Bord De L'eau

  • Après des décennies d'oubli, l'agriculture paysanne tend aujourd'hui à redevenir une activité valorisée et attractive. Mais comment interpréter ce retournement pour le moins inattendu ? L'une des réponses les plus originales à cette question est sans doute apportée par Pierre Rabhi qui l'envisage comme une manière de redonner du sens à sa vie en s'émancipant d'un style de vie consumériste décevant. Tout l'enjeu du présent ouvrage est de développer cette idée en explorant notamment les nombreuses richesses existentielles produites par le travail paysan et les épreuves qu'un tel changement de vie suppose de traverser.

  • David Graeber, anthropologue atypique, à la fois professeur à la London University et l'un des initiateurs d'Occupy Wall Street, a fait une entrée fracassante à la fois sur la scène scientifique et sur la scène politique en montrant comment un des facteurs qui maintiennent les peuples sous le pouvoir des banques est le sentiment moral que toutes les dettes doivent être remboursées. Un sentiment né il y a 5000 ans en même temps que l'État, le marché, les grandes religions... et l'esclavage.
    La thèse fascine et appelle à la discussion. Notamment sur le point de savoir au nom de quelle conception de la démocratie elle peut être tenue. Sur cette question, dans un texte écrit en 2005 pour La Revue du MAUSS semestrielle et repris dans ce livre, l'érudition et le brio de D. Graeber font encore merveille. Non, montre-t-il, l'Occident est loin d'avoir le monopole de la démocratie, et, contrairement à l'opinion omniprésente, ce n'est sûrement pas la "culture occidentale" qui l'a fait apparaître et prospérer.
    Si on entend le mot culture au sens anthropologique, il apparaît en effet que la culture occidentale est introuvable (d'où une réfutation savoureuse et convaincante des thèses de Samuel Huntington). Et si on entend par culture la culture des lettrés, alors il n'est pas difficile de se convaincre que ceux-ci, en Occident comme ailleurs, se sont constamment opposés à la démocratie. Celle-ci, en réalité, ne naît et ne vit que dans les marges des systèmes de pouvoir.
    Où l'on voit toute la force d'une anthropologie anarchiste, revendiquée comme telle, et qui n'avait rien produit d'aussi puissant depuis Pierre Clastres. Reste, cependant, que tout le monde ne peut pas vivre dans les marges et hors pouvoir, et qu'il faut donc se demander ce qu'il peut et doit subsister de l'esprit de la démocratie dans le cadre des sociétés étatiques.

  • Brassens : sociologie d'un génie de la poésie chantée Nouv.

    Cet essai considère Brassens comme un analyseur social tant de la diversité des publics que de la complexité culturelle de la société. A côté des nombreuses biographies qui lui sont consacrées, ce livre - à la fois historique, sociologique et anthropologique - offre au lecteur une immersion empathique dans l'univers de Brassens en éclairant et restituant cette "? magie ? " qu'est la rencontre d'un artiste et d'un public hétérogène.

  • Michael Hudson est considéré par certains comme un des meilleurs économistes contemporains. S'il comprend mieux le capitalisme actuel - un capitalisme rentier et spéculatif - que nombre de ses collègues, c'est sans doute parce qu'il a travaillé à Wall Street et dans diverses commissions avant de se plonger dans l'étude à la fois de l'histoire économique et des diverses théories économiques. Il en résulte, pour commencer, un renouvellement complet de l'histoire de la dette et du crédit (qui a fortement inspiré David Graeber dans Dette). Où l'on voit qu'à Babylone et dans le judaïsme antique, on abolissait les dettes tous les 25 ou 50 ans (c'est ce qu'on appelait le jubilé) pour permettre à l'économie et à la société de repartir. « Et pardonnez- nous nos offenses... » voulait dire à l'origine :
    « Remettez-nous nos dettes. » De cette reconstitution historique résulte une critique radicale de l'économie de rente actuelle. L'endettement des États ne sert qu'à transférer la richesse aux prêteurs et aux financiers au détriment de l'économie réelle et des salariés.

  • Souffrance, stress, burn out, RPS... Les témoignages de salariés faisant état d'une montée en puissance de la pénibilité psychique et mentale du travail se multiplient depuis deux à trois décennies, y compris parmi les franges du salariat les mieux loties, que ce soit en termes de conditions d'emploi, de rémunération ou de pénibilité physique du travail. Ce livre analyse ce phénomène à travers le cas de cadres, chercheurs dans l'industrie. Il montre en quoi les organisations contemporaines du travail, en se liquéfiant pour répondre aux exigences post-fordiennes du procès d'accumulation, disloquent le travail et les travailleurs.
    Cette dislocation s'observe à trois niveaux. Au niveau subjectif, d'abord, car en fabriquant des désillusions, des écarts croissants et de plus en plus répandus entre espoirs, investissements subjectifs et réalités observées, ces organisations déstabilisent la subjectivité et le rapport au travail de ces cadres, qui en viennent souvent à remettre en cause et leurs compétences et le sens de tous les efforts et sacrifices faits pour leur travail. Au niveau temporel, ensuite, car en accroissant les tâches périphériques, ces organisations atrophient les coeurs de métier et contraignent ces cadres à travailler plus longtemps, y compris chez eux, pour essayer, malgré tout, de faire un travail de qualité, dans lequel ils puissent encore se reconnaître et trouver du sens. Au niveau cognitif, enfin, car en démultipliant les sollicitations, ces organisations liquides, à travers l'usage des nouvelles technologies qu'elles sécrètent, coupent fréquemment les chercheurs, les empêchent de se concentrer et, par-là, les obligent à déployer une énergie particulièrement importante pour essayer, malgré tout, de sortir la tête de l'eau et continuer à avancer dans leur travail.
    Combinées entre elles, ces trois sortes de dislocation maltraitent les travailleurs. Ce qu'il faut soigner, en somme, ce ne sont pas les individus, mais le travail concret : la façon dont il est organisé, managé, reconnu, subordonné au travail abstrait. L'ambition de cet ouvrage est de montrer combien ces troubles de la santé constituent les symptômes contemporains d'une aliénation capitaliste, dont les racines remontent, non seulement à l'organisation du travail, mais plus fondamentalement encore, aux rapports de production et à ce que le capital fait au travail, en imposant aux hommes et aux femmes, travailleurs comme capitalistes, un usage de soi conforme à la conception productiviste de la qualité et de la performance.

  • L'ouvrage propose un récit sonore de l'Anthropocène. Nous faisons dans cet ouvrage la proposition d'une éthique de l'écoute, adossée à une esthétique sonore de l'environnement, pour que l'être humain prenne conscience de son appartenance à une « communauté acoustique » et son rôle de participant aux paysages sonores.

  • Une citoyennété de seconde classe ? Nouv.

    À la SNCF, il est possible de parler de première classe et de seconde classe. Lorsqu'on prend l'avion également... on appelle ça «?classe économique?» ou «?business class?»?! Si officiellement, ou du point de vue juridique, il n'est pas possible de parler de citoyenneté de seconde classe, que faire lorsque les acteurs eux-mêmes évoquent ce type de terminologie?? Leur expliquer qu'ils n'ont pas vraiment compris ce qu'était la citoyenneté et que le registre économique est distinct du politique??
    La réflexion collective de cet ouvrage accorde du crédit au discours des acteurs sur leur expérience, qui vont jusqu'à éprouver une différence statutaire dans leur capacité à participer au pouvoir. Ce livre présente des études empiriques ainsi que des outils conceptuels pour penser les incidences économiques sur les modalités de participation au pouvoir des citoyens. Il propose la notion de «?citoyenneté de seconde classe?» pour penser l'ampleur des inégalités sociales et politiques contemporaines.

  • À lire et écouter les actualités ces derniers mois, il semblerait que la haine soit devenue ce « mal » du siècle inévitable et incontrôlable. La haine de l'autre serait l'apanage d'un quotidien devenu pesant voire dangereux. Mais si la haine semble être sur toutes les bouches aujourd'hui, aucune recherche sur ce qu'est le discours de haine n'a encore été menée. C'est donc une définition de ce qu'est la haine en discours et une compréhension du processus qui sont proposées ici. Comment peut-on définir la haine ? À quoi renvoie-t-elle ?
    Que dit-elle des identités de chacun·e, des idéo - logies et des croyances actuelles ? Surtout, peut-on la contrer et comment ? Par le biais d'une analyse fine d'exemples concrets et contemporains, c'est une véritable réflexion sur le discours de haine, ses processus et ses enjeux qui est proposée ici.

  • 10000 ans d'histoire mondiale de chaussures ! Des marques, des enseignes, des créateurs, inventeurs, artistes, célébrités... et des représentations de la chaussure par des artistes contemporains. 700 illustrations et photos, des milliers d'entrées, quinze ans de travail qui nous racontent l'histoire et la mode. Cela faisait plus d'un siècle qu'un tel ouvrage n'avait pas été réalisé en France.

  • Amoureux de Portia, belle et riche héritière, Bassanio, gentilhomme désargenté, s'efforce d'obtenir sa main. Pour l'aider, son ami Antonio marchand chrétien, emprunte une somme de 3000 ducats à l'usurier juif Shylock qui lui demande, en cas de non remboursement de la dette, une livre de sa chair. Le jour de l'échéance, la dette n'étant pas réglée, Shylock exige l'exécution de la clause. Mais l'habileté de Portia, déguisée en « docteur de droit civil», confond l'usurier retors et sauve Antonio Shylock, ridiculisé, spolié et trahi par sa fille qui a rejoint le camp des Chrétiens, s'en va seul tandis que les jeunes gens, loin des tracas du commerce et du fracas des procès, s'abandonnent à la félicité, aux sons - joyeux et graves à la fois - d'une musique qui évoque non seulement l'harmonie terrestre retrouvée mais aussi l'harmonie céleste dont elle est l'écho.

  • FAIRE CONFIANCE, ON FAIT CELA TOUS LES JOURS.
    PAS UNE INTERACTION SOCIALE NE POURRAIT AVOIR LIEU SANS UN MINIMUM DE CONFIANCE. Pendant l'épidémie de coronavirus qui gagna notre planète au printemps 2020, aucun concept philosophique ne fut davantage mobilisé : confi ance dans les institutions, dans le gouvernement, dans le personnel sanitaire, dans les experts virologues et... les uns envers les autres. Tout se passait comme si le virus avait mis à nu le lien invisible qui tenait notre monde ensemble.
    Et c'est justement une chose qui intrigue : qu'elle soit si omniprésente dans nos interactions sociales, et que les théoriciens de la société se soient si peu attachés à la défi nir. Élaborer une théorie unifi ée de la confi ance est pourtant loin d'être un exercice purement académique : il en va de la réalité humaine elle-même. Car la confi ance est non seulement la force de liaison élémentaire qui nous lie les uns aux autres, mais le coeur de notre rapport au monde en général : au début est la confi ance.

  • Catalogue de L'exposition « Fake news : art, fiction, mensonge » à la Fondation EDF pour l'art contemporain, cet ouvrage propose une analyse du phénomène par Laurent Bigot, et présente les oeuvres d'artistes contemporains internationaux qui ont oeuvré sur le sujet.
    En 2017, « fake news » a été élu « mot de l'année » par le Collins Dictionary. Son usage venait d'augmenter plus de 300%...
    En 2019, l'expression « deepfake » a bien failli l'emporter à son tour ! Ces maux sont symptomatiques de bien des difficultés à s'informer à l'heure d'Internet et des réseaux sociaux : la fausse information non dénuée de volonté de nuire d'un côté ; le trucage minutieux de vidéos de l'autre...
    Aujourd'hui, de très nombreuses infox virales sèment le trouble dans l'esprit du public. Des scientifiques ont-ils créé le coronavirus ? Hilary Clinton est-elle mêlée à un trafic d'enfants basé dans une pizzeria de Washington ?
    Les vaccins transmettent-ils l'autisme ? Le public peine à se défaire de ces idées fabriquées de toutes pièces. Leurs forces : elles simplifient à outrance la compréhension du monde ; elles confortent les croyances, instincts primaires et idées reçues.
    Les artistes ne sont-ils pas les mieux placés pour nous initier aux enjeux très contemporains de ces fake news ? Ils peuvent nous familiariser avec le processus de fabrication de ces infox. Ces artistes qui, dans leurs peintures, sculptures, photos et vidéos savent recourir aux techniques de fabrication les plus créatives nous initient à la production d'objets parfois difficilement identifiables, entre authenticité et inventivité, réalisme et onirisme... Entre vrai et faux. « La vérité existe. On n'invente que le mensonge », disait Georges Braque. Les artistes nous sensibilisent à la manière dont ces fausses informations se diffusent et infusent si rapidement à travers Internet et les réseaux sociaux, à travers nos esprits si crédules, aussi, tantôt grâce au travail de véritables marchands de doutes, tantôt grâce à d'ancestraux mécanismes de rumeurs.
    Les artistes nous obligent à questionner notre crédulité, ils font vaciller nos croyances et notre perception du réel. Alors pourquoi ne nous conduiraient-ils pas, aussi, au sursaut salvateur qui nous permettra de reprendre la main sur notre compréhension du monde ?
    L'exposition « Fake news : art, fiction, mensonge » à travers une vingtaine d'oeuvres internationales - de la fausse Une du New York Times par les Yes Men aux deep fakes du duo Bill Posters /Daniel Howe, en passant par l'imprimante à fake news de Tsila Hassine et Carmel Barnea Brezner Jonas - prétend (re)susciter l'esprit critique du public.
    Pour les plus jeunes, elle propose des parcours à la fois réflexifs et pédagogiques, des ateliers interactifs, pour comprendre, ressentir, se questionner ; mais aussi pour les plus expérimentés, à travers conférences, projections et temps d'échanges.
    L'exposition et les artistes invitent les publics à devenir acteurs.
    Car nous sommes tous acteurs au quotidien de la prolifération des fake news - via Facebook, Twitter, Instagram et bien d'autres plateformes - et il ne tient qu'à nous de nous approprier les méthodes, astuces et outils qui en enrayeront la diffusion. Et feront de nous, finalement, des citoyens mieux informés dans une démocratie plus saine.

  • La découverte inespérée des registres du collège Gambetta, grâce à l'acharnement de Claude Smadja, l'un des initiateurs du Comité Tlemcen, a permis que le nom de ma soeur Bella soit gravé avec ceux de ses camarades d'école assassinés comme elle

  • Europe champ de bataille - de la guerre impossible a une paix improbable Nouv.

  • Dans les années 1950, la France bascule dans une société de consommation. Cela ne se fait pas sans résistances. Bien que rarement motivées par l'« écologie » en tant que science de la biosphère, les résistances cherchent à préserver un « monde vécu » (André Gorz) contre l'envahissement de logiques extérieures et mal maîtrisées, cependant non sans un désir d'obtenir une juste part de la production, désir sur lequel s'appuiera le socialisme.
    Quelques décennies plus tard, sondages et enquêtes montrent qu'une large part de la population a conscience des enjeux écologiques au sens très général du terme, sans pour autant disposer d'une intelligibilité fine qui lui permettrait de se repérer avec suffisamment de certitude entre les causes et les conséquences des problèmes. De puissants intérêts s'opposent à une telle évolution des consciences, perçue comme pouvant menacer la bonne conduite des affaires. De fait, la pression consumériste demeure, comme en témoignent les travaux sur les usages d'Internet dans les classes populaires. Dans ce contexte, la réaction des Gilets jaunes face à la taxe carbone a pu être interprétée comme une contestation de ce qui était présenté comme une « mesure pour sauver la planète ». Et si les classes populaires investissaient l'écologie autrement que les écologistes attitrés ou les mouvements constitués ? Les enquêtes proposées ici montrent d'autres voies, d'autres rêves, plus proches de la maîtrise cégétiste low-tech de l'outil de production que de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.

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  • La langue n'est pas sexiste, si l'on veut bien considérer que c'est le sujet parlant, le locuteur, le scripteur, qui est à la fois maître et esclave de l'usage qu'il ordonne. Il peut alors ajouter à ses façons de parler des relents de sexisme, mais il peut également y échapper par des usages intelligents.
    C'est donc du discours qu'il est question - et non de la langue - faisant que seul le sujet parlant est responsable de ce qu'il dit.
    L'expression « Droits de l'Homme » concernet- elle l'homme générique en embrassant les droits des femmes ? Tout ce qui concerne la féminisation de la langue, de la critique sexiste à la transformation des noms de métier, du genre grammatical à la féminisation des formes, est passé en revue sans oublier l'écriture inclusive qui propose des transformations d'usage de la langue, dont l'auteur examine les bonnes et les mauvaises solutions.

  • Alors qu'existait, depuis au moins la fin de la Seconde Guerre mondiale, un consensus scientifique sur l'inexistence biologique des races dans l'espèce humaine, celui-ci a éclaté, et le vocabulaire de la race a envahi le champ académique et médiatique. Pour un certain nombre d'auteurs, qui, pour la plupart d'entre eux, se disent appartenir à la pensée décoloniale, il faudrait, la lucidité serait à ce prix, briser ce consensus. Il s'agira ici, d'une part, de rechercher les sources de ce retour à des conceptualisations que l'on pouvait croire oubliées et, d'autre part, d'en mesurer les effets sur la vie intellectuelle, principalement dans l'espace français.

  • 1941 : Annus horribilis. Le drapeau nazi flotte presque partout en Europe et les troupes de la Wehrmacht sont aux portes de Moscou. En France, le régime de Vichy se radicalise. Après la défaite, pour justifier l'abolition de la République et la concentration des pouvoirs, le Maréchal Pétain s'est choisi un bouc émissaire : le Front Populaire. Dans l'attente de son procès, son chef, Léon Blum, croupit en prison. C'est là qu'il écrit À l'échelle humaine. L'ouvrage entend d'abord expliquer les causes de la défaite. L'analyse de Blum, qui anticipe de nombreuses thèses de L'Étrange défaite de Marc Bloch, est lumineuse. Mais au milieu des malheurs, Blum impressionne surtout par la certitude avec laquelle il annonce l'inéluctable défaite nazie, le délitement de Vichy et les jours heureux de l'après-guerre. La prescience que tout le monde lui reconnaît depuis son discours prémonitoire du Congrès de Tours atteint ici des sommets. À l'échelle humaine ne saurait pourtant se résumer à un optimiste examen de conscience devant le désastre national.

  • Le livre déconstruit la notion de « cause animale » telle qu'elle est présentée dans les médias de façon quasi consensuelle et met en évidence sa dynamique historique au service du capitalisme.
    Pour le bien des animaux, de la planète et de notre santé, il faudrait renoncer à l'alimentation carnée voire à tous les produits animaux et consentir à une agriculture sans élevage.
    Le livre fait le point sur les débats et interroge le projet abolitionniste d'un point de vue politique et du point de vue de nos relations aux animaux.
    Pourquoi maintenant ? Pourquoi cette défense consensuelle de la cause animale et la condamnation des systèmes industriels, alors que ceux-ci existent depuis plus de cinquante ans ?
    L'agriculture sans élevage que défendent les abolitionnistes est-elle souhaitable ? Possible ? À qui profi terait- elle ? Est-il possible de « libérer » les animaux, notamment du travail, et de pérenniser nos relations avec eux comme le soutiennent certains théoriciens ?
    Le livre montre que la « cause animale » participe de l'exclusion des animaux domestiques du monde social, via la mise en place d'une agriculture sans élevage.
    L'ouvrage porte une critique des associations abolitionnistes de défense des animaux et décrypte leur mission d'agence de communication au service des nouveaux acteurs de l'alimentation que sont les startup de l'agriculture cellulaire soutenues par les multinationales et par les fonds d'investissement les plus puissants. Celles-ci affi chent leur volonté de prendre la place du modèle industriel qu'elles jugent obsolète et prétendent produire des aliments sains, durables...
    Sans animaux.
    La « cause animale » est de fait celle des actionnaires des biotechnologies, des grandes cultures et des industriels de la robotique. Le livre conclut sur le constat que la seule alternative à la violence industrielle contre les animaux est l'élevage et que la « cause animale », c'est la nôtre, celle de la sortie du capitalisme.

  • Faut-il changer l'école pour changer de modèle de société ou changer de modèle de société pour changer l'école ? L'Anthropocène impose une transition des sociétés modernes vers un nouveau modèle d'organisation politique et de fonctionnement économique. Une transformation sociale d'une telle importance requiert de sortir du paradigme de la Modernité. L'institution scolaire, qui participe a` cette construction d'un rapport au monde particulier, peut contribuer a` une métamorphose de la société, a` condition d'entreprendre une mutation conséquente.

  • Ce livre tente de synthétiser la pensée riche d'un auteur majeur qui a parcouru le XXe siècle.
    Henri Lefebvre, maître ès dialectique, fut philosophe, sociologue, géographe, poète. Sa pensée, au carrefour des disciplines, peut paraître éparpillée. Il n'en est rien : elle est soutenue par une méthodologie précise, celle du matérialisme dialectique.
    S'il est une certitude pour qui s'est essayé à la lecture de l'auteur, c'est qu'il est difficile d'entrer dans cette oeuvre d'une part car les portes d'entrée sont nombreuses, d'autre part car les chemins qu'elles ouvrent s'entrecroisent.
    Face à la pente ardue qui mène à l'auteur, ce livre tente de donner une vue d'ensemble de l'oeuvre afin de faciliter le travail à celui ou à celle qui souhaiterait entrer dans la demeure de Lefebvre.

  • La république écologique Nouv.

    La crise écologique révèle le paradoxe de notre situation : alors même que l'action humaine n'a jamais eu de conséquences d'une telle ampleur sur l'environnement au point de devenir une force géologique destructrice et que nos connaissances scientifiques sur les causes et les conséquences du désastre écologique sont de plus en plus vastes et précises, nous ne parvenons pas à agir.

    Pour sortir de cet immobilisme fataliste, il faut comprendre que la crise écologique est avant tout un problème social qui provient de l'insoutenabilité de nos modes de production et de consommation. Parce qu'elle nous oblige à considérer tant les formes de l'organisation sociales que nos conceptions de l'action, l'écologie est avant tout une science sociale.

    Refusant de céder au rêve d'une technologie sauveuse et des prophéties de l'effondrement, ce numéro de la revue Germinal entend montrer qu'une voie de transformation écologique sérieuse et émancipatrice est possible. Ce travail et cet engagement impliquent de penser les conditions d'une citoyenneté et d'une responsabilité écologique ainsi que les formes d'une politique sociale écologique qui seules peuvent donner naissance à une République écologique.

  • Le roman reçoit très vite un accueil favorable, avec en novembre 1967 une première critique de Claude Lanzmann dans Elle, suivie la semaine suivante d'une seconde de Simone de Beauvoir dans Le Nouvel Observateur.
    Le prix Femina en 1967 lui a été attribué, dans un climat controversé aussi bien au sein du jury que dans la presse d'extrême-droite.
    Il a été adapté au cinéma par Michel Drach en 1970.

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