Filtrer
Rayons
Support
Éditeurs
Prix
Bruno Doucey
-
Des poèmes d'inspiration futuristes dans lesquels l'auteur accorde une grande place aux thèmes urbains et à la modernité.
-
Il m'arrive parfois de de´couvrir la`-bas du fond de ma noyade
des coraux des perles des tre´sors de navires naufrage´s
des rencontres inopine´es des choses du passe´ d'aujourd'hui et de demain presque une preuve d'e´ternite´
une sorte de soulagement un certain sourire d'immortalite´
un bonheur une ivresse et me^me de l'enthousiasme
des coraux des perles et des saphirs
seulement je ne sais pas les offrir non je les offre
seulement je ne sais pas si les autres peuvent les accepter -
Une lettre d'amour et un peloton d'exécution. Des poèmes de la Taïga et le printemps dans les Alpes. L'évocation d'une danseuse de Degas et les jambes finement dessinées d'une bien-aimée. Des fragments de vie quotidienne et les convulsions de l'Histoire. Des poèmes sur l'émigration et le souvenir d'une église de village. La naissance et la mort, les hommes et les bêtes, le ciel qui se couche contre la terre, les rires, les larmes, les cris et les soupirs... Avec John Berger, tout est matière à poésie, et l'on découvre sous sa plume la vie extraordinaire des gens ordinaires, l'immense fait de si peu, la permanence des choses et l'infime fragilité de la vie. « Et demain où irons-nous ? ». Jamais poète n'a sans doute si bien exprimé son souci de la terre et des chemins empruntés par l'homme.
-
L'ombre messagère et autres moissons de poèmes
Max Rouquette
- Bruno Doucey
- En Resistance
- 14 Mai 2025
- 9782362295263
Des poèmes évoquant l'Occitanie millénaire. Les paysages intérieurs de l'écrivain et les garrigues de l'Hérault se rejoignent, de la même manière que le silence des pierres et le bruissement du temps, les animaux réels et le bestiaire mythologique qui peuple son imaginaire.
-
Oranges et citronniers
oranges sauvages, parfums,
grâce blanche dans la lune
et le rythme de la danse
du vent.
Le rivage est plein d'étoiles
ton tablier est comblé de fleurs.
Un chant s'est levé, plus tard
seul, s'est assis sur les rochers :
il transforme les étoiles
en épis. Et puis plus rien. -
Symphonie du printemps. Dès les premiers chants de ce long poème écrit en 1938 sous le régime dictatorial de Metaxas, Yannis Ritsos fait allusion aux drames qui ont jalonné le printemps de sa vie : l'effondrement économique d'une famille noble, la mort prématurée de sa mère et de son frère, la démence qui conduisit son père dans un asile psychiatrique, le désespoir qui l'a lui-même guetté. Mais une présence lumineuse, celle d'une femme, vient effacer les traces de ce passé, apportant avec elle la jeunesse, l'espérance et la vie. La femme aimée devient alors médiatrice entre l'homme et le monde, le désir s'étend à l'univers entier. Une invitation à ouvrir portes et fenêtres pour regarder le monde ? Oui, et à relever la tête, car dans le contexte difficile de la Grèce des dictateurs, le lyrisme explosif de Yannis Ritsos est une tentative de libération par l'imaginaire.
-
Publié initialement en 1937 dans une Grèce sous le joug de la dictature, ce long poème de Y. Ritsos raconte avec tendresse le plongeon de sa soeur Loula dans la démence. Il évoque sa folie, mais aussi les souvenirs d'enfance qui les lient, entre réconfort et désespoir.
-
Recueil de poèmes lyriques et engagés, célébrant l'insoumission et la fierté de la Grèce, alors en proie à la guerre civile opposant les communistes au gouvernement monarchiste.
-
Athènes, mars 1985. Tous les jours, ou presque, un vieux poète grec arrache au silence de courts textes qui transfigurent son quotidien. Ce n'est pas un journal qu'il écrit, mais des poèmes, scrupuleusement datés, qui accompagnent sa vie et entrent en résonance avec le monde qui l'entoure. Livre posthume de Yannis Ritsos, Balcon est ainsi constitué des soixante-six poèmes que l'auteur écrivit entre le 1er et le 21 mars 1985. « Pain bénit », « Une porte », « Au balcon », « Humidité », « Un soir », « Érotisme », «Caserne», « Après la pluie », « Les galets blancs » : les textes se suivent comme autant de pierres sur un sentier.
À chacun d'eux, correspond un instant de vie, une pensée intérieure, un regard sur l'existence. La preuve, par les mots, que la poésie est indispensable à la vie.
-
C'en est trop ; poèmes 1892-1962
Hermann Hesse
- Bruno Doucey
- En Resistance
- 17 Janvier 2019
- 9782362291999
Hermann Hesse n'est pas seulement l'auteur de romans mondialement connus. Il a aussi livré une oeuvre poétique majeure que cette publication nous invite à (re)découvrir. Les textes de jeunesse témoignent de sa difficulté à vivre et de sa révolte contre un milieu familial piétiste. Puis viennent la dénonciation des ravages de la Première Guerre mondiale et l'évocation du mal fait aux hommes. En fait, l'existence entière entre dans les poèmes de cet homme : les crises personnelles et le suivi psychothérapique, la peinture et la beauté du monde, l'exil et le rejet du nazisme, les voyages en Inde, l'amour et ses déchirements... En 70 ans d'écriture, le poète s'est mis à nu pour montrer le quotidien d'un homme, ses joies et ses peines, ses révoltes, son désir profond d'un monde meilleur.
-
Dix-huit petites chansons pour la patrie amère
Yannis Ritsos
- Bruno Doucey
- En Resistance
- 20 Novembre 2012
- 9782362290398
Les Dix-huit petites chansons pour la patrie amère, dont nous proposons une nouvelle traduction, constituent un chant de résistance. Elles ont été écrites sous la dictature des colonels alors que Yannis Ritsos se trouvait déporté dans le camp de Léros depuis 1967. Seize d'entre elles ont été composées le même jour, le 16 septembre 1968, à Parthéni, à la suite d'une lettre que Mikis Théodorakis fit parvenir secrètement au poète, le priant de lui donner un texte inédit qu'il mettrait en musique. Dans ces courts poèmes, composés sous la forme de distiques qui se répondent, Yannis Ritsos chante la Grèce, « notre pauvre mère ». Le regard tendre et douloureux qu'il porte sur sa terre natale, son peuple à genoux, son labeur, ses fêtes ne l'empêchent pas d'en appeler à la résistance.
-
Même pour des milliers d'années
Dahlia Ravikovitch
- Bruno Doucey
- En Resistance
- 19 Avril 2018
- 9782362291760
« Ces étincelles de lumière dans l'obscure matière... » A-t-on jamais vu femme poète évoquer avec tant d'ardeur le clair-obscur de la vie ? L'enfance brisée et l'espérance vibrante. Les drames de la guerre et le désir de paix. L'effondrement personnel et la joie.
L'intime et l'universel. Le goût de l'atemporalité biblique et le caractère fugace du vivant.
Pour autant, la poésie de Dahlia Ravikovitch ne repose pas sur une contradiction : elle habille de clarté l'obscurité fondamentale de l'existence humaine, cherche l'or dans la boue, et tente de dompter la violence du monde par la douceur du poème. Ses mots touchent parce qu'ils s'enracinent dans une fragilité. Et s'ils portent au loin c'est que leur auteure, féministe et militante, a su les faire glisser sur le fil de rasoir de l'Histoire.
-
Le sang des hommes ; poèmes, 1940-1983
Luc Bérimont
- Bruno Doucey
- En Resistance
- 6 Mars 2015
- 9782362290800
On doit à Marie-Hélène Fraïssé, la dernière compagne du poète, ce choix de textes publié à l'occasion du centième anniversaire de la naissance de Luc Bérimont. Le livre débute, avec Domaine de la nuitet La Huche à pain, sur des textes marqués par la présence d'un monde en voie d'effacement et par les désastres de la guerre. Avec Les Accrus, s'ouvre le cycle de la maturité, verbe et sève mêlés dans une vigueur qui réconcilie avec le monde. Viennent enfin les textes qui préparent à l'adieu : « J'ai mal de te quitter, mal à hurler, mal à ma vie », écrivait Bérimont dans Reprise du récit, publié l'année même de sa mort. Un voyage dans la « langue simple, intense, fraternelle » de celui qui fut un éveilleur d'émotions partagées. Un chant à hauteur d'homme, indispensable à notre temps.
-
En 1972, Pierre Seghers confia à un éditeur belge, André De Rache, "très connu dans son pays mais insuffisamment en France", le soin de publier l'un de ses livres phares, Dis-moi ma vie. Un demi-siècle plus tard, ce recueil revient en France pour revivre. Pierre Seghers s'y livre à un méticuleux travail d'introspection, s'adressant à sa vie, cette "émigrée » proche et lointaine, cette promise qu'il a « tenu dans [ses] mains d'homme".
Le fleuve de ses mots traverse les paysages de la mémoire, longe les gouffres d'un parcours qui connut souvent des heures sombres, retrouve les points cardinaux d'une existence qui fut entièrement vouée à la poésie. Et l'on ressort de ces pages avec le sentiment d'avoir désormais, avec cet homme qui fit du labyrinthe son chemin, un ami de plus sur la terre.
-
Auschwitz est mon manteau et autres chats tsiganes
Ceija Stojka
- Bruno Doucey
- En Resistance
- 1 Février 2018
- 9782362291661
Elle dit que « le tournesol est la fleur du Rom », qu'elle est une tzigane qui aime « la pluie, le vent et l'éclair, quand les nuages couvrent le ciel ». Elle dit qu'Auschwitz est son manteau, et qu'elle ne connaît pas la peur car sa peur « s'est arrêtée dans les camps. » Elle dit que les notes de ses chansons en romani « sont encore toutes en désordre », et qu'elle voudrait mourir de beauté. ELLE, c'est Ceija Stojka, la première femme rom rescapée des camps de la mort à témoigner par l'art et la poésie. Les poèmes de cette autodidacte ont été arrachés aux carnets où se mêlaient dessins, souvenirs de l'horreur, notes journalières et listes de mots allemands dont elle voulait apprendre l'orthographe. Publiés pour la première fois en France, ils révèlent une artiste majeure de notre temps.
-
En 1939, tandis qu'éclate la Seconde Guerre mondiale et que résonnent les marches militaires de l'armée allemande, Yannis Ritsos écrit un long texte composée de 39 chants : La Marche de l'océan . Le poète grec répond à la déferlante nazie par la houle continue de la mer. Celle que « les enfants restés seuls » regardaient hier « devant la fenêtre du soir » ; celle du capitaine qui hisse les voiles, du marin qui s'est depuis longtemps perdu, de ces mâts « qui s'obstinent à mesurer les étoiles ». Plus encore peut-être, celle des coeurs qui ne connaissent pas de frontières. Face aux horreurs de la guerre, devant les hommes qui « préparent des échelles / avec des os humains / pour monter », Yannis Ritsos fait entendre un chant de résistance et d'espoir. Une tentative de libération par la poésie.
-
Comme une main qui se referme ; poèmes de la Résistance, 1939-1945
Pierre Seghers
- Bruno Doucey
- En Resistance
- 20 Janvier 2011
- 9782362290107
Comme une main qui se referme rassemble les poèmes que Pierre Seghers rédigea pendant la Seconde Guerre mondiale, tandis qu'il devenait lui-même l'éditeur des poètes engagés. L'esprit de résistance souffle sur ces textes qui furent écrits avec une conscience aiguë du désastre, diffusés sous le manteau, parfois signés d'un pseudonyme dans les revues de l'époque : " P.C. " en France, " Fontaine " à Alger, " L'Honneur des poètes " aux Éditions de Minuit clandestines. Poésie de combat, poésie " de contrebande " par laquelle un homme affirme son droit à la liberté, sa volonté de vivre et ses raisons d'aimer. Dans une postface qui éclaire le contexte historique, Bruno Doucey explique que Seghers en appelait à la fin de sa vie à la vigilance : " Jeunes gens qui me lirez peut-être, tout peut recommencer. Les bûchers ne sont jamais éteints [.] N'acceptez jamais de devenir les égarés d'une génération perdue. "
-
La liberté guide nos pas ; cantos, combats avec tes défenseurs
Pierre Emmanuel
- Bruno Doucey
- En Resistance
- 31 Mars 2016
- 9782362291029
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Pierre Emmanuel s'engage dans la résistance littéraire avec une véritable « obsession de la liberté ». La plume devenue arme, il défend la parole face au mensonge et la condition humaine face au joug totalitaire. Trois livres publiés lors de ces années de plomb sont réédités à l'occasion du centenaire de sa naissance : Cantos, brèves chansons publiées à Alger en 1942, ainsi que deux recueils édités par Pierre Seghers : Combats avec tes défenseurs et La liberté guide nos pas. Ces textes ne font pas seulement de Pierre Emmanuel un poète de la Résistance, au même titre qu'Aragon, Éluard ou Seghers : ils questionnent aussi la nature profonde de l'Homme face au mal, et rappellent la nécessité de prendre en charge le destin spirituel de nos frères humains.