• "Nous nous sommes rencontrés sur une île autour d'un piano atrophié. Ensuite, je l'ai vue chanter à Bapaume et triompher à l'Olympia. [...] J'ai épousé ses errances et embrassé ses rires. Elle m'a appris à éplucher les pommes de terre et à me taire face au silence que le beau impose. Elle, c'est Véronique Sanson, profonde et facétieuse, indomptable, déterminée, libre, en rage souvent, douce toujours.
    Pour ne pas la perdre, il faut savoir l'attendre, accepter ses périodes grises et ses absences. Il ne faut rien précipiter. Elle a lu le livre, elle n'est pas intervenue. Enfin presque..." Ce livre n'est pas une biographie mais le journal intime d'une longue histoire d'amour-mitié. Il dresse le portrait d'une femme rare à travers des situations cocasses ou simples, drôles ou graves.

  • Avec elle

    Daniel Schick

    • Plon
    • 26 Octobre 2017

    « Nous nous sommes rencontrés sur une île autour d'un piano atrophié. Je ne savais pas qu'elle était une chanteuse adulée. J'ai pris le chemin de sa maison de Triel. Les nôtres se sont ensuite frôlés, entremêlés. À son mariage, j'étais là. À la mort de ma mère, elle était là. Lorsque j'ai manqué tuer une mouche ou perdre un amour, elle était là aussi. Quand l'alcool l'a vampirisée, j'ai été effrayé. Il nous a séparés. Ensuite, je l'ai vue chanter à Bapaume et triompher à l'Olympia. Je l'ai rejointe à Ibiza. J'ai épousé ses errances et embrassé ses rires. Elle m'a appris à éplucher les pommes de terre et à me taire face au silence que le beau impose.
    /> « Elle, c'est Véronique Sanson, profonde et facétieuse, indomptable, déterminée, libre, en rage souvent, douce toujours. Pour ne pas la perdre, il faut savoir l'attendre, accepter ses périodes grises et ses absences. Il ne faut rien précipiter. Elle déteste les contraintes comme les boulettes à la coriandre.
    « Elle a lu le livre. Viscéralement respectueuse de la liberté d'autrui, elle n'est pas intervenue. Enfin presque. Elle a réduit en cendres des montagnes de fautes d'orthographe mais rien d'autre.
    « Ce que nous avons vécu est romanesque et pas du tout romancé, enfin presque. » Daniel Schick.

  • Ce livre est une preuve d'amour, un livre en couleur et en noir et blanc, un livre en photos et en mots.
    Ce livre est un acte de résistance à un monde de moins en moins poétique et tendre. L'île Saint-Louis comme le livre sont des refuges.
    Par petits bouts, par bribes, par petits textes ou petites nouvelles, j'ai croqué avec jubilation l'île Saint-Louis.
    Photos de ses bancs, de ses cicatrices, de ses ombres et de ses amoureux, photos à travers des rétroviseurs, photos de ceux qui l'aiment, de ceux qui y travaillent ou qui y errent, photos de son corps, j'ai regardé et écouté l'île Saint-Louis chaque heure, chaque jour, chaque saison.
    Mon île est une parenthèse lovée en plein coeur de la ville, hors de sa fureur. Mon île ne sert à rien contrairement à sa voisine. Sur mon île, on regarde la peau changeante de la Seine. Â chaque pont, on écoute ses différentes voix.
    Le livre décrit l'état d'homme insulaire. Lorsqu'il est sur l'île, l'insulaire n'est plus au coeur de sa vie. Elle devient l'essentiel. L'île Saint-Louis s'impose en douceur, elle conduit à l'abandon de soi et je m'y suis abandonné.
    J'ai une relation affective avec ma boîte aux lettres. J'ai suivi pas à pas l'histoire naissante puis tragique de Boris et Svetlana. J'ai observé des rendez-vous secrets dans le pilier d'un pont et le ballet incessant des faux
    promeneurs square le Barye. J'ai pu me perdre dans l'hôtel de Lauzun et j'ai vu au jour finissant les façades roses du quai de Béthune. Ces histoires sont dans le livre.
    Je ne me suis pas perdu île Saint-Louis. Je m'y suis retrouvé. Perdez vous dans le livre. Ce n'est pas dangereux.

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