Michalon

  • Les indésirables: enfants maltraités : les oubliés de la République Nouv.

    Deux enfants tués chaque semaine dans leur famille, un enfant violé toute les heures et 6 millions de personnes qui déclarent avoir subi un inceste... Le sort des enfants maltraités reste largement ignoré en France, où leurs droits sont piétinés dans la plus parfaite indifférence.
    Victimes collatérales des violences conjugales, jeunes proies d'agresseurs sexuels ou de familles déviantes, réduites au silence, adolescents placés livrés à eux-mêmes : ces enfants maltraités sont les grands oubliés de la République, souffre-douleurs d'une société malade qui a fait le choix de sacrifier ses plus vulnérables.
    Pourquoi ?

    Dans leur colère et leur indignation, Françoise Laborde et Michèle Créoff ont appliqué la démarche suivante : comprendre, nommer, proposer. Comprendre, d'abord, la condition de l'enfant en France telle que l'Histoire, du Moyen Age à nos jours, nous la donne à voir ; nommer, ensuite, les failles et les dysfonctionnements d'une protection de l'enfance grevée par l'absence de décisions politiques favorables à l'intérêt de l'enfant ; soumettre, enfin, 19 propositions, telles qu'un outil national de diagnostic des maltraitances, le droit à être adopté par une nouvelle famille ainsi qu'une nouvelle loi pour redéfinir le viol des enfants.

    Un livre de combat, qui mêle la voix de deux femmes fortes de leurs expériences respectives à celle de ces « indésirables » aux parcours parfois brisés, parfois étonnants de résilience.

  • Journaliste et sympathisant cégétiste, Jean-Bernard Gervais intègre les rangs de la Confédération générale du Travail fin 2016, comme conseiller en communication. La Confédération vient de perdre la bataille contre la loi Travail, menée par son tout nouveau secrétaire général, Philippe Martinez.

    Pour le conseiller en com' qui se pense alors au plus près de ses convictions, l'illusion sera de courte durée. Au siège de la CGT, à Montreuil, se côtoient des « camarades » sans morale, des militants nostalgiques et des opportunistes sans états d'âme, évoluant dans un climat de crainte et de jalousie. Durant deux ans, il sera ainsi le spectateur impuissant de la lente mais inexorable perte de vitesse de la CGT, grevée par ses échecs consécutifs - les ordonnances Macron et la réforme de la SNCF - et spoliée de sa place de premier syndicat de France au profit de la CFDT. Sur le terrain du combat social, force est de constater que la lutte se fait désormais ailleurs, au sein de corporations et de secteurs mieux organisés et plus déterminés, bien éloignés des querelles et mesquineries de la direction de la Confédération.

    Le diagnostic corrosif d'un militant désabusé, sur les pathologies qui rongent ce qui fut le fer de lance du mouvement ouvrier, devenu aujourd'hui le royaume d'un seul homme : Philippe Martinez.

  • Née à Roubaix dans une famille nombreuse d'origine algérienne, Zaïa est frappée dès l'enfance d'un mal auquel, pendant longtemps, elle ne pourra pas donner de nom et qu'elle dissimulera comme une honte : la dyslexie.
    À l'école, malgré ses efforts, elle ne parvient pas à lire, encore moins à écrire. Les adultes qui l'entourent la tournent en ridicule et l'accusent de paresse. Zaïa apprend alors à dissimuler, à tricher, à se jouer des contraintes, faisant preuve d'une intelligence qui, si elle ne prend pas une forme ordinaire, est incontestablement aiguisée.
    Aussi incroyable que cela puisse paraître, Zaïa quitte le système scolaire sans savoir ni lire ni écrire. Pour trouver un travail, elle doit de nouveau user de persévérance, de ruse et de toutes les ressources de son intelligence. Avide de liberté, elle quitte le foyer familial, mais le chemin vers la véritable liberté sera long. Elle découvrira sa voie à travers la sophrologie, accédera enfin à la lecture et, surtout, s'acceptera elle-même, forte d'une stupéfiante intelligence émotionnelle et créatrice.

  • Le Havre, 1910. Jules Durand, docker charbonnier, est injustement accusé de complicité d'assassinat d'un contremaître. Son véritable tort en cette période de grève sur le port : être syndicaliste et oser se révolter contre les indignes conditions de travail imposées par la Compagnie générale transatlantique. S'ensuivent une parodie de procès et une condamnation à mort. Mais face à l'injustice, l'indignation et à la mobilisation populaire finissent par payer. La cour de cassation reprend le dossier et innocente Durand. Trop tard cependant : Jules Durand, syndicaliste autodidacte, pourfendeur de l'alcoolisme ouvrier, finira sa vie à l'asile.

    Comment la machine judiciaire a-t-elle pu s'enrayer au point de condamner à mort un innocent ? Surtout, comment cette affaire retentissante en son temps, qui mobilisa l'opinion publique et les intellectuels de l'époque - Jaurès en tête -, a pu être frappée du sceau du silence ?
    Avec son regard de praticien et documents à l'appui, Marc Hédrich tente de percer le mystère de cette amnésie collective. Le présent ouvrage apporte ainsi un éclairage aussi rigoureux que précieux sur ce crime judiciaire sur fond de justice de classe : le contexte, les acteurs du drame (dont le jeune avocat de Jules Durand, un certain René Coty) et les suites du jugement, en même temps qu'il dresse le tableau saisissant d'une époque, notamment des misérables conditions de vie des charbonniers.
    Le récit d'une des plus grandes erreurs judiciaires du xxe siècle.

  • La perspective de l'ouverture prochaine de la PMA aux couples de lesbiennes et aux femmes seules réveille nos consciences, qu'elle enthousiasme, fédère et mobilise ou irrite, inquiète et révolte... sans que nous sachions d'ailleurs toujours ce que recouvrent précisément les techniques de procréation médicalement assistées, ni la teneur des changements que pourrait instaurer le fameux texte !
    Qu'est-ce exactement que la PMA ? À qui s'adressait-elle jusqu'à aujourd'hui et qu'est-ce qui va changer ? Qu'est-ce qui est en vigueur dans ce domaine dans les autres pays, notamment chez nos voisins européens ? Quelle place pour le père et plus généralement pour les figures masculines dans ces projets parentaux dans lesquels ils ne sont plus partie prenante ?Comment encadrer la démarche afin d'éviter de tomber dans une forme d'eugénisme ? Comment l'État va-t-il financer cette réforme en termes de santé publique et où trouvera-t-on les gamètes nécessaires ? Comment gérer la « rupture d'égalité » qu'elle institue entre les couples de femmes qui vont avoir accès à la PMA et les couples d'hommes, qui n'y gagnent rien ? Jusqu'où doit-on aller dans le droit à l'enfant : faut-il lui poser des limites strictes, au-delà desquelles ce droit à l'enfant parasite les droits de l'enfant ?

  • Trois ans après le début de la deuxième intifada (octobre 2000), Janine Halbreich-Euvrard organisait, dans le cinéma parisien des Trois Luxembourg, la première manifestation en images, avec la diffusion d'une cinquantaine de films, donnant à voir les deux côtés de cette guerre.
    Il était temps, à travers le cinéma, de réexaminer le sujet, d'évaluer le chemin parcouru, le présent et les perspectives. Au-delà d'Amos Gitaï et d'Elia Suleiman, le cinéma israélien et palestinien existe bel et bien, vivace, controversé, engagé. Janine Halbreich-Euvrard est partie cette année à la rencontre de cinéastes, en Palestine et en Israël, pérégrination clandestine et éreintante dont elle rapporte des entretiens, des questionnements, des points de vue et un carnet de route.
    Ce livre, c'est ce voyage subjectif, personnel, intime à travers les images et les idées d'un conflit de l'Histoire. Le cinéma peut-il et doit-il jouer un rôle dans ce conflit ? Ce livre veut croire que oui. Que le cinéma a toujours son mot à dire.

  • « Je ne suis pas médecin, ni psychologue, ni pompier, ni policier, ni prof, ni éducateur, ni toxico- ou ex-toxico. Je suis juste une mère, un parent isolé, peut-être comme vous, qui souhaite que son expérience puisse servir à d'autres ».

    Quelles mesures pour protéger notre jeunesse des ravages de la drogue ? Patricia Campagne livre ici une vingtaine de propositions à mettre en place d'urgence. Après avoir interrogé des personnalités politiques de tous bords, elle publie leurs réponses - parfois édifiantes - dans ce petit manifeste d'intérêt public.

  • Rarement un pays n'aura été à la fois autant mentionné dans les discours officiels des instances internationales et aussi mal compris par ceux qui les entendent. Que connaît-on aujourd'hui de la Corée du Nord, de la vie quotidienne, du fondement de son idéologie radicale, de cette adaptation moderniste et coréenne du stalinisme, et plus généralement de ce sentiment national de culpabilité collective réactivé par l'humiliation de la colonisation japonaise ? Partir pour la Corée du Nord, c'est aussi chercher à comprendre, à apprendre. Pour cela, A. Duval a lu, écouté, recherché, collectionné les témoignages, tenté ainsi de suivre la démarche d'un Albert Londres parti en son temps « découvrir la question chinoise ». Il s'est nourri des multiples rapports disponibles sur la situation alimentaire, politique, économique du pays tout en livrant sa vision. Ces différents voyages sont une succession d'impressions et de rencontres, autant de scènes, autant de facettes différentes, qui ne forment cependant qu'une seule mémoire.

  • Après Sacrés Français !, son impertinent best-seller, Ted Stanger récidive. À l'issue de dix années passées en France, notre Yankee parisien est retourné chez lui, dans l'Ohio, et nous livre ses impressions sur une Amérique qu'il ne reconnaît plus. Abordant des thèmes graves ou légers illustrés par de nombreuses anecdotes, il brosse, sur le ton ironique et distancié qui le caractérise, le portrait de l'Amérique profonde. Ted Stanger décrypte avec humour le système électoral diaboliquement complexe de ce pays où les lois changent d'un État à l'autre. Il raconte la patrie du dieu dollar et des fous de Dieu ; le sexe à l'américaine où puritanisme et sexualité débridée se côtoient allègrement ; l'apocalypse gastronomique qui sévit au pays du fast-food et nous menace déjà...
    Anti-Américains ou pro-Américains, chacun se régalera à la lecture de ce livre qui nous permet de mieux comprendre le nouvel Empire.

  • En 2011, lorsque surgit une question relative à la pollution des nappes phréatiques dans le Nord de la France par une substance chimique - le perchlorate -  retrouvée dans l'eau du robinet au niveau des anciens champs de bataille de 14-18, le doute s'installe : y aurait-il un lien avec la Grande Guerre ? Là-bas, près de Verdun, en pleine forêt, rien ne pousse. Exception visible, ou n'a-t-elle fait qu'échapper au crible de l'oubli ? Que se cache-t-il sous terre, entre preuves et soupçons ?    À la fin de la Première Guerre mondiale, on estime au total, plus d'1,5 million d'obus chimiques et 300 000 obus explosifs ont ainsi été éliminés dans la Meuse, près de Verdun. L'usage, la destruction et le recyclage de cet arsenal cyclopéen constituent aujourd'hui un héritage toxique centenaire. La Meuse n'est ni un cas ni un département isolé : ailleurs, d'autres lieux ont assimilé le traumatisme tellurique de la Grande Guerre.
      L'enquête historique et environnementale de Daniel Hubé, géologue de métier mais surtout par passion, ne figure dans aucun livre. Sa mission ? Faire émerger du passé des questions enfouies. Ses pérégrinations l'ont conduit vers des spécialistes des munitions, puis à se plonger dans les archives, en France et à l'étranger, avant de s'armer de drones pour restituer l'un des derniers secrets de la Grande Guerre et, ainsi, « évaluer la matière à panser ».
    Un document unique qui pose, aujourd'hui plus que jamais, la question des pollutions de guerre et des désastres écologiques liés aux conflits du XXe siècle.
     

  • Wagon, boulot, ados : voici le quotidien de Valérie, journaliste dans un magazine féminin. Depuis dix ans, elle prend le train en gare de Rouen, à 7h59, direction la capitale ! Si tout va bien, elle arrive à 9h15 à la gare Saint-Lazare, rebaptisée Saint-Bazar par les habitués. Si tout va bien...
    Car en dix ans, les épreuves en tout genre n'ont pas manqué ! Entre les retards, les suppressions de rames, les grèves, les incivilités et des usagers aussi fatigués que fatigants, les journées sont parfois longues...
    Heureusement, il en faut plus pour décourager cette SuperMum que rien n'arrête. Un retard d'une durée indéterminée ? L'occasion de bavarder un peu avec le conducteur du train ! Les devoirs des ados qui attendent à la maison ? Révision des leçons par SMS ! Une pser vernis à ongles ? Demandez les ateliers « Lime & Compagnie », en seconde classe !
    Avec humour et une bonne dose d'autodérision, Valérie Duclos croque le quotidien d'une maman des temps modernes, fait de rires, de larmes parfois et, surtout, de kilomètres de rails !   

  • La position stratégique de Madeleine Richou-Bihet et de Erwin Lahousen Elder von Vivremont a fait de leur engagement une source de renseignements de première importance sur tous les projets de Hitler. Madeleine Richou était agent des Services spéciaux français clandestins (elle était sous la coupe directe des futurs généraux Rivet et Navarre). Erwin Lahousen, officier de renseignement autrichien, versé dans la Wehrmacht à la suite de l'Anschluss, fut un des principaux collaborateurs de l'Amiral Canaris, chef du service de renseignements allemand, l'Abwehr, et, de ce fait, un des hommes les mieux informés de l'époque, puisqu'il assistait fréquemment aux réunions des plus hautes instances de l'armée allemande, parfois en présence de Hitler. Il participa à la préparation de certaines des tentatives d'attentats contre ce dernier et fut un des principaux témoins à charge lors du procès de Nuremberg. A eux deux, ils ont constitué ce que les services français appelaient « la source MAD », du nom de guerre de Madeleine Richou.
    Si les mémoires de cette dernière sont restés enfouis dans les archives du Service historique de la Défense, inaccessibles à la consultation jusqu'à une date relativement récente, c'est qu'elle a toujours su respecter son devoir de réserve.
    On peut y suivre aussi au quotidien la montée du nazisme à Vienne puis à Berlin, et les ravages perpétrés par l'arrivée successive des troupes allemandes et soviétiques à Budapest, où elle a vécu 50 jours dans une cave sous un champ de bataille. À travers les dires de Lahousen, on vit aussi les sauvageries du front de l'Est.
    C'est Madeleine qui parviendra à faire libérer son compagnon, prisonnier des Américains à la fin de la guerre, en faisant reconnaître le rôle réel de cet officier autrichien antinazi.

  • La double peine désigne le fait qu'une personne n'ayant pas la nationalité française et ayant commis un délit ou une infraction sur le territoire français puisse être expulsée - de façon temporaire ou définitive - après avoir purgé sa peine, si « sa présence menace l'ordre public ». Toute personne expulsée revenant sur le territoire s'expose à une nouvelle peine de prison.
    Entre 1996 et 2009, Ahmed Zaki a vécu l'expérience difficile de la « double peine ».
    Né au Maroc, arrivé en France à l'âge de 12 ans, il a 39 ans lorsqu'il est condamné une première fois pour trafic de stupéfiants. Deux condamnations et 6 ans d'incarcérations plus tard, il est averti que « sous réserve des résultats des recours engagés » et « de la délivrance par les autorités marocaines d'un laissez-passez », il sera reconduit au Maroc à sa sortie de prison. Alors que de nombreuses associations lui conseillent d'entamer une procédure, Ahmed fait le choix de retourner au Maroc, pour tourner symboliquement une page, bien que sa place soit en France, auprès de sa mère, de sa femme et de ses enfants. Suivront 7 ans d'exil, entre le Maroc et la Grèce, avant qu'il ne décide de revenir clandestinement en France. Il y parviendra en mai 2009. Il lui faudra attendre mars 2014 pour obtenir la levée de l'interdiction définitive du territoire ; puis encore un an pour l'abrogation de l'arrêté ministériel d'expulsion, et l'été 2015 pour obtenir le droit de résider légalement en France. Au total, presque 20 ans à payer sa dette envers la société - lourd tribut pour le simple petit trafiquant qu'il était.

    « La France est un beau pays. Je m'y sens bien parce qu'il y a ici un souci de respect des autres. La justice, même si elle n'est pas parfaite, permet d'éviter l'arbitraire, le ''fait du Prince''. Si le terrorisme provoque la remise en cause par nos élites de nos valeurs de liberté, d'égalité et de fraternité, alors nous sommes perdus. »

  • « Le harcèlement est une descente en enfer qui ne cesse pas, qui mène à la dépression et parfois au suicide. C'est un virus qui contamine la famille entière et qui ne meurt pas lorsque l'on quitte l'entreprise source. » Récit intime et violent d'un combat aux limites de la mort, Le cri du corps est la chute et la lente reconstruction d'une jeune femme à qui tout réussissait, victime de harcèlement moral au sein de son entreprise. Son témoignage décompose l'inexorable mécanique d'une société qui a fait de l'humain un instrument de profit et un outil de promotion social.
    Pourquoi subit-on un harcèlement dans le cadre professionnel ? Appartient-on inévitablement à l'une des catégories victime/ bourreau/ sauveur ? Et, surtout, comment s'en sortir et s'en protéger ?
    Accompagnée de Cyril Bériac, aidant, d'Isabelle Courdier, psychologue du travail, d'Olivier Hoeffel, consultant en qualité de vie au travail et gestion des risques psycho-sociaux, de Clément Raingeard et Marine Freçon-Karout, avocats, et d'Anne-Catherine Sabas, psychanalyste et formatrice, Anne-Véronique Herter signe un document essentiel sur un mal tentaculaire devenu une réalité économique et sociale.

  • " Dans la pensée occidentale courante, prendre sa retraite consiste à quitter son emploi et son patron pour consacrer le reste de sa vie à des activités que l'on a toujours rêvé de faire et à accepter pour cela de vivre avec des moyens financiers inférieurs.
    J'ai donc pris ma retraite le 1er septembre 1997. J'avais 29 ans... Mon entreprise a cumulé de nombreux handicaps : un métier pour lequel je n'avais pas été formé, des capitaux très faibles, une conjoncture atone, un domaine d'activité flou, une ambition démesurée, des coûts de production soutenus et des considérations sociales globales rarement mentionnées dans les manuels de création. J'ai donc rencontré toutes les difficultés possibles...
    " Pour Nicolas Trüb, la création d'entreprise est à la fois une pulsion de vie et un véritable engagement politique contre l'absurde et l'inertie. Il est donc passé à l'acte, fort de son bon sens et de son inexpérience, avec des outils parfois surprenants : du courage, un discours du Général, un bon vélo, de la patience, la pensée de Karl Marx, une famille épatante, quelques (bonnes) idées, des shoots de curiosité, une poignée de clients irréductibles et surtout beaucoup, beaucoup d'humour.
    Un récit original, à lire par tous ceux qui aimeraient créer leur entreprise ou se sont déjà lancés dans l'aventure.

  • L'auteur, officier dans la Wehrmacht, est un des 6 juges militaires basé à Strasbourg, ville rattachée à l'Allemagne depuis 1940. Il commence à écrire son journal à 59 ans. Patriote, voici comme il se définit : « Moi, qui ne fut jamais nazi, mais seulement un bon Allemand ». Il dépeint le front russe, l'engagement des Allemands. Anti-bolchévique, il implore les démocraties occidentales de ne pas laisser l'Allemagne tomber sous la domination russe. Il déplore la propagande et l'aveuglement des nazis face à la débâcle militaire allemande et s'inquiète pour l'avenir du peuple allemand. Il se demande comment pourra fonctionner le pays si, après la défaite, on purge l'administration de tous ceux qui ont appartenu au parti nazi. Il se pose la question des responsabilités : faut-il les attribuer aux dirigeants ? Il s'attend aussi à une incroyable vengeance de la part du peuple juif.

  • Pour la première fois, une journaliste étrangère a été autorisée à séjourner pendant plusieurs semaines auprès des unités antinarcoticos.
    La Colombie, première exportatrice de cocaïne du monde, s'est lancée dans une lutte acharnée contre le narcotrafic. La police, qui mène cette offensive, doit faire face à plusieurs ennemis : les barons de la drogue au romantisme noir, les guérillos de tout poil, les " salariés " des cartels parmi lesquels on retrouve des hommes politiques, des magistrats, des édiles locaux, des militaires, des journalistes...
    Malgré les menaces et la faiblesse de leurs moyens, les forces de police antidrogue se livrent à un combat courageux et déterminé contre les cultures illicites et les trafiquants. Irène Jarry a enquêté sur le terrain. Elle a côtoyé les grands chefs de la police, le général Serrano et le colonel Gallego, surnommés le Renard et le Lion, et a suivi leurs opérations. Avec passion et fougue, elle nous livre un document inédit, digne des meilleurs romans d'action, qui nous entraîne dans l'univers trépidant de la guérilla colombienne.

  • Sous couvert d'imposer à notre pays une " médecine fondée sur les preuves ", on assiste depuis quelques années au démantèlement en règle de notre système de soins et de protection sociale.
    Maure mot de cette orientation idéologique devenue une véritable religion pour certains : la standardisation. Désormais, pour être " scientifiquement correct ", les traitements doivent être uniformisés, les soignants robotisés et les patients normalisés. Ces dérives, encouragées par les grandes firmes pharmaceutiques et appliquées par une bureaucratie tatillonne, ont élevé les essais thérapeutiques au rang d'horizon indépassable pour tous les traitements à venir.
    Et malheur aux médecins, malades et familles qui ne se convertiraient pas à ce nouveau dogme ! A la fois témoignage bouleversant sur son vécu auprès d'enfants malades du cancer et réquisitoire argumenté contre un système de plus en plus totalitaire qui rejette les fondamentaux de la médecine d'Hippocrate, l'ouvrage du docteur Nicole Delépine est surtout un vibrant plaidoyer pour la liberté thérapeutique.

  • Ceci n'est pas un roman... Malgré les coups fourrés, les complots et les intrigants qui confinent au romanesque. Ceci est une chronique de faits réels. La chronique d'une affaire qui a tenu le monde politico-économique européen en haleine durant près de deux ans, qui a impliqué six gouvernements, qui est entrée dans les annales parlementaires françaises avec 137 449 amendements déposés, qui a généré des milliards d'euros d'échanges boursiers, des dizaines de millions d'euros d'honoraires de bureaux d'avocats et de banques d'affaires; qui a déterminé le futur de plus de deux cent mille travailleurs sur cinq continents. La chronique surtout d'un capitalisme empreint de considérations politiciennes, mâtiné de " raison d'État ". Un capitalisme à la française. Marqué par l'hégémonie d'un microcosme aux confins des cabinets et des conseils d'administration.
    Fruit d'une enquête scrupuleusement et rondement menée, depuis octobre 2006, de Dubaï à Boston, en passant par Rome, Paris et Bruxelles, ce livre apparaît comme le miroir sans tain de petits arrangements entre amis.

  • A partir de juin 1940, les occupants allemands n'ont pas hésité à utiliser les services de la pègre parisienne pour mettre en place un système de pillage et de répression. Grégory Auda exploite de nombreuses archives inédites, dont celles de la préfecture de police.

  • " Le bandit Bartoli & Cie A Monsieur le Préfet de la Corse Je protège mes amis comme ils m'aident et me protègent.
    J'en ai dans le canton de Sainte-Marie et l'on me dit que vous vous laisseriez aller à les contrarier. Je suis donc obligé de vous donner des ordres qui seront brefs ; j'espère que si vous tenez à parcourir ce pays, vous et votre famille, vous les écouterez. Si donc à Sainte-Marie, comme à Zicavo, vous vous mêlez des chaires de mes amis, si vous protégez leurs adversaires, qui sont, aussi les miens, vous resterez caché dans votre palais, vous et votre famille et je prendrai mes dispositions pour vous empêcher de mettre le nez dehors et vous priver de l'air frais de Vizzavona.
    C'est donc entendu et j'espère que vous ne me forcerez pas à mettre la main à la pâte et à faire subir le conseil de guerre aux gros légumes qui, même très gros, ne sont à l'abri de mes balles. Chef de la bande : Bartoli. PS / Si vous êtes préfet à Ajaccio, moi je suis le gouverneur du canton de Zicavo et de Ste-Marie-Siché en Corse. " Fruit d'une recherche minutieuse, d'une centaine de cartons d'archives exhumés et passés au peigne fin, les lettres de bandits croisées avec les comptes rendus de la police et de la presse de l'époque, ce livre est l'histoire d'une lutte mériméenne entre gendarmes et voleurs, devenue guerre acharnée aux enjeux économiques mondiaux.
    La saga romanesque et sanglante, truffée d'anecdotes, des bandits d'honneur du début du siècle aux mafieux de la French Connection.

  • Le 11 mars 1963, le colonel Jean Bastien-Thiry, lorrain, né en 1927, polytechnicien, lieutenant-colonel de l'armée de l'Air, pilote d'essai, marié et père de trois enfants, est fusillé au fort d'Ivry pour avoir organisé l'attentat du Petit Clamart. Il a 35 ans. Pourquoi a-t-il tenté de tuer De Gaulle ? Etait-il sous influence ? Quelles étaient les motivations profondes qui l'ont poussé à ouvrir le feu ? Quel est le mystère qui se cache derrière cet attentat qui a toute l'apparence d'un acte manqué ? Pourquoi n'a t-il pas obtenu la grâce alors qu'aucune goutte de sang n'a été versée ? Quelle est la personnalité de Jean Bastien-Thiry, homme droit, mesuré et aux fortes convictions morales et religieuses ? L'auteur, aussi grâce à sa formation de psychogénéalogiste, cherche à comprendre la raison profonde qui a motivé son père dans son engagement politique.

  • Bienheureux les pédégés français ! Au pays des salaires fous, c'est tous les jours Noël et les cadeaux qui sont offerts ont pour jolis noms " stock-options ", " golden parachute ", " golden hello ", " bonus exceptionnel ", " jetons de présence "...
    Des présents amplement mérités car nos pédégés sont des bienfaiteurs, des êtres rares qui valent plus, tellement plus, toujours plus ! Et encore, comparés à leurs cousins américains, nos grands patrons français sont des quasi-pauvres, des incompris. Voire des mal-aimés. La preuve : de temps à autre, médias et politiques se scandalisent et dénoncent en vrac super-profits et super-salaires. Et puis, pschit ! On oublie...
    Dans cet essai corrosif aux allures de guide de voyage improbable au pays des (très) gros salaires, Jean-Luc Porquet multiplie portraits et anecdotes pour mieux décrypter les justifications idéologiques, les montages financiers, les petits arrangements entre amis et autres amitiés politiques qui garantissent paix et prospérité au cercle fermé de nos chers amis les pédégés. Jusqu'ici tout va bien...

empty