• " La Troisième Guerre mondiale a commencé il y a maintenant près d'une trentaine d'années lorsque, sous l'effet de la mondialisation et de la massi?cation des entreprises à l'échelon international, le ?nancier a opéré un drastique renversement des valeurs en mettant l'économique sous sa domination, l'asservissant à l'irresponsabilité et à l'irrationalité du transfert déstabilisateur et quotidien de gigantesques ?ux de capitaux. " Sous l'appellation de " concurrence ", de " transparence ", de " progrès ", postulats érigés en dogmes, une technostructure qui échappe au gouvernement des hommes s'est emparée du pouvoir en vue d'obtenir un pro?t sans cesse augmenté, stérile, improductif et nuisible. Par une série d'exemples choisis dans l'actualité récente (affaire Dexia, Kerviel/Société Générale, Banque Lehman Brothers, AIG, Fortis/ABN AMRO), Claude Mineraud explicite le déroulement des mécanismes à l'oeuvre. S'appuyant sur ses souvenirs cuisants de la France occupée et sur son expérience des affaires dans plusieurs moyennes entreprises dont il fut le créateur, il dresse un tableau sombre d'une France antidémocratique que minent les trafics d'in?uence.
    Né en 1931 dans le Poitou, Claude Mineraud assiste à neuf ans à la débâcle de 1940. La mort de son père l'oblige à interrompre ses études de philosophie à vingt et un ans et à assurer la survie de sa famille. À vingt-neuf ans il crée sa première entreprise dans le courtage d'assurance dont le notariat français devient très vite le principal client. Sa position de clé de voûte d'affaires prospères lui permet de mesurer, in situ, les forces de destruction du capitalisme ?nancier.

  • Il y a urgence ! La déliquescence de l'État, la corruption généralisée mènent la France au désastre.
    En quelques pages implacables, Claude Mineraud règle son compte à la Ve République : la dépendance économique et financière à laquelle les fonds de pension américains soumettent les grandes entreprises françaises, notamment celles cotées au CAC 40 ; la docilité au lobbying de l'Assemblée nationale et du Sénat, comme des hommes politiques de tout bord, à l'exception de Jean Lassalle dont il estime le courage et l'authenticité.
    Il explique comment la finance s'est emparée et se sert de l'écologie pour émettre de nouveaux produits financiers et priver de la gestion de leur territoire ceux qui y vivent et y travaillent.
    Mais il ne se limite pas à dénoncer, il propose des solutions.
    Il montre comment il serait possible de refonder l'État, d'abord, en se réappropriant, grâce à une nationalisation partielle, la gouvernance des multinationales, surtout des grandes banques ; ensuite, en réorganisant de fond en comble les institutions pour redonner au peuple souverain le rôle prédominant qui lui revient ; enfin, en utilisant certaine loi existante pour rapatrier les fonds réfugiés dans les paradis fiscaux, dont l'estimation se monte à près de la moitié de la dette publique de la France.

    Après Un terrorisme planétaire, le capitalisme financier (2011) et La Mort de Prométhée (2015), cet essai corrosif, stimulant, constructif, interpelle les citoyens à la veille des prochaines élections présidentielles.

  • Prométhée, le titan, a dérobé le feu aux dieux pour le donner aux hommes. Grâce à ce feu, les hommes ont pu exister et se défendre. Mais les hommes ont voulu devenir eux-mêmes des titans et, par la technologie, prétendre à l'immortalité. Ils ont, ce faisant, tué Prométhée dont le foie, dévoré la nuit et ressuscité le jour par la vindicte de Zeus, symbolisait la vie. Entraînés à leur perte par l'enchaînement diabolique des mécanismes qu'ils ont mis en place et dont ils ont perdu la maîtrise, les hommes sont condamnés à se robotiser. Le capitalisme, par le bras armé de ses multinationales, n'a plus de forces qui s'opposent à lui. Grâce à la haute technologie et à l'informatique, il contrôle et s'approprie la moindre parcelle de vie et d'activité, prive d'eau et de nourriture des populations entières, empoisonne océans et territoires, met à feu et à sang la planète entière et menace à tout moment de la faire exploser. Quand la science-fiction devient réalité, ce sont les figures des mythes fondateurs qui volent en éclats.

  • L'auteur juge que dans sa forme actuelle, le capitalisme est un fléau comme l'Homme n'en a guère connu dans son histoire. Par le bras armé des multinationales, il réduit les Etats à l'impuissance et lui impose ses vues pour contrôler la moindre parcelle de vie et d'activité. C. Mineraud en appelle à une prise de conscience, tant individuelle que collective, indispensable à la survie de l'humanité.

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