Interferences

  • La démocratie israélienne est sans doute un des pays les plus multi-culturalistes du monde. De nombreuses religions et origines, toutes les langues du monde s'y trouvent réunies avec tous les enjeux que cette assemblée rencontre dans le cadre d'un Etat national, de surcroît menacé d'annihilation par la puissance iranienne. Le principe de ce numéro de Pardès est de rendre compte de chacun de ces groupes, sur le plan statistique, identitaire et des problèmes rencontrés sur le plan politique afin de présenter le paysage de cette marqueterie d'identités...
    Israël comme on ne l'a jamais vu.

  • Dans le laboratoire d'un écrivain. Ce livre nous parle d'un Tchékhov vivant, de son caractère, de sa modestie, de son humour, de son insatiable curiosité, de son sens de l'amitié et de son goût pour l'horticulture. Il nous parle aussi de l'écrivain et décortique son style.

  • Cette pièce d'Oscar Wilde accompagnée des dessins d'Aubrey Beardsley a fait scandale lorsqu'elle est parue en France et en français en 1893. Elle a été interdite en Angleterre jusqu'en 1931.
    Le thème de Salomé, qui dansa la danse des sept voiles devant son beau-père Hérode afin d'obtenir la tête de saint Jean-Baptiste pour sa mère Hérodiade, se retrouve chez bien des artistes de l'époque, depuis Flaubert jusqu'à Mallarmé en passant par Gustave Moreau.
    Oscar Wilde et son illustrateur, deux dandys et deux esthètes, campent un personnage de femme fatale et sensuelle face à un Ioakanaan (Jean Baptiste) austère et désincarné.
    Ce texte et ces illustrations, qui ont servi de base à un opéra de Richard Strauss et inspiré, entre autres, Peter Brook et Ken Russell, n'avaient pas été réédités ensemble depuis longtemps.

  • Ce petit livre contient trois recueils de textes courts. « Les langues de la tour de Nemrod », où l'auteur présente différentes langues parlées par les peuples qui construisaient la tour de Babel, les « Figures du Don » qui mettent en scène des personnages légendaires et loufoques de ce fleuve dont la rive droite (le côté de la Crimée ») est en Occident et la rive gauche (« le côté des Nogaïs ») est déjà en Asie. Et les« Récits sur Catulle », où Otrochenko raconte la genèse de certains poèmes de Catulle : « Tout ce que j'écris sur lui est vraisemblable. Je ne me suis jamais écarté de cet intrigant personnage, poète romain innocent, fou et bienheureux, l'idiot qui a reçu le baiser divin. C'est l'image qui est née en moi et que j'ai profondément aimée. »

  • Fiodor Tiouttchev (1803-1873) est un des plus grands poètes russes du XIXe siècle, que le public français connaît mal, car il existe peu de traductions de son oeuvre : quelques poèmes ici et là dans des anthologies, deux recueils dont l'un est épuisé (à la Librairie du Globe) et l'autre difficilement disponible (à l'Âge d'Homme).
    Or sa gloire n'a cessé de grandir en Russie, car il a été davantage apprécié au XXe siècle que de son temps. Les plus grands noms de la littérature russe lui ont rendu hommage, depuis Pouchkine, Tolstoï, Tourgueniev et Dostoïevski, jusqu'aux symbolistes et autres poètes comme par exemple Akhmatova.

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