Le Mot Fou

  • Découvrez Des rois dans les arbres, le livre de Christian Viguié

  • After

    Franck Villemaud

    Tristan, Dom, Val, Steph, un ami et Loris se retrouvent après un soirée. Dans le cadre sombre de la nuit, dans le silence d'après la fête, personne ne ressortira indemne de cet after.
    Chacun leur tour, à la manière d'une roulette russe, ils racontent leur plus grande souffrance. Un cercle d'humanité et d'oralité. Enfin un auteur qui ne dévoile pas tout, qui laisse libre le lecteur de faire son propre théâtre.

  • Dans Mon coeur les écoute, Gisèle Prassinos nous engage dans les voies mystérieuses de la gestation ; vie et poésie s'y rejoignent. L'auteur se partage entre deux désirs contraires et complémentaires : entre l'appel du retour au sein maternel, à la protection, l'abri, entre le refus de la lutte, le rejet des angoisses que comporte la destinée humaine, l'aspiration au vide aussi, à l'absence de pensée, puisque la pensée est déchirement et douleur, et, de l'autre côté, le souhait, le besoin, la passion d'être mère elle-même, de créer, de produire, de protéger, de donner. Il y a conflit chez elle - et tel, sans doute, est le cas dans la plupart des vies humaines -, conflit entre involution et évolution, si bien que la poétesse surgit devant nous comme une figure de proue... elle monte la garde et nous communique dans les symboles de son oeuvre toutes les clefs de notre sort.(Par Rosemarie Kieffer, À l'écoute de Gisèle Prassinos, revue Brèves, 1997) Édité aux éditions Liasse en 1982, puis chez HB éditions en 1998, Mon coeur les écoute intègre aujourd'hui la collection de poche «Récidives» du Mot fou éditions. « Le ton de Gisèle Prassinos est unique, tous les poètes en sont jaloux » André Breton

  • Vingt courtes nouvelles qui confrontent les personnages à leurs démons ? à moins que ce ne soient à leurs anges intérieurs dont le poids contraste avec l'air extérieur. Ici l'être profond se transforme, s'exprime ou crie. Un sourire deviendra salvateur, une coupe de cheveux propulsera Mathilde dans son passé : des mains interdites qui caressent ses cheveux, celles d'un Allemand. La peur de l'enfant laid entraînera l'avortement à six mois de grossesse. Une naissance, devenue secret d'adulte, entraînera l'incompréhension des enfants et laissera des séquelles... Et ces séquelles, et cette violence, ils en ont tous, subies ou provoquées comme à Kouribga, l'adulte qui a un trou à la place de l'oeil gauche, comme ces enfants trop curieux et impatients de voir la femme la plus grosse du monde... Kadidja devant l'anéantissement des fourmis, cet homme qui s'acharne à tuer un chat, cette chenille avalée lors d'un repas professionnel, ce spectacle d'une marionnette, insoutenable. Tous ces êtres sont-ils manipulateurs ou manipulés comme cette pauvre marionnette ?
    N'auraient-ils pas avalés eux aussi une chenille de fiel pour être aimés ? Des personnages attachants enfermés entre libre arbitre et jugement des autres - voire jugement dernier. Les fées dans la dernières nouvelles nous avertissent : "Tu te méfieras du MOI car il n'est pas fiable et tu le détesteras car le MOI est haïssable [...] tu le transformeras, tu le repeindras aux couleurs qui plairont aux autres.
    [...] Et si hélas, les fées s'étaient un peu trop penchées sur notre berceau ?

  • Un exercice de style périlleux qui transforme la laideur en beauté. Perdus entre la folie et la peur, nous redoutons presque la chute de ces nouvelles.
    Quand un homme enfermé dans un cachot a l'esprit qui s'évade au son d'une mouche puante, lorsque l'on devine pourquoi Landry invite à ses soirées mondaines des "beaufs" bien sélectionnés qu'il place en invités d'exception, ou qui est cette ombre qui s'attaque à l'enfant tourmenté. quand on comprend pourquoi, pour tous ces êtres, il ne fait plus bon vivre dans le monde réel, on entre nous aussi dans l'imaginaire de ces fous ou que la société a rendus fous.
    "La peur seule vaut mieux que la folie"

  • Des nouvelles aux couleurs multiples, à l'image de la vie, tantôt rose tantôt grise. Serge Roussel a cessé de grandir le jour de ses treize ans, il ne s'en plaint pas. Jour après jour, dans une loge vitrée, il surveille les entrées et sorties de collégiens, il ne s'en plaint pas. Ce qu'il aime Serge, ce sont les boîtes, petites, grandes, cylindriques... une passion dévorante, à tel point qu'un jour Serge disparaît. Des personnages confinés dans un quotidien, dans un secret ou dans une passion. Des petits riens, des petites habitudes inscrites dans le temps, mais qui, au moindre changement, peuvent provoquer de grandes révolutions. Mireille par exemple a pris l'habitude de dire oui à Georges, depuis quarante-huit ans. Mais, voilà, il y a six mois, elle lui asséna un non. Quant à Pierre-Henry, il ne peut vivre qu'entouré de vitrines, alors le jour où son médecin lui impose de se «mettre au vert», le monde semble s'écrouler pour lui. Le rituel de Mauricette consiste à rectifier la ligne de son rouge à lèvres. Depuis plus de vingt ans elle n'a jamais dérogé à cette tradition. Elle se dit que si elle changeait la couleur elle ne serait plus la même, et Dieu sait ce qui peut arriver quand on est plus soi-même ! La répétition des mêmes scènes de notre théâtre intérieur conduirait-il à notre anéantissement ?

  • Le destin d'un conducteur d'autobus, d'une vieille dame fanatique de danse, d'un solitaire exilé sur une île, d'un employé municipal amoureux d'une affiche peuvent être à la fois extraordinaires et empreints de l'humanité la plus universelle.

  • Au coeur de la cité des Fleurs, mais loin des stéréotypes de la banlieue, se croisent dix-neuf frères et soeurs, une grand-mère un peu sorcière, un père détesté, des mères désemparées : des personnages imprégnés d'humanité et de sensibilité. Nadia Berquet évoque ici leurs inquiétudes, leur débrouillardise et leur gaieté. [...] Réalité ou fiction? Peu importe, c'est le rire qui l'emporte, le rire qui éclate pour dire les incohérences de la vie dans les cité ou ailleurs.

  • Les deux textes ici présentés ont été écrits pour le théâtre, et tous deux adaptés en dramatiques radiophoniques par France Culture.
    Monseigneur de Très-Haut, "fantaisie historique plus que librement inspirée du "Grand Siège" de Dole (1636)" met en scène un prélat entré volontairement dans la ville assiégée afin d'y affronter sa propre mort d'une manière toute stoïcienne. On verra qu'il avait aussi un autre rendez-vous... Quant à La Terre des Folles, consacré aux "mères de la place de Mai", en Argentine, ce fut l'un des deux premiers titres publiés par HB éditions en 1995 (aujourd'hui épuisé).

  • Le témoignage de Méas est unique.
    C'est un petit morceau de la mémoire d'un peuple, le journal d'une enfant que ses concitoyens ont essayé d'exterminer, qui a grandi dans des camps de travaux forcés, séparée de sa famille, manipulée par une idéologie proche de celle des nazis et qui a pu s'enfuir vers d'autres camps, ceux de la survie. Des pages qui témoignent de l'horreur d'une dictature qui n'empêchait pas les grands de ce monde de dormir, d'une grande tragédie silencieuse.

  • Le cadre des récits est l'Amérique d'aujourd'hui, profonde ou urbaine, fruste ou policée, du Montana, de la Floride ou de la côte est. Les personnages sont des gens ordinaires, fermiers, mécaniciens, chômeurs, professeurs d'université, chauffeur de taxi ou vétérants du Vietnam. On y boit beaucoup de bière, on y lave son linge dans des laveries automatiques, on y attend le bus ou le retour du mari. Mais l'essentiel n'est pas dans le silence des apparences. Il est dans les coutures qui le révèlent en même temps qu'elles le font craquer.

  • On ne devrait jamais lire de nouvelles ! À moins que frissonner ne reste un plaisir.

    De ces nouvelles, il vous restera « un parfum tenace », un parfum qui ne vous quittera plus. Jacques Fulgence jongle avec les mots et joue avec son lecteur, il vous emmène avec ironie et dérision vers des univers inexplorés et délicieusement inquiétants : le vieux prof est ridicule, mais son élève devenu flic l'est encore plus que lui ; les souffre-douleur deviennent bourreaux ; les beaux discoureurs ne sont que singes savants. De macabres découvertes vous attendent à l'entrée des réserves indiennes, vous allez frémir en écoutant le commentaire d'exploits sportifs. Quant à l'inoffensif français moyen mangeur de baguettes.

  • Julia Billet, qui avait déjà publié un roman, J'ai oublié (HB Editions, 1998), livre ici son premier recueil de nouvelles.
    Neuf histoires de femmes en guerres. Qu'il s'agisse de guerre civile, de guerre des sexes ou de l'éternelle guerre de la norme contre l'a-norme, chacune des narratrices (la plupart s'expriment à la première personne du singulier) est confrontée à la violence d'un monde qui les enferme, les déplace, ou les exclut sans ménagement. La plume à la fois sensible et exigeante de l'auteur excelle à dépeindre la vie intérieure, dans toute sa richesse de sensations et d'émotions, d'espoirs et de révoltes, d'amour et de haine, de ces amantes, épouses, mères et filles, toutes rien moins que faibles.

  • 33 tours

    Roger Wallet

    33 tours, 17 nouvelles qui tirent leurs titres d'autant de chansons.
    Nul besoin pour autant d'être fan de Brassens, Brel, Barbara, Piaf, Trenet, Brecht, Aragon, Gainsbourg et quelques autres pour apprécier ces histoires souvent tendres, parfois cruelles, toujours belles. L'auteur excelle à évoquer l'enfance, l'adolescence et les premiers émois amoureux. Mais il sait aussi animer des personnages plus âgés, et composer des manières de biographies miniatures... On trouvera dans ce recueil plusieurs éléments récurrents et qui lui donnent pour partie sa cohérence : paysages ruraux des bords de la Loire, période de la deuxième guerre mondiale (ou juste avant, ou juste après, selon les récits), et encore " engagements " (guerre d'Algérie, Mai 68)...
    Bref, toute l'épaisseur d'un monde, ce monde que nous reconnaissons car il fut, il est aussi le nôtre.

  • L'air de riens

    Monique Jouvancy

    On y croise des êtres étranges qui prennent mal la mesure du temps, trimbalent des morceaux d'enfance loin de leur vie ou se trouvent dans leur vieillesse, comme face à un gouffre. Désemparés.
    De ces êtres curieux qui échappent au poids des ans, et dont on ne saura jamais s'ils sont totalement demeurés ou parfaitement sincères. Ils déroutent. Dérangent.
    Quand ils se cassent la figure.

  • Cris de guerre

    Julia Billet

    Un petit livre, mais quelle force, quel retentissement ! Neuf nouvelles, concernant des femmes, écrites à la première personne. Des femmes enfermées, prisonnières, en asile, des femmes révoltées, exclues, déplacées. et pour dire leur douleur, leur colère, leur accablement, une langue précise, sincère.

  • Elle a des rendez-vous avec des inconnus. Loin. Elle s'y rend, exaltée par l'idée du danger, de le frôler un peu, pas trop. Décharge d'adrénaline, trac différent de celui du théâtre, meilleur, qu'elle voudrait faire durer. Et puis le passage au réel. Rude chaque fois.

  • Anglais Deadly refection

    Maureen O'Brien

    "Jen's a librarian at Kentish Town Library in North London. Her life's empty and when she meets Thomas, a beautiful, good, kind Dane whose wife has just left him she falls hook, line and sinker. Though certain things disturb her - Thomas's secrecy about his family, the strange ""wedding in the mirror"" at his house in Epping Forest - when Thomas wants to introduce her to his family in Denmark she doesn't hesitate. But her friends in Kentish town get worried when John Bright reveals that the disappaearance of Thomas's wife is being treated as a suspicious death... The dreadful story climaxes in an ancient church on a clifftop overhanging the sea in a distant region of Denmark."

  • Anglais Close up on death

    Maureen O'Brien

    "Millie Hale finds the body in an empty house in Belsize Park, North London. It's her best friend, Liza Drew, famous, beautiful TV star. A CID inspector turns up, small, dark. dressed in a scruffy leather bomber jacket, looks more like a crook than a copper. He's DI John Bright. The story hinges as much on the sizzling relationship between Bright and Millie as it does on who killed Liza Drew."

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