• Intellectuel engagé ou écrivain dégagé ? Est-ce qu'on choisit ? En 1936, le célèbre et sulfureux André Gide soutient la révolution soviétique. Le Parti communiste l'invite en URSS, espérant qu'il fasse la publicité du régime. Gide accepte, et séjourne deux mois en Union soviétique, accompagné de cinq autres écrivains : Pierre Herbart, Eugène Dabit, Louis Guilloux, Jef Last et Jacques Schiffrin. Mais rien ne se passe comme prévu, et dès son retour en France, Gide publie Retour de l'URSS, dans lequel il dénonce le stalinisme naissant.
    Fille d'un poète communiste, petite-fille d'émigrés russes, je remonte le temps et fais à mon tour le voyage. Je compare les souvenirs des uns et des autres, j'interroge les miens, et j'essaie de comprendre. Pourquoi Gide a-t-il été si peu écouté ? Pourquoi tant d'écrivains ont-ils choisi de se taire ? L'appartenance à une minorité sexuelle est-elle une arme de discernement ? Pourquoi mon père est-il resté si longtemps communiste ?
    Traversée des mémoires, visite aux fantômes, descente en rappel au fond du puits de mon âme, chevauchée dans ma bibliothèque, ce livre est le journal d'une expédition intime, politique, et littéraire, au coeur brûlant du xxe siècle.

  • Frédérique sauce son assiette et essaie de considérer rationnellement ce qui lui arrive. Je suis un personnage de fiction dans un roman d'aventures, nom d'un chien, donc j'ai un caractère déterminé, je suis animée par un but, et il va y avoir des adjuvants/des opposants pour m y aider/m'en empêcher. Ce n'est pas si compliqué. Mon but, on l'a défini dès le début: retrouver Simone. Pourquoi ? Eh bien parce que c'est le but, justement, je peux avoir encore un demi, demande Frédérique au serveur qui fume cigarette sur cigarette. Si je continue à tout questionnes l'histoire n avancera jamais. Un personnage, son auteur et une machine à remonter le temps cachée dans un Buffet Henri II... Aventures, amour, science -fiction, tiroirs et double-fonds, le quatrième ouvrage de Cécile Vargaftig célèbre le roman et sa liberté infinie !

  • De l'auto-fiction " Mes deux précédents livres n'étaient pas autobiographiques mais tout le monde y a cru quand même. Aussi, cette fois-ci, je décide de faire l'économie des masques et de la fiction et de me livrer toute nue et toute honte bue, au risque de n'être pas crue. Cette histoire m'est arrivée durant l'hiver 2000-2001. À cette époque, je vivais encore seule, mais déjà à la Goutte d'or. J'étais vaguement amoureuse de plein de filles (je dis vaguement car il s'agissait littéralement de se laisser bercer par la vague de ces désirs affleurants), mais surtout de Reine, qui était cuisinière et semblait sourde à mon amour inavoué. Je travaillais trop. J'étais scénariste depuis 1989 et, comme ça marchait bien et que j'avais peur que ça ne marche plus, j'acceptais tout. " De Fantômette " J'ai regardé une dernière fois la jeune morte inconnue puis lui ai tourné le dos pour voir qui me parlait. C'était Fantômette. Pantalon collant, cape noire, tunique jaune, bonnet et loup de carnaval. Je l'ai reconnue tout de suite. Enfant, j'avais adoré ses livres. Elle a dû le sentir, car elle me gratifia d'un sourire généreux et me répéta avec douceur :
    - File d'ici tout de suite. " Du roman " Voilà. J'espère avoir su vous captiver. En tout cas, moi, ça m'a fait du bien de parler. J'étouffais. Il fallait que ça sorte. Je remercie Nuts de m'avoir accompagnée tout au long de l'écriture de ce livre, ainsi que mon fidèle ordinateur. Si jamais il vous est arrivé des aventures comparables, n'hésitez pas à me les communiquer. Il faut s'unir pour lutter. En attendant, j'espère que je ferai moins de cauchemars. Mais le ventre de Nuts gargouille et je vais aller préparer le repas. À bientôt. Je m'apprête à t'éteindre, fidèle ordinateur, quand j'entends dans mon dos mon papa dire c'est bien ma fille, maintenant tu peux écrire un vrai roman. Attends papa, j'écrirai un vrai roman quand je n'aurais plus rien à dire. "

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