L'arbre Vengeur

  • Eux et moi Nouv.

    Un humoriste, on a du mal à l'imaginer en famille, entouré de ses enfants, de sa femme, de la bonne et du chien... Un humoriste, on le voit plutôt seul, en goguette, décochant à tout venant, à tout moment, traits et saillies pour la plus grande allégresse d'une cour mondaine et bambocharde. Encore une fois, Jerome K. Jerome bouleverse les idées reçues. Le grand humoriste britannique se montre ici englué dans les soucis domestiques du bon père de famille, éperdu d'admiration pour celle-ci, déçu par celui-là, aux prises avec les voisins, les fournisseurs et les animaux d'alentour.

    L'achat d'une nouvelle maison, avec les aménagements qu'à sa guise chacun, dans la famille, souhaite y porter secrètement - ou bruyamment - est un prétexte merveilleux pour aiguiser la verve de l'humoriste, et si rien ne vaut le rire pour corriger les moeurs, elles sont ici, on le verra, suffisamment châtiées pour en sortir régénérées.

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  • Victor Bâton vit dans l'obsession de se faire des amis. Trentenaire qui tire le diable par la queue mais se refuse à travailler, il subsiste de sa pension et parcourt la ville dans des vêtements usés qui ne le rendent guère séduisant. Pourtant il s'accroche à chaque rencontre, se fait un espoir de chaque regard et n'en finit pas de s'inventer un avenir qu'une magnifique amitié illuminerait. Dans un Paris sans lumières, il nous raconte sa quête en détail.
    Avec ce premier roman, Emmanuel Bove ébranla la littérature : son écriture, qui allie densité du style et simplicité formelle, ironie mordante et compassion, a traversé le temps.
    Mes amis est un chef-d'oeuvre, de ceux qui touchent chaque lecteur. Une rareté qu'il est indispensable de ne pas manquer. Il a reçu le Prix Initiales 2017

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  • Boire la tasse Nouv.

    Les mers intérieures voient parfois se déchaîner les pires tempêtes. L'heure du thé est souvent celle où l'on entend les histoires les plus terribles.

    Infusées longtemps, acides et intrigantes, les histoires de Christophe Langlois sont comme des gorgées intenses où le goût du mystère croise celui de l'étrange. Héritier de Buzzati dans un monde moderne qui laisse entrevoir un peu de son antique barbarie, l'auteur de ces quinze histoires a l'art de surnager dans nos apocalypses quotidiennes sans craindre de nous provoquer.

    Humour noir, écriture au cordeau, imagination débridée sont les ingrédients de ce recueil de nouvelles que vous dégusterez en prenant garde de ne pas mordre la fine tasse qui les contient.

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  • On croit en France que l'écriture n'est pas affaire de technique mais de révélation. Le Russe Chklovski s'évertue à prouver le contraire dans ce petit bréviaire à l'usage de ceux qui ne veulent pas écrire n'importe quoi n'importe comment. On y apprendra ainsi qu'il vaut mieux ne pas se hâter de devenir écrivain professionnel, comment on rédige un article, comment on développe une intrigue, compose un caractère, ou encore pourquoi il faut collectionner les mots.
    En prenant des exemples d'auteurs indiscutables comme Dickens, Maupassant, Tchekhov ou Dostoïevski, il invite autant à réfléchir sur la pratique qu'à mettre en action des procédés à même de prémunir contre une médiocrité qui n'a pas de frontière.
    On ne naît pas écrivain, on le devient, et jamais sans conseils avisés.

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  • Voici un livre qui paraît modeste et qui est pourtant un des plus beaux que nous ait offert la littérature anglaise. Un roman d'amour qui raconte la passion impossible qu'une femme et un homme (emprisonné injustement et à vie) se vouent et qui vont devoir se réfugier dans le monde du rêve (le "rêver-vrai") pour vivre leur bonheur. Du Maurier ne se savait pas romancier, il confia son idée de sujet à son ami Henry James qui l'invita à se lancer et à ne pas abandonner une si belle idée. C'est donc en "amateur" et avec une belle naïveté que l'auteur s'est lancé dans cette aventure littéraire qui fascina les surréalistes et tous ceux que l'onirisme fascine. On sort de ce livre, paru en 1892 mais tellement "neuf" dans son regard sur l'amour, comme lustré de beauté et de joie.

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  • Avec ce court roman obsédant, Bove rend hommage au roman russe et nous rappelle ses origines slaves en imaginant un coupable obsédé par l'aveu d'un crime que nous ne connaîtrons pas, flanquée d'une Violette dont la plus grande misère est l'incapacité à comprendre les fluctuations de l'homme qu'elle accompagne. Il revient à ces figures qui traversent son oeuvre, désespérés qui veulent payer pour des fautes qu'ils ne sont pas sûrs d'avoir commises, jugés pour des crimes qu'ils sont prêts à avouer, coupables surtout de supporter leur misère en osant éléver la voix. Personnage fugace, Changarnier est une des plus belles figures de l'univers bovien, un récalcitrant pathétique qui ose crier sa misère en exigeant un respect dérisoire. Un Bove pour le coeur.

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  • Symboliste crépusculaire, Remy de Gourmont a eu une influence décisive sur ses contemporains : on redécouvre de temps à autre, on le néglige souvent.
    Une nuit au Luxembourg (1906) est une « fable sensuelle où le fantastique et la philosophie se mêlent (...) dans une atmosphère réaliste et surnaturelle à la fois ; c'est avant tout, un hymne à la liberté amoureuse » (S.Koster).
    Alternant dialogues et récit, jouant avec une intrigue policière, nous faisant hésiter entre les univers du songe et de la réalité, Gourmont distille un élixir qui a gardé toute sa saveur.
    En un siècle où, plus que jamais, on ose demander aux écrivains leurs définitions du bonheur, on lira ces pages lumineuses comme la démonstration raffinée que la seule vertu qui vaille, « c'est d'être heureux ».

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  • Côté cour, Sémion Ivanovitch Nevzorov partage son existence entre de vagues rêveries de midinette et quelques polissonneries avec sa maîtresse Knopka. Côté rue, la monotonie des semaines de bureau n'est guère rompue qu'à l'occasion des heures passées au cabaret du Pôle Nord. Ses camarades de beuverie n'accordent donc guère crédit aux propos d'une voyante qui prédit à notre homme un destin rempli d'aventures variées. C'est alors que la guerre puis la révolution russe se chargent de réaliser les prophéties en propulsant Nevzorov dans un tourbillon. Tolstoï utilise son talent fabuleux au service du plus échevelé des romans-feuilletons, et la vie du héros se confond bientôt avec une suite déchaînée de péripéties qui le mènent de Saint-Pétersbourg à Istanbul en passant par Odessa.

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  • Rencontrer Laure a tout changé dans la vie de notre héros, être banal qui s'imaginait condamné à une vie morne avant de croiser la route de cette femme aux charmes insensés. Si son désir est absolu, son objet est plus délicat à atteindre car la dame en question n'aime pas la précipitation et invite son soupirant à une sublime célébration charnelle dans... quelques mois..., ce qui laissera le temps à l'élu de se préparer psychiquement et physiquement à cette mise sur orbite.
    Entre deux séances de préparation, on parlera de Kurtz, petit nom qu'ils donnent au membre, bientôt actif, de cette curieuse association, en souvenir de Joseph Conrad, passion littéraire commune.

  • Il n'aurait pas dû dire qu'il se fichait de tout...car il devenait ainsi, à son corps défendant, le cobaye idéal pour l'expérience terrible d'un savant fou persuadé que son invention permettrait de « voir le futur ». Ayant subi l'inoculation dans l'oeil d'un bacille qui actionne la capacité à entrevoir ce qu'il va advenir des gens et des choses, notre malheureuse victime va plonger dans un cauchemar éveillé quand la physique va s'emballer et le projeter dans un monde à venir sans cesser d'être dans la présent. À partir d'un postulat délirant Jacques Spitz brode une histoire saisissante où l'on retrouve mêlées ses qualités d'invention et son style remarquable. Un grand livre de l'anticipation à la française de l'avant-guerre.

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  • Le héros de ce roman d'avant-guerre veut connaître l'ivresse des grands voyages interstellaires, il se retrouve plongé dans une aventure bien plus exaltante : rencontrer, par un jeu de passe-passe romanesque, le jeune homme qu'il fut. Et assister incrédule, inquiet, ennuyé, à toutes ses avanies sans être écouté par ce paltoquet qui croit avoir toujours raison...
    Jouant des possibilités du merveilleux scientifique, Henri Duvernois, habile et talentueux romancier très apprécié en son temps, peut illustrer des hypothèses psychologiques qui sont aussi drôles que troublantes. Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait...

  • On connaît mal les contes de Pierre Louÿs qui sont pourtant des joyaux d'intelligence, d'érudition et d'ironie. Celui qui donne son nom au recueil nous présente les déambulations d'une femme de l'antiquité revenue à la vie après des millénaires de sommeil.
    L'homme qui l'accueille va passer avec elle une nuit de plaisirs ponctués d'échanges érudits sur les progrès de l'humanité en matière de volupté : rien ne la convainc d'une réelle découverte dans ce domaine. Rien, sauf...
    Une histoire désormais incorrecte en ces temps d'objurgations sanitaires.
    Dans les autres contes, les femmes mises en scène, souvent jeunes ou très jeunes, découvrent avec stupéfaction ou joie les tourments que la vie peut réserver et de quelle façon l'amour et la mort sont liés.
    C'est d'une finesse sans égal !

  • Les Marrons a pour héros Frême, un petit Noir issu de la traite négrière (clandestine) dans le sud-ouest de l'océan Indien. Il est contraint à l'Atelier colonial puis récupéré par le directeur du lieu pour en faire le jouet de ses deux jeunes enfants. Ceux-ci grandissant, on le renvoie à l'Atelier pour devenir charpentier. Tourmenté par le souvenir de son amour d'enfance, il retrouve Marie avant de choisir la fuite dans la forêt chez les "marrons", ces esclaves qui ont choisi la liberté au péril de leur vie.
    Ils y découvriront des résistants, illustrant le rêve de fraternité d'un auteur qui croyait à la fusion des races pour atteindre l'harmonie. Avec son côté romantique, ses épisodes violents et son idéal, Les Marrons imposa un message en un temps où la liberté restait illusoire.

  • Les nouvelles de Csáth, tantôt oniriques, tantôt réalistes, nous offrent le spectacle d'une folie qui annonce un siècle tout entier placé sous ce signe. Elles osent dire, avec une précision souvent cruelle, ce que nos fantasmes les plus indicibles expriment de nos terreurs ou de nos tourments. Ne faut-il pas la découverte d'écrivains partis au bout d'eux-mêmes pour calmer en nous la peur du gouffre ? Csáth, qui brûla de l'intérieur sa brève existence, appartient à cette fratrie de possédés, abandonnant à notre inquiète raison et à notre penchant pour le mystère ces textes uniques, impudiques et rares, derniers témoignages de son funeste génie. Il appartient à cette étonnante école littéraire hongroise de l'entre-deux-guerres dont il est le versant sombre.
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  • Publié en 1960, Piotrus présente le singulier mélange d'une écriture slave dans un décor moyenoriental.
    Farce baroque, elle met en scène un personnage à bout qui se vend lui-même sur le marché de Tel-Aviv. Embauché par Mme Zinn, il se voit confier le soin de rester enfermé dans les toilettes de l'immeuble dont elle est propriétaire pour pousser ses locataires vers la sortie. Que faut-il avoir subi, qu'attend-on de la vie et de soi-même pour accepter ainsi de lier son sort à celui d'un trône interdit aux voisins ? La jeune Batia qui, de temps à autre, vient le tirer de son néant et l'ensorceler le sauvera-t-elle de sa tentation du gouffre ?
    Roman visionnaire où le farfelu devient pathétique, Piotrus est une oeuvre forte, inoubliable.
    Un texte culte pour Denis Lavant qui nous l'a conseillé.

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  • À deux pas des boulevards dits modernes, la révolution industrielle continue ses ravages à l'aube du XX° siècle. On y survit, on y crève dans les effluves d'un capitalisme, impitoyable pour des êtres humains trimant à en mourir à deux pas des champs et des vergers. Car Aubervilliers est une ville double, d'un côté celle des horticulteurs qui fournissent les fleurs à la Capitale voisine, de l'autre la cité industrielle et polluée dans laquelle s'échine un prolétariat malmené. Avec un art du portait saisissant et une technique de romancier, Bonneff nous introduit dans ce monde des parias et des oubliés du progrès où la solidarité peut vite devenir colère. Il donne une voix à ceux que l'on n'écoute jamais, composant de la sorte un des chefs d'oeuvre du roman prolétarien.

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