Littérature générale

  • « En me levant ce matin, j'ai levé la tête. Des étoiles sont tombées de mes cheveux. Ça m'apprendra à dormir dehors... », s'ouvre ce CD qui dit aussi, entre autres, et au delà de la chute du céleste à nos pieds, les écartèlements de Gibraltar entre Atlantique et Méditerranée, Afrique et Europe, d'une rive l'autre, avec des mots simples pour murmurer encore du Sud vers le Nord qu'il est désormais « difficile de croire encore à l'espace d'un monde souvenir ». De la bohème à l'errance, de l'errance à l'exil du migrant... Une poésie de Saïd Mohamed très en résonance avec l'actualité, parfois, et dont la musique éclairée par l'orgue de cristal de Karinn Helbert (cristal Baschet, directrice artistique de l'ensemble), la voix d'Eric Louviot, le violoniste Manuel Decoq et le chant soufi d'Ahmed Abdelhack el Kaâb de l'ensemble Dounia, trouve aujourd'hui la consécration avec ce 71e Grand Prix de l'Académie, pour de la belle ouvrage donnant à écouter et à... entendre que des reflets du cabossé naissent parfois des firmaments. (Yves Challier la Dépêche du Midi) "Un Toit d'étoiles" de Saïd Mohamed est illustré par Annie COURTIAUD.

    Grand prix 2018 de l'Académie Charles Cros pour le CD qui accompagne ce livre. Direction artistique Karinn HELBERT. Vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=4FKGvkm3hfE

  • Un chemin amoureux à deux voix et vingt-quatre tableaux.
    D'après des oeuvres d' Annie Courtiaud où son écriture se mêle à celle d'Yves Chagnaud.
    Un livre qui se lit au fil des pages ou au rythme de ses envies. Un peu comme si cette histoire d'amour était, au fond, partagée par tous.
    Un regard sur soi, sur l'autre, pour comprendre, explorer et aimer à nouveau...
    Et si l'on arrive à guérir... L'autre est sauvé aussi !
    Il est alors possible d'en faire une belle harmonie !

  • Une promenade poétique à travers des vies et des villes rêvées et fantasmées à travers le monde au fil des années.
    Les photographies révèlent l'itinéraire d'une tâche de lumière dans l'espace restreint d'une salle de bains sur une période de trois heures. Apparition, glissement, brisure, chute et disparition.
    La matérialité de l'espace n'existe plus, elle est devenue support du temps qui passe.

  • L'étang unique

    Andre Duprat

    • Apeiron
    • 7 Juin 2012

    « Je suis proche d'un étang court sur vagues dont la fortune de terre tient dans le regard d'au moins toute une vie... » André Duprat s'est donné l'étang pour totem, pour confident, pour entre-soi.
    Au Pays de l'arbre et de l'eau, il y retrouve sa terre et son humanité. Avec ses rais de ciel qui pétillent dans les frissons de brise. Avec ses berges indécises, ses humbles abysses où dorment es désirs oubliés et les richesses de vie qui bouillonnent alentour.

  • Lire Duprat en regardant Bleny c'est comme écouter Glenn Gould jouant Bach.
    Duprat interprète avec inspiration et précision une partition peinte il y a déjà 50 ans et révèle la délicatesse et la profondeur du travail de Jacques Blény.
    Non seulement le mot sonne juste mais il permet au sens d'apparaître et d'éclairer d'une lumière poétique les toiles de l'artiste.
    Duprat et Blény se ressemblent par la précision et la maîtrise de l'outil servant une oeuvre pleine d'une vibrante humanité.

empty