Librairie Theatrale

  • Pièce de théâtre CRIME ET CHÂTIMENT drame en 3 parties et 20 tableaux de Gaston BATY - d'après l'oeuvre de Fédor Dostoïevski, 18h. - 15f. - Durée 2h30 - Raskolnikov, jeune étudiant, pense que certains êtres d'exception ont le droit absolu de commettre des crimes et que la loi n'existe pas pour eux. Il assassine une usurière. Mais le châtiment auquel il croyait pouvoir échapper commence : il mesure peu à peu l'horreur de sa déchéance. Le drame raconte les étapes de sa souffrance : il côtoie le vice et la pureté sans trouver le moindre apaisement. Sa mère elle-même ne peut lui arracher son terrible secret. Seule une prostituée, Sonia, qui a tué son âme pour sauver sa famille, le comprend. C'est elle qui le décide à avouer son crime. Elle le suivra en Sibérie, fidèle à celui qu'elle aime, jusqu'au bout de l'expiation.

  • Mme Follavoine a décidé qu'on purgeait Toto, mais celui-ci déploie une diplomatie subtile à éviter la purge et il y réussit. De cette pièce jaillit une gaieté intarissable, claire et franche. Peut-être le plus grand succès du théâtre comique.

  • Une étrange expérience est menée à la cour du Prince : deux jeunes filles et deux jeunes garçons ont été élevés dans l'isolement et l'innocence ; il est temps de les libérer et de voir comment ils se comportent les uns avec les autres. L'enjeu de cette expérience est de découvrir si la première infidélité amoureuse est commise par l'homme ou par la femme...

  • 8f.-0h. ; décor : un « salon-bibliothèque dans une belle, élégante et charmante demeure provinciale » ; durée : 2 h Le matin de Noël, alors que la maison et le domaine sont couverts de neige, on trouve le père de famille assassiné dans sa chambre... Très vite, on s'aperçoit que le criminel n'a pu ni entrer ni sortir... donc c'est une des huit femmes présentes. Oui, cet homme était entouré de femmes : sa femme, coquette et menteuse, sa belle-soeur, vieille fille aigrie, sa belle-mère, avare et ivrogne, sa fille aînée, peu vertueuse, sa cadette, mal élevée et gavée de romans noirs, la bonne, perverse, la gouvernante, joueuse... enfin sa soeur, ancienne danseuse retirée en province après une vie tumultueuse... Ces huit femmes sont bloquées dans la maison... Elles doivent faire leur police elles-mêmes... Les vérités éclatent... C'est une corrida cocasse et grinçante... Terrifiante aussi car la coupable continue de tuer !...

  • 5f.-2h. ; décor : un train, cabine, compartiment, wagon-restaurant ; durée : 1 h 30 Par la fenêtre ou pas (du train Paris-Venise arrêté en Suisse quand le soleil naissant traverse les nuages gris). Sept figures, ou personnages, coincées dans un compartiment du train Paris-Venise, arrêté en Suisse, sous une neige de mai. Sept personnages et autant de manières de parler, de maladies du langage, et de bonnes raisons de fuir en Vénétie. Il y a là un tableau de maître déchiré, un nouveau-né volé, une mystérieuse valise de photographies de famille, un sac de cendres humaines et un contrôleur qui s'évanouit si on le touche. C'est une fantaisie policière centrée sur les approximations et les habitudes révélatrices du langage.
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  • LEXIQUE DE LA MACHINERIE THÉÂTRALE de André BATAILLE - Né le 7 janvier 1922 à Saint-Germain-en-Laye. En 1932, déjà sur les planches avec mon oncle machiniste à la salle des fêtes de Saint-Germain et mon père machiniste. Moi-même machiniste au décès de mon père en 1937. De retour d'Allemagne, déporté S.T.O. de 1943 à 1945, je travaille dans divers théâtres de PAris début 1946 en commençant par l'Opéra. Ensuite dans de nombreux théâtres de PAris pour arriver à la Comédie-Française salle Luxembourg fin 1947, où je reste sept ans et demi. J'entre définitivement, en 1958, avec Jean Vilar au T.N.P. jusqu'à la retraite en 1982. J'ai écrit ce lexique en 1975 à l'attention des jeunes stagiaires du centre de formation des techniciens du spectacle de Saint-Ouen.

  • Ours l

    Tchekhov-A

    L'OURS comédie en un acte de Anton TCHEKHOV, adaptée par P. Achard et J.H. Duval - 1f. - 2h. - Durée : 40 mn.

    Cette farce en un acte met en scène Elena Ivanovna Popova, « une petite veuve avec des fossettes aux joues, propriétaire terrienne », Grigori Stépanovitch Smirnov, « un homme encore jeune, propriétaire terrien » et Louka, le vieux valet d'Elena.

    Popova, veuve depuis sept mois, s'est retirée du monde et refuse de recevoir Smirnov, un exploitant à qui son mari devait de l'argent, et qui vient, lui-même tenu par ses propres dettes, le lui réclamer. Désespéré, mais surtout très en colère devant ce refus, Smirnov décide de rester chez Popova jusqu'à ce qu'elle le paie : « Tu es malade pendant un an, je ne bouge pas d'ici pendant un an ». (scène VI).

    Or Popova dissimule (plus pour très longtemps) un caractère également explosif ; la rencontre peut alors s'achever par un duel (Popova part chercher les Smith & Wesson de son défunt mari) ou par un mariage (« Je tombe amoureux, la tête la première ! Je demande votre main. Oui ou non ? », scène 9).

    Cette pièce est généralement représentée avec Une demande en mariage, du même auteur, qui décline également le thème de l'amour entre propriétaires terriens coléreux.

  • "6f.-4h. ; décors : un salon chez Moulineaux. L'entre-sol rue de Milan ; durée : 1 h 45 Pour cacher un début de liaison avec une de ses clientes, le docteur Moulineaux se lance dans une cascade de mensonges, pirouettes et dissimulations face à sa femme, sa belle-mère, le mari de sa maîtresse, l'amante de celui-ci qui fut jadis la sienne. À force de rebondissement tout se termine à la satisfaction générale. Chacun retrouve sa chacune."

  • LUMIÈRE POUR LE SPECTACLE de François-Éric VALENTIN, assisté de Frédéric Poullain, préface de Muriel Mayette - La Librairie Théâtrale avait publié en 1988 et en 1994 deux versions de Lumière pour le Spectacle. Avec cette nouvelle version, à l'aube de ce troisième millénaire, version refondue et augmentée, qui offre aussi une réflexion sur les appareils automatisés et leur emploi théorique, F-E Valentin continue sa recherche sur ce qui est à la fois son métier et sa passion : le langage de la lumière. Par de nombreux exemples pratiques, il met ainsi trente ans d'expérience créatrice au service du lecteur. Tout spectateur désireux de comprendre « comment ça marche » se plongera dans la lecture de ce livre, ni manuel réservé aux seuls spécialistes, ni livre de recettes pour apprentis sorciers, mais dans le même esprit que ses trois prédécesseurs, tous ouvrages considérés depuis longtemps comme la référence ; cette nouvelle version s'inscrit dans une démarche de réflexion sur l'essence même de tout spectacle, qu'il s'agisse de théâtre, de danse, de musique, de son et lumière, tous genres pour lesquels F-E Valentin a conçu, pendant ces trente années, de nombreux éclairages, en complicité avec différentes équipes de création : metteur en scène, acteurs, décorateur, costumier... Il essaie ainsi de situer l'éclairagiste au milieu des autres professionnels du théâtre. A côté de toutes les informations pratiques dont il aura besoin, le lecteur trouvera aussi les questions qui lui permettront d'inventer lui-même ses propres réponses lors de ses créations futures.

  • Avec Feydeau, au début du XXe siècle, le vaudeville retrouve toute sa vigueur. Il s'emploie à mettre en musique, selon une mécanique implacable de rebondissements comiques et grinçants, la bêtise et la muflerie du ménage désaccordé. Dans Mais n'te promène donc pas toute nue !, Feydeau expose la joyeuse déconfiture du mariage, pour le plus grand bonheur du spectateur voyageur.

  • C'est un livre riche que les Réflexions du comédien. Il faut le voir comme un vaste panorama de la pensée de Jouvet. Tout y est abordé : les texte, le jeu, le rôle du théâtre, le métier de directeur... Cette plongée dans la pensée du maître est passionnante.

    Le livre commence par des réflexions du sur le théâtre de Beaumarchais et celui de Hugo, ce qui est éternel en eux et la façon dont ils doivent se transmettre au public. Le chapitre suivant porte sur l'auteur Henri Becque. Il s'intitule « La disgrâce de Becque ». Il est des plus intéressants car il interroge le potentiel d'un texte de passer ou non à la postérité.

    Jouvet parle de l'avenir du théâtre, de la sensibilité du public, de cette difficulté d'innover et de restituer, de cet équilibre constant qui doit être l'obsession du comédien, du metteur en scène ou du directeur de théâtre.

    « Le commerce théâtral, malgré son caractère utilitaire est, à l'origine des temps, un sacerdoce qui prend sa source aux mobiles les plus nobles et les moins intéressés du coeur humain, mais il va au flanc de tout sacerdoce, si glorieux soit-il, une abominable plaie qui oblige le prêtre à vivre de l'autel, le soldat de son épée et l'avocat, comme le médecin, de ses clients. » Quelles concessions alors faut-il faire ? Quelle intégrité peut-on garder ? Comment garantir notre indépendance et notre liberté ? Comment, enfin, faire survivre l'Art ? Ce sont ces questions-là qui sont au coeur des Réflexions du Comédien et chacun sait à quel point elles concernent le temps présent.

  • L'epidemie

    Octave Mirbeau

    "La salle des délibérations du Conseil municipal, dans une grande ville maritime. Sur les murs, couverts de boiseries sévères, les portraits de tous les présidents de la République, depuis Adolphe Thiers jusqu'à Émile Loubet. Tout autour de la vaste pièce, posés sur des gaines de bois noir, des bustes de la République, différents par les attributs et la signification politique. Au milieu, cheminée monumentale, surmontée d'un panneau sur lequel sont peintes les armes de la ville, auréolées de drapeaux tricolores. Grandes portes à droite et à gauche. Une longue table, recouverte d'un tapis vert, où chaque place est marquée par un buvard, des encriers, etc., occupe le centre de la pièce..."

  • L'ÉCLAIRAGISTE, UN ESPRIT D'ÉQUIPE de François-Éric VALENTIN - Loin d'être électricien ou dépanneur de matériel, l'éclairagiste est celui qui place deux projecteurs en coulisse et le public y voit une fenêtre ; il insatlle quinze gamelles aux cintres et voilà un soleil... Comment sela se fait-il ? Ce rôle de peintre, de magicien, qui ajoute de la beauté au monde, n'est-ce pas déjà une justification suffisante à la présence d'un éclairagiste sur un plateau ? Mais celui-ci est plus encore : en travaillant à partir du texte de l'auteur, sur les indications du metteur en scène et dans l'espace du décorateur, l'éclairagiste est un line, il relie le comédien à son décor et le spectateur au spectacle. Il est un lien entre la scène et la salle. Ce livre examinent donc successivement le rapport de la lumière avec chacun de ses partenaires : l'auteur, le metteur en scène, le décorateur, le comédien et le spectateur.

  • Moi

    Eugène Labiche

    MOI comédie en 3 actes de LABICHE et MARTIN 9 h. - 2 f. - Décor : deux salons - Durée : 2 h 40 Dutrecy est le type parfait du bourgeois égoïste, pour qui l'altruisme est un errement déplorable. Il accepte le mariage de sa nièce Thérèse à un excellent parti, Georges, voyant dans ce mariage l'occasion de se " débarrasser " de la jeune fille, élevée jusqu'alors dans une riche pension. Mais son neveu Armand, ami de Georges, à qui il a sauvé la vie, aime Thérèse, Armand, qui est le dévouement même, accepte de s'effacer, avec d'ailleurs.

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