• Vécu

    Armel Timmerman

    Fragments de vie, d'amour et d'amitié... Blessures du temps ineffaçables... Choix douloureux et solitude... Culpabilité et innocence... Silences contrits, rires et larmes... Insouciante jeunesse... Vieillissante sagesse... Espoirs déçus, abnégation... Le chemin des sentiments nous conduit toutes et tous vers cette quête du bonheur qui semble toujours nous échapper tant ce même chemin est semé d'embûches et d'interdits.
    Des obstacles à la plénitude que certains parviennent à surmonter mais sur lesquels d'autres échouent, sans en comprendre les raisons. Mais, pour tous, indéniablement... la vie est trop courte ! ...

  • L'adieu aux larmes

    Armel Timmerman

    Romain Bellac et Camille Orban ne se sont jamais vus ni parlé. Mais ils s'écrivent très souvent, se racontent et se confient. Jusqu'à l'intime. Lui est romancier et poète. Il en vit. Elle est violoncelliste dans un quatuor à cordes. Elle voyage beaucoup. Cette relation épistolaire leur convient bien et leur suffit. Elle leur laisse cette part de mystère et d'imagination que tous les deux veulent absolument garder.
    Pourtant, plus ils s'écrivent, plus ils s'apprécient. Alors que rien ni personne ne les retient - ils sont libres l'un comme l'autre-, pourquoi aucun ne veut franchir ce pas qui les ferait enfin se rencontrer ? A moins qu'ils ne l'aient déjà fait sans le savoir ?

  • L'enchêné

    Armel Timmerman

    Il est des villages où il fait bon vivre. Il en est d'autres qui cachent de terribles secrets, et même des abominations. Dans les deux cas, ceux sont les habitants qui décident de faire de ces lieux un paradis ou un enfer. Se taire ou parler, tel est le dilemme de tous les protagonistes de cette histoire qui ont eu à connaître d'un certain passé. La peur ou le courage, l'indifférence ou le remords, chacun est libre de faire ce qu'il veut avec ce qu'il sait...
    Les campagnes abritent parfois des loups exerçant un pouvoir souterrain et obscur sur tous ceux qui ont le malheur de croiser et surtout d'entraver leur route. Mais il arrive aussi qu'un homme, porteur à vie d'une atroce douleur, ne soit plus effrayé pour combattre et anéantir celui qui, précisément, l'a provoquée... Cet homme, c'est "l'enchêné" ...

  • Je suis coupable des faits qui m'ont été reprochés. J'ai mérité la sanction que le Tribunal de Grande Instance de Cherbourg m'a infligée. Quatre années d'emprisonnement ferme pour avoir commis des délits financiers liés à la gestion catastrophique et insensée de mon entreprise. Je n'ai du reste pas interjeté appel de la décision. Il m'importait davantage de faire table rase de mon passé et de mettre à profit le temps de ma détention en me préparant au mieux à la sortie par l'accomplissement d'un travail sur moi-même tant je n'avais pas pris conscience de la nocivité de mes actes.
    Cependant, quoi que j'aie fait, je ne méritais en aucun de vivre ma peine de cette manière, la gestion de son exécution ayant été machiavélique d'un bout à l'autre. Je l'ai effectuée dans deux établissements pénitentiaires : de novembre 2013 à novembre 2014 à la maison d'arrêt de Cherbourg dans la Manche, sous le régime de la détention provisoire, pour la terminer, près de cinq années plus tard, au centre de détention d'Argentan dans l'Orne.
    Deux structures très différentes l'une de l'autre en ce que la première est vétuste et surpeuplée - jusqu'à neuf personnes par cellule de 25 m - et la seconde, beaucoup plus confortable, avec un seul occupant par cellule. Mais c'est là, la seule différence notable. Car pour l'essentiel, c'est-à-dire la prévention de la récidive et la préparation à la sortie, le manque de moyens humains et matériels est criant dans les deux établissements.
    En l'état actuel des prisons françaises, je l'affirme, la prévention de la récidive est une fumisterie et la préparation à la sortie une mystification. Même si les personnels de surveillance, tant décriés, et les travailleurs sociaux, impuissants, oeuvrent chaque jour pour rendre la détention moins insupportable. Quant à certains juges, chargés de l'application des peines, force est de constater qu'ils n'usent pas exagérément des dispositifs alternatifs à l'enfermement.
    Loin s'en faut ! Le traitement punitif de la sanction semble davantage leur convenir, les motiver même. Jusqu'à se fourvoyer, forts de leur pouvoir absolu. Mais surtout, ne leur dites pas. Il pourrait vous en coûter. Je l'ai appris à mes dépens... Je suis marqué à vie. En d'autres termes, il n'y a qu'une seule façon de sortir de prison sans aucunes séquelles... c'est de ne pas y entrer ! ...

  • Disparition

    Armel Timmerman

    La route était belle, bordée de chaque coté de platanes centenaires. La petite Marie, 9 ans, dormait sur l'étroit siège arrière de la voiture. Louise, sa mère, conduisait. Vite. Trop vite... Beaucoup trop vite ! C'était une très belle voiture, une Porshe 911 de 1965. Gris métallisé. C'était une très joli femme, trentenaire, racée, s'épanouissant dans le mannequinat. Pleine d'avenir. Elle avait acheté ce magnifique bolide avec ses premiers cachets...
    ... Marie se réveilla et se redressa. Elle ne distinguait plus les arbres, ils semblaient ne former qu'un long mur, une clôture en bois interminable. Elle prit peur et posa une main tremblante sur l'épaule de sa mère, la suppliant de ralentir. Surprise, Louise se raidit brusquement et donna, sans le vouloir, un violent coup de volant à droite qui déporta la Porshe dans la même direction. Un platane la stoppa.
    Net ! Défigurée, Louise perdit son travail, ses relations. Et ses rêves. Quant à Marie, elle s'en sortit miraculeusement indemne... ... Enfin presque...

  • Promue juge d'instruction au Tribunal de Grande Instance de Cherbourg, sa ville natale, cohéritière de la cidrerie familiale et amoureuse de Fred, artiste-peintre, Laurence Dallencourt est une jeune trentenaire à qui tout semble sourire. Seulement les apparences sont parfois trompeuses et peuvent cacher une tout autre réalité. Laurence souffre en effet d'un profond mal-être qui l'empêche de croquer la vie à pleines dents.
    Il y a d'abord ce cauchemar, toujours le même, qui la réveille presque toutes les nuits. Mais la jeune femme souffre surtout d'une amnésie lacunaire. Il y a des blancs dans sa vie passée que les siens rechignent à vouloir remplir. Ce qui l'étonne, l'effraie, la panique. Pourquoi se taisent-ils tous ? ... La réponse à cette question, Laurence la cherchera et la trouvera... mais à quel prix ? ... Tel un scarabée sur le dos, qui, retourné par la tempête n'a d'autre choix pour survivre que celui de se remettre sur ses pattes, Laurence aura aussi à l'affronter pour ne pas être emportée...
    Seulement, y parviendra-t-elle ? ...

  • Claire obscure

    Armel Timmerman

    Les relations qu'entretient Pierre Morand avec sa fille se mesurent en silences interminables que des mots viennent parfois briser quand les regards ne suffisent plus. L'adolescente n'a pas connu sa mère. Elle n'avait pas encore 2 ans quand cette dernière est décédée. Chose en a aujourd'hui 15, mais ne sait toujours rien sur les circonstances de sa mort. Et ce n'est pas faute d'avoir harcelé son père de questions ! Seulement Pierre n'y a jamais répondu, même si les larmes de son enfant l'ont parfois ébranlé.
    Un jour, lassée, Chose décida tout simplement de ne plus lui adresser la parole. Mais de lui pourrir la vie ! ... Pierre la laissera cependant faire, passant derrière elle pour réparer ses bêtises sans qu'elle ne l'apprenne jamais. Jusqu'à ce triste matin où il est convoqué au commissariat de police dans lequel sa fille a été placée en garde à vue. Cette fois, Pierre Morand ne peut plus rien pour tirer Chose de ce mauvais pas...
    ... Sauf à rompre le silence ! ...

  • Alex Chevalier est un homme étrange et mystérieux. Mais triste surtout ! ... Pourquoi vient-il se perdre dans cet orphelinat si joliment baptisé "les Myosotis "? Oublier le passé ? Prendre un nouveau départ ? Ou se laisser aller aux rythmes lancinants du quotidien et attendre que sa douleur s'estompe ? ... L'éclaircie est l'histoire de cet homme sur qui le malheur s'est abattu un jour et qui semble ne plus vouloir le quitter.
    L'amitié d'un jeune pensionnaire et l'amour que lui voue l'infirmière de ce centre suffiront-ils à l'en sortir ? ... Ou, au contraire, l'entraîneront-ils un peu plus vers une "seconde mort" ? ... ... Car Alex Chevalier est déjà mort une première fois ! ...

  • Les « Déclarations d'Amour, presque vraies » est un florilège de missives imaginées s'inspirant de la réalité des coeurs. De leur complexité aussi. Rien ne sera épargné, ni la mauvaise foi, ni la naïveté, ni le calcul. Ces lettres touchent autant les jeunes, les femmes, les hommes, remontant s'il le faut, au temps des Croisades. Ce sujet universel incarné par ces trente-trois lettres n'a qu'une ambition, vous distraire, au mieux, vous déclencher quelques éclats de rire.

  • Charlotte est belle et talentueuse. Mystérieuse aussi.
    Je l'ai rencontrée au bord de la route. Elle n'allait nulle part. Alors, je l'ai recueillie.
    Elle n'est jamais repartie...
    Elle me manque...

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