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Zulma
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Logn est biochimiste, spécialisée dans les cellules, les plus petits éléments du corps humain. Elle a 61 ans, s'est toujours sentie femme mais est née dans un corps d'homme. Longtemps elle a tenté de s'en accommoder, s'est parfois habillée en femme, a parfois couché avec des hommes, a été DJ dans un bar gay. Puis elle s'est mariée avec Sonja, a eu un fils, qui lui-même est devenu adulte. Et soudain c'est devenu intolérable, à se jeter dans l'océan pour ne plus jamais reparaître : elle ne veut pas, quand la mort la rattrapera, que son cercueil se referme sur un corps qui ne lui correspond pas. Divorce, traitement hormonal, et bientôt, elle l'espère, l'opération du bas. À son âge ? Sa famille l'a rejetée, ses soeurs refusent qu'elle porte le prénom de leur grand-mère Guðriður. Son seul soutien est son frère jumeau, Trausti, qui passe la voir tous les jours et l'appelle pour lui souhaiter bonne nuit. Il veille sur elle. Face au désarroi d'avoir perdu un frère, il ne peut prendre le risque de perdre aussi sa soeur.
Avec délicatesse, une pudeur salvatrice et une poésie de chaque instant, DJ Bambi s'attache aux questions d'identité, aux marginalités et au temps qui passe, en une merveilleuse ode au genre féminin. -
Alba voyage aux quatre coins du monde pour des colloques sur les langues en voie d'extinction. De retour à Reykjavík, elle fait le compte : pour compenser son empreinte carbone, il lui faudrait planter 5 600 arbres. Ni une ni deux, elle repère un terrain de roche, de lave et de sable avec une petite maison. Rien n'est censé pousser là mais Alba y projette déjà une colonie de bouleaux.
Peu à peu, Alba apprivoise son jardin d'Éden. Elle s'équipe au rayon bricolage de la boulangerie, prête l'oreille à son voisin qui lutte contre un projet d'usine à glaçons, et s'attache à un jeune réfugié prêt à absorber tout le dictionnaire...
Ode au pouvoir infini des mots, Éden explore notre faculté à déjouer les paradoxes de l'existence, à nous réinventer. Un régal d'humour et d'humanité. -
La Vérité sur la lumière
Audur Ava Olafsdóttir
- Éditions Zulma
- Littérature Z/A
- 5 Juin 2025
- 9791038703766
Dýja descend d'une lignée de sage-femmes islandaises. Seules sa mère et sa soeur y ont échappé : l'une travaille dans les pompes funèbres, l'autre est météorologue - naître, mourir et, entre les deux, quelques tempêtes.
Lorsqu'elle aide à mettre au monde son 1922e bébé, Dýja note à quel point le plus difficile est toujours de s'habituer à la lumière. Alors qu'un ouragan
d'une force inouïe menace l'île, elle apprivoise l'appartement mal fichu hérité de sa grand-tante, avec ses meubles vintage, ses ampoules qui clignotent et un carton à bananes rempli de manuscrits. Car tante Fífa a poursuivi l'oeuvre de l'arrière-grand-mère, qui recueillait les récits de ces femmes parcourant la lande dans le blizzard, les mêlant à ses propres réflexions fantasques et visionnaires sur la planète, la vie - et la lumière.
Sous les combles, un touriste australien semble venu des antipodes simplement pour faire le point. Décidément, l'être humain est l'animal le plus vulnérable de la Terre, et le fil ténu qui nous relie à la vie est aussi fragile qu'une aurore boréale. -
En route pour une ancienne roseraie du continent, avec dans ses bagages deux ou trois boutures de Rosa candida, Arnljótur part sans le savoir à la rencontre d'Anna et de sa petite fille, là-bas, dans un autre éden, oublié du monde et gardé par un moine cinéphile.
« Un humour baroque et léger irradie tout au long de cette histoire où rien décidément ne se passe comme il faut, ni comme on s'y attend. » - Anne Crignon, Le Nouvel Observateur.
« Tant de délicatesse à chaque page confine au miracle de cette Rosa candida, qu'on effeuille en croyant rêver, mais non. Ce livre existe, Auður Ava Ólafsdóttir l'a écrit et il faut le lire. » - Valérie Marin La Meslée, Le Point.
Roman traduit de l'islandais par Catherine Eyjólfsson
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Il se souvient de la villa qui donnait sur la mer et de son opulent jardin : il y soignait iris, trompettes des anges, glaïeuls et pulmonaires. Témoin discret et impartial, le vieux jardinier raconte : le jeune couple, beau et fortuné, leurs amis toujours plus nombreux, les baignades et les promenades à cheval, une vie d'insouciance et d'oisiveté sous les yeux de l'indomptable cuisinière et de toute une maisonnée. Avec l'arrivée d'un nouveau voisin, fortune faite en Amérique, surgit la menace d'un passé enfoui.Comme au ralenti, le drame se déroule, dans un luxe de détails et de non-dits, un savoureux mélange de détachement et d'émotion.Mercè Rodoreda (1908-1983) est née à Barcelone. Ses idées républicaines et son engagement la contraignent à un long exil de Paris à Genève entre 1939 et 1975. Avec La Place du diamant et Rue des Camélias (Prix Sant Jordi), elle s'impose comme la grande dame des lettres catalanes. Le Jardin sur la mer est traduit pour la première fois en français.
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Islande, 1963. Hekla, vingt et un ans, quitte la ferme de ses parents et prend le car pour Reykjavík. Il est temps d'accomplir son destin : elle sera écrivain. Sauf qu'à la capitale, on la verrait plutôt briguer le titre de Miss Islande.
Avec son prénom de volcan, Hekla bouillonne d'énergie créatrice, entraînant avec elle Ísey, l'amie d'enfance qui s'évade par les mots - ceux qu'on dit et ceux qu'on ne dit pas -, et son cher Jón John, qui rêve de stylisme entre deux campagnes de pêche...
Miss Islande est le roman, féministe et insolent, de ces pionniers qui ne tiennent pas dans les cases. Un magnifique roman sur la liberté, la création et l'accomplissement. -
Dans le vacarme d'un réveillon de nouvel an, María n'entend pas ce que son mari lui annonce : il la quitte pour son collègue, spécialiste comme lui de la théorie du chaos. La voilà confrontée au grand vertige de la séparation. Heureusement, Perla est là, charitable voisine d'à peine un mètre vingt. Comme les lutins des sagas, Perla surgit à tout moment pour secourir la jeune femme sidérée, dont les mésaventures inspirent étrangement le traité sur le bonheur qu'elle est en train d'écrire.
Avec L'Exception, on s'amuse des moeurs de la société islandaise à travers des personnages bousculés par le sort qui se jouent de toutes les drôleries de l'inconstance humaine. -
À l'époque des shôguns Tokugawa, dans le comté d'Awa, riche de son monopole sur la production d'indigo. Le maître teinturier Yamatoya Moémon, qui en détient le secret, vient de sauver la vie d'un tanuki. Aussi, lorsque l'infâme intendant du gouverneur le menace d'enlever sa fille Omiyo, le redevable tanuki accourt pour lui porter secours - et se transforme en son jeune employé, sous le nom de Chôkichi. Omiyo tombe raide amoureuse de Chôkichi, qui partage sa flamme. Mais le « jeune homme » bien sous tous rapports garde ses distances ; et pour cause : un tanuki ne peut s'unir avec une humaine, sous peine de causer sa mort. Une seule issue pour Chôkichi : s'inscrire à l'université Tanuki pour y décrocher le grade le plus élevé de son espèce, qui l'autorisera à se transformer en humain. Entre joute de mystifications, concours de mégapatalouffes et match de pelball contre les renards, bien des épreuves l'attendent...
Pompoko pon ! Épopée euphorique et roman d'aventures extravagant, La Bedondaine des tanukis transcende les meilleurs films d'animation japonais. Inoue Hisashi est un magicien hors pair. -
Dans le récit historique occidental, la Shoah est une atrocité sans équivalent, et le régime nazi allemand l'incarnation du mal absolu. Devenue référence morale universelle, l'extermination des Juifs au milieu du XXe siècle a lié la communauté internationale autour d'un impératif moral : « Plus jamais ça. »
La création d'Israël après la guerre, dans un contexte de culpabilité sans fond des puissances occidentales, a permis d'occulter de sombres réalités, depuis la réhabilitation rapide de l'Allemagne face à la menace du bloc soviétique, les connivences entre Israël et l'Afrique du Sud de l'apartheid jusqu'aux tensions croissantes entre Africains-Américains et Juifs américains, ou un antisémitisme toujours présent et croissant.
Aujourd'hui, le pays fondé comme une « contrepartie » au génocide est lui-même accusé de génocide par beaucoup. C'est tout le consensus moral mondial qui se trouve mis à mal, et de façon irrémédiable. L'Occident part à la dérive, stupeur et sidération le tétanisent face à l'invasion de l'Ukraine par Vladimir Poutine et face à la violence de la réaction d'Israël aux attentats du 7 octobre 2023.
C'est que le monde actuel est radicalement différent et ne peut plus être abordé avec les anciennes catégories, basées sur le passé victorieux de l'Occident. Puisque les anciens repères s'effondrent, pour faire face à la perte de la portée universelle de la Shoah, il faut un nouveau regard, un nouveau récit pour se réorienter et démêler la confusion actuelle. Pour le Sud global, un changement historique majeur est survenu : la décolonisation, et avec elle une inarrêtable révolution économique, culturelle, intellectuelle. Il faut unir les récits de l'Occident et du Sud global pour en finir avec la haine de l'autre.
Pankaj Mishra nous invite à construire le monde d'après. -
Fiodor Pavlovitch Karamazov eut trois fils - et les abandonna tous les trois. Un premier mariage lui a permis d'accéder au statut de propriétaire terrien, mais il vit dans les orgies et la luxure, sans principes, alcoolique et débauché, et sans s'encombrer d'enfants qu'il semble avoir oubliés : Dmitri, né d'une première union, un jeune homme fêtard et dispendieux, persuadé d'hériter un jour d'une confortable fortune ; Ivan, érudit, orgueilleux, se fait un nom dans les colonnes de journaux ; Alexeï, sincèrement bon, chaste et pur, reçoit une révélation spirituelle qui l'éblouit tant qu'il devient moine auprès du starets Zossime. Le quatrième, Smerdiakov, le fils illégitime, connaît un parcours encore tout autre. Chacun a de bonnes raisons de haïr son père, de vouloir le faire payer - au sens propre - et autant de bonnes raisons de le tuer. Or Fiodor est bel et bien assassiné. Mais par lequel de ses fils ?
Drame social, familial et moral, Les Frères Karamazov dépeint une Russie à son apogée, et explore les questions philosophiques, religieuses, et existentielles chères à son auteur. Dostoïevski, maître du suspense, livre une oeuvre magistrale, un roman révolutionnaire, et confirme par le ton presque oral de la narration et par la construction même à quel point, jouant avec le lecteur dès le prologue, il fut visionnaire dans sa maîtrise de l'art du récit.
Une toute nouvelle traduction par l'excellente Sophie Benech nous permet de rencontrer enfin la voix du génial écrivain russe. -
Le berger de l'Avent
Gunnar Gunnarsson
- Éditions Zulma
- Littérature Z/A
- 14 Novembre 2019
- 9782843048791
Comme chaque année depuis vingt-sept ans, début décembre, Benedikt part avec ses deux fidèles compagnons (son chien et son bélier), pour ramener les moutons égarés avant que l'hiver ne s'abatte pour de bon sur les terres d'Islande.
Le berger, Roc le bélier et Leo le chien se mettent en chemin, toujours plus loin, de refuge en abri de fortune, dans la neige et la nuit, sur des chemins de montagne, dans ce royaume de neige où la terre et le ciel se confondent, avec pour seuls guides quelques rochers et le ciel étoilé. En égaux ils partagent la couche et les vivres.
Mais cette année, le blizzard furieux les prend en embuscade, lui qui vous aveugle, vous lacère et vous coupe le souffle. Ce qui compte avant tout pour ces trois arpenteurs d'Islande au coeur simple, ce sont les brebis égarées qu'il faut ramener au bercail...
Le Berger de l'Avent est une histoire simple et belle qui nous parle de l'Islande, de sa rudesse somptueuse et de ceux qui y vivent. Elle nous parle aussi magnifiquement de détermination et de solidarité. C'est un trésor de la littérature universelle. -
1780, Port-au-Prince. La « bonne société » coloniale de Saint-Domingue vit au rythme des saisons théâtrales, insouciante, et inconsciente de la décennie qui s'avance.
Minette et Lise sont filles d'une ancienne esclave affranchie, une pacotilleuse de la rue Traversière. Le jour où une voisine, chanteuse d'opéra à la Comédie royale, l'entend chanter, Minette voit son destin basculer. Elle est une « sang-mêlé », et si elle n'est pas une esclave, elle n'a pas non plus les mêmes droits que les blancs. Bravant les interdits et grâce à son talent, elle va devenir la première comédienne « noire » à se produire sur scène. Une révolution, initiatrice de l'insurrection à venir : passionaria en herbe, Minette se confronte à tous les combats, découvre l'ampleur des injustices, lutte contre les inégalités, résiste bientôt avec ceux qui aident clandestinement les « marrons », les esclaves en fuite. Dans cette société en ébullition à la veille de la Révolution française, Minette se heurte à ses propres contradictions lorsqu'elle découvre que son amant, un affranchi qui oeuvre contre les colons, est lui-même propriétaire d'esclaves. Au coeur de la nuit, le son du lambi déchire l'air, et partout la révolte gronde.
La Danse sur le volcan est unique : unique roman à s'immerger dans les méandres de cette odieuse hiérarchie coloniale et à décrire l'Histoire en marche. Saint-Domingue est la seule colonie française où l'esclavage sera aboli avant même que le décret soit promulgué ; de sanglantes batailles aboutissent à son indépendance en 1804 sous le nom d'Haïti. La Danse sur le volcan est aussi le magnifique et tragique portrait d'une héroïne flamboyante, sensuelle et passionnée. -
Une professeur de lettres anglophones, contrainte de quitter l'université de Téhéran pour avoir refusé de porter le voile, réunit sept de ses étudiantes pour des cours clandestins de littérature, dans l'intimité de son salon, en pleine République islamique des années 1990. Sept jeunes femmes qui sont pour certaines conservatrices et religieuses, d'autres laïques et progressistes, voire ont déjà été emprisonnées. Ensemble, étudiantes et professeur vont lire et parler de Gatsby de Fitzgerald, Lolita de Nabokov, Orgueil et préjugés de Jane Austen... en s'interrogeant : ces romans sont-ils subversifs, ou est-ce le fait de les lire, en Iran, en 1995, qui est subversif ?
Elles découvrent avec passion le pouvoir de la fiction et ses répercussions sur leur vie personnelle, leurs péripéties, leur quotidien sous la République islamique.
Paru en 2003 aux États-Unis et 2004 en France, Lire Lolita à Téhéran provoqua une déflagration. Vingt ans plus tard, il n'a rien perdu de sa pertinence. -
Femmes, race et classe
Angela Davis, Dominique Taffin-Jouhaud
- Éditions Zulma
- Zulma Essais
- 7 Avril 2022
- 9791038700956
La mobilisation et l'engagement des femmes pour l'abolition de l'esclavage, la fin de la ségrégation ou les droits civiques - et la part qu'y ont prise les femmes noires - ont été déterminants. Au coeur de cette histoire transparaissent des contradictions encore à l'oeuvre aujourd'hui. Du XIXe siècle à nos jours aux États-Unis, Angela Davis décortique les intérêts conflictuels et convergents des grands mouvements de libération et d'émancipation. Elle montre comment le patriarcat, le racisme et le capitalisme ont divisé des causes qui auraient pu être communes. Preuve que c'est en surmontant les clivages de genre, de race, de classe, et en brisant les fausses mythologies que les femmes pourront le mieux se libérer des oppressions.
Femmes, race et classe est un essai fondateur, indispensable pour comprendre la portée des mobilisations féministes passées et à venir, et les conditions de leur réussite.
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« Mon neveu Marteinn est venu me chercher à la maison de retraite. Je vais passer le plus clair de l'été dans une chambre avec vue plongeante sur la ferme que vous habitiez jadis, Hallgrímur et toi. » Ainsi commence la réponse - combien tardive - de Bjarni Gíslason de Kolkustadir à sa chère Helga, la seule femme qu'il aima, aussi brièvement qu'ardemment, d'un amour impossible.
Et c'est tout un monde qui se ravive : entre son élevage de moutons, les pêches solitaires et sa charge de contrôleur du fourrage, on découvre l'âpre existence qui fut la sienne tout au long d'un monologue saisissant de vigueur. Car Bjarni Gíslason de Kolkustadir est un homme simple, taillé dans la lave, pétri de poésie et d'attention émerveillée à la nature sauvage.
Ce beau et puissant roman se lit d'une traite, tant on est troublé par l'étrange confession amoureuse d'un éleveur de brebis islandais, d'un homme qui s'est lui-même spolié de l'amour de sa vie.
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« J'ai voulu savoir comment les choses s'étaient passées dans cette vie où je n'ai pas cessé de bouger, souvent malgré moi. Toutes ces villes où j'ai vécu assez pour les intégrer en moi sans devenir sédentaire pour autant. Je suis passé, à peine étonné, du sud au nord, du rhum au vin, de l'été à l'hiver, jusqu'à devenir un cerisier en fleurs. J'ai franchi clandestinement les frontières de classes, de races ou encore celles qui séparent un pays d'un autre. J'ai accumulé diverses expériences au fil des jours ensoleillés ou pluvieux, mais je n'avais pas encore évalué ce parcours.
L'été dernier, j'ai découvert sous forme de réflexions fulgurantes, de haïkus langoureux, de descriptions hâtives d'un lieu, d'une situation ou d'un état d'esprit, ce qui s'était passé dans ma vie durant ce dernier demi-siècle. [...]Ce mince livre m'aura pris plus de temps qu'aucun autre. » -
La maison aux livres
Enis Batur, Francois-Michel Durazzo
- Éditions Zulma
- Littérature Z/A
- 6 Mars 2025
- 9791038703629
À son retour de voyage, un écrivain renommé se voit proposer un bien étrange héritage : sur les hauteurs verdoyantes de Dragos, quartier d'Istanbul qui surplombe le Bosphore, l'attend la Maison aux livres, bibliothèque de plus de trente mille ouvrages, rassemblés dans un écrin de verre au coeur d'un vaste domaine arboré. À l'écart, un petit cabanon invite à la lecture et à la contemplation.
Énigmatique, la bibliothèque vire bientôt à l'obsession. Le classement ingénieux des luxuriants rayonnages, les innombrables notes manuscrites semblent autant d'indices pour percer le mystère : mais qui est l'architecte génial de ce fabuleux trésor ?
Ode à la lecture, dans la lignée d'Alberto Manguel, de Jorge Luis Borges ou d'Umberto Eco, La Maison aux livres est une merveille qui ravira tous les amoureux des livres. -
Si seulement elle était née ailleurs, aux États-Unis ou en Scandinavie ! Elle aurait envoyé balader sa mère... Mais dans les Balkans, on n'échappe pas à sa famille. Résultat des courses, la voilà embarquée dans la vieille Golf déglinguée du cousin Stojan pour assister aux funérailles de tante Stana. Sauf que rien ne se passe comme prévu, entre tonton Loir accroché à sa bouteille d'eau-de-vie, la Popesse, fausse dévote au regard diabolique, et Mileva qui tire à boulets rouges sur tous les convives... Ils n'ont qu'une idée en tête : récupérer une part du magot pour se sortir de leur bourbier.
Roadtrip parfaitement maîtrisé et mené tambour battant, Dans le fossé pousse la saga familiale au comble de l'extravagance et de l'absurdité. Un petit bijou d'humour noir. -
Mots croisés Tome 25 : 80 grandes grilles
Laclos Michel
- Éditions Zulma
- Mots Croisés
- 6 Novembre 2025
- 9791038703742
Si on vous dit :
« État prospère » en 10 lettres,
« Petit épargnant » en 8 lettres,
« Assurance tous risques » en 8 lettres,
vous répondez...*
Il y a les mots croisés... et les mots croisés de Michel Laclos.
80 grilles INÉDITES du génial verbicruciste, inégalées et totalement addictives, dans leur tout nouvel écrin designé par David Pearson.
Solutions en fin de volume.
Plaisir garanti à tous les étages !
* EMBONPOINT, ÉCUREUIL, TALISMAN -
En ce ténébreux mois de novembre, la narratrice voit son mari la quitter sans préavis et sa meilleure amie lui confier son fils de quatre ans. Qu'à cela ne tienne, elle partira pour un tour de son île noire, seule avec Tumi, étrange petit bonhomme, presque sourd, avec de grosses loupes en guise de lunettes.
Avec un humour fantasque et une drôlerie décapante, l'Embellie ne cesse de nous enchanter par cette relation cocasse, de plus en plus attentive, émouvante entre la voyageuse et son minuscule passager. Ainsi que par sa façon incroyablement libre et allègre de prendre les fugaces, burlesques et parfois dramatiques péripéties de la vie, et de la vie amoureuse, sur fond de blessure originelle.
Et l'on se glisse dans l'Embellie avec le même bonheur immense que dans Rosa candida, en une sorte d'exultation complice qui ne nous quitte plus.
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La République de l'imagination
Azar Nafisi
- Éditions Zulma
- Littérature Z/A
- 13 Mars 2025
- 9791038703667
Dix ans après son best-seller Lire Lolita à Téhéran, Azar Nafisi relève le défi lancé par un lecteur lors d'une rencontre à Seattle : contrairement aux Iraniens, les Américains ne s'intéresseraient pas aux livres, le pouvoir de la fiction ne concernerait pas les États-Unis. Avec énergie et conviction, Azar Nafisi répond à ceux qui prétendent que la littérature n'a rien à nous apprendre.
Mêlant réflexions, souvenirs et controverses à la lecture attentive de ses romans américains préférés - Les Aventures de Huckleberry Finn de Mark Twain, Le coeur est un chasseur solitaire de Carson McCullers et La Conversion de James Baldwin -, elle nous invite à rejoindre la « République de l'imagination », un pays uni contre le conformisme et l'orthodoxie, où le seul passeport requis est un esprit libre, une curiosité sans faille et la volonté de rêver.
En ces temps troublés, à l'heure où Donald Trump revient au pouvoir, La République de l'imagination est un plaidoyer audacieux et essentiel. -
Le corbeau qui m'aimait
Abdelaziz Baraka Sakin
- Éditions Zulma
- Littérature
- 4 Septembre 2025
- 9791038703506
En voyage en Autriche, Nour tombe sur Adam : une âme égarée en guenilles, fin comme une tige de bambou, les yeux noyés de crack et de bière bon marché. Ils étaient comme des frères, pleins de projets et de rêves, à leur départ du Soudan et sur la périlleuse route des Fourmis. Mais Adam ne le reconnaît pas - et disparaît. Il est retrouvé mort quelques jours plus tard, sur la route du retour, comme rentrant au pays. Une folie.
Nour et tous ceux qui l'ont croisé racontent qui était Adam, l'homme qui parlait aux corbeaux. Eva, qui l'héberge à Graz sur un coup de tête ; Michaël, le technicien de cirque italien qui les emmène en voiture à Zagreb puis en Hongrie sans se faire payer ; Ibrahim qui les initie aux codes et usages de la Jungle ; le forgeron syrien devenu passeur ; et puis Zahra avec son bébé, Zahra dont Adam tombe amoureux, Zahra dont le talisman dérisoire, une rose blanche en plastique, ne le quittera jamais. En tous, il laisse un vide éternel.
Véritable immersion dans la Jungle de Calais, zone de non-droit où se regroupent sans se mêler les communautés venues d'Afrique, du Moyen-Orient ou d'Asie centrale, où la poésie sait aussi se nicher au détour d'une tentative de traversée en ballon ou d'une rupture scellée par la cruche de terre cuite brisée à quatre mains, Le corbeau qui m'aimait est un roman sensible, engagé et humaniste. -
Nandan a eu deux vies, comme deux faces d'une médaille... ou d'un même livre.
Côté recto : enrôlé de force dans une milice tamoule après l'attaque de son village au nord du Sri Lanka, le jeune Nandan doit ruser et trahir pour survivre. Son seul but : échapper à la guerre et obtenir le statut de réfugié. Mais qui écoutera son histoire et celle de sa famille ?
Côté verso : arrêté à quatre-vingt-dix kilomètres de Paris, c'est un Nandan plus âgé qui se remémore le chemin parcouru depuis toutes ces années, son mariage, son divorce, et le fils qu'il n'a jamais su comprendre. Car Nandan a eu deux vies. Mais qui écoutera son histoire, et toutes ces péripéties racontées avec autant d'ironie que d'autodérision ?
Salamalecs est une prouesse narrative, un roman à double entrée d'une force inouïe, qui se lit comme une révélation. -
Olga et Radu se sont rencontrés pour la deuxième fois par hasard en Amérique latine alors qu'elle travaillait comme dessinatrice pour un projet scientifique sur les orchidées. Ensemble, ils ont parcouru le monde, à présent, il part seul à la recherche des tigres du fleuve Amour, et le bruit de la porte qui se referme brise le coeur d'Olga. Lorsqu'il passe par chez elle, un semblant de vie commune se dessine... pendant un temps.
Entre les souvenirs de son enfance dans les Alpes suisses, entre les conversations avec Elsa, la vieille dame drôle et sensible de la Maison Jaune, entre son quotidien à l'orée de la forêt avec son chat Petit Tigre, entre les réminiscences de ses voyages en Russie orientale, à New York ou en Équateur, la vie d'Olga se dévoile dans une écriture d'une immense sensibilité et richesse.
105 courts chapitres composent ce roman : association d'idées, de souvenirs, de rêves... ce sont les méandres de la mémoire d'Olga que nous découvrons au fil des pages, dans une langue à la fois subtile et intense.