Golias

  • Un prêtre coryant convaincu au début de son ministère, relate dans ce livre, le cheminement qui l'a mené à l'abdon des croyances religieuses.

  • Faire un dictionnaire amoureux de la Bretagne, c´est parler avec amour de la Bretagne, sans omettre bien sûr le mauvais temps qui y règne parfois. Cet ouvrage voudrait être un dictionnaire amoureux de la foi évangélique. Cette foi m´aide à vivre. Pas seulement moi sans doute, sinon cela ne vaudrait pas la peine d´en parler. Elle m´aide à vivre, pourvu que je me libère de la religiosité. C´est essentiellement une confiance. La confiance que m´inspire Jésus, cet homme exceptionnel de l´histoire qui, justement, s´est libéré d´un carcan religieux en faisant sa joie, qu´il trouvait en lui-même comme lui venant d´ailleurs, communiquée par Celui qu´il appelait son Père. Ce que je sais de cet homme, je l´ai reçu, mais je l´ai reçu avec des mots pipés, des mots-piégés, ceux de l´église catholique, institution millénaire dont tout aujourd´hui, ou presque, est à revoir, à refonder dans son langage comme dans ses pratiques, à part les services qu´elle rend à la société, qu´il ne faut pas méconnaitre. Certes cette foi, cette confiance, ce qu´elle implique et que j´ai conscience de n´en vivre qu´imparfaitement, il me reste à en explorer bien des virtualités. Ce livre est un premier résultat. Derrière les pièges du langage religieux, je cherche à retrouver l´élan des paroles d´origine et des gestes qui ont inauguré, il y a 2 000 ans, une voie d´humanité inédite et qui garde toutes ses promesses aujourd´hui. C´est ce à quoi je m´attache, c´est ma foi, ce qui m´anime et dont je souhaite débattre.

  • Baluchons palestiniens

    Hiyam Bseiso

    • Golias
    • 27 Février 2018

    Hyam Bseiso a choisi le titre de son dernier ouvrage, Baluchons palestiniens, pour évoquer ces bagages légers, rassemblés à la hâte, qui portent le passé et les rêves de ceux qui connaissent le drame de l'exil et de la séparation. Au fil des pages, des moments de vie, des petites histoires vécues ou observées, à l'intérieur de la grande et tragique histoire du peuple palestinien, expulsé un première fois en 1948 et repoussé sans cesse, comme effacé de sa propre terre. Le parfum des fleurs et des épices, le goût des fruits, des enfants qui courent, libres vivants .. Dans un style chaleureux et imagé, l'auteure se souvient du bruit et des images, de la chaleur du foyer et des amitiés, pour ne pas briser le miroir de la mémoire.

    Hiyam Bseiso a participé à des conférences dans le monde arabe et en Europe.

  • Nous croyons nécessaire mais aussi possible de marcher progressivement vers la gratuité des services publics locaux, préalable à la construction d'une gratuité pour les services publics nationaux. La gratuité constitue une des valeurs fondamentales de la gauche. Elle est nécessaire sur le plan social, environnemental et politique. La gratuité peut-être une façon de reprendre l'initiative face à la droite. En premier lieu parce qu'elle pose la question du choix politique, élaboré en lien avec les besoins et les aspirations des citoyens. Ainsi, quelle est la priorité entre rendre le stationnement des voitures gratuit ou la cantine pour les enfants ?

    Plus loin, faut-il une gratuité d'accompagnement du système ou une gratuité au service de politiques d'émancipation ? A titre d'exemple, l'eau potable devient, à l'échelle de la planète, de plus en plus rare. Pourquoi payer le même prix pour l'eau destinée à faire son ménage et remplir sa piscine ? Raison de plus pour aller vers la gratuité de son bon usage et renchérir ou interdire son mésusage. Ce qui vaut pour l'eau doit valoir pour l'ensemble des biens communs indispensables à la vie. Encore faut-il identifier ces biens. Cela posé, comment construire économiquement, socialement, culturellement et politiquement cette gratuité ? Le débat n'a cessé, au cours des années, d'agiter les différentes sensibilités de la gauche.
    Parmi les principaux arguments qui lui sont opposés, est-il vrai que la gratuité déresponsabilise et prive de toute valeur ?

  • Chaque mois paraît dans le monde un ouvrage niant soit le réchauffement, soit ses causes humaines, soit sa gravité. On explique même que ce réchauffement serait une chance pour l'humanité en permettant d'accéder à des ressources jusque-là inexploitées (pétrole en Alaska, agriculture en Sibérie, nouvelles routes maritimes dans le Grand Nord, etc.).
    Chaque jour des dizaines d'articles expliquent aussi que la science aura de toute façon une réponse au problème du réchauffement planétaire. Il serait donc stupide de s'inquiéter, même si le réchauffement était avéré. Ces deux discours sont non seulement faux mais dangereux. Ils empêchent de prendre conscience des enjeux. Ils interdisent d'agir.
    Ce livre est fondé sur une enquête de plusieurs années qui a conduit Florence Leray à lire cette presse, à fréquenter ces réseaux, etc.
    Quels sont les réseaux négationnistes américains et français ? Quels sont les scientifiques et les politiques impliqués ? Quels sont les différents visages de ce révisionnisme criminel ? Pourquoi certains ont-ils intérêt à nier l'évidence ? Pourquoi avons-nous souvent tendance à refouler ce que nous savons ? Pourquoi ne croyons-nous pas ce que nous savons ? Comment combattre ces thèses révisionnistes ? Un livre choc qui démonte les thèses des révisionnistes climatiques.

  • Le gouvernement français entend faire de 2011 l'année du premier Plan national d'adaptation aux conséquences du réchauffement climatique. Un troisième contre-Grenelle aura donc lieu le 2 avril 2011 à Lyon pour s'opposer à l'adaptation de la planète et de l'humanité aux besoins du productivisme (capitalisme vert).
    Cet ouvrage s'en prend ouvertement à la Ministre NKM. Cet ouvrage publié le jour même reproduit les interventions de l'ensemble des participants originaires de plusieurs pays. Ce livre fera date par la qualité de ses intervenants. Pour la première fois toutes les personnalités majeures de la décroissance seront réunies autour d'un thème : décroissance ou barbarie. Pour la première fois, tous les aspects de la crise systémique seront analysés : effondrement énergétique, environnemental, social, politique, culturel, etc.

  • La publicité ne sert pas seulement à vendre des lessives.
    Elle transforme nos façons de penser et de vivre. pire encore : elle pollue nos rêves. la publicité est le vecteur de l'immondialisation. ce petit manuel anti-pub propose 35 critères : la pub contre l'école, contre les femmes, les hommes, les enfants, l'économie, la politique, la planète, etc. a dévorer selon sa curiosité et les besoins de son combat. un livre du porte parole du mouvement pour une rentrée sans marques.
    A glisser d'urgence dans tous les cartables.

  • Les situations burlesques que l'auteur nous décrit dans cet ouvrage, ne sont pas le fruit de son imagination, mais bien de faits réels dont il a été témoin. Il met en évidence les contradictions flagrantes entre les discours de la Fédération Française des Compagnnies d'Assurances, et la réalité vécue par les assurés. Ce livre est un réquisitoire contre une forme d'asservissement et de duperie et il est le combat d'un ancien cadre d'une grande firme d'assurances contre les manipulations de la victime face à l'assureur ou son mansataire, agent éxécuteur, qui accepte ou refuse de signer le chèque pour lequel il a tout pouvoir dans le réglement d'un sinistre ou d'un accident.

  • Pour la treizième fois en plus de trente ans, les éditions Golias publient le Trombinoscope des évêques de France, édition 2020-2021, complètement remis à jour et totalement réécrit sur plus de 500 pages. L'épiscopat d'aujourd'hui, corps institutionnel en quête d'identité, mérite ce regard appuyé pour mieux le situer dans notre société.
    Cinq critères, dans ce travail de décryptage, ont guidé notre évaluation pour chaque évêque: l'attitude humaine; la dimension intellectuelle; l'audace évangélique; l'ouverture d'esprit; la stratégie pastorale. Archevêques, évêques, auxiliaires ... Tous ont été passés à ce crible. Notre travail s'est voulu rigoureux, alliant l'observation de l'homme sur le terrain, en action dans son diocèse et l'étude de ses écrits pastoraux. Nous avons sans cesse maintenu l'équilibre entre ces deux points. Ces portraits cernent au plus près la personnalité de chaque épiscope auquel nous avons attribué un certain nombre de mitres ou de bonnets d'âne ...
    Cette nouvelle édition se veut avant tout un ouvrage de réflexion pastorale et théologique par delà les allusions aux petites manies de tel ou tel, à ses défauts, et au-delà du ton Golias qui n'oublie jamais que l'humour reste une des épices de la vie. Au fond, comment un évêque - et à travers lui un certain visage de l'Eglise catholique et du christianisme - est-il perçu et reçu aujourd'hui dans notre société dite sécularisée ?

    1 autre édition :

  • Certes les assureurs sont aussi l'objet d'escroqueries classiques ou même de véritables " arnaques" . En général, ils se rattrapent sur les assurés honnêtes et naïfs ou victimes d'une confiance aveugle, en augmentant les primes d'assurances et en indemnisant le moins possible. C'est le procès des assurances que tente de faire cet ouvrage même si tout n'est pas à rejeter systématiquement. Une réforme profonde du système des assurances s'impose, laquelle relève des pouvoirs publics. Mais il est tout de même illogique que les conditions du contrat avec un assuré soient par exemple rédigées unilatéralement par la compagnie d'assurances, sans que le citoyen n'ait son mot à dire...

  • Un prêtre ouvrier chez Renault. En 1970, Jean Molard, un prêtre de trente-six ans a choisi, en accord avec son évêque, de se faire embaucher à l´usine Berliet de Bourg-en-Bresse - aujourd´hui Renault-Trucks-, pour y être ouvrier sur une chaîne de montage de camions. il y restera jusqu´à sa retraite en 1994. Dans ce livre il raconte son enfance, ses années de séminaire, son ministère à l'aumônerie scolaire et ce qui l´a amené à cette démarche. Il dit la découverte de ce monde du travail, son engagement syndical, son quotidien d'ouvrier, son habitat en HLM. Il analyse l´évolution de sa foi affrontée à la vie d'usine et aux luttes, où Dieu semble souvent si lointain.

  • La révolution, c'est simplement tout l'effort qu'il faut faire pour enfin être (de) gauche, comme on dit être moraux ou être beaux.

    Si elle était naturelle, la révolution, comme la liberté, serait ce que nous sommes, ce que nous voulons et ce que nous pouvons déjà. Or la révolution n'est ni d'origine, ni naturelle : elle est le produit d'un travail humain et conscient, elle consiste toujours pour ne jamais exister. La révolution, comme le vieux dieu, vit cachée : elle se donne à qui veut entendre et comprendre, alors elle vient. La révolution fait penser, fait la pensée, fait toute pensée.

    Nous ne sommes hommes qu'à nous rêver en révolutionnaires terminaux. Beaux et moraux, on l'a dit. On le sait bien. Il aura fallu ce livre et une quarantaine de penseurs vivants pour faire bonne figure (ou bonne grimace, c'est selon) et, comme le dit avec grandeur Anne Querrien, confectionner ensemble un petit nécessaire à révolution. La révolution ? Nécessairement. Laquelle ? Toute.

  • Piètre stratège, piètre tacticien, d'une nocivité vibrionnante, l'homme s'aliénera alors définitivement la sympathie de ses alliés naturels. Il ne devra sa survie qu'à la protection de l'Union soviétique qui pensera compenser par la Libye la défection de l'Égypte post-nassérienne, à la vigilance des services de renseignements est-allemands qui déjoueront de nombreuses tentatives de coup d'État fomentés contre lui, ainsi qu'à celle des aviateurs nord-coréens et syriens qui assureront une protection permanente de son espace aérien.
    La guerre verbale aura été la seule guerre qu'il aura véritablement menée. L'homme avait en effet développé une phraséologie outrageusement polémique dans le souci d'accréditer l'idée qu'il menait l'avant-garde du combat contre «l'impérialisme américain» et faire oublier ainsi ses connexions antérieures anglo-saxonnes. En se faisant le héraut de la cause nationale arabe, Kadhafi usait, ainsi que ses médias, d'une terminologie à telle point outrancière que la population avait peine parfois à la décoder.
    Se piquant de culture, le «Guide suprême de la Révolution libyenne» édictera son Livre Vert, un condensé de théories contradictoires glanées de l'air du temps qui se présentait comme une sorte de «Troisième théorie universelle». Offert gracieusement à toute personne de passage en Libye ou en rapport avec ce pays, une formalité obligée, cet ouvrage se proposait d'instaurer un socialisme sans socialistes, une démocratie sans démocrates et un pouvoir populaire sans peuple. La «populocratie» «Jamahiriya» qui lui a tenu lieu de substitut, a érigé la bureaucratie en système de gouvernement et le parasitisme en règle de vie.
    A l'heure des combats marqués par le ralliement à la contestation populaire de tous les survivants du groupe des officiers libres, tombeur de la dynastie senoussie, en 1969, de la quasi-totalité des provinces et des tribus du pays, de larges couches de l'administration civile, des forces armées et de la sécurité, les « officiers libres » démissionnaires ont fait planer la menace de poursuites pénales internationales sur le dirigeant libyen, affirmant détenir de preuves sur la responsabilité directe du Colonel Mouammar Kadhafi dans la destruction du Boeing américain au dessus de la localité de Lockerbie (Ecosse).
    Arcbouté sur la garde prétorienne du régime, une milice de 30.000 hommes dirigée par ses quatre fils, Mou'tassem Bilal, Saadi, Khamis et Hannibal, épaulés par un duo de collaborateurs sulfureux, son chef des services secrets Abdallah Senoussi, impliqué dans l'attentat anti français de l'UTA au dessus du Ténéré, et de son ministre des affaires étrangères, Moussa Koussa, abandonné par ses anciens frères d'armes, y compris le commandant en chef de l'armée, le commandant opérationnel des forces spéciales et le ministre de l'intérieur, le colonel Mouammar Al-Kadhafi subit le dernier quart d'heure de son long mandat, retranché dans la caserne militaire d' Al Azizya, à Tripoli, qui lui tient lieu de résidence, ployant sous l'assaut de son peuple dans une véritable guerre de libération populaire contre sa dictature.

  • Les contre réformes appliquées à l'école publique depuis 2008 déconstruisent méthodiquement ses fondements, ses valeurs et ses objectifs.
    Face à cet immense défi, un mouvement de résistance d'une ampleur inégalée dans l'Education Nationale s'est développé chez les enseignants du primaire qui n'ont pas voulu devenir les complices de cette politique destructrice du service public d'éducation.
    Cette résistance, ciblée sur le terrain pédagogique, est exposée ici avec rigueur et clarté par l'auteur de la lettre « En conscience, je refuse d'obéir » du 6 novembre 2008. Une résistance collective qui refuse l'idée d'une école élitiste. Une résistance éthique et responsable qui porte l'exigence d'une école du progrès pour tous au service d'une société plus juste, plus solidaire et plus humaine.

  • L'objet de cette présentation est ainsi d'ouvrir le champ de la réflexion collective autour des délais de sortie du nucléaire et des conditions de samise en oeuvre. Elle espère que soit posée en préalable la connaissance partagée des conséquences de la catastrophe comme élément déterminant au choix qui devra actualiser le principe de responsabilité tel que le définit Hans Jonas pour éviter l'horreur de la catastrophe : si nous n'avons pu être en capacité de refuser de faire ce choix technologique au vu de ses conséquences non maîtrisables, nous devons aujourd'hui être en capacité de refuser immédiatement de le poursuivre.

  • Les mondes d'après

    Collectif

    • Golias
    • 1 Janvier 2011

    Le grand spectacle du Grenelle de l'environnement avait besoin d'un slogan, d'une phrase accrocheuse, d'un libellé vendeur. Une agence de communication, sans doute grassement payée, a trouvé une idée superbe : « Avec le Grenelle Environnement, entrons dans le monde d'après ». Bien.
    Très bien. Tellement bien qu'on peut s'en resservir, histoire d'optimiser les dépenses publiques. « Les mondes d'après » sera donc le titre d'une modeste contribution au Grenelle du président Nicolas Sarkozy.
    Puisque chaque citoyen doit devenir acteur de cette formidable révolution après laquelle « rien ne sera plus comme avant », pourquoi ne pas plancher sur ce monde, l'imaginer, le rêver, nous y préparer ? A quoi pourrait bien ressembler notre futur proche, une fois repeint en vert ?
    Regarderons-nous sur écran plat basse consommation les documentaires d'Arthus-Bertrand dans le nid douillet de nos habitations haute qualité environnementale ? Serons-nous accablés par les tempêtes, les inondations, les températures extrêmes, les reportages télé ou les productions cinématographiques aux allures de film catastrophe ? Devrons-nous subir un totalitarisme « vert » fait de taxes carbones, d'interdictions, de surveillances, de spoliations au nom de la protection de l'environnement ? Une nouvelle déferlante technologique dans la santé ou l'alimentation ?
    Ou bien la révolution se limitera-t-elle simplement à faire la même chose, en pire ? Le capitalisme, plus les énergies renouvelables, en quelque sorte.
    Chacun a son avis sur la question. Ses rêves ou ses peurs. Ses a priori. Voici les nôtres, sous forme de nouvelles, dans lesquelles la fiction se mêle souvent à la réalité. Nous sommes un rassemblement improbable d'auteurs "sérieux", de romanciers, d'environnementalistes, de militants, de journalistes, chacun de nous cumulant souvent plusieurs de ces casquettes. Nous n'avons pas les mêmes origines ni les mêmes appartenances, et tant mieux ! Mais malgré nos différences, au moins trois choses nous rassemblent. Nous croyons que l'écologie est politique. Nous croyons que l'écologie doit être sociale. Et nous croyons à l'intelligence des "vrais gens" contre le discours formaté des grands penseurs et des grands médias. La lutte contre la pensée unique passe par les tribunes, les réseaux alternatifs, les salles de réunions, les manifestations, les livres "sérieux". Mais elle peut aussi prendre des chemins de traverse. En voici un, dans lequel nous nous sommes aventurés. Chacun y trouvera ce qu'il souhaite, mais pour notre part, nous y avons déjà trouvé l'essentiel : du sens et du plaisir. Deux ingrédients sans lesquels l'engagement ne rime à rien.

  • Si toute démocratie implique un consensus, ce n'est pourtant pas le consensus en soi qui est déterminant, car les citoyens parviennent toujours à établir entre eux un contrat social, y compris fondé sur le pire. Ils peuvent ainsi s'accorder sur la destruction de l'Autre, ce qui est assez courant dans l'histoire. C'est plutôt la qualité éthique du consensus qui est déterminante pour évaluer la nature profonde du régime politique sous lequel nous vivons.
    Cet essai cherche à comprendre la façon dont notre démocratie fabrique elle-même la violence quotidienne qui détruit notre liberté et abîme nos vies, du « djihadisme » à l'état d'urgence. Si la réponse est quelque peu inquiétante, il se dessine cependant un dépassement de cette contradiction criante entre peur et démocratie.
    Philippe Godard est l'auteur de divers essais politiques et de livres documentaires pour la jeunesse. Il donne des cours de pédagogie et de philosophie de l'éducation à de futurs travailleurs sociaux.

  • Est-il aujourd'hui un seul homme politique qui ne voit dans la croissance économique un objectif politique à part entière, un seul candidat qui ne l'intègre dans son programme de campagne ? Rares sont ceux qui osent en douter, de peur peut-être de s'attirer le courroux de cette divine croissance, ou simplement de susciter l'incompréhension d'électeurs bercés par la ronronnante litanie qui en vante sans cesse les bienfaits. Certains osent toutefois le blasphème, questionnant, critiquant, réfutant même l'idée insensée d'une croissance infinie. Cet ouvrage rassemble les contributions de ces militants politiques, chercheurs et intellectuels de gauche qui ne se satisfont pas du développement économique actuel, et en formulent une critique radicale. Il est frappant de voir ce foisonnement de courants critiques à l'égard de la croissance, même si l'on peut regretter que cette critique ne soit le fait que de partis groupusculaires, ou de courants minoritaires au sein de partis de gouvernement. De l'aile gauche du PS au PC en passant par les Verts, du jeune Parti pour la Décroissance aux Alternatifs Rouges et Verts, leurs propos se répondent, s'opposent et se complètent. A travers cette compilation de textes, ce tour d'horizon - qui ne prétend pas être exhaustif - de la critique de la croissance à gauche, transparaît la dynamique actuelle de critique de la croissance économique. Les lignes de fractures idéologiques ou stratégiques entre les différents courants en présence sont mises en lumières, leurs points de rapprochement aussi...

  • Plus qu'un voyage au coeur d'un territoire singulier au Nord-Pakistan, ce recueil photographique, réalisé à la fin du printemps 2007, propose une immersion dans la vie quotidienne des Kalash. Ces kafirs (païens) de l'Hindu Kush, dont l'origine remonte à plus de 5000 ans, ont été repoussés dans trois vallées, à la frontière de l'Afghanistan. Là, aux pieds des contreforts himalayens, ils ont été préservés durant des siècles, coupés du monde six mois par an pendant l'hiver. Descendants de migrants indo-européens, ces montagnards sont polythéistes et monogames. Chez eux, c'est la générosité qui fonde la réputation des hommes. Soucieux de l'instruction de leurs enfants, ils se soignent par une médecine traditionnelle et naturelle, prient les dieux et les esprits de la nature, dialoguent avec les fées, vénèrent leurs morts, et écoutent les chamanes transmettre l'histoire de leurs ancêtres. Mais les Kalash sont aujourd'hui confrontés à une épreuve redoutable : préserver leurs différences et leur culture, à l'ère du numérique et du prosélytisme islamique.

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