère... Il reste ces souvenirs du corps : une écriture qui rompt la tradition de la narration, qui renvoie au travail d'accouchement, au corps en travail, travaillé, excédant ses limites, sans plus de dedans ni dehors. Le deuxième texte, La Rêverie est l'histoire déroulée d'un acte d'amour dans ses replis, ses mouvements, ses odeurs...

    Ce livre énonce cette différence dite des sexes d'une manière bouleversante, mettant en lumière ce qu'il en est d'une autre différence : la naissance d'un corps de femme et non plus la reproduction du corps maternel.

  • Mémoires d'une saint-simonienne en Russie 1839-1846

    Suzanne Voilquin

    • Des femmes
    • 18 Avril 1979

    « Fille du peuple, brodeuse et chômeuse, mariée librement mais sans amour avec le dénommé Voilquin, bientôt séparée de lui, et non sans éclat, mère clandestine, saint-simonienne critique, journaliste virulente de La Tribune des femmes, sage-femme dévouée à l'homéopathie, qui suit des cours en habit d'homme dans un hôpital militaire du Caire, « Sultane » d'occasion dans un harem pour approcher la condition des femmes musulmanes, rescapée de la peste d'Égypte, voyageuse du Nouveau Monde par piété sororiste, elle fut trop en avance pour ne pas être une « bergère de l'apocalypse » mythifiée et mystifiée. Le sujet des présents mémoires - jusqu'ici inédits - sont les sept années passées par Suzanne dans la Russie de Nicolas 1er (1839-1846). Sur le ton de la confidence - ce sont des lettres adressées à sa soeur en Louisiane, non destinées à l'origine à la publication -, elle dit ses tourments d'exilée, ses appréhensions de femme, les difficultés d'exercer sa profession... » M.A. et D.A.

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