• 95 poèmes

    Edward Estlin Cummings

    E. E. Cummings est l'un des poètes américains les plus importants du XXe siècle. Il a expérimenté de façon radicale la forme du poème, inventant une nouvelle langue (emploi peu orthodoxe des majuscules, de la ponctuation, utilisation avant-gardiste des conventions syntaxiques et de la typographie). Au-delà de sa modernité évidente, sa poésie n'en appartient pas moins à une vieille tradition poétique (usage fréquent par exemple du sonnet). Une poésie qui traite des thèmes de l'amour et de la nature, mais aussi des relations entre l'individu et la société ou le monde.

    Ajouter au panier
    En stock
  • Si Edward Estlin Cummings (1894, Cambridge, Massachusetts 1962, New York), l'un des poètes américains les plus importants du XXe siècle, a expérimenté de façon radicale la forme du poème (ponctuation, orthographe, syntaxe) inventant une nouvelle langue dans la langue, il n'en appartient pas moins à une vieille tradition américaine, celle de sa Nouvelle-Angleterre natale et de son individualisme non conformiste, c'est un grand lecteur de classique en particulier de Longfellow. Ses parents encouragent très tôt ses talents de poète et de peintre. Il est diplômé d'Harvard en 1916. Pendant la première guerre mondiale, il travaille comme ambulancier en France où il est emprisonné (une expérience qu'il raconte dans « L'énorme chambrée »). Son premier recueil de poèmes Tulipes et Cheminée paraît en 1923, suivront XLI poèmes, Font 5 et ViVa. Refusé par de nombreux éditeurs pour un nouveau recueil de poèmes 1935, il l'intitule No thanks.
    Un premier recueil de l'oeuvre (Collected Poems) paraît en 1938, suivi de 50 poèmes et de 1 X 1 (« un fois un » étant sa formule pour l'amour). Il donnera une série de conférences qu'il intitule : Moi, six in-conférences (publiées en français aux éditions Clemence Hiver).
    Si Cummings a pu dire qu'il lui faudrait encore cent ans pour mener à bien l'achèvement de son oeuvre, force est de constater l'ampleur de celle-ci et les Complete Poems paraîtront en 1968.
    Le choix des poèmes retenus correspond (à une exception près, et quelques ajouts personnels de Robert Davreu. La Renommée parle et la suite de La Guerre) à celui que Cummings fit lui-même en 1958 pour le volume des Selected Poems (1923-1958).

  • Tel que publié en 1935 par E. E. Cummings, un carnet de poèmes où la vie s'appronfondit en des formes plus remuantes.

  • En 1917, Cummings se porte volontaire dans le corps américain d'ambulanciers Norton-Harjes. Son
    meilleur ami, Slater Brown, ayant écrit du front des lettres qui déplaisent au censeur français, est
    arrêté, et on embarque Cummings du même coup. Interrogé par une commission d'enquête sur les
    raisons qui l'avaient amené à s'enrôler (« C'est que vous détestez les Boches ? »), il lui suffirait
    d'un mot pour se faire libérer, mais « Avec soin je façonnai cette réponse : « Non. C'est que j'aime
    beaucoup les Français. » Que le meilleur endroit en 1917 pour un Américain qui aime beaucoup les
    Français ait été une prison française, c'est l'évidence même. Il est envoyé dans un camp de
    concentration à la Ferté-Macé (Orne), où il passera trois mois avant d'être libéré, sur l'intervention
    de la Maison Blanche. A la demande de son père, Cummings s'isole dans la ferme familiale du New
    Hampshire pendant l'été 1920, en compagnie de Brown, afin d'écrire ses souvenirs sur son
    « voyage du pèlerin » D. Jon Grossman, traducteur de L'énorme chambrée.
    Ce sont ces souvenirs que nous dévoilent E. E. Cummings dans L'énorme chambrée, qui, malgré
    des purges considérables réalisées par les éditeurs américains de l'époque connaît un succès
    notable. Le monde des lettres est très enthousiaste, John Dos Passos en tête et en Angleterre,
    Lawrence d'Arabie qui remuera ciel et terre pendant six ans, pour trouver un éditeur anglais à E. E.
    Cummings. Le livre sera traduit en de très nombreuses langues et deviendra un classique qui
    survit, aujourd'hui encore, grâce à un cercle toujours grandissant d'admirateurs intelligents et
    sensibles.

  • Tout au long de sa vie et au gré de ses amours tumultueuses, le génial Edward Estlin Cummings a composé des poèmes érotiques dans l'intimité de son étude. Comme pour l'ensemble de son oeuvre, ces textes sont marqués par une approche très novatrice, moderne, de l'écriture : les conventions syntaxiques sont bousculées, les règles typographiques bouleversées et les formes poétiques réinventées. Loin d'en faire un poète hermétique, le style de Cummings est le reflet d'une indépendance et d'une liberté de ton tout à fait remarquable pour son temps. Il n'a pas été facile pour lui de trouver des éditeurs prêts à publier la plupart des poèmes réunis ici. Chez Cummings, la chair n'est pas triste, bien au contraire : la langue est érotisée à son paroxysme, suggérant des étreintes, des ébats et des cris. Le sens et les sensations sont invoqués. La crudité des corps et de la jouissance se présentent au coeur de l'aventure poétique.
    Cette anthologie couvre quarante ans de la vie de Cummings, des années 1920 aux années 1960, reflétant les expériences du poète qui sera marié rien moins que trois fois. Aussi, après les poèmes des bas-fonds des années de jeunesse, écrits depuis les boites de strip-tease de Boston ou à l'arrière du front en France, ses textes s'adressent à ses trois épouses : Elaine, Anne et Marion. Des érotiques très différentes se dégagent donc des poèmes rassemblés dans ce volume, passant de rencontres fugitives, de rapports tarifés parfois très crus comme ceux avec la " sauvage Marj ", à d'autres plus émus, comme stupéfiés avec la " timide et luxurieuse " Elaine, ou encore mystiques et rageurs avec Marion, la femme qui l'accompagnera dans ses vieux jours. Toutefois, en dépit de la variété de sentiments que chacune lui inspire, jamais les femmes ne sont réduites à de simples objets de désir chez Cummings. Dans son oeuvre, l'érotisme apparaît comme une esthétique du partage, une communion avec la nature et ses cycles, une fenêtre ouverte sur le mystère de la vie.

  • Paris

    Edward Estlin Cummings

    • Seghers
    • 6 Mars 2014

    Toute sa vie durant, E. E. Cummings a noué une relation d'amour authentique avec Paris. C'est en 1917, tandis qu'il rejoint l'Ambulance Service, qu'il découvre la ville pour la première fois - et c'est l'éblouissement -, puis il y séjourne plus longuement au début des années 1920, pour y revenir par la suite chaque fois qu'il le peut, en solitaire ou en compagnie d'une femme. Lettres, articles, poèmes : une quarantaine de textes racontent son Paris, celui où se rencontrent, loin des sites indiqués dans le Baedeker, ses sujets favoris - des scènes publiques ou intimes, jamais tout à fait séparées de l'amour, des cycles naturels du jour et des saisons, de l'atmosphère sociale et politique, de l'art et des spectacles.
    Ces textes nous offrent une introduction parfaite à son approche de la vie comme à la diversité de ses écritures, car il a côtoyé dans le Paris de l'entre-deux-guerres toutes les avant-gardes littéraires et artistiques, et a sondé les profondes mutations politiques qui secouent la vieille Europe. A travers ces textes, ce sont des instantanés qui apparaissent sous nos yeux : le scandale de Joséphine Baker aux Folies Bergère, deux précieuses discutant mode au Café du Père Tranquille, la fête du Lion de Belfort, place Denfert-Rochereau avec ses manèges et acrobates, ou la Foire au pain d'épice, cours de Vincennes, où l'on entend résonner un orgue de barbarie...
    Derrière le côté carte postale, Paris a été une alternative à tout ce qu'il déteste aux Etats-Unis : le puritanisme mais surtout l'importance accordée à l'argent, au luxe qu'il procure, en plus des distinctions sociales et culturelles qui en résultent. Paris ne le déçoit, rarement, que lorsqu'il cède à des accès de violence sectaire, ou quand les hommes d'affaires américains discutent " money ", indifférents à la beauté de la lumière sur Notre-Dame.

  • Tulips and Chimneys est paru en 1923, son éditeur, Thomas Seltzer n'a choisi que soixante-dix poèmes de l'important corpus que lui a confié Cummings. Sa frilosité commandera ses choix car ce sont les poèmes les plus audacieux, tant formellement que par ce que l'Amérique alors juge obscène, qui sont écartés. Cummings écrira alors à sa mère : "Quand ma barbe sera blanche de gâtisme, etc., les Tulipes & Cheminées en leur entier vont être publiées en 71 extraits sélectifs différents effectués par 407 éditeurs".

    En fait, il faudra trois ouvrages pour que soient publiés intégralement les poèmes d'origine. Après Tulips and Chimneys (dont l'& est écarté par l'éditeur) en 1923, Dial Press publiera en 1925 XLI Poems, et Cummings prendra en charge la même année la publication de &, regroupant et réorganisant ce qu'il reste d'inédits de ce premier corpus et ajoutant à l'ensemble quelques nouvelles pièces. Ce n'est pas sans provocation que Cummings publie ce livre - le seul à compte d'auteur - sous le titre de cette esperluette seule, esperluette refusée dans le titre, comme ces poèmes les plus audacieux, par son premier éditeur.

    Après avoir publié XLI Poèmes, nous offrons, pour la première fois au lecteur français, dans son intégralité & [et]. E. E. Cummings (1894-1962) est avec Ezra Pound, T. S. Eliot, Marianne Moore, Wallace Stevens, William Carlos Williams, l'un des plus importants poètes américains du XXe siècle.

  • Poète, romancier, dramaturge et peintre américain, Cummings célèbre l'individu en lutte contre la société.
    Fantaisies iconoclastes, audaces typographiques et outrances verbales en ont fait l'un des chefs de file des poètes d'avant-garde.

  • La nature est au centre de ce recueil, le dernier du grand poète américain, qui semble avoir atteint une sorte de sérénité au terme d'un parcours artistique nourri d'anxiété et d'enthousiasme.
    Sa poésie exprime la joie vivante qui est au coeur même de l'existence. A y bien regarder, il s'agit bel et bien d'un recueil sur le printemps et le cycle de la vie, les oiseaux et les fleurs, les étoiles et la lune E-E Cummings, prodigieux inventeur, a révolutionné la poésie américaine.

empty