• Dans le Sud de l'Inde, le massage Shantala fait partie intégrante des premières années de vie de l'enfant. Frédérick Leboyer nous explique ici pas à pas comment entrer en communication avec le nourrisson par le toucher, comment l'apaiser, calmer les angoisses de sa venue au monde, en prolongeant les sensations du ventre maternel.

    "Les semaines qui suivent la naissance sont comme la traversée d'un désert. (...) Après la chaleur du sein maternel, après la folle étreinte qu'est la naissance, la solitude glacée du berceau. Et puis surgit un fauve, la faim, qui mord le bébé aux entrailles. Ce qui affole le malheureux enfant ce n'est pas la cruauté de la blessure. C'est sa nouveauté. Et cette mort du monde à l'entour qui donne à l'ogre des proportions immenses. Comment calmer une telle angoisse ? Nourrir l'enfant ? Oui, mais pas seulement de lait. Il faut le prendre dans les bras. Il faut le caresser, le bercer. Et le masser. Ce petit, il faut parler à sa peau il faut parler à son dos qui a soif et faim autant que son ventre. Dans les pays qui ont conservé le sens profond des choses, les femmes savent encore tout cela. Elles ont appris de leur mère, elles enseigneront à leurs filles cet art profond, simple et très ancien, qui aide l'enfant à accepter le monde et le fait sourire à la vie." Frédérick Leboyer

  • Quand les enfants viennent au monde, ils hurlent au lieu de respirer. Dans ces cris de nouveau-nés, qu'y a-t-il ? Se pourrait-il que naître soit douloureux pour l'enfant autant qu'accoucher l'était, jadis, pour la mère ? Cette souffrance qu'est, pour le bébé, la naissance, qui s'en soucie ? Ne peut-on la lui éviter ?

  • Ses travaux révolutionnaires sur la naissance ont valu à Frédérick Leboyer une réputation internationale. Qu'ils traitent du souffle, du massage des bébés ou du Sacre de la Naissance, la plupart de ses ouvrages participent d'une dimension sacrée. Le subtil mariage des textes et de l'image introduit le lecteur en un rite où chaque regard, chaque geste a son poids. Mais jamais encore l'auteur n'avait publiquement révélé la source de son inspiration. Disciple de Swâmiji Prajnânpad ayant séjourné aux pieds du Maître pendant plus d'une décennie, il lui rend, ici, hommage. Si Swâmi Prajnânpad et son enseignement ont fait l'objet d'essais et de témoignages de qualité, la démarche ici entreprise est autre. Au fil de photographies pour la plupart inédites, ponctuées par un texte dépouillé, ce "Portrait d'un homme remarquable" retrace la journée d'un sage dont le quotidien était à lui seul une liturgie. Peut-être la silhouette du Bouddha ressemblait-elle à celle de cet homme isolé, perdu parmi les rizières du Bengale mais dont la prestance s'avérait le reflet d'une stature intérieure. Au-delà de la figure d'un homme, cet hommage, ce portrait nous révèle comment une présence physique, corporelle, peut se faire manifestation, révélation d'une Conscience, ici, incarnée. Et de ce que peut, du côté du disciple, une véritable dévotion.

  • L'art du soufflé

    Frédérick Leboyer

    • Dervy
    • 6 Novembre 2006

    Tout le monde connaît le rôle joué par la respiration lors de l'accouchement.
    Frédérick leboyer a pratiqué pendant des années le hatha yoga, les arts martiaux - taï chi et kung fu essentiellement -, la méditation, le zazen, et enfin la récitation sacrée, le chant liturgique tel que l'enseigne l'inde du sud. ayant pu ainsi goûter ce qu'on pourrait appeler l'aspect caché, psychique, subtil de la respiration, frédérick leboyer a eu la surprise de découvrir que l'expérience vers laquelle tendaient de tout leur être tous les mystiques, n'était autre chose que ce que la femme vit au cours de l'enfantement : l'effondrement des limites de l'ego, la fusion avec une énergie illimitée et que par ailleurs, la souffrance des femmes, ou plutôt leur crainte, venait de ce que, faute de savoir comment utiliser leur souffle, elles se trou vaient incapables de diriger leur frêle esquif dans la tempête.
    L'art du souffle est le fruit de cette longue quête et offre une approche toute autre de la respiration. cet ouvrage s'adresse non seulement aux femmes qui vont enfanter et à ceux que la respiration concerne à titre professionnel : chanteurs, comédiens, danseurs. , mais finalement aussi à tous les hommes et les femmes car la respiration est à la source de toute création.

  • Célébrer la naissance

    Frédérick Leboyer

    • Seuil
    • 13 Septembre 2007

    Le livre que voici est comme... une sorte de cantique, d'oratorio, convoquant des chefs-d'oeuvre de la peinture - du Printemps de Botticelli à L'Annonciation de Corrège, de L'Adoration des Mages de Jérôme Bosch à La Sainte Famille de Rembrandt, de La Grande Vague de Hokusai à La Tempête de Monet, du Nouveau-né de Georges de La Tour à Légende de la Vraie Croix de Piero della Francesca -, avec le seul souci de célébrer la naissance. Il s'agit de redonner à l'événement sa dimension sacrée, de rappeler aux mères que la naissance n'est pas le fait de la seule médecine mais qu'elle demeure un mystère, ce qu'avaient saisi ces peintres florentins, allemands, flamands, japonais... Méditation sur la vie, l'amour et la mort, Célébrer la naissance n'enseigne aucune technique, mais peut cependant aider les femmes à s'approcher de cet autre "niveau" de la réalité et à prendre conscience de ce qui, lors de l'enfantement, leur sera proposé, offert : le fait d'entrevoir un aspect du réel qui reste voilé pour nous autres, mortels ordinaires !

  • Cet Ouvrage est comme un catalogue d'exposition. « Exposition », de quoi ? De photographies ?
    Oui ; et non :
    Il ne s'agit pas de ces photographies que l'on trouve sur un passeport, photo, dites, d'identité.
    Mais de celles qui sont des Portraits.
    "Portraits", ici, de feuilles, de fleurs. En un noir et blanc qui est proche des lithographies ou d'Eaufortes.
    Avec en regard, des textes courts qui sont comme des Poèmes Proches des Haïhku Japonais.
    Ou des Roubayat d'Omar Khayham.
    Il faut se souvenir de ce que, en Grec, Poein veut dire : donner l'Être Donner naissance.
    Et que Frédérick LEBOYER est l'auteur, universellement connu de :
    « Pour une naissance sans violence » non pas, ouvrage de médecine ou d'obstétrique mais oeuvre littéraire.

  • Shantala

    Frédérick Leboyer

    • Seuil
    • 26 Octobre 2006

    Les semaines qui suivent la naissance sont comme la traversée d'un désert. Désert peuplé de monstres les sensations nouvelles qui du dedans montent à l'assaut du corps de l'enfant. Après la chaleur du sein maternel, après la folle étreinte qu'est la naissance, la solitude glacée du berceau. Et puis surgit un fauve, la faim, qui mord le bébé aux entrailles. Ce qui affole le malheureux enfant ce n'est pas la cruauté de la blessure. C'est sa nouveauté. Et cette mort du monde à l'entour qui donne à l'ogre des proportions immenses. Comment calmer une telle angoisse ? Nourrir l'enfant ? Oui. Mais pas seulement de lait. Il faut le prendre dans les bras. Il faut le caresser, le bercer. Et le masser. Ce petit, il faut parler à sa peau il faut parler à son dos qui a soif et faim autant que son ventre. Dans les pays qui ont conservé le sens profond des choses les femmes savent encore tout cela. Elles ont appris de leur mère, elles enseigneront à leurs filles, cet art profond, simple et très ancien qui aide l'enfant à accepter le monde et le fait sourire à la vie.

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