• « L'histoire d'un ruisseau, même de celui qui naît et se perd dans la mousse, est l'histoire de l'infini. » « La source », « Le torrent de la montagne », « Les rives et les îlots », « Le cycle des eaux »... De chapitre en chapitre, suivant « les sinuosités et les remous » d'un ruisseau, depuis le ru jusqu'à la mer, Reclus ouvre le précis de géographie et le métamorphose, au fil de l'eau, en un singulier écrit d'écologie poétique.

    Dans cette édition abrégée, se trouvent dix fragments d'une seule histoire : celle de l'Histoire d'un ruisseau d'Élisée Reclus (1830-1905), géographe arpenteur, communard exilé et figure pionnière d'une pensée écologique où se confondent connaissance de la nature et quête ardente de la liberté.

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  • Deux textes à la portée écologique du géographe et libertaire français. Le premier, paru en 1880, est un traité de vulgarisation géographique en même tant qu'une médiation poétique et morale sur la montagne. Dans le second, il décrit les phénomènes naturels et les paysages au fil d'un ruisseau, de la source à l'embouchure.

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  • Géographe, Élisée Reclus a consacré sa vie à de nombreux travaux dans un esprit encyclopédique. Il n'en avait pas moins un rare sens de la synthèse. Les pages du manifeste suivant en témoignent. Elles sont un concentré de la pensée qui l'habitera toute sa vie. Rien ne vaut l'expérience personnelle pour se faire une idée des rapports entre l'homme et le cosmos. Dans la lignée des grands penseurs depuis Jean-Jacques Rousseau, Reclus synthétise ses impressions et offre une vision grandiose : « En escaladant les rochers, le piéton des montagnes ressent une véritable "volupté". » Il ajoute : « La vue des hautes cimes exerce sur un grand nombre d'hommes une sorte de fascination. » Reclus est considéré comme un astre de la géographie. Il compte parmi nos éclaireurs et mérite une totale réhabilitation.

  • Ce texte de 1901 d'Élisée Reclus raconte les circonstances par lesquelles il est devenu végétarien. Au début du texte, le géographe revient clairement sur le souvenir d'enfance qui déterminera son choix : « Je me rappelle distinctement l'horreur du sang versé. » Le choc de voir des animaux abattus par des bouchers le bouleverse et Reclus dès lors se convertira aux orientations végétariennes. Ce serait lors de ses études à la faculté de théologie protestante en 1848-1849 qu'il aurait adopté ce régime particulier. Reclus n'est pas le premier intellectuel à revoir son régime alimentaire. D'autres avant lui avaient exprimé des tendances dans ce sens : Voltaire, Rousseau, Linné, Lamartine, Michelet... De toute sa vie, Reclus n'avala pas un morceau de viande ou de poisson. Il s'alimentait de fruits, de légumes et de biscuits. Ses arguments en faveur d'un tel régime relèvent de raisons personnelles. Au moment où le végétarisme rencontre un fort écho, ceux d'Élisée Reclus méritent d'être entendus.

  • « C'est la lutte contre tout pouvoir officiel qui nous distingue essentiellement ; chaque individualité nous paraît être le centre de l'univers, et chacune a les mêmes droits à son développement intégral, sans intervention d'un pouvoir qui la dirige, la morigène ou la châtie. » Dans ce texte de 1894, Élisée Reclus (1830-1905) géographe et anarchiste, énonce les grands principes, toujours actuels, de l'idéal anarchiste.
    Suivi de L'Anarchiste et Pourquoi sommes-nous anarchistes ?

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  • En 1855, à 25 ans, Élisée Reclus quitte la Louisiane, passe par Cuba et le Panama pour rejoindre la Nouvelle-Grenade, l'actuelle Colombie. Sur place, il est fasciné par la Sierra Nevada de Santa Marta, un massif de 6 000 mètres d'altitude surplombant la mer des Antilles. Ce sera le lieu idéal, se dit-il, pour une plantation de bananes ou de café... Mais les difficultés s'accumulent. Au bout d'un an et demi, le projet d'Élisée, manifestement peu versé dans les affaires, est un fiasco !

    Texte singulier dans l'oeuvre du célèbre géographe communard, ce récit, sensible tout autant aux « paysages de la nature tropicale » (le sous-titre) qu'à la diversité des cultures indiennes qu'il observe dans leur milieu, est un vrai roman d'initiation et d'aventures.

    Déambulations dans les rues de Carthagène, voyage à dos de mulet et jolies rencontres de passage font de ce récit, d'une grande liberté de ton, une lecture jubilatoire.

  • Comment peut-on parler de géographie sans s'ennuyer ? Pour cela, il faut peut-être (re)-lire l'Histoire d'une Montagne d'Elisée Reclus : un texte à la fois scientifique, humain, poétique et romantique dont le but est de faire découvrir, à travers tous ses aspects physiques, humains, religieux ou purement scientifiques ce que peut cacher ce terme générique de montagne.

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  • Histoire d'un ruisseau

    Elisee Reclus

    Elisée Reclus, géographe et poète, retrace en vingt chapitres d'un petit livre inclassable l'histoire d'un ruisseau. Et à toutes les pages de ce traité de vulgarisation qui est aussi une méditation morale et poétique, transparaît la vision du monde de l'anarchiste Reclus : la contemplation de la nature, de sa liberté, ne peut qu'inciter l'homme à croire aux vertus du progrès, de l'enthousiasme et du bonheur immanent.
    C'est bien d'écologie avant la lettre qu'il s'agit dans cet ouvrage paru en 1869 et aujourd'hui réédité dans sa version intégrale.

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  • La vie d´Élisée Reclus est marquée par un échec professionnel transformé en voyage initiatique. Sans cet essai de plantation en Colombie, il ne serait probablement jamais devenu un célèbre géographe, sociologue et révolutionnaire.L´ouvrage, conformément à la charte de la collection Tranhumance, a été entièrement relu et son orthographe adaptée au lectorat du XXIe siècle (les noms de lieux comme les noms de personnes).

  • En 1900, il est le géographe le plus célèbre au monde et une gloire nationale. Grand voyageur, anarchiste militant venu du calvinisme, admirable écrivain que l'on compara à Buffon ou à Michelet, végétarien et sensuel, communard et taulard, féministe et défenseur de l'union libre, intellectuel autodidacte sans oeillères ni frontières trois fois parti en exil, Élisée Reclus (1830-1905) est, enfin, en passe de devenir un classique.
    Le lecteur d'aujourd'hui s'empare d'Élisée Reclus pour jouir de la beauté de sa langue et mieux comprendre les enjeux de notre époque. Le chantre de la libre association des individus selon leur « bon vouloir », d'une mondialisation égalitaire, d'une fraternité humaine d'échelle planétaire, qui a toujours refusé d'appartenir au « monde banal des classes gouvernementales », ne s'impose pas à nous comme un maître. Il fait bien mieux : son tact et sa passion nous éclairent et nous inspirent. Il demeure aujourd'hui ce « phare dans le lointain » évoqué par son neveu, l'historien de l'art Élie Faure.
    Cet ouvrage est ce que l'on nommait au XVIIIe siècle un « esprit », une distillation de l'ensemble des écrits d'Élisée Reclus.
    Il invite à goûter la qualité exceptionnelle d'une oeuvre et celle de l'encyclopédiste lumineux qui la composa.

  • Ces deux textes, écrits dans un style clair et vivant, rappellent, loin de tout ton polémique, que l'anarchie - le refus de toute domination - est aussi ancienne que l'humanité et que ses principes sont ancrés au coeur même de chaque individu.

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  • A l'heure où le pouvoir de la cartographie paraît sans limite, où, par la force et la vitesse de calcul, les artifices et les conventions qui l'ont rendue possible s'estompent de plus en plus et deviennent de plus en plus difficiles à discerner, son ambivalence doit être plus que jamais soulignée. A la fois remède et poison, la carte peut en effet figurer comme défigurer le monde, nous mettre en rela-tion comme faire écran. A la réflexion, le cartographe n'est pas tant celui qui dessine la carte que celui qui va conserver en lui, coûte que coûte, la capacité d'être questionné par ce qu'il est en train de réaliser ou d'utiliser. Dans l'esprit d'Élisée Reclus (1830-1905) ce questionnement s'inscrit dans la volonté de nous en tenir toujours à la vérité géographique, quand bien même « toutes les représentations et tous les symboles de la vie sont sans grand rapport avec la vie elle-même », quand bien même « nos ouvrages sont dérisoires en regard de la nature ». Il sait que c'est un cas de conscience pour les géographes et les cartographes de toujours montrer la surface terrestre telle qu'ils la savent être et non telle que l'on voudrait qu'elle paraisse. Conscience cartographique donc, marquant le chemin à parcourir jusqu'à la « cartographie vraie », ainsi que la distance nous en séparant encore. Écrits cartographiques rassemble les écrits cartographiques majeurs, pour une part inédits, d'Élisée Reclus et de ses proches collaborateurs, Paul Reclus, Charles Perron et Franz Schrader.
    Aujourd'hui, plus que jamais, nous avons besoin d'une cartographie capable de donner à sentir et percevoir l'unité terrestre, en son tout et en ses parties. Les objets (globes, cartes, reliefs) conçus et imaginés par Reclus et ses proches l'ont été dans ce but. Ils demeurent à construire.

  • Élisée Reclus fut d'abord un grand géographe, l'un des plus éminents de son temps. On lui doit une « Une nouvelle géographie universelle », en 19 volumes, qui fit longtemps autorité et qui lui valut, à l'instar de Pasteur, une gloire universelle. Il fut également anarchiste. Il le proclama urbi et urbi. Ce qui lui valut divers inconvénients, dont la prison et le bannissement (il mourra à Bruxelles). Après la proclamation de la Commune, le 18 mars 1871, il s'engagera comme volontaire dans la Garde Nationale et sera fait prisonnier, le fusil à la main, par les Versaillais. Il était géographe et anarchiste, pour les mêmes raisons. Ce qui peut paraître paradoxal. Comme Pierre Kropotkine, qu'il préfaça, son communisme libertaire se nourrit de la science. C'est l'étude rationnelle des sociétés humaines, de l'aménagement de l'espace, de la production et de la distribution des ressources qui justifie son adhésion aux idéaux anarchistes. Il est anarchiste par réalisme. Il y voit, à la fois, la conséquence nécessaire et inévitable de la révolution sociale et l'aboutissement de ses recherches sur la vie effective des hommes à la surface d'une planète qu'il parcourra inlassablement.

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  • Le recueil Les Alpes nous projette à la suite du géographe et de ses amis en plein coeur de l'Europe, dans ce que Reclus considérait comme sa colonne vertébrale.
    Un espace pétrit d'échanges, appelant les liens, nourrissant le mouvement ;
    Dans les faits faisant de la montagne et de ses alentours un monde ouvert. Si par ailleurs la « frontière » demeure, elle permet à de nouvelles formes de liberté et d'autonomie d'exister.
    Élisée Reclus entretint tout au long de sa vie un rapport intime avec les grandes Alpes, que ce soit lors de ses nombreuses excursions, préalable indispensable pour l'écriture de guides de voyage touristiques Joanne, ou lors de son long exil en Suisse. Il disait qu'une existence est incomplète, lorsqu'il lui manque la joie d'un voyage dans Les Alpes.
    Qui aime vraiment un lieu, un espace, sait qu'il s'agit d'en conserver et d'en augmenter la beauté. Élisée Reclus décrit le monde alpin avec force et conviction.
    Pour nous accompagner dans cette découverte sensible, deux proches de Reclus : l'anarchiste James Guillaume (1844-1916) et le cartographe Charles Perron (1837-1909).

  • La Guerre de Sécession (1861-1865) aux États-Unis fut une guerre totale. Le sang coula à flots durant les combats entre les unionistes (États du Nord) et les confédérés sécessionnistes (États du Sud) adeptes de l'esclavage. Précepteur dans la famille d'un planteur esclavagiste, le jeune géographe et anarchiste Élisée Reclus avait vécu cinq ans à La Nouvelle-Orléans. Il s'y était forgé une connaissance intime de l'Amérique " terre de l'esclavage ". Parues dans la Revue des Deux Mondes à laquelle il collabora abondamment, les études historiques réunies dans ce volume analysent les forces des belligérants sous un angle politique, social et géostratégique avant l'heure. On y découvre comment un pacifiste se fait le chroniqueur d'un " carnage complètement inutile ", avec l'espoir de voir disparaître " le spectacle de la servitude. " Adjoint aux articles de Reclus, le récit militaire du Prince de Joinville, fils du Roi Louis-Philippe, protagoniste engagé dans les rangs nordistes, complète cette double vision inédite de la mobilisation française des amis de la liberté.
    Édition établie et présentée par Federico Ferretti.

  • Qu'est-ce que l'anarchie ? C'est à cette question que répond le célébre géographe anarchiste Elisée Reclus (1830-1905) dans cette conférence prononcée devant les francs-maçons de Bruxelles en 1894. "Vous-mêmes n'êtes vous pas, sinon anarchistes, du moins fortement nuancés d'anarchisme ? Qui de vous, dans son âme et conscience, se dira le supérieur de son voisin, et ne reconnaîtra pas en lui son frère et son égal ?" Un texte éclairant et plein d'humanité.

    Cette troisième édition comprend la préface de Hélène Sarrazin et une postface d'Isabelle Pivert.

  • " L'homme est la nature prenant conscience d'elle-même ", annonce le frontispice de L'homme et la Terre, dernier livre d'Élisée Reclus (1830-1905) publié juste après sa mort. Dix ans plus tôt, il présentait un " Projet de globe terrestre " monumental : 200 m de haut et 20 millions de francs. Conçu pour l'Exposition universelle de 1900, il aurait dû, au temps des colonies, des panoramas et des zoos humains, se tenir au sommet de la Colline de Chaillot, face à la Tour Eiffel... Étrange expérience bachelardienne que ces cave et grenier de l'Univers, à la fois géode, palais de la découverte et planétarium de notre propre sol habité ! Ses trois sphères auraient fièrement reflété l'aspiration d'un géographe libertaire qui, exilé de France après la Commune, voyait la Terre comme un trait d'union entre les hommes...

  • "La mer était calme et phosphorescente; à temps égaux le navire entrouvrait la vague en poussant un grondement sourd comme celui d'un énorme cétacé ; les voiles enflées par la brise imprimaient aux mâts de suaves balancements : tout dans la nature semblait jouir d'un mystérieux bonheur." Extrait d'un inédit de 1855 publié par la revue Le Tour du Monde, ce récit poétique d'un voyage sur la mer des Antilles, alors qu'Elisée Reclus a 25 ans, n'avait jamais été publié sous forme de livre.

  • " Vous-mêmes, n'êtes-vous pas, sinon anarchistes, du moins fortement nuancé d'anarchisme ? Qui de vous, dans son âme et conscience, se dira le supérieur de son voisin, et ne reconnaîtra pas en lui son frère et son égal ? ".

    Elisée Reclus prononce en 1894 devant les francs-maçons de Bruxelles cette conférence sur l'anarchie. Loin des clichés, un texte bref, intense, qui sonne comme un rappel bienvenu en ces temps incertains du XXIe siècle.

  • Par sa situation géographique, l'Arménie se situe entre deux mondes : le monde oriental et le monde méditerranéen. Peu de pays ont une Histoire aussi tourmentée, ponctuée d'invasions, de guerres et d'occupations par des puissances étrangères. Et pourtant son riche héritage artistique démontre une volonté de survie incroyable en tant qu'entité nationale.

  • Géographe, grand voyageur, " mais avant tout anarchiste ", Elisée Reclus, alors banni de France pour avoir pris part à la Commune, développe ses idées politiques dans cette conférence prononcée à Genève en 1880. La révolution est la conséquence inévitable et naturelle de l'évolution qui précède ; l'ignorance sert les intérêts des puissants, la diffusion du savoir est l'arme du peuple ; il n'est d'ordre et de paix sociale que librement consentis, entre égaux : tels sont quelques-uns des arguments de ce texte foisonnant. Que peut trouver un marxiste révolutionnaire chez Elisée Reclus ? Olivier Besancenot, porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire, livre ici son commentaire de ce texte anarchiste qui réinterprete l'idée de la révolution. Cet essai est accompagné d'une réflexion de Sylvio Gallo, philosophe brésilien, sur le paradigme anarchiste et l'éducation contemporaine.

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