• Dans l'art de Prigov, la parodie est poussée à l'extrême au point de se parodier elle-même. Les textes, très court pour la plupart, naissent, naissent de clichés qui habitent la conscience de l'homme post-soviétique et de l'homme en général. Cependant, la destruction des mythes dont nous sommes tissés aboutit inévitablement à la création de nouveaux mythes dont Prigov orchestre la naissance. La déconstruction de la langue, de l'idéologie et des valeurs les plus sacrées va de pair avec un humour aussi noir que décalé, qui n'exclut cependant pas une certaine tendresse. Prigov s'adresse à tous ses personnages, qu'il s'agisse de la Mort, de Dieu, de Dostoïevski ou d'un modeste cafard, avec douceur et compréhension, construisant un monde de faux-semblant, à la fois effrayant et malicieux, peuplé d'archétypes rouillés et d'automates mélancoliques.

  • «Ce soir-là, assise chez moi dans un fauteuil, je songeais a` la condition des femmes en Inde. Une question me préoccupait : pourquoi les femmes n'étaient-elles pas autorisées à contribuer au bien-être de notre pays ? Mille pensées traversaient mon esprit. La lune d'automne, entourée de myriades d'étoiles qui scintillaient comme des diamants, brillait de tous ses feux dans le ciel dégagé. De la fenêtre ouverte, je distinguais nettement le jardin baigné du clair de lune.» Begum Rokeya Sakhawat Hossain (1880-1932) est reconnue pour son rôle de pionnière dans le domaine de l'émancipation et de l'instruction des femmes indiennes. Elle publia des essais audacieux sur l'émancipation et l'oppression des femmes, rassemblés dans Maticur en 1908 et 1921. Sultana's Dream, « Le Rêve de Sultana », est un petit bijou de fiction utopiste paru en 1905 dans la revue Indian Ladies' Magazine, puis dans sa traduction bengalie en 1908.

  • Kimono sentir la saison sur soi[e Nouv.

    Ce livre pédago-artistique KIMONO SENTIR LA SAISON SUR SOIE dédié aux kimonos en soie et aux kimonos en origami vous propose un voyage dans le monde complexe et codifié du kimono.
    On parle souvent de kimono mais savez-vous qu'il existe différents types de kimonos?
    Tomesode, Furisode, Hômongi, Tsukesage, Komon, Yukata.... à découvrir au travers une sélection de la collection privée de kimonos d'Anita HENRY mais également grâce aux origamis kimonos de Corinne DÉCHELETTE, créatrice de PEAUrigami®.
    Vous allez ressentir les saisons en découvrant les motifs des kimonos, sublimées par les haïkus composés par Éric DESPIERRE. Ces courts poèmes qui capturent l'instantanéité des saisons et l'intensité des couleurs sont traduits en japonais par la professeure Mine MUKOSE .
    Le Kitsuke ou l'art de se vêtir d'un kimono, avec tous ses accessoires invisibles n'aura plus de secret pour vous, ni le monde illimité des origamis où, à partir d'un carré de papier washi, on donne vie à une forme tri-dimensionnelle.
    À la fin du livre, les auteures souhaitent partager leur passion avec le lecteur japonophile ou néophyte : découpez le carré de papier aux motifs du kimono d'Anita et suivez les instructions de Corinne pour réaliser votre origami kimono.

  • 10h34 du matin, le svelte et rubicond Sir John Rainey arriva en première classe à la gare de King's Cross [...] Un roman court et dense qu'on ne lèche qu'à la dernière page tant son rythme de thriller tient en haleine. L'écriture, brillante et savoureuse, à l'humour parfois féroce, est un salut déclaré à J.L. Borges, et plus discrètement, à des écrivains comme Stevenson, Conan Doyle et Conrad, ceci pour traiter, sur fond de guerre des Malouines, une action de vengeance à Londres.
    Un jeu labyrinthique sur question d'éthique et d'actualité : peut-on faire justice soi-même lorsque la société a laissé assassins et tortionnaires impunis ?
    Hector Manjarrez, romancier, poète et essayiste mexicain reconnu, apporte en littérature une griffe neuve.
    Rainey l'assassin a fait l'objet d'un scénario de film en cours de tournage en Argentine.

  • Il est certain que malgré des « modèles » éminents comme Mandelstam ou Khlebnikov, Olga Sedakova a su se trouver un ton qui lui est propre traversé par un élan mystique.

  • Un incontournable de toutes les bibliothèques pour comprendre le chemin historique et culturel des juifs de l'ancienne Russie, partagés entre tradition et modrenité. Arrivé en 1924 en Israël, Bialik sera le porte flambeau du renouveau de la langue hébraïque.

  • Une traductrice ose l'impensable : envoyer à un éditeur un roman de sa plume précédemment refusé au lieu de la traduction commandée. Le manuscrit ne pouvait finir au fond d'un tiroir car il relate l'histoire de son père orphelin.

  • C'est le 5ème livre traduit en français de la poétesse japonaise, Shizue Ogawa, dans la série « Une âme qui joue » qui témoigne d'une écriture et d'une vision du monde tout à fait personnelles, entre animisme-taoïsme et légèreté profonde.

  • « Alain Hirschler, enfant caché, retrace l'histoire tragique et admirable de son père René Hirschler (1905-1945) et de sa mère Simone Lévy (1911-1944) tous deux résistants et morts en déportation dans les camps de Mauthausen et Auschwitz-Birkenau. C'est aussi l'histoire de la France occupée, du courage et de la résistance face à la barbarie nazie. »

  • Mosaiq

    Zimmermann Christian

    Christian Zimmermann est poète, donc aussi philosophe.
    Ses rêveries comme ses méditations prennent forme dans les lettres qui, sur la trace visible des instances, des couleurs intérieures qui " creusent la question ", lui transmettent une musique et des signes qu'il nous donne à voir dans l'aplat d'un tableau, parfois musicien, d'un volume mis en signes.
    Dans tous les cas une belle rêverie philosophique qui relève de l'essentiel.

  • ...
    Et je me suis avancé vers toi. Je me suis assis. Tu as eu un peu peur. Tu as manifesté un mouvement de recul sur ta chaise. Je t'ai demandé du feu. Tu ne m'as pas cru. Je t'ai adressé un sourire courtois et montré une cigarette. Tu as fait signe que non de la tête. Tu as plongé dans ton journal. Je n'ai pas bougé. Tu étais mal à l'aise. Tu as fait glisser les romans entre tes pieds. Celui du dessus, je venais de le terminer.
    En le désignant du menton, je t'ai demandé : " Vous l'avez déjà lu ? "...

  • Shizue Ogawa, la poète japonaise, poursuit dans ce troisième volume Une âme qui joue, les ailes son observation étonnée et amusée du monde. Le lecteur baigne dans l'univers magique que crée la poète faisant parler les animaux, les végétaux, la vie en son entier. Nous nous laissons emporter avec ravissement dans ce monde merveilleux, apparement naïf et néanmoins si chargé de vision philosophique du monde. Les aquarelles d'Hanako Ninomiya reflètent cet enchantement musical et coloré.

  • Ce recueil est dédié à son ami le vieux poète René de Obaldia qui se rapproche du centenaire. Le poète invite à chanter l'univers, les villes, les peuples, le vent afin d'engendrer une énergie créatrice. Cette quête permanente de Werner Lambersy du dépassement de soi dans l'écriture et dans l'amour se retrouve ici presque en apothéose. Une très belle et profonde préface de Serge Pey ouvre le volume. On ne peut douter du pouvoir si puissant de la poésie à ré-enchanter le monde. « Ré-enchanter le monde est l'oeuvre du poète. Non pour célébrer le monde, mais porter son espérance de torche en torche, jusqu'à l'incendie final » relève Serge Pey dans les paroles de son complice Werner Lambersy.

  • Lila

    Krishna Baldev Vaid

    Mieux qu'une histoire d'amour, Lila est l'histoire de l'amour, l'histoire du couple où chacun aspire à se fondre en l'autre, tout en sachant que ce désir même de fusion condamne le couple. Drame à deux, l'histoire de Lila et du narrateur se joue sans autre partenaire.

    Le livre est construit en trois séquences bien marquées : deux séquences narratives et descriptives, encadrant une longue séquence de dialogue. Lila est comparée à la célèbre Leîla de la tradition persane, cette amante qui forme avec Majnoun le parfait couple des amants mythiques, devenu en Inde aussi le symbole de l'amour fou.

    Dans le dialogue s'évanouit une tension entre ordinaire et extraordinaire. Peu à peu l'abolition des différences aboutit à un duo lyrique, chacun parlant de la même voix et dans les mêmes formulations.

    La troisième séquence est dominée par l'angoisse de la perte de Lila, cheminement qui conduit à poser la question de dieu.

  • Les éditions Caractères ont le plaisir de publier le premier tome des oeuvres complètes du poète Bruno Durocher, également fondateur de la maison. La série, qui comptera quatre tomes, reprend l'intégralité d'une oeuvre accumulée tout au long du « cheminement poétique gravé par une existence douloureuse et tumultueuse », comme le rappelle en le citant Albert Mingelgrün, professeur associé à l'Institut d'étude du Judaïsme Martin Buber (Université libre de Belgique), dans la postface qui conclut ce premier volume.

    Outre l'intégralité des poésies de Bruno Durocher, l'esthète trouvera en fin du recueil des extraits de témoignages saluant l'inspiration, la pertinence ou l'impertinence du poète, sous la signature de Pierre Albert-Birot, Gaston Bachelard, Luc Bérimont, Jean cassou, René Char, Blaise Cendrars, Paul Eluard, Jérôme Garcin, Pierre-Jean Jouve, Jules Supervielle, Claude Mauriac, Pierre Reverdy et bien d'autres.

    Ce premier tome, qui regroupe les poésies, sera suivi de trois sommes rassemblant l'oeuvre en prose ainsi que les productions théâtrales et les essais. Un dernier tome présentera sous forme d'album Les visages de l'homme. Présenté sous coffret, imprimé sur papier bible et agrémenté de reproductions de dessins et peintures de Georges Visconti, la série est réalisée avec le soutien du Centre national du Livre et celui de la Région Ile-de-France.

  • Mains

    Ekaterina Yossifova

    La poète revient sur ces années d'adolescence où l'enfant bascule imperceptiblement vers l'âge adulte; années d'incompréhension ou de révolte au cours desquelles le jeune se met à réfléchir sur lui-même et sur sa vie.

  • Toujours dans les archives de Bruno Durocher, des contes pour enfants écrient en polonais et publiés à Paris en 1946.Traduction et publication bilingue à l'occasion du colloque du centenaire de Bruno Durocher à la BNF le 18 juin 2019.

  • Écrivaine et traductrice israélienne, Esther Orner fait partie du comité de rédaction de la revue des écrivains israéliens de langue française Continuum. Elle a été nommée Chevalier des Arts et des Lettres en 2013.

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