Zeraq

  • Seul autour du monde

    Joshua Slocum

    En 1895, Joshua Slocum partait de Boston avec le voilier qu'il avait restauré pendant trois ans d'un long et difficile travail personnel. Il ne savait pas exactement quelle serait sa destination, il savait seulement qu'il voulait retrouver les grands espaces sur les océans du monde. Et qu'il voulait le faire seul. Après trois ans et deux mois il jette l'ancre dans le port de Newport: il avait réalisé le premier tour du monde en solitaire. Désormais légendaire, la navigation du Spray a inauguré l'âge d'or de la voile et de la navigation océanique en solitaire; depuis plus de cinquante ans, elle inspire des générations de marins du monde entier.

  • Près de 5 500 milliards de morceaux de plastique flottent sur les mers du globe. Environ 300 000 tonnes, soit 50 grammes par être humain. Des chiffres en croissance perpétuelle et exponentielle : on estime qu'en 2050 le poids du plastique présent en mer sera supérieur à celui du poisson. En août 2016, un groupe de chercheurs a parcouru le mythique passage du Nord-Ouest, pour recueillir des données sur la présence de plastique et micro-plastique dans cette extrémité de l'océan Arctique.
    Au travers du récit de son voyage et des résultats de la recherche, l'auteur nous aide à prendre conscience de l'étendue et de la gravité de cette pollution moderne, suggérant les comportements à éviter dans la vie de tous les jours, pour ne pas mettre en danger la mer et l'avenir de notre planète.

  • En ce temps de déplacements, où l´on fait la Chine une année, le Pérou l´année suivante, où l´on fera l´Australie l´hiver prochain, où des milliers de transportés vont d´un aéroport à l´autre connectés aux utopies formatées du numérique, il faut bien que sur les chemins de traverse flânent encore quelques poètes. Plus qu´à un simple voyage, c'est à la naissance d´un roman que nous sommes invités. L´auteur part des montagnes du Jura en songeant aux îles lointaines amarrées au large de l´Ecosse, là où rêvent encore les nuages venus du grand large. Il va du Jura à Jura, en train, en autobus, à pied, marche en compagnie de Georges Orwell, de Gustave Flaubert, ou de Jean Giono, croise sur un bateau antique une mystérieuse conteuse aux cheveux gris. « Je m´étais dit que là-bas, je ferais de grandes découvertes.un terrain de jeux fabuleux » .

  • Qui aujourd'hui s'en irait naviguer sur les océans, muni simplement d'un sondeur, d'un compas et d'un sextant ?
    Remplacé par le GPS, ce dernier appareil on le sait, a rejoint depuis longtemps les musées pourtant, il est en 1976 l'instrument auquel se fient Jean-François Delvaux et son épouse Janette pour accomplir cinquante-six mille milles à la voile tout autour de la terre. Avec comme seuls repères le soleil et les étoiles, ils se sont parfois égarés, mais ne se sont jamais perdus et si parfois le désarroi les a menacés, à bord de l'Alkinoos, solide ketch de cinquante pieds, jamais le couple ne s'est avoué vaincu. Au fil de leurs escales, parmi de nombreuses rencontres, Pierre Auboiroux, Bernard Moitessier, Peter Tangvald, Paul-Émile Victor, Madeleine et Joseph Merlot ont partagé avec eux leur soif de liberté. Écrite avec authenticité, cette passionnante aventure de quatre ans sur toutes les mers du globe est celle d'un marin appelé par le large, d'un médecin qui a choisi de changer de vie du jour au lendemain.

  • La Bible de la Cuisine à Bord est un guide pratique, clair, et complet pour les marins professionnels et les marins en herbe. L'organisation et les goûts changent quand on pose le pied sur un bateau afin de s'adapter aux contraintes des quarts, du froid, de la chaleur ou du mal de mer. Près de 60 pages consacrées aux méthodes d'avitaillement et de conservation. 100 recettes adaptées à la navigation. Savoir naviguer, savoir cuisiner, savoir partager, tels sont les mots d'ordre de cette référence de la cuisine en mer. L'auteur, avocat d'affaire de renom, admet volontiers trouver depuis toujours son équilibre dans son obsession pour la cuisine et ses escapades en mer. Rigoureux dans ses passions, il a mené de nombreuses navigations en France et à l'étranger. Il avoue avec gourmandise que l'un des meilleurs souvenirs de sa vie est peut être cette «délicieuse blanquette de veau entre amis en plein milieu de l'Atlantique après le passage d'une énorme dépression hivernale ».

  • Pourquoi la mer provoque, bouscule ?
    Pourquoi suscite t'elle tant de plaisir et d'effroi ?
    Une liaison singulière qui a nourri la création littéraire et artistique. Cet essai est un espace de réflexion qui s'ouvre où corps et psyché jouent leur partition sur des registres variés que l'auteur explore dans la littérature. De Chantal Thomas à Romain Gary, de Léo Ferré à Erik Orsenna (auteur de la préface), Anne Donnelly s'attache à deviner ou simplement imaginer ce que, de l'auteur à son écriture, l'empreinte maternelle a pu laisser de trace dans son approche du milieu marin : absence, horreur, amour...

  • Cap à l'Est

    Ernesto Tross

    « Chaque fois que je sors du Tibre, je tourne à gauche », répète souvent Tross, et Cap à l'Est est l'histoire de son incroyable existence employée en grande partie à voyager en Orient, à la découverte de ce qui, pour lui, est le berceau de toute civilisation et de toute culture. C'est pour cela qu'il a passé dix-huit ans de sa vie, avec de brèves pauses, dans l'Océan Indien, entre l'Inde, la Malaisie et l'Indonésie. Toujours avec des bateaux de sa fabrication (il en a déjà construit dix), bourrés de détails originaux et toujours hors des schémas et des modes imposés par le marketing nautique. Mais Tross a aussi voyagé avec d'autres moyens: à moto dans l'Himalaya, en buggy (de sa fabrication) dans le désert, en planeur, à pied. Sa vie est l'image même du désir de voyager pour découvrir le monde.
    Une histoire marquée du sceau de la passion pour la mer et la voile, et plus largement pour le voyage au sens classique, l'occasion d'aller à la rencontre de gens, de civilisations et de cultures différentes des nôtres.

  • Cruels, vantards, ambitieux et souvent prodigieusement inefficaces, les pirates sont aussi ridicules qu'effrayants. Ces cinq histoires, aux fondements authentiques, romancent la vie de personnages dont les échecs sont aussi tonitruants que les réussites. Classés par ordre de méchanceté, ces récits couvrent toutes les époques jusqu'au vingtième siècle, depuis Avilda de Cotland, femme pirate nordique, jusqu'aux Brigades Rouges contemporaines, en passant par Dimitri le Monstri, Thomas Cavendish et Lancelot Blackburne, productions pimentées de l'Histoire humaine.
    Cinq épopées humoristiques et instructives qui montrent que les gagnants et les perdants sont souvent les mêmes.

  • Il pensait être en panne, mais il avait juste oublié de lever l'ancre; il leva l'ancre, mais il entraîna avec lui le poste électrique; il jeta l'ancre là où le voulait sa femme, et le matin il se réveilla dans une usine.
    De même que chacun de nous peut commettre de petites erreurs, les grands marins peuvent faire d'énormes bêtises. Ce livre nous les raconte sans aucune pitié, qu'il s'agisse d'un avocat de province ou d'un grand navigateur néo-zélandais.
    Cent idioties incroyables, cent histoires vraies à faire pâlir celles de Trois hommes dans un bateau.

  • Le matin du 7 décembre 1941, après avoir servi le petit déjeuner et s'être occupé de la lingerie à bord de l'USS West Virginia, le cuisinier 3ème classe Doris dit « Dorie » Miller, entendit l'alarme qui appelait les marins aux postes de combat.
    Les premières des multiples torpilles larguées par l'aviation japonaise venaient de frapper le cuirassé américain. Miller s'élança au centre du bâtiment et fut bientôt appelé sur le pont par le Lieutenant Commandant Doir C. Johnson pour assister Mervyn Bennion, le capitaine du navire, mortellement touché.
    Miller se joignit ensuite à deux de ses compagnons en train de faire feu avec une mitrailleuse automatique anti-aérienne, une arme que, dans une armée ségrégationniste, ce noir américain n'avait jamais été autorisé à manier.
    Les actes de Doris Miller à Pearl Harbor, comme la légende à laquelle ils ont donné naissance, ont directement contribué à faire reculer la terrible politique de ségrégation et de préjugés raciaux qui prévalaient dans la marine, lançant du même coup le mouvement pour les droits civiques qui, dans les années 60, a mis fin à la pire des intolérances raciales.

  • Le 15 janvier 1790, au fin fond des mers du sud, Fletcher Christian et huit mutins de la Bounty fuient la Royal Navy.
    Accompagnés d'hommes et de femmes de Tahiti, ils s'installent sur une île déserte : Pitcairn. 15 hommes, 12 femmes. Près de vingt ans plus tard, on retrouve leur trace : 23 enfants sont nés, il reste neuf femmes, mais un seul homme. Sur les 14 hommes morts, 13 ont été tués. Que s'est-il passé ? Qu'ont-ils raconté à leurs enfants ?
    Aujourd'hui, l'auteur retrace le parcours de ce groupe d'individus qui, rêvant d'une nouvelle vie, à vecu un cauchemar, tout en créant une société inédite.
    A l'aide de sources historiques, parfois contradictoires, puisant dans les fictions déjà existantes, confrontant mythe hollywoodien des révoltés du Bounty et réalité, l'auteur enquête et propose sa vérité.

  • C'est une marche sur une route vieille de plusieurs siècles empruntée par les artistes, artisans, peintres, sculpteurs, écrivains, voyageurs. Ils voulaient apprendre, faire connaissance afin de témoigner. Rendre compte de cet « usage du monde » qui est le fondement de toutes disciplines.
    Pieter Breugel l'Ancien et Jean Michel Bénier, quatre siècles les séparent. Et cependant ils marchent ensemble, conversent. De la Mer du Nord à l'Adriatique, ils vont sur les chemins, d'auberges en auberges, visitant les églises et les musées. A pied, parcourant les sentiers, ils franchissent les cols, traversent les Alpes. Ils nous parlent du monde d'aujourd'hui, de l'homme et de ses enfances. Sur les routes d'Europe, ils cherchent des raisons d'espérer, de croire que la beauté peut encore sauver le monde.

  • Il y a des tonnes de manuels de voile.
    Tous expliquent ce que l'on doit faire pour mener un bateau en toute sécurité, pour aller vite, pour avoir une navigation confortable.
    Celui là non.
    Les bulles de Davide Besana expliquent ce que vous ne devez jamais faire: avec qui ne pas naviguer, les trucs qu'on ne doit pas embarquer, les places où l'on ne doit pas s'asseoir, ce qu'on ne doit pas dire, les choses à éviter avec le skipper, les équipiers et les autres plaisanciers.
    Un manuel qui mélange le sérieux et l'absurde, qui fait rire surtout de soi-même, plutôt que des autres, et qui enfin vous amènera à pardonner les bêtises des autres et à devenir un meilleur marin, c'est à dire, un marin sage.

  • Une malle en bois, longue d'un mètre, haute d'environ cinquante centimètres, avec des pieds courts et une base élargie pour résister au roulis du bateau. Dans le passé, tout marin digne de ce nom sillonnait les mers du globe accompagné de cette espèce de malle, appelée « caisse » dans le jargon, où il conservait ses effets personnels, ses biens, ses souvenirs. Il en existe une, alourdie par le temps et les objets, marquée sur un côté d'un sigle gravé au couteau, JTKK, et d'une date : 1894.
    C'est l'année où elle descendit pour la dernière fois dans la cale d'un bateau. À partir de ce moment, son propriétaire, Józef Teodor Konrad Korzeniowski, prit le nom de Joseph Conrad et abandonna le métier de marin pour devenir écrivain. Fruit d'un long travail de recherche, ce livre qui se lit comme un roman retrace la vie en mer d'un des plus grands narrateurs de tous les temps : les bateaux sur lesquels il navigué, les personnes qu'il a rencontrées, les routes qu'il a suivies et les aventures qui lui ont inspiré de nombreux personnages, les décors et les évènements qui habitent nombre de ses oeuvres.

  • Une immersion dans la Venise du XV° siècle, une expédition maritime vers les Flandres. Avec ses soixante-huit hommes d'équipage et sa cargaison de vin et d'épices, la «Gemma Quirina», détournée de sa route par des vents contraires et endommagée par de graves avaries, finit par dériver dans un océan déchaîné, en plein hiver. Seuls onze marins réchappent au naufrage du navire et débarquent sur l'île paradisiaque de Rost, au-delà du cercle polaire arctique. Piero Quirino, patricien vénitien, est le capitaine de ce navire marchand. A Venise, tout le monde le croit mort. Mais vingt et un mois plus tard, et contre toute attente, il est de retour dans la Lagune, avec quelques-uns de ses compagnons d'aventure, au terme d'un long voyage à travers la Suède et les pays germaniques.
    Connue surtout des spécialistes de la navigation pour son importance historique et géographique, l'expédition de Quirino et de son équipage est encore ignorée du grand public. A presque six cents ans de distance, les auteurs font revivre la geste de ces intrépides marins vénitiens, dans un roman aussi passionnant que respectueux de la vérité historique.

  • Avec En Patagonie, livre de 1977 dans lequel il racontait ses six mois passés à l'extrême sud du continent américain, Bruce Chatwin est devenu pour beaucoup un auteur culte qui a changé pour toujours l'image de la littérature de voyage.
    Mais dans les années quatre-vingt-dix, vingt ans après sa publication, l'argentin Adriàn Giménez Hutton, a remis en cause l'authenticité du récit. En Patagonie est-il vraiment le plus authentique des reportages sur ces terres reculées et sauvages, ou doit-on croire les argentins qui pensent que Chatwin n'a pas peint le vrai visage de la Patagonie?
    Après deux ans et plus de trois mille kilomètres sur les traces du voyageur britannique, sans omettre aucune rencontre ni aucun détail (de l'étrange histoire du mylodon à la cabane de Butch Cassidy, en passant par la grotte de Last Hope Sound), la quête de Giménez Hutton est devenue un livre qui est aussi une fresque inoubliable de ce coin du monde et un portrait de son narrateur le plus célèbre mais néanmoins contesté.
    Adrián Giménez Hutton (1956-2001), avocat de profession, est devenu écrivain et vagabond par passion, collaborant à de nombreuses revues de voyages. Il était membre de l'Explorers Club de New York et président de sa section argentine.

  • La musique de la mer

    Roberto Soldatini

    Un bateau et un violoncelle, rien de plus. La découverte que la musique et la voile peuvent s'accorder. Roberto Soldatini, musicien et chef d'orchestre, a décidé de larguer les amarres et de vivre sur un bateau avec pour seule compagnie, « Stradi », son précieux et magnifique violoncelle du XVIIIème siècle. Un voyage à travers de nouveaux sourires, vers une réalité que l'on croyait connaître, à la découverte d'îles magiques et paisibles.
    Un choix radical vécu sans aucune emphase mais avec une insatiable curiosité. Ainsi, le voyage devient exploration, occasion de rencontres, découverte de soi-même et de ses propres limites. Jour après jour, le musicien se transforme en marin. Et son voilier devient son univers.
    La musique de la mer est le récit d'un choix très original, celui de larguer les amarres. Roberto Soldatini continue à donner des concerts et à enseigner au conservatoire, et c'est toujours avec grande fierté qu'il présente sa carte d'identité qui, peut-être pour la première fois en Italie, indique comme adresse celle du quai où est amarré son bateau.

  • Sahara inconnu

    Laszlo E. Almasy

    S'il est vrai que chaque discipline connaît son époque héroïque, celle de l'avant-garde et des précurseurs, alors Sahara inconnu peut être considéré comme le classique par excellence de la littérature de voyage dans le désert. Ce n'est pas par hasard que ce livre de 1939 - l'incroyable journal de László Almásy sur les traces de la cité légendaire de Zarzura et de l'oasis de Kufra, en avion et en voiture, avec pour seuls guides une boussole et les étoiles -reste une référence pour les passionnés de la « grande mer de sable ».
    À la fascination pour les premières explorations du désert s'ajoute exercée par l'auteur, pilote de l'aviation austrohongroise durant la première guerre mondiale, guide des soldats de Rommel durant la seconde, importateur de voitures en Égypte, explorateur, écrivain, cartographe.
    Son personnage a inspiré celui du roman écrit par Michaël Ondaatje dont est tiré le film Le patient anglais, vainqueur de neuf Oscar et deux Golden Globe.

  • Un des thèmes éternels au coeur de la littérature est la témérité, la présomption, la vaine gloire : un bateau pour soigner son image, une régate pour affirmer son ego, la mer comme miroir des vanités.
    Mais heureusement, la vraie passion de la mer finit par reprendre le dessus...
    Trois histoires inédites de « héros » de la mer : d'un grand classique de la littérature, Emile Salgari (auteur de Le Corsaire noir et Les Pirates de la Malaisie) et d'un évocateur ironique du malaise contemporain comme est Jean-Luc Coudray qui, avec ce texte, boucle sa trilogie maritime (après les pirates maléfiques et les océans pollués) avec une inattendue touche autobiographique.
    Si, bien évidemment, toute ressemblance avec des personnes, endroits ou faits existants ou ayant existé ne serait que pure coïncidence, la réalité dépassant la fiction, faites attention à qui vous croisez au large !
    L'expérience de Delphine Gachet a permis une excellente traduction des nouvelles d'Emile Salgari et de l'introduction de l'historien Dario Pontuale.

  • L'histoire de Procida, point stratégique de la Méditerranée depuis trois millénaires; c'est en même temps un guide précieux pour découvrir l'île d'aujourd'hui et ses trésors, souvent cachés.
    Avec cet ouvrage richement illustré, parfois avec des photos d'époque, on parcourt toutes les étapes du développement de l'île, on retrouve les populations qui y ont abordé et les traces qu'elles ont laissées. Palais, sculptures, jardins, quartiers entiers de l'île sont racontés en courts chapitres faciles à consulter et qui forment un récit allant de la préhistoire à l'époque actuelle.
    Il s'agit donc tout autant d'un guide touristique que de l'un des rares livres d'histoire sur Procida.

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